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Australian woman dies in cake-eating contest

AFPBy AFP
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A woman died while taking part in a cake-eating competition to celebrate Australia Day, local media reported Monday.

Paramedics were called to a pub in the state of Queensland on Sunday afternoon after a woman was involved in a “medical incident”.

Public broadcaster ABC reported the 60-year-old had a seizure after she “shovelled a lamington into her mouth”.

LAMINGTONS

Lamingtons, a traditional Australian dessert, are cube-shaped sponge cakes dipped in chocolate and covered in grated coconut.

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The woman was rushed to hospital in the coastal town of Hervey Bay but later died, ABC reported.

She was a contestant in the Beach House Hotel’s annual Australia Day lamington and meat pie eating contest.

CONDOLENCES

In a post on Facebook, management and staff offered their “deepest condolences” to the woman’s friends and family.

“We acknowledge and thank our supportive patrons, staff, and the Queensland Ambulance Service for their prompt and professional response while this tragic incident was unfolding,” the post said.

“The hotel staff have been offered professional support while our thoughts firmly remain with the family at this challenging time.”

Police said the death was not suspicious and a report would be prepared for the coroner.


Les hydrocarbures, sujet dominant dans la presse sénégalaise

Publié le 27.01.2020 à 12h18 par APA

Les journaux sénégalais, reçus lundi à APA, traitent essentiellement de l’implication de la diaspora sénégalaise, principalement des experts en hydrocarbures, dans la réflexion sur l’exploitation de ces ressources naturelles.Le Soleil annonce que « l’Etat implique les experts sénégalais d’ici et d’ailleurs » dans l’exploitation pétrolière et gazière. Ces spécialistes travaillent, pour la plupart, en France, en Arabie Saoudite, au Qatar et au Gabon.

Dans les colonnes du quotidien national, Makhtar Cissé, le ministre du Pétrole et des Energies a vanté « les mérites d’un retour à la mère patrie », non sans soutenir que « les initiatives et actions liées à ce secteur impliquent l’engagement de tous dans la mesure où ces ressources naturelles appartiennent au peuple sénégalais ».

EnQuête renseigne qu’ « une vingtaine de Sénégalais de la diaspora ont été reçus par le président de la République Macky Sall, samedi (dernier), pour consulter leur avis sur les grandes orientations politiques de l’exploitation des hydrocarbures ».

Cité par ce journal, Tidiani Niass, un Sénégalais travaillant à la Saudi Aramco, la plus grande compagnie mondiale d’hydrocarbures, a estimé que « les fondamentaux sont déjà en place et le Sénégal devra transformer l’essai ».

A en croire Sud Quotidien, les experts pétroliers et gaziers ont émis des « réserves » par rapport au « développement fast-track du Sénégal » grâce aux ressources naturelles. En effet, rapporte ce journal, « ils ont invité le gouvernement à tenir le bon discours aux (citoyens) parce que le Sénégal ne deviendra pas l’Arabie Saoudite, l’Australie (ou encore) le Qatar d’ici 30 ans ».

De son côté, L’Observateur exhume l’affaire Petro-Tim en notant « un statu quo » dans le dénouement. Selon ce quotidien, « depuis l’audition d’Aliou Sall, maire de Guédiawaye (banlieue dakaroise), le 25 novembre dernier, aucun acte n’a été posé. Les deux options qui restent au Doyen des juges d’instruction sont un non-lieu ou une commission rogatoire ».

Dans une enquête intitulée « Le scandale énergétique de 10 milliards de dollars (5855 milliards F CFA) », la British Broadcasting Corporation (BBC) a révélé qu’Aliou Sall aurait permis à Frank Timis, un homme d’affaires roumano-australien, de décrocher des contrats pétro-gaziers au Sénégal moyennant des rémunérations indues, c’est-à-dire 25.000 dollars (14,6 millions F CFA) par mois et pendant cinq ans.

Cela ferait un pactole de 1,5 million de dollars (878 millions F CFA) versé à Aliou Sall. De plus, l’ancien Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) est soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin s’élevant à 250.000 dollars (145 millions F CFA) via sa société Agitrans.

Sur un tout autre sujet, Le Quotidien se fait l’écho de « l’échec » des négociations entre le gouvernement et le G7 (les sept syndicats d’enseignants les plus représentatifs). Poursuivant, ce journal fait remarquer que cette rencontre « n’a pas permis de lever les menaces qui pèsent sur l’année scolaire. (Il n’y a pas eu), d’avancées majeures, samedi dernier, alors que les syndicats prévoient de dérouler leur deuxième plan d’actions ».

WalfQuotidien en conclut que c’est « l’impasse » puisqu’ « une solution n’a pas été trouvée sur le processus de matérialisation des accords signés en 2018 ».

Sous le titre « Un compte à rebours en sons et lumières », Le Soleil informe que « c’est parti pour le décompte des 1000 jours qui nous séparent des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2022 ».

D’après L’AS, le Sénégal qui va accueillir ces joutes de la jeunesse mondiale est « dans le bon couloir ». Dans ce journal, Mamadou Diagna Ndiaye, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss) a assuré que « le Sénégal sera dans les délais ».


Culture, économie et sport au menu des quotidiens marocains

Publié le 27.01.2020 à 12h18 par APA

Les quotidiens marocains parus ce lundi s’intéressent au déplacement de la « Capitale africaine de la culture 2020 » à Rabat, à l’activité aérienne, à la saisissabilité des biens de l’Etat et à la Ligue des champions d’Afrique de football.Revenant sur l’annonce récente du changement de la ville qui abritera les festivités en tant que capitale africaine pour la culture, +Aujourd’hui le Maroc+ s’étonne de la polémique montée autour de cette annonce, considérant que c’est « désolant ».

Car, explique le quotidien, en toute logique, qu’elle se fasse à Marrakech, à Rabat, à Tanger, à Fès ou dans toute autre ville, l’essentiel est que l’image du Maroc en soit promue à travers sa culture, son patrimoine, ses arts, ses traditions.

Indépendamment du lieu, au final, l’effet d’une telle manifestation ne pourra qu’être le même en termes de rayonnement du Maroc sur la scène continentale et à l’international, poursuit-il, regrettant qu’une manifestation qui était censée contribuer à renforcer davantage l’image du Maroc soit transformée en « piètre spectacle » pour un simple changement de lieu.

La même publication rapporte que les différents aéroports du royaume ont accueilli, durant l’année, pas moins de 25,059 millions de passagers, enregistrant ainsi un record par rapport aux exercices précédents.

Le flux atteint durant 2019 s’inscrit en hausse de 11,18% par rapport à l’année précédente. S’agissant du trafic international, l’Office National des Aéroports (ONDA) recense 22 millions de passagers, un flux en hausse de 9,80% comparé à 2018. Le trafic aérien national s’est, pour sa part, nettement renforcé durant l’exercice 2019. L’Office fait ainsi ressortir une progression de 22,46%, soit plus de 3 millions de passagers locaux.

L’Europe continue de se positionner en tête des marchés émetteurs. Cette destination capte 79% du trafic aérien international. On relève, à ce propos, l’arrivée de 17,46 millions de passagers en provenance de l’Europe, en amélioration de 10,82%. La croissance du trafic aérien international concerne également les segments de l’Amérique du Nord, les pays du Maghreb, le Moyen et Extrême Orient et l’Afrique.

S’agissant de la dynamique observée au niveau de l’ensemble des infrastructures aéroportuaires du Royaume, l’aéroport Mohammed V rafle toujours d’importantes parts. Le principal aéroport international du Royaume accapare à lui seul plus de 41% du trafic aérien global, accueillant ainsi plus de 10,30 millions de passagers en 2019.

Sur un autre registre, +l’Opinion+ écrit que le étrès polémique et anticonstitutionnelé article 9, qui avait enflammé les passions pendant le douloureux travail d’enfantement de la loi des finances 2020, n’a pas résisté à l’épreuve des tribunaux.

En l’espace d’une semaine, deux juges, l’un à Marrakech et l’autre à Meknès, ont prononcé deux jugements rétablissant la « saisissabilité » des biens de l’Etat, fait savoir la publication, soulignant qu’en quelques lignes et autant d’attendus, nos magistrats ont réussi à réaliser ce que plusieurs semaines de mobilisation politique, syndicale et associative n’ont pu arracher. Pour le journal, ces magistrats satisfont en cela une revendication de leurs pairs et confrères du corps de la magistrature qui ont perçu l’article 9 comme une atteinte à ce qu’ils ont de plus cher: leur indépendance.

Au volet sportif, +Al Massae+ fait savoir que les deux clubs casablancais, le Wydad et le Raja, ont assuré leur présence en quarts de finale de la Champion’s League africaine. Le Wydad, contrairement au Raja, peut même prendre la tête de son groupe pour passer facilement en demi-finales.

Le Wydad s’envole cette semaine vers l’Afrique du Sud où il affronte le club de Mamelodi Sundowns pour le compte de la 6e journée de la phase de groupes de la Champion’s league africaine. Les rouges espèrent gagner à Pretoria afin de finir en tête de leur groupe, avant le tirage au sort prévu le dimanche 9 février.

Le Raja de Casablanca connaîtra lui aussi son prochain adversaire le même jour après avoir assuré sa qualification suite au nul obtenu à Rades face à l’Espérance de Tunis. Les coéquipiers de Badr Benoun finiront, cependant, à la deuxième place derrière les Tunisiens.

Le quotidien explique que même si le Raja gagne son match face à l’AS Vita Club le week-end prochain, et que l’Espérance perd son duel contre les Algériens de la JSK, les verts ne pourront pas accéder à la première place. Ce qui fait que les poulains de Jamal Sellami vont affronter au prochain tour l’un des premiers des autres groupes.

A l’issue de la 5e journée, seuls les Tunisiens de l’EST et le TP Mazembe du Congo sont assurés de finir leaders. Dans le reste des groupes, le suspense se prolonge encore pour une journée et on aura les résultats définitifs à la fin du week-end prochain. Pour rappel, les premiers des groupes affrontent les deuxièmes au prochain tour et auront l’avantage de jouer le match retour à domicile.


Élections, sécurité et conflit gouvernement-patronat font les choux gras des journaux camerounais

Publié le 27.01.2020 à 12h18 par APA

L’ouverture de la campagne pour les élections législatives et municipales du 9 février inspire plusieurs commentaires dans les journaux camerounais parus lundi, qui analysent également le discours présidentiel devant de jeunes officiers de l’armée et se passionnent sur le conflit entre le Groupement interpatronal (Gicam) et le directeur général des Impôts (DGI).«Les partis courtisent les électeurs», titre le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune à propos de l’ouverture de la campagne électorale, samedi dernier, saluant au passage le calme et la sérénité qui règnent à travers le pays. Avec une infographie du territoire, Mutations a choisi de dresser la «cartographie des chocs», une revue des circonscriptions électorales où les batailles seront épiques.

La fièvre électorale déferle en zone anglophone malgré les problèmes de sécurité, confirme The Post, signalant une certaine confusion dans le Nord-Ouest, particulièrement, où les appels au boycott à travers des tracts inondent les rues. La campagne électorale débute alors que les partis politiques en lice n’ont toujours pas reçu l’enveloppe allouée par l’État pour cette activité, s’étonne Défis Actuels, craignant également que les mouvements séparatistes qui s’opposent aux élections perturbent la campagne dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest.

Dans ce climat fébrile, les candidats à la députation et dans les conseils municipaux sont, constate Intégration, obligés de jouer au chat et à la souris, cachant leur agenda de campagne et obligés de manier la langue de bois quant à leur avis sur les revendications sécessionnistes.

Les premiers échos venant du terrain, des médias et des réseaux sociaux laissent toutefois entrevoir une campagne dynamique et tonique, ose L’essentiel, affichant lui aussi la grande incertitude régnant sur les régions anglophones où la menace sécessionniste est toujours présente, et où les candidats vont en campagne la peur au ventre.

Dans ces opérations de propagande où, selon La Voix du Centre, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) est une fois de plus «à la recherche du bétail électoral», le boycott est pourtant au menu, renchérit Le Jour, la décision de certaines formations de ne pas participer au double scrutin se faisant sentir lors des meetings.

«Suivez les traces de vos aînés» est la grande manchette de Cameroon Tribune, revenant sur le discours présidentiel de samedi à l’occasion de la cérémonie de sortie de la 37ème promotion de l’École militaire interarmées (EMIA) de Yaoundé. Paul Biya a invité les 182 lauréats à être des modèles de bravoure, d’intelligence et de proximité avec la troupe.

Après avoir rappelé la situation sécuritaire qui prévaut dans notre pays depuis quelques années et «le rôle capital» que jouent les forces de défense et de sécurité pour la préservation de la paix et de l’unité nationale, le chef de l’État , expliquent Le Quotidien et The Guardian Post, a renouvelé auxdites forces le soutien de la nation tout entière et son «estime personnelle». Paul Biya appelle les jeunes galonnés au respect des droits de l’homme et à défendre les intérêts de leurs compatriotes, prolonge The Post.

Ignorant les joutes politiques et les préoccupations sécuritaires, InfoMatin a choisi de faire un gros plan sur la lettre au vitriol adressée au président de la République par le président du Gicam, Célestin Tawamba, au sujet de la «rupture consommée» des relations entre le DGI et les entreprises. Vivement condamnée par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, la tentative de lynchage de Modeste Mopa Fatoing, orchestrée par les suppôts de l’incivisme fiscal, suscite également l’ire dans les milieux d’affaires, lesquels exigent la démission du «patron des patrons», commente le quotidien à capitaux privés.

«Louis Paul Motaze recadre Tawamba», titrent en chœur Défis Actuels et Essignan : suite à la lettre du président du Gicam accusant le directeur général des Impôts d’être le responsable de la détérioration des relations État/secteur privé, le Minfi vient de rappeler au chef de file du patronat la nécessité de respecter les nombreux cadres de concertation qui existent. Ce qui fait dire à EcoMatin que le membre du gouvernement appelle les deux parties à poursuivre le dialogue. Le Gicam et l’administration fiscale, si on considère qu’ils juste alliés par intérêts, doivent se faire une raison afin de cohabiter en bonne intelligence, soupire Intégration.


Djibouti meeting calls for equality and inclusivity in education

FAITH NYAMAI By FAITH NYAMAI
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African leaders have called on governments to increase budgetary allocations and increase resources to the education sector.

Speaking Monday at the International Summit on Balanced and Inclusive Education (Third Forum BIE 2030) in Djibouti, the leaders said this will make to education inclusive and accessible children.

The conference brings together education stakeholders from 36 countries from Sub-Saharan Africa, South East Asia, Latin America and Europe.

The conference started on Monday and ends on Thursday.

The conference has been organised by the Education Relief Foundation in conjunction with the Djibouti government.

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CHANGE POLICIES

The foundation’s president Sheikh Manssour Bin Mussalam challenged governments to change the existing education policies and increase budgetary allocations to make education more inclusive and accessible to all children.

“The challenges facing education are those of social justice. We can no longer condone education systems which promote inequality,” said Mr Mussallama.

Mr Mussallama said the world should aspire for future which embraces inclusivity in education and in curriculum reforms.

He said policies in education do not exist in vain and that countries should continuously work on improving the curriculum content and infrastructure, training teachers and ensuring textbooks are available in schools.

TRUE EQUALITY

“We must articulate a common language and define our understanding of true equality and inclusive. We must developed clear strategies to ensure the whole system embraces inclusivity,” he said

Djibouti President Ismail Omar Guelleh said the country has embraced inclusive education policy models.

Ugandan Prime Minister Ruhakana Rugunda said the country is committed to inclusive education that responds to children’s rights.

“The focus on inclusion should be on the character of each child. Uganda has made sure no child is left behind,” he said.

Others present at the meeting included the deputy prime minister of Somalia and the prime ministers of Niger and Togo.


Rui Pinto, hacker engagé contre le foot-business et la « princesse » d’Angola

Publié le 27.01.2020 à 11h50 par AFP

La source anonyme des « Football Leaks » se faisait appeler John. Démasqué et arrêté il y a un an, le hacker portugais Rui Pinto a frappé un nouveau coup en revendiquant lundi la fuite de 715.000 documents compromettants pour la milliardaire angolaise Isabel dos Santos.

Le lanceur d’alerte de 31 ans a agi par « devoir de citoyenneté et sans contrepartie », dans le but de dénoncer « les opérations frauduleuses » de la fille de l’ex-président angolais, surnommée « La princesse », ont affirmé ses avocats.

Les données qu’il a remises « fin 2018 » à la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) ont permis à un consortium de médias internationaux de publier le 19 janvier une vaste enquête, baptisée « Luanda Leaks », mettant en cause l’origine de la fortune de la femme la plus riche d’Afrique.

Petit gabarit à l’air juvénile et aux cheveux bruns hérissés, décrit par ses proches comme « sociable et joyeux », Rui Pinto a été arrêté en janvier 2019 à Budapest, où il résidait, à la demande des autorités portugaises.

Extradé vers son pays et placé en détention provisoire, il attend depuis d’y être jugé pour tentative d’extorsion et divers délits informatiques liés aux fuites des « Football Leaks ».

Ce fan du FC Porto et de Cristiano Ronaldo avait créé à la fin 2015 le site internet « Football Leaks » afin, avait-il expliqué, de démasquer « les principaux protagonistes de cette industrie du football malhonnête ».

– Informaticien autodidacte et antiquaire –

Les premiers documents confidentiels publiés concernaient des contrats de joueurs et d’entraîneurs appartenant au club Sporting Portugal et à la société Doyen Sports, un fonds d’investissement basé à Malte aux pratiques controversées.

A partir de 2016, « John » confie des millions de documents à un consortium de médias européens qui a révélé des mécanismes d’évasion fiscale, des soupçons de fraude et de corruption mettant en cause plusieurs joueurs vedettes et dirigeants de clubs.

Après avoir découvert Budapest en tant qu’étudiant Erasmus, dans le cadre d’études d’Histoire qu’il n’a pas terminées, Rui Pinto décide de s’installer en Hongrie et gagne sa vie en aidant son père dans le commerce d’antiquités.

Le natif de Vila Nova de Gaia, dans la banlieue de Porto (nord), n’a pas de formation avancée en informatique. C’est donc en autodidacte qu’il aurait réalisé son premier piratage à l’âge de 23 ans, en volant 300.000 euros à une banque basée aux îles Caïman.

Tout en niant avoir lésé la Caledonia Bank, il a reconnu avoir conservé des données montrant « comment les Iles Caïman ont été utilisées à grande échelle pour pratiquer le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale ».

– Lanceur d’alerte ou maître chanteur –

« John » est aussi soupçonné d’avoir voulu faire chanter Doyen. Le patron de cette société, le Portugais Nélio Lucas, a été contacté en 2015 par un prétendu Artem Lobuzov qui lui réclamait « entre 500.000 et un million d’euros ».

Lorsque Nélio Lucas a cherché à rencontrer son maître chanteur dans une station-service de la banlieue de Lisbonne, il s’est retrouvé face-à-face avec l’avocat de Rui Pinto à l’époque, poursuivi lui aussi par la justice portugaise.

Le hacker a admis avoir contacté le fonds d’investissement, mais « uniquement pour avoir la confirmation qu’ils avaient mal agi » et pour « savoir combien ils étaient prêts à payer » pour éviter la publication de nouveaux documents.

Aussitôt après son arrestation, ses avocats l’ont présenté comme « un très grand lanceur d’alerte européen » et « un amoureux du football écœuré par les pratiques dont il a progressivement eu connaissance ».

Le jeune homme, dont le renvoi en procès vient d’être confirmé, accuse les autorités portugaises de vouloir le « réduire au silence » en l’empêchant de coopérer avec les pays comme la France, la Suisse ou la Belgique, qui ont ouvert des enquêtes sur des malversations présumées dans le football.


Le régime syrien en passe de prendre une ville clé à Idleb

Publié le 27.01.2020 à 11h50 par AFP

Les forces de Damas sont en passe de prendre une ville stratégique dans la province d’Idleb, après des semaines de bombardements meurtriers qui ont quasi vidé cette métropole du nord-ouest de la Syrie, région dominée par des jihadistes et des rebelles.

L’offensive du régime a entraîné un vaste exode, et lundi un correspondant de l’AFP dans le nord de la province d’Idleb a pu voir des déplacés fraîchement arrivés de zones près de Maaret al-Noomane et secouées par des combats.

Quasi-assiégée par les forces gouvernementales, cette ville est stratégique pour le pouvoir de Bachar al-Assad car elle se trouve sur une autoroute reliant Alep, grande ville du nord, à la capitale, une voie que le régime cherche à sécuriser.

Appuyé par l’aviation de son allié russe, le régime n’a de cesse de marteler sa détermination à reconquérir la vaste région d’Idleb, ultime grand bastion dominé par des jihadistes qui accueille aussi des rebelles affaiblis.

Les combats de ces dernières semaines ont poussé à la fuite des centaines de milliers de civils ayant abandonné leurs foyers pour trouver refuge dans des secteurs relativement épargnés, accentuant ainsi la pression sur les ONG qui déplorent une « grave catastrophe humanitaire ».

Le correspondant de l’AFP a vu lundi des camionnettes, mais aussi des tracteurs, chargés de matelas en mousse, de tapis, de bassines et d’ustensiles de cuisine, transportent des mères et des enfants, certains emmitouflés dans des couvertures. Assise à l’avant d’un véhicule, une femme est en larmes.

« Les forces du régime sont aux abords de Maaret al-Noomane, la ville est quasi-encerclée », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il fait état de frappes aériennes du régime et de son allié russe. Ces derniers jours, les forces gouvernementales ont conquis une dizaine de villages et localités au nord et à l’est de Maaret al-Noomane, selon l’OSDH.

Les troupes accentuent désormais la pression sur le flanc ouest de la ville, d’après l’Observatoire.

– « Survivre » –

Dimanche, le quotidien pro-régime Al-Watan a indiqué que les forces gouvernementales étaient arrivées à un tronçon de l’autoroute M5, la voie stratégique reliant Alep à Damas. Elles ont « coupé » ce tronçon entre Maaret al-Noomane et la ville de Saraqeb, plus au nord.

La grande région d’Idleb, et des territoires adjacents dans les provinces voisines d’Alep, Hama et Lattaquié sont dominés par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.

Ces derniers mois dans ces secteurs, le régime a mené plusieurs opérations militaires qui lui ont permis de grignoter des pans de territoires, malgré des trêves restées au final lettre morte.

Lundi, les combats se poursuivent aussi près de Saraqeb, située directement sur l’autoroute M5, mais aussi près d’un secteur de l’ouest de la province d’Alep traversé par cette même voie, d’après l’OSDH.

Depuis début décembre, 358.000 personnes ont été déplacées, en grande majorité des femmes et des enfants, selon l’ONU.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a condamné dimanche l’escalade des violences dans le nord-ouest.

« Tous les jours, des milliers de personnes sont forcées de fuir et d’effectuer un voyage périlleux sans pouvoir s’abriter, avec peu de nourriture et des soins médicaux limités », a écrit le CICR sur Twitter.

« Ils veulent simplement survivre, eux et leurs enfants », a ajouté l’organisation.

La province d’Idleb a déjà été le théâtre d’une offensive d’envergure entre avril et août 2019 ayant tué près d’un millier de civils, selon l’OSDH.

S’il parvenait à reconquérir cette vaste région, le régime aurait repris le contrôle de la quasi totalité du pays, hormis les zones contrôlées par les Kurdes ou par les forces turques et des supplétifs syriens dans le nord.

Le conflit en Syrie, déclenché en mars 2011 avec la répression de manifestations prodémocratie par Damas, a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.


Irak: un manifestant tué, des camps de protestataires incendiés

Publié le 27.01.2020 à 11h50 par AFP

Un manifestant a été tué lundi à Nassiriya, dans le sud de l’Irak, lorsque des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut une place de cette ville où campaient depuis des mois des protestataires, selon une source médicale.

Juste après minuit, des hommes armés ont pénétré sur la place Habboubi, à Nassiriya, mettant le feu à des tentes de manifestants, selon un correspondant de l’AFP. Des morceaux de tissus et des armatures en métal carbonisés jonchaient le sol au petit matin.

Les hommes armés ont également tiré sur les manifestants, en tuant un et en blessant quatre autres, selon une source médicale.

Quelques heures plus tard, des protestataires déterminés se sont de nouveau rassemblés et ont fermé deux des principaux ponts de la ville.

Dans la ville sainte de Najaf, également au sud de la capitale, le principal camp de protestaires a également été incendié dans la nuit par des inconnus, selon un correspondant de l’AFP.

L’Irak est le théâtre depuis le 1er octobre d’un mouvement inédit dominé par la jeunesse qui, après avoir dénoncé le manque d’emplois et de services et la corruption endémique, réclame désormais des élections anticipées et un Premier ministre indépendant.

Après avoir un peu perdu de son élan après l’assassinat par les Etats-Unis, le 3 janvier à Bagdad, du général Qassem Soleimani, émissaire iranien en Irak, qui a ravivé l’antiaméricanisme dans le pays, le mouvement est reparti de plus belle, rejetant toute ingérence étrangère.

Il y a une semaine, les manifestants ont commencé à bloquer des rues avec des pneus brûlés et des barricades, mais les forces anti-émeutes y ont répondu avec violence, tirant notamment à balles réelles sur les protestataires.

Vingt et un manifestants ont été tués et des dizaines d’autres blessés depuis une semaine.

Le décès de lundi porte à plus de 480 le nombre de personnes, en grande majorité des manifestants, qui sont mortes depuis le 1er octobre, selon un décompte de l’AFP.

Vendredi, les forces de l’ordre avaient commencé à pénétrer dans les principaux camps des manifestants, après qu’un influent leader chiite, Moqtada Sadr, leur eut retiré son soutien.

Cette décision de Moqtada Sadr a fait craindre à certains que cela ne laisse le champ libre au pouvoir pour réprimer.

Cela n’a cependant pas empêché des milliers de jeunes de se rassembler dimanche dans les principales villes pour afficher leur détermination.

Moqtada Sadr avait mobilisé vendredi des milliers de ses partisans pour réclamer le départ des 5.200 soldats américains stationnés en Irak.

Dimanche, trois roquettes ont frappé, dont une pour la première fois directement, l’ambassade américaine à Bagdad, faisant un blessé.

Comme d’autres attaques précédentes anti-américaines dans le pays, celle de dimanche n’a pas été revendiquée mais Washington a plusieurs fois accusé des milices pro-Iran.


Virus: contre-la-montre à Wuhan pour bâtir un hôpital en 10 jours

Publié le 27.01.2020 à 11h50 par AFP

Des centaines d’ouvriers, une noria de pelleteuses… et des thermomètres pour dépister la pneumonie virale. En périphérie de Wuhan, la construction d’un hôpital de mille lits a tout de la course contre la montre.

« Il faut qu’on aille vite pour combattre l’épidémie », déclare à l’AFP un ouvrier d’une trentaine d’années, qui préfère ne pas donner son nom.

Dans une ville placée de facto en quarantaine depuis jeudi, il explique travailler neuf heures par jour « parfois plus, parfois moins, ça dépend des besoins ».

Dans la ville à l’épicentre du nouveau coronavirus, les hôpitaux sont débordés par l’afflux de malades, atteints par la pneumonie ou redoutant simplement de l’être.

Les autorités ont donc lancé la construction de deux hôpitaux supplémentaires, qui doit être achevée en un temps record.

D’après les médias publics, la construction du premier site a démarré vendredi et s’achèvera le 3 février. L’établissement, baptisé « Hôpital du dieu du feu », une divinité propice contre les maladies, occupera une surface de 25.000 m2.

Un deuxième hôpital de 1.300 lits doit être édifié en l’espace de deux semaines. Il est voué lui au « dieu de la foudre ».

– « Allez Wuhan! » –

Les deux hôpitaux accueilleront exclusivement des victimes du nouveau coronavirus.

« Il faut isoler les malades et les soigner le plus vite possible », déclare à l’AFP Chen Bingzhong, un ancien haut responsable du ministère de la Santé. « La puissance de contagion de ce virus est trop grande, il risque de contaminer les autres patients et le personnel médical ».

A une vingtaine de kilomètres au sud-ouest du centre-ville, le chantier se dresse au bord d’une deux fois deux voies, dont un sens de circulation est entièrement coupé pour laisser la place à des dizaines de camions de livraison et d’engins de terrassement.

« Allez Wuhan! » peut-on lire sur une banderole accrochée à l’avant d’un camion, reprenant un cri de ralliement qui s’est emparé de la ville depuis qu’elle est coupée du monde.

Derrière les palissades, une fourmilière de pelleteuses chargent des camions de terre pendant que des bulldozers aplanissent le sol du futur hôpital, où les premiers patients sont censés arriver dans une semaine.

Des techniciens s’activent à installer l’électricité, d’autres des antennes 5G. D’autres encore installent les tuyaux d’évacuation des eaux.

Des immeubles d’habitation s’élèvent à proximité.

Des ouvriers, acheminés en autocar, doivent se soumettre à un contrôle de température quand ils reviennent sur leur lieu de repos, de l’autre côté de la route. Un gardien muni d’un thermomètre électronique teste en quelques secondes leur température frontale.

– Rotations 24 heures sur 24 –

La Chine avait déjà construit à Pékin un hôpital dans un temps record – une semaine – lors de l’épidémie meurtrière de Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003. Il rassemblait des bâtiments préfabriqués.

Selon l’agence Chine nouvelle, le nouvel hôpital édifié à Wuhan est conçu sur le même modèle.

Un responsable d’une des entreprises de construction a déclaré à l’agence avoir « mobilisé tous les ouvriers restant à Wuhan », alors que beaucoup avaient déjà quitté la ville en raison des congés du Nouvel an chinois.

Ils « travaillent par équipes en rotation afin d’assurer le travail de construction 24h sur 24 », a-t-il déclaré.

Mais « aller vite ne veut pas dire oublier la qualité », a lancé lundi le Premier ministre Li Keqiang, en visite à Wuhan. L’hôpital devra « assurer la protection contre la contamination », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Radio Hubei.

Selon le gouvernement, le budget pour la construction et l’équipement des deux hôpitaux s’élève à 300 millions de yuans (39 millions d’euros).

M. Zang, un ouvrier arrivé il y a trois jours d’une province voisine, explique à l’AFP que son travail sera terminé également dans trois jours.

Dans une ville traumatisée par le virus, il assure n’avoir peur de rien: sur le chantier, « il n’y a pas de malades », observe-t-il. « Ils sont tous à l’hôpital ».


Tunisie: décès de la blogueuse Lina Ben Mhenni, une figure de la révolution

Publié le 27.01.2020 à 10h50 par AFP

La célèbre blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni, à la pointe du soulèvement ayant permis la chute du régime Ben Ali en 2011, est décédée lundi à l’âge de 36 ans des suites d’une longue maladie, a-t-on appris auprès de son entourage.

Militante de droits humains, la jeune femme souffrait depuis de nombreuses années d’une malade chronique. Après la révolution ayant chassé Zine el Abidine Ben Ali du pouvoir, son nom avait circulé pour le Nobel de la Paix, fin 2011.

Avant la chute de la dictature, et malgré les risques, Lina Ben Mhenni avait durant des années témoigné sur internet des dérives du régime Ben Ali. Pour alimenter son blog « atunisiangirl », elle s’était déplacée dans de nombreuses villes défavorisées de l’intérieur du pays.

Munie de sa petite caméra, elle avait retransmis, via les réseaux sociaux, les premières manifestations de colère des habitants contre le pouvoir.

Après l’immolation par le feu du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, Lina Ben Mhenni avait été la première blogueuse à se rendre à Sidi Bouzid, berceau de la révolution.

Sa chronique de la révolution en français, anglais et arabe fut le point d’orgue de cet engagement contre la dictature.

En 2011, Lina Ben Mhenni en avait tiré un ouvrage, « Tunisian Girl, blogueuse pour un printemps arabe ».

Elle avait ensuite continué son militantisme pour défendre les droits fondamentaux en Tunisie, participant malgré sa santé fragile à de nombreuses manifestations et à des procès touchant la liberté d’expression.

Cette « voix de la révolte tunisienne », assistante en langue anglaise dans une faculté de Tunis, avait reconnu ces derniers mois vivre un calvaire, dénonçant au passage l’état des hôpitaux de la capitale.