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Saturday, March 21st, 2020

 

Covid-19 : Sanofi livre l’intégralité de son stock de Nivaquine au ministère marocain de la santé

Publié le 22.03.2020 à 01h18 par APA

La société pharmaceutique Sanofi Maroc a livré l’intégralité de son stock du médicament « Nivaquine » au ministère marocain de la santé, annonce samedi un communiqué de cette entreprise transnationale française, dont les activités incluent la pharmacie et les vaccins.Dans une mise au point publiée suite à un article de la Radio France Internationale (RFI) et repris par des médias au Maroc, la société Sanofi Maroc tient à préciser que « le médicament Nivaquine (choloriquine Sulfate), indiqué dans le traitement curatif et préventif du paludisme, dispose d’une autorisation de mise sur le marché valable uniquement pour le marché marocain ».

Et de faire savoir que la Nivaquine produit  sur le site industriel de Sanofi au Maroc « ne fait donc d’objet d’aucune activité export », informant que dès réception de la requête du ministère marocain de la santé, Sanofi Maroc a livré l’intégralité de son stock Nivaquine et également de Plaquenil (hydroxychloroquine), indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et des maladies collagène.

Sanofi Maroc rappelle qu’elle suit de très près en collaboration avec le ministère de la santé l’évolution des essais cliniques concernant ces 2 molécules à savor la chloroquine sulfate et hydroxychloroquine.

La maison mère de Sanofi s’est proposée d’offrir aux autorités françaises des millions de doses de l’antipaludéen Plaquenil, un médicament pouvant potentiellement traiter 300.000 patients, suite à une étude aux résultats “encourageants” réalisée auprès de 24 patients atteints du Covid-19.

En France, le Plaquenil (hydroxychloroquine sulfate), également produit par Sanofi, est au stade de l’essai clinique. Les résultats d’essais menés sur des malades du coronavirus avec ce traitement sont jugés « encourageants ».

Le laboratoire français s’est ainsi dit prêt à offrir aux autorités des doses de cet anti-paludique, pouvant traiter potentiellement 300.000 malades.

Ce samedi, le président américain Donald Trump a écrit dans un tweet qu’une prise combinée de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine a démontré des résultats encourageants et pourrait « changé l’histoire de la médecine », exhortant les autorités sanitaires de son pays à les mettre à la disposition des populations immédiatement.


Covid-19/fermeture des frontières ivoiriennes: vols exceptionnels d’Abidjan vers Paris

Publié le 21.03.2020 à 23h18 par APA

L’ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire Gilles Huberson, annonce avoir obtenu « l’accord de principe des autorités ivoiriennes » en vue d’effectuer des vols exceptionnels vers Paris dès dimanche, alors que la fermeture des frontières du pays est fixée ce jour à minuit.« J’ai le plaisir de vous confirmer que nous avons obtenu l’accord de principe des autorités ivoiriennes, que je remercie vivement et très sincèrement, pour organiser, avec Air France, des vols qui, sans déposer de passagers en Côte d’Ivoire, en embarqueraient pour Paris », indique M. Gilles Huberson dans une note.

Selon l’ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire Gilles Huberson, « le premier de ces vols est prévu demain dimanche 22 mars au soir ». Le gouvernement ivoirien a décidé de fermer à partir de dimanche à minuit ses frontières aériennes, maritimes et terrestres pour éviter la propagation du Coronavirus.

« Pour obtenir vos places, il conviendra, soit de réserver par Internet, soit de prendre contact avec votre agence de voyage habituelle, soit de vous rendre à l’Agence (de la compagnie aérienne nationale française) au Plateau, qui sera ouverte à partir de 11h (GMT) demain », écrit le diplomate français. 

Il assure qu’il veillera à ce que « priorité soit donnée pour les premiers vols » aux compatriotes les plus fragiles, notamment ceux présentant des difficultés de santé. Ensuite des informations régulières devraient communiquées concernant « la mise en place successive de ces vols ».

Pour sensibiliser la communauté française en Côte d’Ivoire, l’ambassade a mis en place une cellule de crise qui fonctionne tous les jours et reste à l’écoute des Français.  

« Le coronavirus nous vient de Chine, pays où il est aujourd’hui en fort recul notamment car des mesures de précaution ont été prises et appliquées strictement. Je ne peux donc que vous conseiller à nouveau, pour vous même et vos familles, le respect de ces  mesures barrières », dit-il.

En ce sens, soutient-il, les décisions prises par les autorités ivoiriennes telles que la fermeture des frontières ou les restrictions de réunion sont très positives et vont dans le sens des préconisations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

En Côte d’Ivoire, l’on enregistre aujourd’hui 17 cas confirmés dont un guéri. Par contre en France, la maladie à Coronavirus a fait 562 morts avec 6 172 hospitalisés, entraînant le confinement des populations pour contenir la pandémie.


Maroc : Le bilan porté à 96 cas de contamination au coronavirus

Publié le 21.03.2020 à 23h18 par APA

Le Maroc compte  96 cas testés positifs au nouveau coronavirus que dix nouveaux cas aient été signalés ce samedi, a annoncé un communiqué du ministère marocain de la Santé, parvenu à APA.Ainsi, les régions Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca-Settat se trouvent en tête des régions touchées par l’épidémie avec 22 cas chacune, suivies des régions de Fès-Meknès (21 cas) Marrakech-Safi (10 cas), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (7 cas), Souss-Massa (6 cas) l’Oriental avec 4 cas, Beni-Mellal-Khenifra (2 cas) et les région Draa-Tafilalet et Guelmim-Oued Noun 1 cas chacune, précise le ministère, qui fait état de trois morts liés au Covid-19.

Le ministère informe aussi que la ressortissante française d’origine sénégalaise infectée par le virus s’est entièrement rétablie et quittera ce samedi l’hôpital, portant ainsi à trois le nombre de cas guéris.

Pour freiner la propagation de la pandémie du coronavirus, le Maroc a décrété l’état d’urgence sanitaire à partir d’hier vendredi et jusqu’à nouvel ordre.

« Il s’agit-là d’une mesure inévitable pour garder la situation sous contrôle », avait souligné jeudi un communiqué du ministère de l’intérieur.

L’état d’urgence sanitaire, précise la même source, ne signifie en aucun cas l’arrêt de l’activité économique mais plutôt le déploiement d’une série de mesures visant à réduire au maximum la circulation des citoyens à travers l’obligation de disposer d’un document officiel délivré par les agents d’autorité afin de pouvoir quitter son domicile.


Les cas confirmés de maladie à Coronavirus passent de 14 à 17 en Côte d’Ivoire ( Officiel)

Publié le 21.03.2020 à 22h18 par APA

Les cas confirmés de maladie à Coronavirus sont passés de 14 à 17 en Côte d’Ivoire dont un cas guéri, a annoncé samedi soir, Pr Mamadou Samba, le directeur général de la santé.« Aujourd’hui nous sommes à 17 cas confirmés. 16 qui sont en bonne santé (état stable) et un cas guéri. Nous avons eu trois nouveaux cas de vendredi à samedi», a indiqué M. Samba qui s’exprimait sur les antennes de la première chaîne de télévision de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, service public). 

« Nous sommes dans une phase d’épidémie, les cas vont apparaître de plus en plus. Pour cela,  le gouvernement a donné des mesures que nous devons respecter. Plus nous les respectons, plus nous avons moins de risque d’avoir des cas», a conseillé le directeur général de la santé, soulignant  l’efficacité de ces mesures préventives. 

Le gouvernement ivoirien a pris 13 mesures complémentaires dont  la fermeture des écoles pour un mois en vue de lutter contre la propagation de la maladie à Coronavirus dans le pays. 

Par ailleurs, vendredi soir, les autorités ivoiriennes  ont pris la décision de fermer toutes les frontières ivoiriennes (  terrestres, aériennes, maritimes) à partir de dimanche à minuit. A ce jour, la maladie à Coronavirus a tué plus de 12 000 personnes dans le monde et fait plus 230.000 cas d’infection.


Covid-19 : Le Bénin maintient ouverts les écoles, collèges et universités publics et privés

Publié le 21.03.2020 à 21h18 par APA

Malgré la pandémie du Covid-19 et la détection de deux cas au Bénin, « le Gouvernement a fait l’option de maintenir ouvertes les portes de toutes les écoles, collèges, lycées et universités tant publics que privés ».C’est un avis des ministres béninois de l’éducation qui fait suite à un courrier du Directeur National de l’enseignement catholique du Bénin qui a manifesté la volonté de fermer les écoles, collèges, lycées et universités catholiques après la détection de sujets atteints du Covid-19. 

 Selon l’avis des ministres, « la prise d’une décision d’arrêt des cours au profit d’un groupe donné ou d’une communauté se traduirait comme une décision sélective et contraire aux principes qui fondent la constitution béninoise ». Ils estiment que « pour l’heure, l’urgence n’est pas au confinement ou à la mise en quarantaine de la population, d’un groupe-cible ou d’une communauté ».

 Pour rappel, la Fédération Nationale des Associations des Parents d’Élèves et d’Étudiants du Bénin (Fenapeb) avait adressée, dans la journée du vendredi 20 mars, une doléance au gouvernement aux fins de « congédier pour deux semaines au moins les apprenants » car « l’école est le véritable lieu d’attroupements et partant donc le lieu de rapide contamination » du Covid-19.


Maroc : Réduire l’activité des dentistes aux actes d’urgence, un geste fort pour enrayer la propagation de l’épidémie (CNO)

Publié le 21.03.2020 à 20h18 par APA

Propos recueillis par Hicham Alaoui –

Le président du Conseil national de l’ordre des médecins dentistes du Maroc, Mohamed Hjira a indiqué que le fait de réduire l’activité du médecin dentiste aux actes d’urgence est un geste fort pour enrayer la propagation virale éventuelle dans un cabinet dentaire.« Il faut comprendre que le travail du médecin dentiste se fait normalement à quelques dizaines de centimètres  de son patient. Le fait de réduire l’activité du médecin dentiste aux actes d’urgence est un geste fort pour juguler la propagation virale éventuelle dans un cabinet dentaire », a-t-il affirmé samedi dans une interview avec APA.

Selon lui, la situation sanitaire est à ce jour maîtrisée au Maroc et les dentistes sont prêts à jouer pleinement leur rôle dans la circonscription de ce virus, ajoutant les directives du Conseil National de l’Ordre des  médecins insistent à ce que « les malades en situation délicate doivent être pris en charge pour leurs soins dentaires urgents après avis de leurs médecins traitants ».

« Le médecin dentiste ne peut se défaire de ses responsabilités », a-t-il assuré.

Pour ce qui de la pénurie des masques FPP2 et des produits désinfectants, Dr. Hjira a indiqué que même que cette pénurie est mondiale et ne touche pas seulement le médecin dentiste marocain, « nous demandons en tant qu’ordre à ce que ces masques ne soient pas sujets à une spéculation purement financière et qu’ils soient disponible en nombre pour que l’on puisse traiter nos patients en prenant toutes les mesures de sécurité sanitaire nécessaires ».

Dans la foulée, la Fédération nationale des syndicats des médecins dentistes du secteur libéral du Maroc (FNSMDSLM) a dénoncé dans un communiqué la pénurie des masques de type FPP2, appelant le ministre de la Santé à protéger les médecins dentistes et leurs assistants en veillant à leur fournir ces produits, seule manière de « garantir la continuité de réception des cas urgents ».

Le président du CNO n’a pas manqué d’exprimer la disposition de l’ensemble du corps des médecins dentistes au Maroc à participer à cet élan patriotique de solidarité nationale en cette période de crise liée à la pandémie du Covid-19.

« Nous sommes en tant que profession médicale prêt à servir et  nous nous mettons à la disposition du ministère de Santé », a-t-il promis, ajoutant que des dons aux hôpitaux de matériel de désinfection et de masques chirurgicaux des cabinets dentaires sont en cours.

Dr. Hjira a réitéré un appel aux citoyens marocains de rester chez soi et de se conformer aux règles sanitaires d’hygiène. « Nous disons à nos concitoyens que le confinement est la règle de prudence numéro un, que mettre des gants si on doit faire des courses est dangereux car vecteur de propagation virale, se laver les mains régulièrement est la mesure la plus efficace si on veut limiter la maladie », a-t-il recommandé.

Pour rappel, la Fédération nationale des syndicats des médecins dentistes du secteur libéral du Maroc a appelé lundi dernier l’ensemble des médecins dentistes exerçant dans le secteur libéral à suspendre leur activité en cabinet et de se contenter d’accueillir exclusivement les cas urgents.

Selon la Fédération, l’exercice de la médecine dentaire met en danger les praticiens en raison « des grandes quantités de salive éjectées par les patients », ajoutant que ces sécrétions sont « susceptibles de multiplier les dangers de contamination au sein des cabinets ».

A ce jour, 86 cas de contamination par le coronavirus Covid-19 sont recensés au Royaume, dont un ministre. Trois décès ont été enregistrés, alors que trois patients contaminés ont été entièrement rétablis, selon les autorités sanitaires du pays.


Covid-19 : la BCEAO prend des mesures pour soutenir les banques et les PME/PMI

Publié le 21.03.2020 à 20h18 par APA

Pour contenir les graves conséquences de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) sur l’activité économique et financière de l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a pris des mesures pour permettre aux banques d’accéder au refinancement et pour soutenir les Petites et moyennes entreprises, et les Petites et moyennes industries (PME/PMI).Vu l’impact négatif que cette crise pourrait avoir sur le système bancaire et le financement de l’activité économique dans l’Union, la BCEAO a décidé d’ « augmenter les ressources mises à la disposition des banques afin de leur permettre de maintenir et d’accroître le financement de l’économie ». 

Pour ce faire « une première hausse de 340 milliards a été apportée au montant que la Banque Centrale accorde chaque semaine aux banques, pour le porter à 4 750 milliards Fcfa », annonce la BCEAO.

Elle a entrepris d’élargir le champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement de la Banque centrale. Dans ce cadre, l’institution a pris l’initiative de faire la cotation de 1 700 entreprises privées dont les effets n’étaient pas acceptés auparavant dans son portefeuille.

Cette action permettra aux banques d’accéder à des ressources complémentaires de 1 050 milliards FCFA et aux entreprises concernées de négocier et bénéficier de meilleures conditions pour leurs emprunts, indique la BCEAO dans un communiqué.

La Banque centrale a également décidé d’affecter 25 milliards FCFA au fonds de bonification de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour permettre à celle-ci d’accorder une bonification de taux d’intérêt et d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu’elle accordera aux États pour financer les dépenses urgentes d’investissement et d’équipement dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

La BCEAO invite par ailleurs les banques à l’utilisation des ressources disponibles sur le guichet spécial de refinancement des crédits accordés aux PME/PMI. Un guichet, sans plafond, créé pour promouvoir le financement des PME/PMI dans l’Union. 

Pour accompagner les entreprises affectées par les conséquences de la pandémie et qui rencontrent des difficultés pour rembourser les crédits qui leur ont été accordés, la BCEAO assure qu’elle sollicitera les banques pour qu’elles accordent les reports d’échéances appropriés, en particulier aux PME/PMI.

En tant qu’autorité de régulation des banques, la BCEAO veut mener des négociations avec les entreprises d’émission de monnaie électronique en vue de réduire les coûts des transactions et encourager les populations à une plus grande utilisation des moyens de paiement digitaux pour mieux limiter les contacts et les déplacements.

Au regard de la menace de la pandémie sur l’activité économique, la Banque centrale a décidé d’approvisionner les banques en billets en quantité et en qualité suffisantes, afin de leur permettre d’assurer un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques de banques (GAB).

 Ces dispositions devraient permettre d’organiser, au besoin, le réaménagement du calendrier d’émission des titres publics sur le marché financier régional, soutient la BCEAO, réaffirmant sa détermination à prendre toutes autres mesures qui s’avéreraient nécessaires, dans le cadre de sa mission, pour contrer les effets néfastes de la pandémie du Covid-19 sur les économies de l’Union.

Depuis le début de l’année 2020, le monde fait face à une grave crise sanitaire marquée par la propagation rapide de la pandémie du Covid-19. Cette pandémie qui engendre de nombreuses pertes en vies humaines, a de graves conséquences sur l’activité économique et financière mondiale.


Covid-19: fermeture de la frontière mauritano-sénégalaise

Publié le 21.03.2020 à 20h18 par APA

La frontière entre la Mauritanie et le Sénégal a été fermée pour la circulation des personnes, a annoncé samedi à Nouakchott le ministère mauritanien de l’Intérieur dans un communiquéCette fermeture motivée par la prévention de la propagation du coronavirus (Covid-19), a été décidée d’un « commun accord » entre le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son homologue sénégalais Macky Sall, a précisé le ministère dans son communiqué.

Le texte ajoute que la nouvelle mesure qui ne frappe pas les camions de transport des marchandises, entre en vigueur ce samedi.

Les deux pays sont liés par un passage fluvial à travers le fleuve Sénégal où la circulation est opérée au niveau de Rosso par un bac appartenant à la Mauritanie et des pirogues, mais aussi par un passage terrestre au niveau du barrage de Diama.

Du côté de la Mauritanie, l’armée, chargée de mettre en application la décision, s’est déjà déployée le long de la frontière. 

La Mauritanie a déjà découvert deux cas de Covid-19 sur deux étrangers (un homme et une femme) fraichement arrivés au pays.


Covid-19 : pour des mesures économiques urgentes au Sénégal

Publié le 21.03.2020 à 19h18 par APA

L’économiste sénégalais, Doudou Dieng appelle en urgence à un moratoire fiscal en faveur des entreprises.L’État du Sénégal doit accorder un moratoire sur la fiscalité aux entreprises locales pour qu’elles survivent au coronavirus. C’est la conviction de Doudou Dieng, enseignant-chercheur en Économie à l’Université Alioune Diop de Bambey (centre du Sénégal).

« Pour maintenir la confiance au niveau des décideurs économiques et en premier lieu les entreprises, la décision d’un moratoire fiscal doit être prise et le plus vite possible », soutient cet économiste sénégalais dans un entretien avec APA.

Pourtant, jeudi dernier lors d’une conférence de presse portant sur les conséquences du coronavirus sur l’économie du Sénégal, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Amadou Hott a déclaré qu’« il est vraiment prématuré de penser à un moratoire sur la fiscalité ».

Mais pour M. Dieng, cette mesure est vitale : « L’économie fonctionne toujours sur la confiance. Si l’État demande aux entreprises de recourir, autant que possible, au télétravail, il faudrait en retour, et conformément à son rôle régalien de régulateur de l’économie, qu’il prenne des mesures incitatives » pour assurer la continuité de leurs activités, explique le chercheur.

Ce spécialiste des questions économiques met aussi en garde contre une potentielle « flambée des prix » des produits de première nécessité que pourrait causer une ruée des Sénégalais sur les marchés pour constituer des stocks alimentaires.

Nombre de pays touchés par le coronavirus ont déjà peaufiné des stratégies pour soutenir leurs économies durement affectées par la pandémie. Au Sénégal, les autorités ne s’empressent pas.

A en croire l’ancien directeur du commerce intérieur du Sénégal, El Hadj Alioune Diouf, l’Etat veut par-là « montrer que la crise n’a pas encore atteint un niveau grave dans notre pays, que notre économie est résiliente et que nous sommes en mesure de tenir pour le moment ».

Toutefois, relativise-t-il, « nous sommes obligés de faire attention et de comprendre que nous ne pouvons pas être les seuls à ne pas souffrir du coronavirus ». Par conséquent, il a invité le gouvernement à rester ferme sur les mesures d’hygiène et le respect des gestes barrières.

Le ministre de l’Économie a récemment annoncé la mise en place d’un Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19. Celui-ci, a indiqué Amadou Hott, « proposera une batterie de mesures, notamment en termes d’accompagnement des secteurs affectés par la pandémie tels que le tourisme, le transport aérien, les chaînes d’approvisionnement du commerce formel et informel et de l’industrie, dans le sens de préserver des emplois et d’atténuer les répercussions sociales de la crise ».

M. Hott a également affirmé que l’État du Sénégal n’envisage pas de suspendre « pour le moment » sa dette. Une « sage » décision selon l’enseignant-chercheur Doudou Dieng.

Ce dernier souligne que si l’Etat se retrouve dans l’impossibilité d’honorer ses engagements sur les intérêts du service de la dette, en ce moment, il pourra envisager une renégociation avec ses partenaires afin d’obtenir un moratoire sur les échéances de paiement.


Guinée: échauffourées à Conakry et à l’intérieur du pays

Publié le 21.03.2020 à 19h18 par APA

Des scènes de violences ont été notées ce samedi à Conakry et à. l’intérieur du pays à 24 heures de la tenue du double scrutin législatif et référendaire, contesté par les poids lourds de l’opposition.Dans les fiefs de l’opposition, logeant la route Leprince, dans la commune de Ratoma, les commerces sont fermés etle transport paralysé. Des altercations sont enregistrées entre manifestants et forces de l’ordre.

A l’intérieur du pays, notamment à Youmou, le tribunal de paix a été incendié. A Mamou, une école devant abriter des bureaux de vote a été brûlée par des manifestants.

Ce dimanche, les Guinéens sont appelés aux urnes pour élire leurs députés, mais aussi à se prononcer sur referendum constitutionnel.

A ce double scrutin, les partis politiques et organisations de la société civile membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), s’opposent et appellent à des manifestations ce 21 et 22 mars, pour empêcher la tenue de ces élections.