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Thursday, March 5th, 2020

 

Coronavirus: des test effectués à bord d’un paquebot tenu à distance de San Francisco

Publié le 06.03.2020 à 00h51 par AFP

Les autorités sanitaires américaines ont procédé jeudi à des tests à bord d’un navire de croisière tenu à distance des côtes de Californie pour déterminer si passagers et membres d’équipage avaient contracté le nouveau coronavirus.

Certaines personnes à bord du paquebot Grand Princess ont manifesté des symptômes grippaux compatibles avec le coronavirus alors qu’un homme âgé de 71 ans est mort du coronavirus Covid-19 après avoir voyagé sur ce navire durant une récente croisière au Mexique.

Quelque 62 touristes étaient demeurés à bord pour se rendre à Hawaï après cette croisière au Mexique et s’y trouvaient toujours jeudi.

Le Grand Princess devait initialement accoster mercredi à San Francisco mais les autorités s’y sont opposées et le paquebot faisait jeudi après-midi des ronds dans l’eau à une centaine de kilomètres au large de la côte.

Le navire, de retour de Hawaï, a écourté son voyage car certains parmi des touristes (2.383 au total) et membres d’équipage (1.100) ont commencé à manifester des signes d’infection.

L’une des passagères, contactée par l’AFP, a assuré qu’il n’y avait pas de signe de panique à bord.

« J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi les médias en font toute une histoire », déclare Carolyn Wright, 63 ans, photographe professionnelle vivant dans l’Etat du Nouveau-Mexique. « Il y a eu deux cas (de coronavirus) sur la croisière précédente et ils font comme si tout le monde à bord avait la peste », s’agace-t-elle.

Jeudi midi, les passagers qui circulaient jusque-là librement, à moins d’avoir été présent sur cette précédente croisière, ont reçu pour instruction de rester dans leurs cabines.

« Je pense que ça ne sert plus à rien. Je ne suis pas vraiment inquiète. Si vous regardez les statistiques, le risque est plutôt faible », estime Mme Wright, qui communique avec l’AFP par SMS.

Pour l’instant, les passagers ne se plaignent pas « même si ça pourrait changer au cas où on reste coincés dans nos cabines pendant trop longtemps ». « La grande majorité des gens sur le navire ont plus de 60 ans, jusqu’à 90, et la plupart ont l’habitude des croisières », souligne-t-elle.

– Où et quand accoster ? –

Les autorités sanitaires n’étaient pas en mesure jeudi de dire quand et où le Grand Princess serait en mesure d’accoster.

Selon Mary Ellen Carroll, responsable des situation de crise pour la ville de San Francisco, 35 personnes ont manifesté des symptômes grippaux durant la croisière et pour certaines sont déjà rétablies.

Avec les autorités californiennes et les Centres de détection et de prévention des maladies (CDC), « nous nous employons à déterminer si le Covid-19 est présent à bord du navire », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse.

Dans un communiqué mercredi, l’armateur du paquebot avait indiqué que près d’une centaine de personnes (passagers et équipage) ont été « identifiées comme devant être testées », sans plus de précision.

Le navire appartient à la compagnie Princess Cruises, qui possède également le Diamond Princess, placé en quarantaine en février au Japon et où plus de 700 contaminations ont finalement été recensées, dont six mortelles.

C’est grâce à un hélicoptère et des sauveteurs de la Garde nationale californienne que des kits de dépistage ont été acheminés jeudi sur le paquebot. Les tests seront ensuite expédiés à terre pour être analysés.

D’après Carolyn Wright, on a annoncé aux passagers que les résultats seraient communiqués vendredi matin.

Lorsque les résultats seront connus, les CDC et les autorités californiennes pourront déterminer le meilleur endroit possible pour faire accoster le Grand Princess, à San Francisco ou ailleurs, a souligné Mme Carroll.

« L’endroit doit permettre d’assurer la sécurité des populations voisines ainsi que celle des passagers et de l’équipage », a-t-elle dit.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déclaré mercredi l’état d’urgence après l’annonce du décès du passager qui se trouvait à bord du paquebot, survenu près de Sacramento et le premier lié au Covid-19 en Californie.

Jeudi, le bilan du nouveau coronavirus sur le sol américain s’établissait à douze morts au total, dont onze dans l’Etat de Washington (nord-ouest), pour la plupart des personnes âgées ou dans un état de santé fragile.


DR Congo: UNHCR and partners seek $621 million to support Congolese refugees in neighbouring countries

The 2020-2021 Regional Refugee Response Plan for the DRC situation is covering the inter-agency response in the countries of asylum for Congolese refugees neighbouring the DRC: Angola, Burundi, Republic of the Congo, Rwanda, Tanzania, Uganda and Zambia. By the end of 2020, RRRP partners aim to provide life-saving humanitarian assistance and protection to 912,069 Congolese refugees.

Foreword

The Democratic Republic of the Congo (DRC) remains one of the most complex and long-standing humanitarian crises in Africa. As of the end of 2019, countries in the Southern and Great Lakes regions in Africa generously host some 905,573 Congolese refugees and asylum-seekers. The on-going armed conflicts across much of eastern DRC, as well as intercommunal violence continue to cause internal and external displacement of populations, tragic loss of human life and destruction of communities. Although a peaceful transition of power followed the presidential elections in December 2018, concerns remain over the deterioration of the security and humanitarian situation, mainly in the eastern part of the country.

The situation has become even more complex in recent years with ongoing displacement in parts of the DRC, while the government pursues efforts to promote returns for refugees, asylum-seekers and those who have been internally displaced. Recently displaced Congolese continue to arrive into neighbouring countries, requiring assistance and protection who have been in a protracted situation of forced displacement – many for over a decade. Given the constantly growing needs and increasing strain on resources in the host countries, the Regional Refugee Response Plan (RRRP) continues to be an essential tool to rally support and provide immediate humanitarian assistance and a strategic direction towards medium and long-term solutions in the countries of asylum for Congolese refugees neighbouring the DRC: Angola, Burundi, Republic of the Congo, Rwanda, Tanzania, Uganda and Zambia.

UNHCR values the partnership of the agencies engaged in the DRC RRRP 2020-2021, and together we have developed interventions through close consultations with the affected populations and host governments in order to improve protection space for Congolese refugees and asylum-seekers, while ensuring there is preparedness in the event of new influxes. A key factor to mitigate dependency on humanitarian assistance is to foster and strengthen self-reliance in a conducive environment. This can be accomplished through education, skills training and supporting livelihood opportunities for the refugee and host communities. Mainstreaming access for Congolese refugees and asylum-seekers to government services will ensure much needed structures and resources are not devoted to creating parallel systems. Rather, services and programmes are strengthened for the benefit of everyone, adding to improved development and a shared social wellbeing. In addition, as refugees and host communities share the same land and resources, it is important to promote conservation activities that mitigate the impact that hosting refugees has on the environment.

UNHCR and RRRP partners urge States to provide favourable conditions towards integration, and we support efforts that promote viable integration. More refugees are considering repatriation from all countries in the region, and UNHCR is also ready to support where returns are entirely voluntary and come about through informed decisions and can be conducted in a safe and dignified manner. To this end we are engaging in tripartite agreements which take refugee concerns into consideration and promote the sustainability of returns. Resettlement must also remain an option for the most vulnerable, and we continue to seek the support of the international community to provide much needed space for these special cases.

Throughout the RRRP process, we have placed great importance on data and analysis in order to clearly articulate evidence-based needs of the Congolese refugees and align our responses with the UN Sustainable Development Goals. This RRRP also follows pledges made during the first ever Global Refugee Forum (GRF) held in December 2019. The GRF pledges provide an opportunity to bring on board tradition and non-traditional partners as well as regional actors to strengthen the commitment to the DRC situation and to spark new pledges. Through this RRRP, let us renew our commitment to continue to work together in the pursuit of comprehensive solutions for Congolese refugees. .

Valentin Tapsoba
Director, UNHCR Regional Bureau for Southern Africa


Uganda: UNHCR and partners seek US$621 million to support Congolese refugees in neighbouring countries

The 2020-2021 Regional Refugee Response Plan for the DRC situation is covering the inter-agency response in the countries of asylum for Congolese refugees neighbouring the DRC: Angola, Burundi, Republic of the Congo, Rwanda, Tanzania, Uganda and Zambia. By the end of 2020, RRRP partners aim to provide life-saving humanitarian assistance and protection to 912,069 Congolese refugees.

Foreword

The Democratic Republic of the Congo (DRC) remains one of the most complex and long-standing humanitarian crises in Africa. As of the end of 2019, countries in the Southern and Great Lakes regions in Africa generously host some 905,573 Congolese refugees and asylum-seekers. The on-going armed conflicts across much of eastern DRC, as well as intercommunal violence continue to cause internal and external displacement of populations, tragic loss of human life and destruction of communities. Although a peaceful transition of power followed the presidential elections in December 2018, concerns remain over the deterioration of the security and humanitarian situation, mainly in the eastern part of the country.

The situation has become even more complex in recent years with ongoing displacement in parts of the DRC, while the government pursues efforts to promote returns for refugees, asylum-seekers and those who have been internally displaced. Recently displaced Congolese continue to arrive into neighbouring countries, requiring assistance and protection who have been in a protracted situation of forced displacement – many for over a decade. Given the constantly growing needs and increasing strain on resources in the host countries, the Regional Refugee Response Plan (RRRP) continues to be an essential tool to rally support and provide immediate humanitarian assistance and a strategic direction towards medium and long-term solutions in the countries of asylum for Congolese refugees neighbouring the DRC: Angola, Burundi, Republic of the Congo, Rwanda, Tanzania, Uganda and Zambia.

UNHCR values the partnership of the agencies engaged in the DRC RRRP 2020-2021, and together we have developed interventions through close consultations with the affected populations and host governments in order to improve protection space for Congolese refugees and asylum-seekers, while ensuring there is preparedness in the event of new influxes. A key factor to mitigate dependency on humanitarian assistance is to foster and strengthen self-reliance in a conducive environment. This can be accomplished through education, skills training and supporting livelihood opportunities for the refugee and host communities. Mainstreaming access for Congolese refugees and asylum-seekers to government services will ensure much needed structures and resources are not devoted to creating parallel systems. Rather, services and programmes are strengthened for the benefit of everyone, adding to improved development and a shared social wellbeing. In addition, as refugees and host communities share the same land and resources, it is important to promote conservation activities that mitigate the impact that hosting refugees has on the environment.

UNHCR and RRRP partners urge States to provide favourable conditions towards integration, and we support efforts that promote viable integration. More refugees are considering repatriation from all countries in the region, and UNHCR is also ready to support where returns are entirely voluntary and come about through informed decisions and can be conducted in a safe and dignified manner. To this end we are engaging in tripartite agreements which take refugee concerns into consideration and promote the sustainability of returns. Resettlement must also remain an option for the most vulnerable, and we continue to seek the support of the international community to provide much needed space for these special cases.

Throughout the RRRP process, we have placed great importance on data and analysis in order to clearly articulate evidence-based needs of the Congolese refugees and align our responses with the UN Sustainable Development Goals. This RRRP also follows pledges made during the first ever Global Refugee Forum (GRF) held in December 2019. The GRF pledges provide an opportunity to bring on board tradition and non-traditional partners as well as regional actors to strengthen the commitment to the DRC situation and to spark new pledges. Through this RRRP, let us renew our commitment to continue to work together in the pursuit of comprehensive solutions for Congolese refugees. .

Valentin Tapsoba
Director, UNHCR Regional Bureau for Southern Africa


Le barrage éthiopien : entre renaissance et menace existentielle

La construction du Grand barrage éthiopien de la Renaissance (GERD) suscite depuis neuf ans des tensions nationalistes régionales qui impliquent l’Ethiopie et l’Egypte principalement ainsi que le Soudan.Le GERD dont les travaux en cours ont été lancés depuis 2011 constitue pour Addis-Abeba un idéal de développement à travers le futur plus grand ouvrage hydraulique d’Afrique en matière de production d’énergie.

Cependant la crise régionale née des « divergences nationalistes » entre l’Ethiopie et l’Egypte compromet la signature d’un accord pour la construction du barrage. 

Alors que l’Ethiopie défend et revendique la légitimité du barrage, l’Egypte craint pour sa survie et évoque les traités coloniaux de 1929 et 1959 qui lui consacreraient « des droits historiques sur le Nil ». 

Compromis, Renaissance ensuite

Jusque-là les nombreux rounds de pourparlers n’ont pas encore permis de trouver un compromis durable et coopératif, même sous l’égide des Etats-Unis d’Amérique et de la Banque Mondiale. 

En octobre 2019, quand les tensions étaient plus vives, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait exprimé l’attachement de son pays à la construction du GERD.

« S’il y a besoin d’aller à la guerre, nous pouvons mobiliser des millions d’hommes », menaçait-il.

L’Ethiopie abrite la rivière Abbay, principal affluent du plus grand fleuve du monde. Et le Nil bleu qui prend sa source en Ethiopie assure plus de 80% des eaux du Nil. Malgré ce potentiel hydrique, le pays a longtemps souffert des épisodes de famines et de sécheresse. L’explosion démographique suit une courbe ascendante avec une population qui est passée de 22 millions en 1960 à plus de 110 millions en 2018, selon la Banque Mondiale.

Face aux exigences d’une croissance soutenue à la hauteur de la demande en services basiques (eau, électricité, soins de santé), l’Ethiopie mise beaucoup sur le barrage de la Renaissance.

L’approvisionnement régulière en continu d’électricité aux populations, à l’administration, aux usines, au monde rural, participerait à asseoir un climat social propice au développement du pays.

Financé à hauteur de 3,5 milliards d’euros, le GERD devrait commencer à fournir de l’électricité avant la fin de l’année 2020. A terme, en 2023, la production est estimée à plus de 6000 mégawatts.

 Son financement propre a été accompagné par un fort élan de solidarité nationale à travers des ponctions desalaire des fonctionnaires, l’achat par la diaspora d’obligations d’Etat, l’organisation de loteries, detournois sportifs, d’expositions, etc.

 Au-delà d’assurer son propre décollage économique, l’Éthiopie qui affiche la meilleure croissance moyenne du PIB en Afrique au cours de la dernière décennie, aspire à une hégémonie même au-delà de la Corne de l’Afrique. 

Une question de survie 

« L’Égypte est le don du Nil aux Égyptiens, et le don des Égyptiens à l’humanité ». Ainsi commence le préambule de la Constitution égyptienne de 2014. L’article 44 de la Loi fondamentale consacre que « L’État s’engage à protéger le Nil, préserver les droits historiques de l’Égypte qui y sont liés, rationaliser et optimiser les usages du fleuve et combattre le gaspillage et la pollution des eaux ».

 Le Caire qui dépend à plus 90% du Nil Bleu pour ses ressources hydriques, estime qu’à terme le GERD devrait inéluctablement entrainer un débit faible du fleuve. 

 « Le barrage est construit sur le grand affluent du Nil qui qui est le Nil bleu qui charrient 95% des eaux du fleuve. Donc les Egyptiens considèrent que toute retenue à ce niveau va influencer négativement sur le volume d’eau qui atteint l’Egypte », reconnait KabinéKoroma, ancien Haut-commissaire de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Quand le président Abdel Fattah al-Sissi exprimait dans un tweet la détermination de l’Égypte « à défendre son droit à l’eau », la bataille de l’eau semblait inévitable.

Une réaction consécutive au rejet par Addis-Abeba de toutes les propositions qui prennent en compte les intérêts de l’Égypte en matière d’eau.

« Si vous construisez un barrage, vous barrez l’eau et il faut remplir le réservoir pendant des années d’abord ; or pendant ce temps cela prive ceux qui sont en aval d’un volume substantiel d’eau », explique M. Koroma.

Pour l’ancien Premier ministre guinéen, s’il n’y a pas concertation, les divergences peuvent subsister entre l’Ethiopie et l’Egypte, compte tenu de la « géostratégie économique » qu’engendre le barrage pour les pays du bassin du Nil.

« C’est assez évident que les pays en aval du barrage dépendent de l’eau pour l’agriculture, leur eau potable, leur navigation, etc. », souligne Gérard Govers, professeur de géographie physique à l’Université catholique de Louvain (Belgique). 

Remplira, remplira lentement

L’un des principaux points d’achoppement des pourparlers concerne le rythme de remplissage du réservoir. Addis-Abeba le prévoit à partir de juin 2020 pendant trois ans pour atteindre un volume de74 milliards de m3 d’eau. Le Caire craint que ce remplissage n’affecte le débit du Nil, si l’opération n’est pas étalée sur une période de 21 ans d’années. En outre, l’Égypte réclame des garanties sa fourniture en eau à raison d’un minimum annuel de 40 milliards de m3 contre 55 milliards pour l’Éthiopie.

« Partout dans le monde où il y a des barrages très proches d’une frontière ou impliquant différents pays, il y a une forte probabilité de changements assez importants dans le régime du fleuve et peut-être de la quantité d’eau à utiliser », souligne l’universitaire Govers.

Lors des négociations du 13 au 15 janvier dernier àWashington, sous la médiation des États-Unis et de la Banque Mondiale, les trois principaux pays du bassin du Nil semblaient aller vers un compromis sur un rythme de remplissage initial « à hauteur de 595 mètres au-dessus du niveau de la mer ».

Cependant, l’absence de l’Ethiopie à la dernière rencontre tripartite (Egypte-Soudan) tenue fin février dernier à Washington, n’a pas permis de finaliser l’accord tripartite sur la Déclaration de principes (DoP) signée en 2015.


Pourquoi le Nil est-il tant convoité ?

Pourquoi le Nil, le fleuve le plus long d’Afrique, constitue-t-il une ressource si convoitée pour l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan? Les deux principaux affluents du Nil – le Nil bleu et le Nil blanc – se jettent dans le Nil à Khartoum, la capitale soudanaise, avant de s’écouler vers le nord à travers l’Egypte, pour se déverser dans la mer Méditerranée.

Tout comme les Egyptiens, les Ethiopiens ressentent un sentiment de droit sur le Nil bleu appelé localement « Abay », qui provient de l’un des hauts plateaux du nord de l’Ethiopie et fournit 85% de l’eau de ce fleuve épique.

L’enjeu ne peut être plus important, car les pourparlers sur la gestion future d’un méga-barrage en cours de construction sur le fleuve par l’Ethiopie ont échoué pour la énième fois en début de ce mois, l’Egypte et le Soudan maintenant leur position sur le remplissage et l’exploitation de son réservoir.

Depuis que la querelle sur le barrage controversé a commencé il y a neuf ans, l’Egypte et dans une moindre mesure le Soudan, n’avaient pas caché leur détermination à défendre leur part du Nil, même si cela signifiait aller en guerre pour cette cause.

En 2013, des informations ont fait état d’un enregistrement secret avec des politiciens égyptiens proposant une série d’actes hostiles contre l’Ethiopie à propos de la construction du barrage.

Le président Abdel Fattah al-Sisi aurait également déclaré que l’Egypte prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ses droits sur les eaux du Nil.

En octobre 2019, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré aux députés de son pays qu’aucune force ne pouvait empêcher la construction du barrage.

Cependant, avec le temps, la forte rhétorique des deux côtés du débat s’est adoucie, au profit de la diplomatie.

Même les Etats-Unis ont été impliqués en tant que facilitateur, pesant lourdement sur les pourparlers, mais avec peu de progrès jusqu’à présent pour parvenir à un compromis sur le temps qu’il faudrait et le volume d’eau requis pour remplir le barrage.

L’analyste économique libyen, Waheed Aljabu, un observateur avisé du contentieux diplomatique autour de l’avenir du Nil, s’est dit rassuré par le fait que les trois pays semblaient hésiter à recourir à d’autres moyens que la diplomatie, pour résoudre le problème.

« Equilibrer les intérêts disparates de ces pays serait une tâche énorme pour ceux qui sont impliqués dans les pourparlers », a confié Aljabu à APA.

Le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), un ouvrage de 145 mètres de haut et 1,8 km de long, est en construction dans la région de Benishangul Gumuz, à 25 kilomètres à l’est de la frontière soudano-éthiopienne.

Le GERD sera la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique conçue pour alimenter l’Ethiopie et la région de la Corne de l’Afrique en général, selon les souteneurs du projet.

L’Ethiopie prévoit que ses voisins, le Soudan, le Soudan du Sud, le Kenya, Djibouti et l’Erythrée bénéficieront de l’électricité générée par le barrage, dont les travaux devraient être entièrement achevés d’ici 2025.

Ce projet hydroélectrique entre dans le cadre des efforts du gouvernement éthiopien relatifs à l’accès universel à l’électricité d’ici 2025.

Actuellement, seulement 35% de ses 110 millions d’habitants ont accès à l’énergie électrique et à travers toute l’Ethiopie, c’est une source d’espoir pour les agriculteurs pauvres qui attendent avec impatience l’achèvement de l’ouvrage dont la capacité de production est de 6.000 mégawatts.

Même à Addis-Abeba, l’électricité est inégalement répartie et la ville a subi des semaines de coupures de courant au cours de la dernière période de rationnement de l’électricité en mai et juin 2019.

Aljabu indique que ce n’est pas seulement une initiative de l’Ethiopie pour stimuler son économie mais aussi un « projet de prestige » pour annoncer la grande émergence du pays en Afrique et sur la scène mondiale.

Cependant, il ajoute qu’il s’agit d’un stratagème que les voisins de l’Ethiopie continueront de considérer comme un cadeau empoisonné, malgré un aspect bénéfique pour les Ethiopiens.

Rampe pour l’économie

Littéralement comme sa pierre angulaire, le Nil est à l’Egypte ce que la nourriture est au corps humain, l’un incapable de se passer de l’autre pendant une longue période.

L’Egypte dépend du Nil pour près de 90% de son eau d’irrigation et de son eau potable. Il revendique un « droit historique » sur le Fleuve qui, selon le Caire, était garanti par des traités de 1929 et 1959 avec les Britanniques, lorsqu’ils administraient conjointement le Soudan dans le condominium.

Les autorités égyptiennes craignent que le GERD ne remette en cause l’approvisionnement déjà très précaire du Nil en eaux, et dont la crue et la décrue conditionnent presque entièrement la vie de leur population de 104 millions d’habitants.

« Un pays comme le mien, la Libye, reçoit la plupart de ses besoins alimentaires de l’Egypte et du Soudan, et ses relations avec l’Ethiopie sont presque similaires, donc une résolution pacifique de la crise serait une bonne chose pour les quelque 268 millions d’habitants de la région », a poursuivi l’analyste libyen.

Bien sûr, les enjeux seront toujours plus élevés pour la grande population de l’Ethiopie (114, 963,588 millions), de l’Egypte (102, 334 404 millions) et, dans une moindre mesure, le Soudan (43,849,260 millions), en particulier ceux qui vivent de l’agriculture, des activités pastorales et industrielles.

Le barrage éthiopien d’un coût de plus de quatre milliards de dollars est au cœur de son rêve industriel, qui est de générer suffisamment d’énergie pour son économie et un surplus d’électricité à vendre à ses voisins immédiats.

Fierté nationale

Les Ethiopiens considèrent également le barrage comme une question de souveraineté nationale, comptant non seulement sur des financements extérieurs, mais aussi sur des obligations d’Etat et des dépenses privées de l’intérieur de l’Ethiopie pour financer le projet.

Les fonctionnaires et les employés privés versent ont participé à son financement, depuis le lancement du projet en 2011.

Même les agriculteurs vivant dans le nord du pays participent à des activités de conservation des sols pour réduire l’ensablement du réservoir du GERD et affecter ainsi la capacité de production d’électricité du barrage.

L’Egypte craint que l’Ethiopie ne remplisse le réservoir trop rapidement, ce qui réduira le débit d’eau en aval avec des « implications indicibles » pour sa population.

L’impasse actuelle est enracinée dans les craintes du Caire que le barrage ne puisse pas apporter de l’eau, créant l’insécurité alimentaire pour des millions d’Egyptiens.

Pour sa part, l’Ethiopie affirme que le GERD ne causera pas de dommages signifiants aux pays en aval, mais l’Egypte maintient la position opposée et doute de l’opportunité du barrage.

Ainsi, les deux Etats, qui sont d’ailleurs des alliés des Etats-Unis, ne semblent pas disposer à céder de leur souveraineté malgré les nombreuses médiations internationales.

Pendant ce temps, les travaux du barrage se poursuivent.


La France autorise l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso

Publié le 05.03.2020 à 23h52 par AFP

Le gouvernement français a autorisé l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, où ce frère de l’ancien président déchu est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 d’un journaliste, a appris jeudi l’AFP auprès de Matignon.

Le décret d’extradition du frère cadet de Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir fin octobre 2014, a été signé par le Premier ministre Edouard Philippe, selon cette source. Il doit encore être publié au Journal officiel.

Contacté par l’AFP, l’avocat de M. Compaoré, Me Pierre-Olivier Sur, a refusé de faire tout commentaire pour l’heure.

Ce décret reste susceptible d’un recours devant le Conseil d’Etat.

En juin 2019, la Cour de Cassation avait rejeté le pourvoi de M. Compaoré contre son extradition vers Ouagadougou, où le dossier Zongo, classé en 2003 après un « non-lieu » en faveur du seul inculpé, a été rouvert à la faveur de la chute de son frère, Blaise Compaoré.

Journaliste d’investigation reconnu et directeur de l’hebdomadaire « L’Indépendant », Norbert Zongo avait été assassiné le 13 décembre 1998, alors qu’il enquêtait sur le meurtre du chauffeur de François Compaoré. Sa mort avait provoqué une profonde crise politique au « pays des hommes intègres ».

Le journaliste, âgé de 49 ans, auteur de plusieurs enquêtes retentissantes dénonçant une mauvaise gouvernance sous le régime Compaoré, avait été tué avec trois de ses compagnons. Les quatre dépouilles avaient été retrouvées calcinées dans le sud du Burkina Faso.

François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport de Roissy en octobre 2017, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou.

Mais à ce jour, il n’est pas inculpé dans son pays, à la différence de trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.

« C’est un tournant décisif qui vient d’être franchi dans la quête de la justice et la manifestation de la vérité sur cette affaire qui n’a que trop durer », a réagi Guy Zongo, fils aîné de Norbert Zongo.

« C’est une autre étape importante de franchie et nous nous réjouissons que cela se passe dans le bon sens et selon les accords qui existent entre les deux pays », a-t-il dit à l’AFP.

« Même si ce n’est pas aujourd’hui qu’il sera extradé puisque le décret peut faire l’objet d’un recours, tôt ou tard justice sera rendue. Nous sommes sereins sur cette fin inéluctable. Nous espérons que les choses se fassent en respect des procédures et nous avons espoir de voir enfin cette extradition se faire », a-t-il conclu.

edy-jmt-ctx-ab-ogf/mm


Coronavirus: le système de santé américain mal préparé, s’inquiète un syndicat

Publié le 05.03.2020 à 23h52 par AFP

Le principal syndicat infirmier des Etats-Unis a dénoncé jeudi l’état d’impréparation de nombreux hôpitaux et cliniques face à l’épidémie de coronavirus Covid-19, s’inquiétant notamment du manque d’équipement et d’information pour les professionnels de santé.

« Actuellement, dans de nombreux hôpitaux et cliniques, les infirmiers n’ont pas l’équipement de protection personnel (PPE) nécessaire ni la formation requise » pour les utiliser correctement, a déploré Bonnie Castillo, directrice du syndicat NNU, qui revendique 150.000 adhérents, lors d’une conférence de presse.

Une enquête nationale a été lancée dès le 1er février par le NNU, à laquelle plus de 6.500 infirmiers ont répondu à ce jour. « Les résultats sont vraiment troublants, ils montrent qu’une grande partie des hôpitaux dans notre pays ne sont pas prêts à gérer le Covid-19 de manière sûre », a averti Jane Thomason, spécialiste de l’hygiène pour le syndicat.

Selon elle, « seuls 29% des répondants disent qu’un plan est en place pour isoler les patients présentant une possible infection au nouveau coronavirus. 23% disent qu’ils ne savent même pas si un plan est en place ou non ».

D’après l’enquête, toujours en cours actuellement, plus d’un tiers des soignants n’auraient pas accès à des masques de protection et plus de la moitié disent ne pas avoir reçu la moindre information sur le coronavirus de la part de leur employeur, poursuit l’experte.

« A ce jour, plus de 80 de nos membres ont été placés en quarantaine. Ce n’est pas une stratégie payante de laisser les infirmiers et autres personnels soignants sans protection », a insisté Mme Castillo.

Le syndicat a en outre critiqué la gestion de l’épidémie qui s’annonce sur le sol américain par les autorités fédérales, tardive et pas assez rigoureuse à ses yeux.

« Actuellement, nous réagissons à la situation alors que nous aurions pu prendre les devants il y a des mois », a affirmé Mme Thomason.

« Nous avons entendu ce matin que les CDC (Centres de détection et de prévention des maladies) abaissaient leurs critères, en recommandant le port de masques chirurgicaux plutôt que des respirateurs pour les infirmiers soignant des patients atteints du Covid-19. Le NNU est opposé à ces modifications, nous disposons de nombreuses preuves scientifiques montrant que c’est une mauvaise décision », a ajouté l’experte, citant le retour d’expérience du coronavirus SRAS.

« Ce n’est pas le moment d’assouplir les critères », a-t-elle conclu, indiquant que le syndicat avait écrit au gouvernement, aux parlementaires et aux CDC, pour leur demander de renforcer au contraire les mesures de protection contre le coronavirus.


Macron salue la «décision historique» de Ouattara de ne pas se présenter à la prochaine présidentielle

Publié le 05.03.2020 à 23h18 par APA

Le président français Emmanuel Macron a salué, jeudi, la « décision historique » de son homologue ivoirien « Alassane Ouattara de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle », estimant que « la Côte d’Ivoire donne l’exemple ».« Je salue la décision historique du Président Alassane Ouattara, homme de parole et homme d’État, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle », a écrit M. Macron sur son compte tweeter, ajoutant que « ce soir, la Côte d’Ivoire donne l’exemple ».

Après deux quinquennats, Alassane Ouattara a annoncé, jeudi, qu’il ne briguera pas un troisième mandant. Et ce, pour donner la chance aux jeunes générations, compétentes et pleines d’énergies de poursuivre le développement du pays.

« Je voudrais annoncer solennellement, que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération » a-t-il déclaré devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne.


Macron salue « la décision historique » de Ouattara de ne pas se représenter

Publié le 05.03.2020 à 22h52 par AFP

Emmanuel Macron a salué jeudi la « décision historique » du président ivoirien Alassane Ouattara de ne pas se présenter pour un troisième mandat à l’élection présidentielle en octobre.

« Je salue la décision historique du président Ouattara, homme de parole et homme d’État, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle. Ce soir, la Côte d’Ivoire donne l’exemple », a réagi le président français dans un tweet.

Le chef de l’Etat ivoirien, qui entretenait depuis des mois le mystère sur son éventuelle candidature à un troisième mandat, a créé la surprise jeudi en annonçant son intention de ne pas être candidat et « de transférer le pouvoir à une jeune génération ».

La Constitution ivoirienne n’autorise que deux mandats, mais M. Ouattara, 78 ans, élu en 2010, puis réélu en 2015, estimait avoir le droit de se représenter en raison du changement de Constitution en 2016, ce que contestait l’opposition.

Au cours de la visite d’Emmanuel Macron à Abidjan en décembre, la question du contexte délicat de la prochaine élection présidentielle avait été évoquée. Le président français s’était déclaré « confiant dans la volonté et la capacité du peuple ivoirien à franchir dans la paix, cette étape importante pour la démocratie ivoirienne ».

Ce scrutin se déroulera dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus du président en place, Laurent Gbagbo, de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara, qui avait fait 3.000 morts.


Jill Biden, atout et garde du corps improvisé de « Joe » dans la présidentielle américaine

Publié le 05.03.2020 à 22h52 par AFP

Sans hésiter, l’air déterminé, Jill Biden a repoussé une militante qui se précipitait vers son époux lors d’un meeting. Une image forte qui traduit bien le rôle central qu’elle occupe dans la campagne de l’ancien vice-président démocrate Joe Biden pour la présidentielle américaine.

A 68 ans, l’élégante silhouette de cette enseignante souriante ne semblait pas la prédisposer à tacler des manifestantes, lors de ce discours à Los Angeles après les victoires spectaculaires de l’ancien vice-président dans les primaires démocrates

Mais son geste n’a pas eu l’air de surprendre Joe Biden, 77 ans, qui a ensuite plaisanté sur le fait qu’il ne valait mieux pas « chercher des noises » à sa compagne depuis plus de quarante ans.

« Je suis sûrement le seul candidat à la présidentielle dont la femme est du +Service secret+ », le nom du service de protection des personnalités aux Etats-Unis, s’est-il amusé au lendemain de l’incident.

A son entrée en campagne au printemps dernier, Joe Biden avait donné le ton, en démarrant son premier discours avec cette phrase rendant hommage à la popularité de son épouse.

« Je m’appelle Joe Biden et je suis le mari de Jill Biden ».

Il la répète depuis sans relâche et Jill Biden a pris une place centrale dans sa campagne.

Rendue célèbre par ses huit ans passés à ses côtés quand il était le bras droit de Barack Obama, elle sillonne les Etats-Unis pour ses propres évènements avec une vigueur qui semble parfois dépasser celle de son époux.

Dans ces rencontres, elle présente Joe Biden comme le candidat le plus à même de rassembler non seulement les démocrates modérés mais aussi des indépendants et républicains déçus par le président Donald Trump.

C’est d’ailleurs à cette occasion qu’elle a commis un rare faux pas, en août 2019, en appelant des électeurs démocrates à « avaler un peu » la pilule pour voter pour lui.

« Alors d’accord, votre candidat est peut-être meilleur sur, par exemple, la santé que Joe mais vous devez penser surtout à qui peut gagner cette élection » présidentielle en novembre, avait-elle déclaré dans des commentaires controversés.

Mais sa pétulante présence en campagne est surtout un avantage, selon Katherine Jellison, professeur spécialiste en histoire des femmes américaines à l’université de l’Ohio.

« Le fait qu’elle ait accompli des choses impressionnantes sur le plan professionnel tout en présentant une personnalité très chaleureuse et amicale en fait une épouse politique idéale au 21e siècle », dans un pays où il est habituel que les conjoints soient impliqués dans les campagnes, souligne-t-elle.

Jill Biden avait interrompu sa carrière lorsqu’elle avait eu leur fille, Ashley, en 1981, mais avait ensuite repris les études pour décrocher un doctorat en éducation. Elle enseigne toujours dans une université.

« Hillary Clinton et Michelle Obama aussi avaient occupé un rôle de premier plan dans la campagne de leurs époux, mais il est difficile de trouver un conjoint qui ait été plus au coeur d’une campagne présidentielle », ajoute Katherine Jellison.

– « Redonné la vie » –

Après des premiers résultats décevants qui, pour beaucoup, signaient sa mort politique, Joe Biden vient d’opérer un spectaculaire retour lors du « Super Tuesday » vers le statut de favori des primaires démocrates.

Et c’est main dans la main que Jill et Joe Biden étaient montés mardi soir sur scène pour fêter ces victoires.

« C’est comme cela que nous avons toujours fonctionné. J’ai fait campagne dans toutes ses élections », avait-elle récemment confié à CNN.

Sénateur pendant 36 ans, puis vice-président de 2009 à 2017, Joe Biden en est à sa troisième campagne présidentielle.

Jill Biden se montre particulièrement protectrice cette fois, peut-être en réaction à l’avalanche de critiques déversées par Donald Trump contre son époux.

Dès février, Jill Biden avait démontré qu’elle était prête à défendre physiquement son époux, en repoussant un manifestant qui s’approchait du candidat, dans le New Hampshire.

Joe et Jill Biden se sont mariés en 1977, cinq ans après l’accident tragique qui avait emporté la première épouse du sénateur et leur fillette.

Encore petits, ses deux fils survivants, Beau et Hunter, lui avaient eux-mêmes suggéré d’épouser Jill quelques années plus tard, a raconté Joe Biden dans des mémoires, où il avait écrit:

« Elle m’a redonné la vie ».