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Tuesday, March 24th, 2020

 

Covid-19: les banques ivoiriennes aménagent leurs horaires, les établissements ouverts de 8h à 14h

Publié le 25.03.2020 à 01h18 par APA

L’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI), a annoncé mardi un aménagement des horaires d’ouverture à la clientèle, qui entre en vigueur dès mercredi avec l’ouverture à 8h00 et la fermeture à 14h00 (GMT).« En raison des mesures d’urgences annoncées par le chef de l’Etat, les horaires d’ouverture à la clientèle appliqués par les banques et établissements financiers, à compter du mercredi 25 mars 2020 : ouverture à 8h00 et fermeture à 14h00 », indique l’APBEF-CI.  

Cette mesure intervient au lendemain d’un message du chef de l’Etat ivoirien à la nation, annonçant huit mesures additionnelles pour lutter contre la propagation du Coronavirus, entre autres un couvre-feu de 21h à 5h du matin et un confinement progressif.  


Présentation à Abidjan d’une application pour stopper la propagation du coronavirus

Publié le 25.03.2020 à 01h18 par APA

Un cabinet de développement de solutions informatiques a présenté mardi à Abidjan une application dénommée «Mediclick» destinée à lutter contre la propagation de la maladie à coronavirus en Côte d’Ivoire où 73 cas ont été confirmés selon un bilan officiel.Selon Nestor Gnahoui, le directeur général du cabinet GN Conseil qui a conçu «Mediclick», cette solution permettra de faire un traçage des personnes présentant des risques d’infection, de dresser une cartographie des données, de faire une intervention sur site avec des acteurs de santé, de mieux gérer les confinements et d’identifier les zones à risque.

« Avec l’apparition de la pandémie du coronavirus et l’appel du président de la République dans son discours à la Nation à recourir aux technologies de l’information et de la communication pour endiguer la pandémie, nous avons développé de nouvelles fonctionnalités pour aider le personnel du ministère de la Santé et de l’hygiène publique à faire face à la situation», a indiqué M. Gnahoui dans une note d’information transmise à APA.

Poursuivant, il a souligné que cette application qui a eu l’agrément du ministère ivoirien de de la Santé et de l’hygiène publique,  présente des rubriques d’information sur la pandémie, donne des consignes aux populations, fournit l’actualité sur le virus et dispose d’une rubrique de test.

Les fonctionnalités de cette application, a également fait savoir M. Gnahoui , peuvent être figurées en fonction de l’évolution de la pandémie et des attentes du ministère de la Santé. Mieux, a-t-il précisé,  un tableau de bord est mis à la disposition des autorités sanitaires afin de visualiser les indicateurs clés dans le fonctionnement de «Mediclick».

 Le président ivoirien Alassane Ouattara a décrété l’état d’urgence  sur toute l’étendue du territoire national avec plusieurs mesures dont l’instauration d’un couvre-feu de 21h00 à 5h00. Plusieurs autres mesures dont la fermeture des frontières et des écoles ont été prises pour lutter contre la propagation du coronavirus en Côte d’Ivoire où 48 nouveaux cas ont été confirmés ce mardi portant à 73 le nombre de malades de cette pandémie.

 Depuis son apparition en Chine en décembre dernier,  la maladie à Coronavirus a fait à ce jour, plus de 16 000 morts dans le monde et plus de 370 000 cas d’infection.


Covid-19 and Witchcraft: Exploiting the climate of fear and uncertainty

A branch of the Foursquare Gospel Church has announced a four-day prophetic power crusade. The theme of the crusade is: Breaking the Yoke of Witchcraft. The prophetic service will take place in Nsukka in Southern Nigeria from April 23 to 26 2020.

Authorities in Nigeria should be concerned about this religious service because it has the potential of spreading misinformation and panic in the community. This event is happening at a time of so much fear over the nature and spread of the coronavirus pandemic.

The number of infections in Nigeria has continued to rise everyday and people are desperately looking for ways and means of containing the spread of the virus.

At this time, many people are vulnerable, gullible and susceptible to taking any measures including witch hunting to stay safe, healthy and alive. Existing research has shown that witchcraft allegations happen more during a time of social stress and tension.

And Covid-19 has occasioned so much tension in the communities. It has provided a breeding ground for witchcraft imputation and witch hunting. The organisers of this church service want to exploit the pervasive fear and tension across the country.

They would get the people to buy into a spiritual and supernatural causation of the disease, and reinforce occult fears and anxieties. This church service is a mechanism to mine the uncertainty and anxiety in the society. It has the potential of inciting hatred and violence, and getting the church members to use the narratives of witchcraft to make sense of the spread of the pandemic.

Authorities in Nigeria should take appropriate measures to call the organizers of this prophetic power crusade to order.

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Covid-19: la croissance économique du Kenya va chuter à 3,4%

La croissance économique du Kenya devrait diminuer de manière significative en 2020, passant d’une estimation de base de 6,2% à 3,4%, en raison de la pandémie de coronavirus.Selon la Banque centrale du Kenya (CBK), la pandémie provoquera en grande partie le marasme économique, dû à la réduction de la demande des principaux partenaires commerciaux du pays, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et à la production nationale.

« Si l’ampleur des effets néfastes de la pandémie sur l’économie kenyane est encore inconnue, il est déjà évident que l’impact pourrait être sévère. Les préoccupations et les inquiétudes fondamentales portent sur l’impact sanitaire, les pertes d’emplois et la durée de la crise », a déclaré la CBK dans un communiqué.

L’inflation globale devrait rester dans la fourchette cible à court terme, reflétant la baisse des prix des denrées alimentaires avec des conditions météorologiques favorables, une baisse des prix internationaux du pétrole et des pressions de la demande atténuées, note le communiqué.

Le Kenya a confirmé hier lundi son 16e cas de coronavirus.

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Maroc : les réserves de sang ne couvrent que les besoins de 6 à 7 jours (responsable)

Propos recueillis par Hicham Alaoui –
C’est alarmant ! Les réserves actuelles de sang au Maroc ne couvrent que les besoins de 6 à 7 jours, a déclaré directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Dr. Mohamed Benajiba.« A ce jour, les réserves nationales de sang est de 5.000 poches, synonyme de 6 à 7 jours », a indiqué à APA Dr. Benajiba.

Pour lui, l’insuffisance de sang est un « constat international et toutes les réserves au niveau de tous les pays ont diminué à cause de situation de confinement liés au coronavirus.

« Les gens d’abord ont peur d’être contaminés lorsqu’ils vont s’adresser à un centre de transfusion, mais ils ne sont pas conscients qu’il y a des malades qui sont dans une situation d’urgence », a-t-il alerté.

Au niveau du Maroc, « nous essayons de s’adapter à cette situation, d’assurer au maximum de sécurité aux donneurs de sang et d’autres part de procéder à une réduction de la consommation des produits de sang au niveau des hôpitaux et des cliniques », a fait savoir Dr Benajiba. « On va se contenter uniquement de tout ce qui est urgent », a-t-il confié à APA.

Pour rappel, toutes les mesures nécessaires ont été mises en place dans les centres de transfusion pour éviter toute contamination par ce virus. Quant aux instruments utilisés, ils sont stériles et à usage unique.

Quant aux poches de sang, elles ne sont pas destinées aux personnes atteintes de coronavirus, mais aux autres malades et personnes hospitalisés à travers le Royaume.

A ce jour, le Maroc a enregistré 170 cas contamination par le virus de Covid-19, dont cinq morts de six personnes rétablies entièrement du virus.

Pour limiter la propagation du virus, le ministère de la santé appelle la population à respecter les consignes d’hygiène et de sécurité sanitaire, ainsi que les mesures préventives prises par les autorités marocaines, en faisant preuve de responsabilité et de sens du patriotisme.

Les autorités publiques ont pris des mesures drastiques pour enrayer la propagation du virus. Ainsi, un état d’urgence sanitaire a été décrété depuis vendredi 20 mars et jusqu’au 20 avril prochain.

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Maputo revoit à la baisse ses prévisions de croissance

Le Mozambique a révisé à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2020 de 5,5% à 2,2%, en raison de l’impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie.Le ministre des Finances, Adriano Maleiane, a déclaré mardi que cette révision est rendue nécessaire par la besoin de déplacer les ressources des secteurs productifs vers le renforcement du système de santé publique.

« À la lumière des nouveaux développements du coronavirus, le gouvernement a dû réviser la croissance de cette année à 2,2%, en baisse par rapport à la prévision initiale de 5,5%, parce que l’allocation budgétaire pour 2020 de la santé publique est devenue une priorité », a déclaré Maleiane lors d’une réunion avec les partenaires au développement. 

Lors de cette réunion, le gouvernement mozambicain a demandé à ses partenaires étrangers 700 millions de dollars pour faire face à l’impact de la pandémie du Covid-19. 

Le Mozambique a enregistré son premier cas de Covid-19 dimanche dernier.

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Coronavirus : l’Afrique se mobilise pour sauver son économie

Plusieurs Etats africains, frappés par le coronavirus, s’emploient à soutenir leurs économies afin de limiter l’effet dévastateur de la pandémie.Pas de doute. La crise sanitaire consécutive au Covid-19 va engendrer de graves conséquences économiques. L’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), dans son rapport publié le 2 mars dernier, estime d’ailleurs que « la croissance annuelle du PIB mondiale devrait baisser globalement à 2,4 % en 2020, en partant du chiffre déjà faible de 2,9 % enregistré en 2019 et elle pourrait même être négative au premier trimestre de 2020 ».

En Afrique, celle-ci « devrait tomber à 1,8 % au lieu de 3,2 % en 2020, essentiellement à cause des interruptions dans les relations commerciales », selon la Secrétaire exécutive de la Commission Économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe.

Bien plus pessimiste, l’économiste franco-béninois, Lionel Zinsou, dans une interview accordée à France 24, soutient que « la récession sera bien plus grande (pour le continent) que la crise économique de 2008 à laquelle l’Afrique avait échappé ».  

Face à ces tableaux sombres dressés par institutions et experts économiques, de nombreux pays africains appliquent une batterie de mesures. Objectif, éviter que les secteurs fortement malmenés par le Covid-19 ne sombrent. 

Agir en urgence

Dès l’apparition du premier cas sur son sol, le Royaume du Maroc, sur ordre du roi Mohammed VI, a mis en place un Fonds de gestion de la pandémie qui devait être doté de 10 milliards de dirhams (plus de 930 millions d’euros). Grâce aux diverses contributions, il a finalement atteint près de 30 milliards de dirhams. Ce fonds servira à financer la mise à niveau du système sanitaire, mais aussi à soutenir l’économie.

Les autorités marocaines ont également mis sur pied un Comité de veille économique pour suivre l’évolution de la situation et décider des mesures à prendre pour limiter les dégâts puis faciliter la reprise.  

Jugeant insuffisantes ces mesures, la Confédération générale des entreprises du Maroc (Cgem) avait demandé aux autorités de suspendre les charges fiscales au 31 mars et la déclaration du coronavirus comme cas de force majeure pour les marchés publics.  Le patronat marocain avait aussi proposé une indemnité de perte d’emplois pour les bas salaires à activer pour cause de licenciement économique.

Suite à ces demandes, les pouvoirs publics ont annoncé la suspension du paiement des charges sociales et l’acceptation d’un moratoire sur le remboursement des crédits bancaires par les entreprises.

Le 19 mars dernier, de nouvelles mesures sont venues s’ajouter à celles précitées. Il s’agit du versement, par le Fonds de gestion du coronavirus, d’un salaire mensuel net de 2000 dirhams (187 euros) aux employés affiliés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et qui sont en arrêt de travail, et l’octroi d’un moratoire pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Très Petites Entreprises (TPE) pour les crédits et les leasings de trois mois.

Les TPE, dont l’activité se poursuit et qui souffrent de difficultés de trésorerie, pourront bénéficier d’une ligne de crédit supplémentaire grâce à une garantie qui sera prochainement mise en branle par la Caisse centrale de garantie.

Il est enfin prévu un report du décaissement fiscal pour les entreprises dont le chiffre d’affaires n’atteint pas 20 millions de dirhams. Pour les sociétés ayant un chiffre d’affaires dépassant ce seuil, rien ne change sur le plan fiscal. Le versement est maintenu au 31 mars prochain.

Tout comme le Maroc, la Tunisie va décaisser 2,5 milliards de dinars (environ 800 millions d’euros) pour atténuer l’impact économique et social de cette crise sans précédent. Pour les travailleurs dont le revenu ne dépasse pas 1000 dinars (315 euros), le remboursement des dettes bancaires est reporté.

De même, les services comme l’électricité, l’eau ou le téléphone ne seront pas coupés même en cas de factures impayées. Le gouvernement prévoit d’accorder des primes spéciales aux personnes les plus vulnérables et des mesures de soutien à la trésorerie des entreprises vont être diligentées. Il s’agit entre autres du report des mensualités des crédits, du paiement des impôts à partir du 1er avril, mais aussi des charges sociales et des taxes.

En ligne de front, le Premier ministre tunisien Elyes Fakhfakh a informé de la création d’un Fonds spécial de soutien aux entreprises en difficulté pour leur permettre de reprendre plus rapidement leurs activités après la crise. Les stocks de médicaments, de carburants et d’aliments sont renforcés grâce à une enveloppe exceptionnelle de 500 millions de dinars.

En Afrique du Sud, deuxième puissance économique du continent, la Banque centrale a décidé jeudi dernier de baisser son taux directeur de 1 %, en l’établissant désormais à 5,25 %. Cela devrait donner un peu plus de marge de manœuvre aux acteurs économiques et enlever un peu de pression sur les banques.

Elles pourront se refinancer pour moins cher et injecter davantage de liquidités dans l’économie du pays déjà en récession bien avant l’apparition du Covid-19.

Au Rwanda, la Banque centrale a assouplira les modalités de remboursements des prêts bancaires pour les entreprises et les particuliers affectés par la pandémie. Cinquante millions d’euros ont été débloqués pour venir en aide aux banques commerciales qui auraient besoin de liquidités supplémentaires.

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Dramane Ouattara (ADO) a indiqué, lundi soir, la création d’un Fonds dédié d’un montant de 95,8 milliards F CFA (146 millions d’euros). En plus de l’instauration de l’état d’urgence, des mesures sont à l’étude pour soutenir l’économie et « soulager les populations », a fait savoir ADO.

Ce dernier a notamment instruit son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly d’évaluer, en concertation avec le secteur privé, « l’impact économique et financier » du coronavirus.

Pour sa part, le Sénégal s’est doté d’un Fonds de riposte et de solidarité d’un montant de 1000 milliards F CFA (1,5 milliard d’euros), a indiqué Macky Sall lundi soir lors de son discours à la nation.

De plus, le président sénégalais va consacrer « une enveloppe de 50 milliards F CFA (75 millions d’euros) à l’achat de vivres pour l’aide alimentaire d’urgence ». L’hôtellerie, la restauration, le transport et la presse vont aussi bénéficier de l’appui du gouvernement.


Maroc : Un collectif d’associations appelle à inclure les migrants dans les mesures prises prochainement pour aider le secteur informel

Publié le 24.03.2020 à 21h18 par APA

Un collectif d’associations a appelé à inclure les migrants établis au Maroc dans les mesures qui seront prises prochainement pour aider le secteur informel, soulignant qu’un nombre important de cette population travaille dans le secteur informel et a été obligée d’arrêter ses activités pour préserver la santé publique.Dans un mémorandum  adressé au gouvernement marocain, dont copie est parvenu à APA, ce collectif exprime son inquiétude pour les ressortissants non marocains en particulier les migrants et réfugiés qui se trouvent en situation de désarroi et de vulnérabilité face à la propagation de cette épidémie  et à la période de confinement obligatoire.

Selon ce collectif, les migrants de différentes nationalités n’ont pas accès à des informations complètes et exactes ce qui engendre la panique et l’incompréhension dans ces communautés.

D’où la nécessité « au gouvernement de bien vouloir traduire en anglais et en français les différents communiqués officiels ainsi que tous les documents nécessaires en cette période de confinement. Ceci facilitera l’accès à l’information et limitera le partage des fausses informations» lit-on dans le mémorandum signé par  six associations.

Ces associations tirent la sonnette d’alarme quant à  la durée de validité des cartes de séjour d’un nombre important de ressortissants étrangers qui arrivera à échéance dans cette période de confinement.

Pour rassurer ces ressortissants de leur situation administrative au sein du Royaume, le collectif réclame  au gouvernement d’annoncer clairement la prolongation automatique des cartes de séjour jusqu’à la fin de la période du confinement.

D’après le même document, «les personnes en situation précaire, comme les migrants, les sans-abri et les mineurs non accompagnés, sont particulièrement vulnérables à la pandémie autant pour ceux qui vivent dans des logements insalubres ou dans des campements de fortune. Cette situation peut favoriser la propagation du virus parmi des personnes qui sont déjà en mauvaise santé en raison de leurs conditions de vie. D’autant plus, ces personnes ne peuvent plus accéder à l’accompagnement des associations locales qui ont dû arrêter leurs activités».

Pour le collectif, il est urgent de « veiller à garantir l’accès au soin et aux services de santé sans discrimination pour les personnes ayant des cartes de séjour ou pas – dans les hôpitaux publics et centres de santé et d’assurer l’accès à l’information dans les hôpitaux publics ».


Global Voice Group, l’allié des gouvernements contre les fraudes numériques

Publié le 24.03.2020 à 21h18 par APA

Pour contrer les fraudes téléphoniques et numériques, Global Voice Group (GVG), fournisseur mondial de solutions numériques, a développé un panel d’outils offrant aux gouvernements et aux autorités de régulation une visibilité en temps réel sur les volumes d’appels et de données échangés, afin de veiller à la conformité réglementaire, de détecter les fraudes téléphoniques potentielles et les transactions d’argent mobile suspectes, détaille le PDG de GVG, James Claude, dans un entretien avec APA.Focalisé sur le marché africain, le groupe est la première société en Afrique à avoir mis en place des outils au service de la réglementation technologique et une solution donnant de la visibilité sur l’écosystème de l’argent mobile en Tanzanie, en Ouganda, au Rwanda, au Congo et au Ghana. Ces outils technologiques de protection, dont le dénominateur commun est la collecte de métadonnées en temps réel, permettent « de lutter contre la fraude dans le secteur des télécoms, mais aussi de s’assurer que les revenus que l’Etat doit percevoir du secteur sont bien perçus », souligne James Claude.

Aujourd’hui, GVG travaille aussi avec les autorités fiscales et les ministères des Finances, et déploie des solutions auprès des banques centrales pour tout ce qui relève des mouvements et transferts d’argent mobile. Sa solution de monitoring de l’argent mobile (M3), qui a été déployée au Rwanda, en Ouganda, au Congo Brazzaville et en Tanzanie, permet à ces pays d’avoir une visibilité totale sur tous les types de trafic dans l’écosystème des télécommunications et ainsi de prévenir les problèmes. Grâce à ce filet de sécurité numérique, « l’Etat peut détecter les transactions douteuses », assure James Claude.

Fort de vingt ans d’expérience dans le domaine des transactions électroniques, GVG a permis à plusieurs gouvernements de lutter efficacement contre la fraude dans le secteur des télécoms, un fléau qui fait perdre beaucoup d’argent aux régulateurs et aux opérateurs.

Sécuriser l’écosystème numérique

La cybercriminalité en Afrique passe avant tout par la téléphonie mobile, qui y est le principal moyen d’accès à l’Internet, et les menaces sont bien souvent sous-estimées. « Parmi les différents types de fraude, il y a ce qu’on appelle le ‘SIM swap’, qui permet d’usurper l’identité de quelqu’un et ainsi de lui voler de l’argent », indique James Claude.

En utilisant des téléphones Android dont les mises à jour n’ont pas été effectuées, on risque d’être victime de certaines menaces, ajoute-t-il, citant « un cas très particulier de fraude où le téléphone d’une personne réalise à son insu une souscription à des services en soustrayant des fonds de son compte ». Cette fraude « fait perdre beaucoup d’argent et représente un véritable problème, de même que tous les virus qui peuvent dérober des informations sur les téléphones mobiles », poursuit-il. Sur ces téléphones, un programme permet aussi de simuler le comportement d’une personne. « Je peux acheter une application sur Google Play, un jeu par exemple, et pendant que je joue, un code malveillant réalise des souscriptions. Comme il a accès à mon compte, il prélève automatiquement des fonds », explique le PDG.

SafetyNet, pour lutter contre la cybercriminalité

Dans la continuité de son action d’assistance aux gouvernements et aux autorités de régulation, Global Voice Group propose des solutions pour contrer la cybercriminalité. «Nous travaillons exclusivement avec les agences gouvernementales, les régulateurs, les banques centrales et les ministères, en les aidant à identifier les problèmes et à mettre en place les cadres réglementaires pour y faire face », précise James Claude. Au Ghana, le groupe a développé des solutions numériques en coopération avec l’agence nationale de lutte contre la cybercriminalité pour contrer ce phénomène qui affecte aussi bien les usagers que les entreprises et le gouvernement.

« L’année dernière, nous avons lancé une solution, SafetyNet, qui permet de sécuriser l’écosystème numérique à l’échelle nationale et fournit une protection à tous les internautes », poursuit-il. Cette plateforme permet de « réduire les menaces potentielles qui peuvent survenir sur tous les canaux numériques et mettre en péril la sécurité des abonnés, notamment à travers la fraude en ligne et l’usurpation d’identité ». Elle peut être installée chez les opérateurs, en accord avec les régulateurs, pour fournir une protection globale à tous les utilisateurs d’Android contre les différentes menaces sur les réseaux télématiques.

« En 2018, la cybercriminalité a fait perdre respectivement près de 150 et 200 millions de dollars au Kenya et à l’Afrique du Sud. Si l’Afrique demeure l’un des continents les plus affectés par la cybercriminalité, il s’agit incontestablement d’un problème mondial », fait remarquer James Claude.

Cela s’illustre particulièrement ces jours-ci, toutes les conditions étant réunies pour favoriser les arnaques en ligne liées au coronavirus alors que l’anxiété, la fatigue et le besoin d’information incitent à cliquer sur des liens frauduleux. « La pandémie mondiale offre un terrain de jeu de choix aux malfaiteurs, rappelant une fois de plus la nécessité de sécuriser l’écosystème numérique », conclut James Claude.


Covid-19: les entreprises ivoiriennes invitées à opter pour les solutions de télétravail

Publié le 24.03.2020 à 20h18 par APA

Le ministère ivoirien de l’Economie numérique et de la poste invite tous les chefs d’Entreprises et les chefs des administrations publiques à opter pour les solutions de télétravail afin de décongestionner les bureaux dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, dans un communiqué publié mardi.Dans ce communiqué, le ministre de l’Économie numérique, Mamadou Sanogo, exhorte tous les décideurs du public ou du privé, à travers des notes de service, à autoriser les agents dont la présence n’est pas nécessaire à opter pour le travail collaboratif à distance à travers les moyens digitaux (télétravail). 

Le travail au moyen des technologies numériques contribue à la protection des salariés contre les risques de contamination et allège les conséquences économiques liées au spectre du Coronavirus,  renchérit M. Mamadou Sanogo.

Le ministère assure en outre que les opérateurs de téléphonie mobile ont été invités à «démocratiser et à faciliter l’accès aux solutions de télétravail en mettant à la disposition des entreprises et des populations des offres technologiques adaptées à des coûts abordables ».

Les entreprises sont exhortées à recourir au télétravail, dans leur intérêt et dans celui de leurs salariés, comme moyen de lutte contre le Covid-19, écrit M. Mamadou Sanogo, ajoutant : « utilisons tous le numérique pour combattre le Covid-19 ».

Le gouvernement ivoirien a édicté 13 mesures barrières contre le Covid-19, le 16 mars 2020 pour éviter la propagation du virus. Le 23 mars, le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a annoncé huit dispositions additionnelles pour éviter une contamination de masse. Dans la foulée, un état d’urgence assortie d’un couvre-feu de 21h00 à 05h00 du matin a été décrété par le président Alassane Ouattara.