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Monday, July 6th, 2020

 

Sénégal: un ancien parlementaire de la Cedeao exclu du parti de Macky Sall

Publié le 07.07.2020 à 00h18 par APA

La Commission de discipline de l’Alliance pour la République (APR, pouvoir) a annoncé lundi « l’exclusion définitive » de ses rangs du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Cissé Lo, pour injures sur des camarades de parti.Dans un enregistrement vocal fortement relayé dans les médias sociaux, des propos injurieux salaces attribués à l’ancien président du Parlement de la Cedeao (2016 – 2020) sont adressés au député Farba Ngom et au directeur général du quotidien national Le Soleil, Yakham Mbaye, tous trois membres de l’APR. 

Moustapha Cissé Lô, 66 ans, qui n’a pas contesté être l’auteur de la bande sonore, avait même annoncé sa démission hier dimanche de son poste de deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et des instances de l’APR. Il disait rester simple député, militant et membre fondateur du parti présidentiel.

Cependant sur instruction de son président, Macky Sall, un jury de sept personnes a délibéré « à l’unanimité » pour prononcer cette lourde décision. Il estime que les propos du camarade Cissé Lô étaient « empreints d’une indécence que récusent la morale et la bienséance sociale » et « ont fini de heurter la conscience des populations ». 

La commission de discipline constate également « la propension de camarades du Parti à s’épancher dans les médias par des propos injurieux ou calomnieux » et qui « entachent gravement l’image » de l’APR. Par conséquent, elle « avertit fermement tout camarade qui adopterait des comportements et des propos à même de ternir l’image du parti ou de jeter le discrédit sur les institutions de la république ».

L’APR est créé le 1er décembre 2008 par Macky Sall suite à sa brouille avec son prédécesseur et secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (PDS), Abdoulaye Wade (2000 à 2012). Il avait à l’époque abandonné tous les postes qu’il occupait grâce à ce parti avant de conquérir le pouvoir trois ans plus tard.


Tragedy! Four shot dead at RSA’s Johannesburg mall

Four people have been shot at a mall in Johannesburg

JOHANNESBURG-(MaraviPost)-It was blazing fire at the streets of Johannesburg when robbers open fire at police officers and the officers did not hesitate to shoot back.

Police were immediately informed in time to be able to arrive at the mall and handle the robbers swiftly.

It was Police Officers up against 1o robbers, robbers were at the mall with heavy firearms and their plan was to shut down the mall.

this shooting took more than 10 lives of people and also killing four bystanders who were at the mall by the time of shooting.

It has not been clear yet as to who shot the bystanders because police were shotting robbers and robbers were shooting police.

The robbers managed to shoot and kill one police officer,

Metro police got to the scene to assist the SAPS in arresting the 3 suspects who did not die in the shooting, almost every shop in the mall is in shock after what has just happened.

The owner of the Jewellery shop said 8 men broke to the shop and pointed everyone with guns and demanded everyone to cooperate or they will die.

“We were lucky just becuase our shop is a see through shop.

Some of the unkown man, 8, broke the shop, we were told not to move but by grace one security noticed what was happening in the shop.

The security guy called the police, when police arrived the fire was on air against them.

Our shop is a stand alone corner opposite the robot.

The Leadership and Management of the mall said that they are still investigating on how to tighten

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LafargeHolcim Côte d’Ivoire apporte sa contribution dans la lutte contre la Covid-19

LafargeHolcim Côte d’Ivoire a procédé, lundi, à une cérémonie de remise de dons au ministère ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique dans le cadre de la lutte contre la pandémie à Coronavirus (Covid-19) .D’une valeur estimée à près de 5 000 000 FCFA en matériels servant à renforcer les mesures d’hygiène, à protéger le personnel médical et à prévenir la propagation du virus, ce don a été remis au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de Joseph Aka, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique et de Serge Gbotta, directeur général de LafargeHolcim Côte d’Ivoire.

Outre des masques de protection et des blouses jetables, l’entreprise a également fourni un respirateur. Ces matériels destinés au Service des maladies tropicales de Treichville, viendront contribuer à faire face à cette maladie à Coronavirus pour laquelle on dénombre désormais plus de 10 000 cas enregistrés en Côte d’Ivoire.

Cette remise de dons a été l’occasion pour le directeur général de l’entreprise, Serge Gbotta, de réaffirmer toute sa solidarité envers le gouvernement durant cette crise.

Ce don de matériels s’inscrit dans le cadre de la continuité des actions RSE de LafargeHolcim Côte d’Ivoire, et vient en appui aux initiatives lancées par les autorités pour contrer la progression de la maladie à Coronavirus.

Depuis l’apparition de la pandémie en Côte d’Ivoire, le cimentier fabricant du Ciment Bélier se tient auprès des populations riveraines de son usine et auprès de l’Etat Ivoirien.

Elle a déjà fait des dons aux communautés de Vridi 3 et Cité du Port d’Abidjan. L’entreprise a également joint ses forces à celles de l’ambassade du Royaume du Maroc pour les populations défavorisées de Cocody dans le cadre de l’opération « Les Paniers du Cœur ».

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Maroc : Le Conseil des ministres trace les contours du projet de loi de finances rectificative

Le Roi Mohammed VI a présidé, ce lundi, un Conseil des ministres, au cours duquel il a été procédé à l’examen des orientations générales du projet de Loi de finances rectificative 2020 et l’approbation de plusieurs projets de loi, d’un projet de décret et d’un ensemble d’accords internationaux.Ce projet de loi repose sur trois piliers. Il s’agit de l’accompagnement de la reprise progressive de l’activité économique, la préservation de l’emploi et l’accélération de la mise en œuvre des réformes de l’administration.

Concernant l’accompagnement de la reprise, l’accent sera mis sur la mise en œuvre, dans le cadre de conventions sectorielles, de mesures tenant compte des spécificités de chaque secteur, en relation avec l’ampleur de l’impact subi suite à la crise et du temps nécessaire à la reprise de l’activité, indique un communiqué du Cabinet royal publié à l’issue du Conseil.

Il s’agit d’allouer des fonds nécessaires « pour couvrir les risques des prêts garantis au profit de tous les segments d’entreprises, y compris les entreprises publiques ». A ce sujet, des conditions « avantageuses » seront appliquées à travers un taux d’intérêt maximum ne dépassant pas 3,5%, et un délai de remboursement de 7 ans, avec deux ans de grâce et une garantie de l’État variant entre 80% et 90% et pouvant atteindre 95% pour les très petites entreprises. L’objectif est également de promouvoir l’investissement public afin d’accélérer la redynamisation de l’économie nationale.

Concernant l’emploi dans le secteur privé, il sera procédé à la consécration des ressources du Fonds spécial de gestion de la pandémie du Coronavirus « pour continuer, jusqu’à la fin de l’année, à accompagner sur les plans, social et économique, les secteurs qui feront face à des difficultés même après la levée du confinement ».

Dans ce sillage, l’Etat va également accompagner les différents secteurs, dans un cadre contractuel, avec les acteurs économiques concernés, « en conditionnant l’appui à la reprise économique, à la préservation de plus de 80% des salariés déclarés à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et à la régularisation rapide de la situation des employés non déclarés ».

S’agissant du dernier pilier, il prévoit la mise en oeuvre des dispositions de la loi relative à la simplification des procédures et des formalités administratives, notamment celles relatives au respect des délais maximums pour répondre aux demandes d’investissement.

Il s’agit également de l’accélération de la mise en oeuvre de la Charte des services publics, la consécration de la transparence et de l’efficacité dans les services rendus aux citoyens et aux investisseurs, à travers l’appui à la transformation numérique de l’administration et la généralisation des services numériques, ainsi que l’accélération de la mise en oeuvre de la stratégie nationale d’inclusion financière, notamment à travers l’encouragement et la généralisation du paiement par téléphone mobile.

A la fin de sa présentation, le ministre des finances a évoqué les hypothèses du projet de la loi de Finances rectificative 2020, qui prévoit un recul de 5% du PIB et un déficit budgétaire de 7,5%.

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Malawi : « Rebâtissons le pays des décombres » ( Chakwera )

Le président nouvellement élu du Malawi, Lazarus Chakwera, a mis au défi ses compatriotes de travailler en équipe pour reconstruire le pays après des années d’impunité et de corruption qui l’ont laissé en « ruines ».Chakwera s’exprimait lundi à Lilongwe, suite à l’annulation des célébrations du 56e anniversaire d’indépendance du pays, en raison des craintes liées à la propagation de la Covid-19, qui devaient se tenir au stade national Bingu, dans la capitale du Malawi.

Mais à la surprise générale, le président a tenu une cérémonie sobre pour recevoir son épée de Chef suprême des Forces armées du Malawi au Camp militaire de Kamuzu devant 100 invités qui portaient des masques, dont le vice-président Saulos Chilima et le vice-président tanzanien Samia Suluhu qui représentait le président John Magufuli. 

 L’épée est un geste symbolique de l’armée indiquant qu’elle reconnait Chakwera comme son commandant en chef.

 Au cours de son discours d’une heure à la suite d’un défilé militaire, le président a déclaré que les dirigeants du pays avaient laissé tomber les Malawiens  au cours des deux dernières décennies en raison de l’impunité et de la corruption dans la prestation des services.

 Il a mis les Malawiens  au défi de « travailler dur en équipe afin de reconstruire le pays à partir des décombres ».

 Pour y parvenir, il faut une « responsabilité collective de nous tous, Malawiens ». Nous devons déblayer les décombres de l’impunité du gouvernement et des autres institutions qui ont laissé le pays en ruines », a déclaré l’ancien évangéliste.

 Le processus de reconstruction, poursuit-il, sera douloureux et il a invité ses compatriotes à s’assurer que cela ne les empêcherait pas de progresser. Chakwera a assuré qu’il ferait de son mieux pour servir son pays.

 « Nous devons prendre nos responsabilités dans la reconstruction du Malawi. Si nous avons fait partie du problème, alors il est temps pour nous de faire partie de la solution », a déclaré le président.

 Il a remercié les Malawiens de tous horizons – à commencer par la population, les entreprises, les soldats, le système judiciaire et les fonctionnaires – pour leur courage à encourager un changement de régime pacifique.

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Maroc : Le Conseil des ministres approuve 11 accords de coopération internationale

Le conseil des ministres présidé ce lundi par le Roi Mohammed VI a approuvé 11 accords internationaux, bilatéraux et multilatéraux dont 9 supportés par des lois, indique un communiqué du Cabinet royal.Ces accords entrent dans le cadre du renforcement des relations bilatérales du Maroc et de la consolidation de sa place et sa présence continentale et internationale et du respect des engagements internationaux du Royaume.

Les accords bilatéraux portent en particulier sur un accord établissant une association entre le Royaume du Maroc et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et l’avenant à la convention de partenariat pour la coopération culturelle et le développement entre le gouvernement du Royaume du Maroc et le gouvernement de la République française, ainsi que le renforcement de la coopération avec certains pays frères et amis dans les domaines commercial, économique, judiciaire, technique, scientifique et culturel, outre le domaine militaire et technique.

Les accords multilatéraux portent sur le traité portant création de l’Agence africaine du médicament et l’accord multilatéral entre autorités compétentes concernant l’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers.

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La croissance ivoirienne pourrait s’établir à 0,8% si la crise de Covid-19 perdure jusqu’à fin 2020 (ministre)

Le ministre ivoirien de l’Économie et des finances, Adama Coulibaly, a indiqué lundi à Abidjan que la croissance économique de la Côte d’Ivoire pourrait connaître une baisse importante pour ressortir à 0,8%, si la crise liées à la Covid-19 perdure jusqu’à fin 2020.« Le taux de croissance du PIB initialement prévu à 7,2% en 2020 pourra connaître une baisse importante pour ressortir à 0,8%, si la crise perdure jusqu’en fin d’année (2020) », a dit M. Adama Coulibaly, au lancement de la mission d’instruction du 3e « C2D », à Abidjan.   

Il a fait observer que la situation de la Covid-19, au regard de la crise, affectera la dynamique socio-économique du pays amorcée depuis 2012. De ce fait, « le déficit budgétaire devrait se creuser mettant en mal les efforts du gouvernement de ramener à la norme communautaire de 3% du PIB ».  

La pandémie à Covid-19 touche tous les pays du monde. Selon M. Adama Coulibaly, la Côte d’Ivoire se prépare à maintenir la résilience et amorcer une reprise d’activités rapide, en vue de répondre aux enjeux de la transformation économique, de l’emploi des jeunes et du développement social.

Et, ce à travers l’accroissement de l’offre de service public. Toutefois, le gouvernement devra relancer l’outil économique. Dans ce contexte, les autorités ivoiriennes ont mis en place des fonds de soutiens aux entités socio-économiques. 

Le Premier ministre ivoirien,  Amadou Gon Coulibaly,  avait indiqué fin mars, face à la presse locale, que les données sur la croissance économique en Côte d’Ivoire ressortaient une réduction de moitié et s’établirait à 3,6%, dans l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie à fin juin 2020. 

L’Afrique quant à elle connaîtrait, sur la base des données provisoires, une réduction de sa croissance  au niveau du continent de 3,2 % à  1,8 %, tandis qu’ au niveau mondial, il est projeté une récession,  avait fait remarquer le chef du gouvernement ivoirien.   

L’Afrique Subsaharienne devrait, face à l’impact économique de la Covid-19, connaître un recul de la croissance dans « une fourchette entre -2 et -5% en 2020 » contre 2,4% en 2019, avait déclaré mi-avril Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique. 

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Visual impaired persons appeal for policy inclusiveness on Malawi’s Covid-19

Visual impaired persons appeal for policy inclusiveness on Covid-19

By Paul Nsomba

BLANTYRE-(MaraviPost)-Persons with Deaf blindness have called on Government and non governmental stakeholders to always involve members of Deaf blind associations in decision making meetings pertaining to the Covid-19 pandemic so that these underprivileged people are reached out with right information.

Africa Federation for the Deaf blind (AFDB) president Ezekiel Kumwenda made the remarks in Blantyre during an exercise of distributing corona virus disease personal preventive equipment to the Deaf blind people.

Kumwenda said the Deaf blind society faces a lot of challenges in accessing information management systems put in place regarding prevention of the deadly pandemic.

“Yes, l should point it out here that Deaf blindness has got different levels of challenges these people encounter with when accessing information ,so as such, scheming of information meant these people be tailored based on their level of grasping information,” he explained.

“Deaf blind community has got individuals who are partially sighted and hearing while others are the ones who can hardly see or hear so the designing of means to convey messages on Covid-19 should tally with their level of understanding information rendered, hence there is a need to engage inputs from members representing these people through their associations in order for policy makers implement effective modalities in information management delivery systems.

Kumwenda also added that there is a need to train members of its Associations, who he said later would be sent out to different places spreading messages on the same cause country wide.

On Africa perspective as a continent , said out of 54 countries, only 32 associations are functional posing a challenge yet desired to be looked into critically in addressing woes these people confront.

Answering on the question on what the association has done before in trying to curb the spread of the disease, Kumwenda said that they engaged well wishers who assisted and has transcribed braille containing the information and purchase of personal preventive equipment but are not enough to meet everyone as they are very expensive.

In her response, senior nursing officer for Blantyre District Health Office Mirriam Hanjahanja admitted that indeed there was a gap mainly to reach out to Deaf blind people as the messages were disseminated through print media, radios and TVs , platforms which are difficult to grasp information by Deaf blind society.

Hanjahanja has since assured the Deaf blind people that her office is devising new modalities like putting information in braille.

“I should put a stress here that for Deaf blind people whose mobility rely on relatives to hold by their hand to continue observe and follow procedures initiated by the world health organization and Malawi government meant to contain corona virus disease such as regular hand washing with soap,usage of hands sanitizers, putting on face masks, wearing gloves and social distance” she further more elaborated.

Meanwhile,the recently newly sworn in leadership of government of Reverend Dr Lazerous Mc Cathy Chakwera and his vice Dr Saulos Klaus Chilima has repeatedly appealed to Malawians to trade their business with care as the covid 19 pandemic is fast spread in the country and killing malawians.

The exercise of distributing personal protective equipment was organized by an association called Visual Hearing Impairment Membership Association (VIHEMA) with funding Worth MK2 .6 million from a Dutch based organization known as Stitching Der Blinden.

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KKB évoque sa «probable» candidature indépendante à la présidentielle ivoirienne d’octobre prochain

Publié le 06.07.2020 à 21h18 par APA

L’ancien député ivoirien Kouadio Konan Bertin dit KKB a évoqué lundi à Abidjan sa probable candidature indépendante à la présidentielle ivoirienne d’octobre prochain si le Parti démocratique de Cote d’Ivoire ( PDCI, ex-allié au pouvoir), formation politique dont il est membre, ne reconsidère pas sa décision de rejet de sa candidature à la convention de ce parti.L’ancien leader de la jeunesse du PDCI s’exprimait dans une conférence de presse en ligne sur la plateforme Whatsapp de l’Association de la presse étrangère en Côte d’Ivoire ( APECI). La semaine dernière, le comité des candidatures du PDCI a déclaré éligible Henri Konan Bedié, le président de ce parti, rejetant le dossier de  son adversaire KKB pour la convention d’investiture du candidat de cette formation politique pour l’élection présidentielle du 31 octobre prochain. 

« En cas de refus définitif de ma candidature, je n’exclus rien. Mais en accord avec mes amis nous déciderons de la suite à donner. Mais je pense qu’une candidature indépendante,  c’est la chose la plus probable. Une candidature indépendante n’est pas à proscrire», a dit KKB estimant que la décision du comité électoral (Comité des candidatures du PDCI)  est « nulle et sans effet». 

« Je ne reconnais pas ce comité électoral parce qu’il est loin d’être impartial. Ma requête,  c’est mettre en place un Comité paritaire pour réexaminer sérieusement les dossiers des deux candidats ( lui et le président Bédié) dans l’impartialité et dire la vérité», a poursuivi l’ex-conseiller d’Henri Konan Bédié, affirmant n’avoir jamais fourni de faux documents. 

« Ce comité est tout sauf un comité électoral. C’est un Comité de campagne du candidat Bédié. Ce n’est rien d’autre qu’un comité de censure », a-t-il dénoncé. 

« Je n’entends pas prendre mon indépendance vis-à-vis du PDCI. Le président Bédié lui-même en 2000 alors que la convention du parti avait choisi Emile Constant Bombet comme le candidat du PDCI,  Henri Konan Bédié a maintenu sa candidature indépendante face à celle de Bombet. Donc je ne serai pas le premier à ouvrir le bal des candidatures indépendantes au PDCI», a rappelé l’ex-député. 

Répondant dans la foulée à ceux qui estiment que sa candidature pour être le candidat du PDCI à la prochaine élection présidentielle au détriment de M. Bédié est suscitée et financée par le parti au pouvoir, M. KKB s’est inscrit en faux.

 « En 2013,  quand j’étais candidat au congrès du PDCI il a fallu payer 18 millions FCFA, j’ai payé. Bédié et le PDCI étaient avec Alassane Ouattara. En 2015, j’étais candidat contre Alassane Ouattara, j’ai du payer là encore 20 millions FCFA. Ouattara était avec Bédié. Qui a donc payé mes 20 millions FCFA en 2015? Il faut arrêter ça. Le but c’est de décrédibiliser ma candidature en la faisant passer pour un instrument d’Alassane Ouattara contre le PDCI», s’est offusqué M. KKB.

 Le 02 juillet dernier, le comité des candidatures du PDCI a rejeté le dossier de candidature de M. KKB  pour la convention d’investiture du candidat de ce parti pour la prochaine élection présidentielle ivoirienne, estimant ce dernier a fourni des « fausses pièces et des fausses informations ».

 Son adversaire Henri Konan Bédié, le président du parti, par ailleurs, ancien président ivoirien, a été déclaré éligible par ce Comité électoral. M. Bédié qui est âgé de 86 ans est donc  en pole position pour être le candidat du PDCI à la prochaine élection présidentielle ivoirienne.


Sénégal: FariFima ou quand le coronavirus booste une start-up

Une start-up sénégalaise, spécialisée dans les produits cosmétiques, a su profiter de l’épidémie du coronavirus pour doper ses ventes.La preuve par les chiffres. Rien que pour le premier trimestre de 2020, la petite entreprise dakaroise, FariFima, a réalisé son chiffre d’affaires de l’année précédente, soit près de 15 millions de francs CFA. Une percée en cette période creuse pour cette société dont le cœur de métier est la confection de produits cosmétiques.

Aux commandes de FariFima (l’exaltation de la peau noire en langue bambara), Mariane Ouattara et Birama Thiam ne manquent pas d’audace. En peu de temps, leur start-up s’est lancée avec bonheur dans le business du désinfectant et du gel hydroalcoolique.

Au départ, la promotrice a produit une faible quantité de cette solution efficace sur le nouveau coronavirus, avant de la présenter à une amie pharmacienne. Cette dernière ne tarit pas d’arguments pour convaincre Mariane de s’engager dans une production industrielle.

De deux litres de gel par jour, FariFima est aujourd’hui capable de conditionner 100 litres quotidiennement. Le succès, découlant de la mise sur le marché, persuade les deux associés à élaborer un désinfectant à partir de l’infusion de feuilles de kinkéliba (Combretum micranthum) et de mangue.

Le pari est immédiatement gagnant : 180 litres produits par semaine au commencement, 5000 litres actuellement. Depuis, le carnet de commandes est bien rempli. D’ailleurs, l’un des groupes de presse les plus importants du Sénégal a fait confiance à Farifima pour la protection de ses employés.

« Ça fait trois mois que je ne dors que deux heures par jour. Birama et moi travaillons nuit et jour. A 8 heures, je suis à la boutique pendant qu’il gère d’autres choses. Notre production a explosé. Aujourd’hui, les gens nous appellent de partout », se réjouit Mariane Ouattara.

Une consécration qui n’éloigne pas Farifima de son essence : prendre soin de la peau noire. « FariFima évolue dans tout ce qui est aromathérapie ou phytothérapie », explique M. Thiam.

« Là où le médecin prescrit des comprimés pour guérir une infection, on peut utiliser des huiles essentielles pour soigner une peau infectée par les champignons », ajoute cet ingénieur en microbiologie, faisant visiter le laboratoire de l’entreprise.

Quelques formules chimiques sont inscrites sur le mur. Par-ci par-là, l’on aperçoit une microbalance, un émulsificateur, des échantillons de divers produits finis ou en phase test et des intrants en tout genre.

La salle sert à la fois d’espace de production, de recherche et de développement. « Venez voir, on est en train de fabriquer du gel », dit Mariane à l’autre bout de la pièce. Dans un langage technique simplifié, la directrice de FariFima détaille le processus de fabrication des produits. « De la conception à la concrétisation, il faut tabler sur au minimum un an », fait-elle savoir d’une voix altérée par le vrombissement du gélificateur.

Avec des prélèvements effectués durant toutes les étapes de la confection des produits cosmétiques, Farifima qui place la sécurité au cœur de ses préoccupations, a mis en place des processus de contrôle ultra poussés. De la formule chimique au conditionnement, tout est passé au peigne fin.

Un échantillon dans chaque lot de produits finis fait l’objet de contrôles portant notamment sur l’odeur, la couleur, la texture… et « si un produit ne passe pas l’un des tests, c’est tout le lot qui sera retiré de la chaîne », assure Birama Thiam.

La beauté ébène

FariFima concocte ses produits à partir de ressources naturelles présentes sur le continent africain. Pour le bien-être de la peau, l’huile de baobab, le beurre de karité ou de mangue, le sel et la boue du Lac rose ou encore l’huile de palme sont exploités. Ces différentes matières premières constituent des intrants incontournables.

Il y a aussi les huiles essentielles issues des plantes qui, malheureusement, « ne sont pas très accessibles en Afrique et coûtent très chères », regrette Mariane, non sans préciser que l’« avantage est qu’elles sont utilisées en très faible quantité ».

Grâce à un travail de longue haleine, la start-up a maintenant à son actif 150 gammes de produits allant de la parfumerie à l’eau de toilette, en passant par les savons, les huiles, les soins antitaches et anti acnés.

Au Sénégal où la dépigmentation a la vie dure, FariFima propose des produits pour réparer les dégâts manifestes sur la peau. « L’un de nos produits phares utilisés par les gens qui se dépigmentent, c’est notre gamme anti vergeture. 80 voire 85 % de ces produits sont achetés par les femmes qui se dépigmentent. Cette clientèle cherche les meilleurs produits et utilise tous nos laits de corps et nos produits d’hydratation », explique la patronne de FariFima.

Selon dette docteure en Chimie, son entreprise a développé, avec l’aide d’un dermatologue, une gamme « qui sera bientôt lancée » pour régénérer, hydrater et protéger la peau des personnes désirant arrêter la dépigmentation.

Mariane et Birame pensent aussi à l’environnement : FariFima fabrique d’autres produits à base de matières recyclées. L’entreprise compte, parmi ses divers articles, des savons à base de résidus de café infusé ou de poudre de riz.

« FariFima, ce n’est pas juste le naturel. C’est aussi redonner une nouvelle vie pour participer à la sauvegarde de l’écosystème », soutient Mariane.

Un avenir prometteur

Après l’obtention du baccalauréat au Sénégal, la jeune femme au teint foncé s’est rendue en France puis au Canada pour effectuer des études supérieures qui lui permettront de se spécialiser en Chimie.

Désormais, celle qui voulait être médecin compte diversifier davantage ses offres afin de tirer le maximum de profit des « 7000 milliards F CFA » que représente le marché de la cosmétique en Afrique.

Avec une renommée grandissant, FariFima est sollicitée par d’autres entreprises pour fabriquer des produits en leurs noms. « On est à 20 projets. On a aussi décliné des offres parce que tout simplement nos moyens ne permettent pas de les satisfaire », confie Mme Ouattara.

La start-up s’apprête à étendre ses tentacules sur le continent avec l’ouverture prochaine de deux boutiques en Côte d’Ivoire et au Rwanda. Deux pays à fort potentiel économique et où les produits cosmétiques naturels sont « très prisés ».

Pour partager son immense expérience, Mariane a bénéficié de l’appui du ministère sénégalais de la Formation professionnelle et de la Banque Mondiale (BM) afin de mettre sur pied une école de formation en fabrication cosmétique naturelle. L’objectif est d’aider les jeunes à « devenir des acteurs de leurs vies, de les envoyer vers des pharmacies et des usines pour mieux conseiller la clientèle », explique t-elle.

L’insertion socioprofessionnelle des personnes à mobilité réduite est également prise en compte dans ce projet pour participer à l’autonomisation de cette frange de la population.