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Monday, March 2nd, 2020

 

Cameroun: 10 séparatistes « neutralisés » selon le gouvernement, qui dément la mort de civils

Publié le 03.03.2020 à 01h52 par AFP

Le gouvernement camerounais a assuré lundi avoir « neutralisé 10 terroristes » séparatistes lors d’une opération militaire samedi dans une localité de l’ouest anglophone du Cameroun, et dément avoir tué des civils comme l’affirment plusieurs médias en ligne camerounais.

« Dix terroristes sécessionnistes ont été neutralisés, dont trois femmes », lors d’un affrontement entre des militaires et des séparatistes dans la localité de « Small Babanki », dans la région du Nord-Ouest, a affirmé le ministre camerounais de la Communication, René Emmanuel Sadi, dans un communiqué.

Il a précisé qu’un commandant séparatiste connu sous le sobriquet de « général Fire man » fait partie des personnes abattues.

Depuis le week-end, plusieurs publications sur les réseaux sociaux ainsi que des médias en ligne accusent l’armée camerounaise d’avoir tué une dizaine de civils, notamment des femmes et des enfants, lors de cette opération.

Des photographies montrant des cadavres, dont celui d’un enfant en bas âge, ont largement circulé sur les réseaux sociaux, sans que l’AFP ne parvienne à les authentifier.

Le gouvernement parle « d’une propagande mensongère » et « d’allégations totalement infondées et contraires à la réalité des faits ».

Il a assuré aussi dans le communiqué qu’au cours de cette opération, « un fusil d’assaut de type AK47 » et du matériel de combat ont été retrouvés, ainsi qu’un homme « otage » libéré.

Depuis près de trois ans, l’armée et des groupes séparatistes armés s’affrontent dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les deux camps sont accusés de perpétrer des crimes et des exactions contre des civils.

La 14 février dernier, 23 civils dont 15 enfants (neuf de moins de 5 ans) et deux femmes enceintes, sont morts lors d’une opération militaire à Ntumbo, un village du Nord-Ouest, selon l’ONU.

Selon plusieurs ONG, dont Human Rights Watch, les forces gouvernementales ainsi qu’une milice peule alliée sont les responsables de cette tuerie.

L’armée dément et assure qu’il s’agit des conséquences d’un « malheureux accident » – l’explosion de conteneurs de carburant consécutive à des échanges de tirs entre soldats et rebelles séparatistes – et n’évoque la mort que de 5 civils.

Le drame a provoqué l’émoi au Cameroun, mais aussi à l’international.

Interpellé le 22 février par un activiste camerounais à Paris, le président français Emmanuel Macron avait promis de mettre « le maximum de pression » sur le président Paul Biya pour que cessent des violences « intolérables ».

Selon l’Elysée, M. Macron et M. Biya ont échangé dimanche au téléphone, et « se sont accordés sur la nécessité d’une enquête impartiale » pour faire la lumière sur les violences de Ntumbo.


Chez les partisans de Netanyahu, le bonheur se mélange au soulagement

Publié le 03.03.2020 à 01h52 par AFP

« Wahou! Je suis heureuse, cette fois c’est la bonne », se réjouit Hanna Piers, en dansant dans un hall de Tel-Aviv où sont réunis des partisans du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a revendiqué la victoire aux législatives après deux scrutins sans vainqueur.

Peu après l’annonce des premières estimations, c’est la satisfaction du but finalement atteint qui a dominé dans l’immense salle où sont rassemblés un millier de partisans du Likoud, sur le point de réaliser son meilleur score sous Benjamin Netanyahu.

Après deux élections sans vainqueur, en avril et septembre dernier, le Likoud est crédité d’environ 37 sièges par les sondages à la sortie des urnes, voire de 60 sièges avec ses alliés de droite, ce qui place le parti au seuil de la majorité.

« Finalement nous avons obtenu ce que nous voulions », se félicite Mme Piers, 37 ans.

« Cette fois-ci il n’y aura pas de nouvelles élections », renchérit Lidan Aton, 32 ans, tout sourire. « Je ressens une immense satisfaction, finalement nous avons réussi », lâche Ran Carmi Buzaglo, un adhérent actif du Likoud.

Quelques minutes avant la diffusion des sondages à la sortie des urnes, il avait parcouru l’immense salle en courant, drapeau israélien à bout de bras, clamant à qui voulait l’entendre que cette fois, c’était « la bonne ».

– Le 61 magique –

Au rassemblement du Likoud, la sono à fond diffuse de la musique pop israélienne orientale, des jeunes dansent en criant « Bibi, roi d’Israël » et en agitant des drapeaux du parti et d’Israël.

Les adhérents suivent de près l’évolution des résultats dans l’espoir de voir le bloc de droite – qui comprend les formations ultra-orthodoxes Shass et Judaïsme unifié de la Torah et de la droite radiale Yamina – atteindre, voire franchir, le nombre magique de 61 sièges, seuil de la majorité à la Knesset, le Parlement.

Gavriel Gaoui, 47 ans, membre du comité central du Likoud, est « persuadé d’atteindre 61, voire même 62 sièges ». « Historiquement les résultats définitifs nous donnent toujours un peu plus de sièges que les sondages de sortie des urnes », dit-il.

Mais certains, comme Lidan Aton, pensent qu’il faudra « voler » quelques sièges à « Bleu-Blanc » ou à Israël Beiteinou, parti de droite nationaliste laïque, grâce à la défection de leurs députés, pour parvenir à la majorité.

– Mince espoir –

La ferveur qui s’est emparée des partisans du Likoud tranche avec le long silence qui a accueilli les résultats de Benny Gantz dans la salle de réception située sur le port de Tel-Aviv, dont l’ancien chef d’état-major a fait son QG pour la soirée.

Les yeux rivés sur les grands écrans de télévision, la poignée de militants ayant fait le déplacement guettent le moindre changement dans les estimations.

La musique entraînante qui tourne en boucle depuis le début de soirée contraste avec l’ambiance pesante qui règne dans la salle.

Mais si la déception est de mise, l’espoir reste permis. Pour Katty Rojtman, porte-parole francophone du parti, « les résultats peuvent changer pendant la nuit, nous attendons les résultats définitifs ».

« En 2013, on s’est endormi avec le Parti travailliste et on s’est réveillé avec le Likoud », se rappelle-t-elle. « Alors on pourrait espérer s’endormir avec le Likoud et se réveiller avec Kahol-Lavan (Bleu-Blanc)… »


Le Maroc enregistre un premier cas du coronavirus à Casablanca

Publié le 03.03.2020 à 00h18 par APA

Le ministère marocain de la santé a annoncé avoir enregistré, lundi soir, un premier cas du nouveau coronavirus confirmé au laboratoire de l’Institut Pasteur-Maroc, d’un ressortissant marocain résidant en Italie.Selon un communiqué du ministère, l’état de santé du patient est « stable » et n’est pas « préoccupant », ajoutant que le malade est actuellement dans l’unité de mise en quarantaine à l’hôpital Moulay Youssef à Casablanca.

Aussitôt informés des résultats des analyses, une équipe d’experts a arrêté une liste des personnes qui étaient en contact avec le patient en vue de les surveiller et de prendre des mesures nécessaires pour freiner la propagation du virus.

 Suite à l’apparition de ce cas, le ministère de l’agriculture a annulé la 15ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), prévue du 14 au 19 avril prochain à Meknès.


La Mauritanie privée d’internet à haut débit depuis le 27 février

Publié le 03.03.2020 à 00h18 par APA

La Mauritanie souffre d’un débit faible et parfois inexistant d’internet depuis 5 jours à cause d’une panne sur un câble sous-marin alimentant le pays.Une situation qui devient de plus en plus insupportable pour beaucoup d’usagers.

Cette panne a été diagnostiquée dans les eaux de l’Océan atlantique à quelque 25 kilomètres de Nouakchott, a affirmé une source au sein de l’autorité publique en charge de l’approvisionnement en internet en Mauritanie.

Mais la réparation est confiée à une équipe d’experts venue de la Grande Bretagne. Ces experts sont attendus à bord d’un bateau spécial transportant les équipements nécessaires, a ajouté la même source.

Cette dernière a estimé que la réparation prendrait une dizaine de jours, y compris le délai d’arrivée de l’équipe sur le lieu de la panne dont les causes demeurent inconnues.

En attendant, le faible débit disponible – et parfois l’absence totale – ne fait qu’exaspérer l’impatience des internautes qui n’arrivent plus à faire fonctionner leur messagerie email ou surfer sur les réseaux sociaux.

Que ce soit au niveau du public ou du privé, les administrations tournent au ralenti à cause de la dépendance quasi-totale de l’outil électronique dans leurs travaux.

Une situation d’autant plus insoutenable que les usagers restent sceptiques quant à la date annoncée pour la fin des travaux.


Bajabulile « Swazi » Tshabalala nommée Première vice-présidente par intérim de la BAD

Publié le 03.03.2020 à 00h18 par APA

Le Président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr. Akinwumi Adesina a nommé, lundi, Mme Bajabulile « Swazi » Tshabalala au poste de Première vice-présidente par intérim du Groupe de la Banque, avec effet immédiat.Mme Tshabalala, qui occupe actuellement le poste de Vice-présidente des finances et responsable financière du Groupe de la Banque, a rejoint la Banque le 1er août 2018. «Elle remplacera, par intérim, M. Charles Boamah, l’ancien Premier vice-président, qui prend effectivement sa retraite ce jour, après 23 ans de service exemplaire au sein de l’institution », rapporte un communiqué.

 « Mme Tshabalala a fait preuve de qualités remarquables de leadership de haut niveau. Elle apporte une perspective fortement axée sur l’obtention de résultats, une orientation particulièrement importante au moment où la Banque s’engage à exécuter ses programmes et à honorer ses engagements » a déclaré le président de la BAD cité par le communiqué.

« Je suis très ravi de nommer Mme Tshabalala au poste de Première vice-présidente par intérim, en cette période où la Banque gère la transition au sein de la haute direction, afin de garantir la stabilité et la continuité de ses activités et de ses opérations »a ajouté Dr. Akinwumi Adesina , ajoutant être  « convaincu que Mme Tshabalala s’acquittera efficacement de cette mission ».

Mme Tshabalala continuera parallèlement à occuper le poste de Vice-présidente des finances et responsable financière du Groupe de la Banque pendant cette période intérimaire.


Thousands flee into the bush as conflict intensifies in east South Sudan

Tents form part of the Protection of Civilians site near Pibor. South Sudan, March 2020. © MSF

Teams from Médecins Sans Fronitères (MSF) have treated over 28 wounded people in the last two weeks in in our primary healthcare centre in Pibor town. We continue to receive some wounded in Pibor, many people are arriving in other health facilities, and many more are likely to have been unable to reach a health centre. At the same time, we have suspended activities in our two primary healthcare units in the towns of Gumuruk and Lekongole – which have been abandoned by people fleeing the clashes – and we are focusing our efforts on addressing the most urgent needs in Pibor.

“We received information from the community at 2am that we needed to leave immediately” says Nassam*, a resident from Lekongole recently displaced with his family. “We walked the whole night and by 4pm the next day we arrived in Pibor.”

“On the road there were many children and women,” Nassam says. “When we ran, we left everything as I had to carry my father. I was even robbed of my clothes and a small amount of money on my journey to Pibor.”

MSF is providing lifesaving medical assistance in the PoC site and has set up an emergency room for patient triage and stabilisation. A delivery room and a referral system for those in need of surgery is also in place.

“We are seeing a high number of malaria, pneumonia, measles, and weapon injuries cases,” says Lojana Augustino Ngorok, MSF Clinical Officer in Pibor. “The wounded are hard to treat here, and some need referral to Juba for more intensive care.”

People currently have very limited access to most necessities like water, food, shelter and latrines. Our teams are working on reinforcing the water, sanitation and hygiene conditions for the displaced people. With only the eight latrines that the MSF team has managed to build so far, the situation of the over 5,000 estimated people seeking safety inside the PoC site remains disastrous and will get worse as more people come in. Thousands more have fled into the bush.

“The camp setting is not a conducive environment and is very worrying. It is far too congested,” continues Lojana Augustino Ngorok. “What I am worried about is the lack of hygiene and water for the population. Food is also a really big concern. Most people are short on food, some do not have any and have arrived with nothing to trade or buy food with.”

“The numbers of patients that our team is seeing in Pibor is too low for the magnitude of the current violence and displacement in the area,” says Ania Zolkiewska, MSF Head of Mission. “With limited health services outside of Pibor town, we are very concerned about the ability of civilians and the wounded to access medical care.”


L’envoyé spécial de l’ONU en Libye démissionne de son poste

Publié le 02.03.2020 à 21h18 par APA

L’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, a annoncé lundi sa démission pour des « raisons de santé », après près de trois ans d’exercice dans cette fonction.« Je dois reconnaître que ma santé ne me permet plus de subir autant de stress, j’ai donc demandé au secrétaire général (de l’ONU) de me libérer de mes fonctions », a écrit le diplomate libanais sur son compte personnel Twitter.

Né en 1951, il a été nommé en juin 2017 par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en tant que Représentant spécial et Chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL).

La Libye, qui a cessé pratiquement d’être un État constitué depuis la chute de Kadhafi, est aujourd’hui un terrain de parcours pour différentes parties étrangères qui se disputent, par Libyens interposés, ce territoire encore riche en ressources pétrolières.

Éclaté entre différentes milices et groupements armés très souvent constitués sur une base tribale, ce pays constitue aujourd’hui une poudrière qui menace directement la sécurité et la stabilité du Maghreb, de l’Afrique du Nord, mais aussi de la zone sahélienne, elle-même déjà parcourue par des factions terroristes ralliées à Al Qaïda.

Le gouvernement légitime de Fayez El Serraj, (GNA), reconnu par l’ONU et issu des accords de Skhirat, n’exerce sa souveraineté qu’à Tripoli même et ses environs.

Son principal opposant, le Maréchal Khalifa Haftar, lui mène une guerre sans merci depuis avril dernier à la faveur d’une vaste offensive lancée contre la capitale.


Démission du Secrétaire général de la CAF

Publié le 02.03.2020 à 21h18 par APA

Le Secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), le Marocain Mouad Hajji, a déposé, lundi, sa démission de son poste, selon une source de l’instance faitière du football africain.Le cadre marocain a démissionné de son poste sans dévoiler les raisons de cette décision, selon une source fiable à la CAF.

Mouad Hajji avait était désigné secrétaire général de la CAF en avril dernier, en remplacement de l’Egyptien Amrou Fahmi, décédé la semaine écoulée.

De 2009 à 2011, M. Hajji avait coiffé le poste de directeur du cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, avant d’exercer au sein de la Fédération royale marocaine de football en tant que directeur administratif des sélections nationales et coordonnateur général des relations internationales, de 2014 à 2018.

Il avait été également vice-président du comité d’organisation de la Coupe du monde des clubs, organisée en 2014 au Maroc.


Sénégal: premier cas confirmé de nouveau coronavirus

Publié le 02.03.2020 à 20h53 par AFP

Le Sénégal a annoncé lundi son premier cas de nouveau coronavirus, sur un Français qui a séjourné en France en février avant de revenir au Sénégal et qui a été mis en quarantaine à Dakar.

Il s’agit du deuxième cas confirmé en Afrique subsaharienne après le Nigeria, qui concernait un Italien lui aussi de retour de son pays.

« Les résultats des tests effectués par l’Institut Pasteur de Dakar se sont avérés positifs », a dit devant la presse le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.

« A ce jour l’état du patient ne suscite aucune inquiétude majeure », a-t-il ajouté.

Le patient, un homme marié et père de deux enfants qui vit au Sénégal depuis plus de deux ans avec sa famille, a séjourné en France la deuxième quinzaine de février à Nîmes (sud) et dans une station de ski non-précisée de la région Auvergne-Rhône-Alpes (sud-est), a dit le ministre.

Rentré le 26 février au Sénégal, il a consulté, avec une fièvre de 39 degrés, un mal de gorge et des maux de tête. La structure médicale qui l’a reçu a contacté la cellule d’alerte sénégalaise mise en place contre le coronavirus, a dit le ministre.

Le patient a été mis en quarantaine dans le centre de traitement du service des maladies infectieuses et tropicales d’un hôpital de Dakar.

« Le dispositif de surveillance et de riposte au Covid-19 est renforcé et tous les moyens sont mis en oeuvre pour circonscrire la maladie », a ajouté le ministre. Il a appelé la population à la « sérénité » et a dit avoir « parfaitement confiance » dans le système de santé national.

En dehors du Sénégal et du Nigeria, les seuls concernés à ce jour en Afrique subsaharienne, quelques cas ont été enregistrés dans le nord du continent, en Algérie et en Egypte.

La possibilité d’une propagation du virus en Afrique et la faculté à faire face de pays aux systèmes de santé précaires sont un sujet de préoccupation pour l’Organisation mondiale de la Santé.


L’émissaire de l’ONU en Libye jette l’éponge

Publié le 02.03.2020 à 20h53 par AFP

L’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, a démissionné lundi pour des « raisons de santé », au moment où le processus politique dans ce pays, en proie à la guerre civile, est plus que jamais dans l’impasse.

« Je dois reconnaître que ma santé ne me permet plus de subir autant de stress, j’ai donc demandé au secrétaire général (de l’ONU) de me libérer de mes fonctions », a écrit le diplomate libanais sur son compte Twitter.

A New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a confirmé que le secrétaire général « a reçu un message de M. Salamé, exprimant son intention de quitter son poste de représentant spécial pour la Libye ».

« Le secrétaire général a toujours fait pleinement confiance au travail de M. Salamé et aux grands efforts qu’il a déployés pour ramener la paix en Libye. Le secrétaire général discutera avec M. Salamé de la manière d’assurer une transition en douceur afin de ne pas perdre de les acquis déjà atteints », a ajouté M. Dujarric.

« J’ai essayé d’unir les Libyens et de restreindre l’ingérence étrangère » dans ce pays, a ajouté M. Salamé dans son annonce, évoquant notamment le sommet international sur la Libye organisé fin janvier à Berlin et les pourparlers inter-libyens qu’il avait récemment lancés sur trois volets, politique, militaire et économique.

Depuis 2015, deux autorités rivales se disputent le pouvoir en Libye: le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar dans l’Est.

Une trêve est observée, bien que régulièrement violée, depuis le 12 janvier aux portes de la capitale libyenne entre les pro-GNA et les pro-Haftar qui ont lancé en avril 2019 une offensive pour s’emparer de Tripoli.

M. Salamé a été nommé le 22 juin 2017 par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres comme son nouveau représentant spécial et chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), succédant à l’Allemand Martin Kobler.

Depuis, il a tenté en vain de convaincre les belligérants libyens d’unifier les institutions de l’Etat et d’organiser des élections en vue de mettre fin aux divisions dans le pays.

– Efforts partis « en fumée » –

Entamé en 2017 et interrompu à plusieurs reprises, ce processus de discussions a été mis à mal après une attaque surprise lancée le 4 avril par le maréchal Haftar contre la capitale, le jour où le secrétaire général de l’ONU était en visite en Libye.

Le pays était alors à quelques jours d’une conférence inter-libyenne longuement préparée par l’ONU. M. Salamé avait regretté que tous ces efforts partent en fumée » quelques jours après le début des combats aux portes de la capitale.

« Nous avons travaillé pendant un an entier à la préparation de quelque chose qui n’a pas de précédent en Libye, c’est-à-dire une conférence nationale réunissant tout le monde (…) Et voilà que ces efforts partent en fumée », avait déclaré l’émissaire onusien dans une interview à l’AFP.

La conférence était appelée à établir une feuille de route pour sortir le pays du chaos mais elle avait été annulée après l’assaut.

M. Salamé a essayé par la suite d’unifier la position de la communauté internationale sur la Libye, après avoir constaté que les divisions et les ingérences étrangères compliquent le conflit dans le pays et rendent difficile toute solution politique.

Il a ainsi réuni les puissances mondiales et les principaux pays concernés par le conflit lors d’un sommet à Berlin où des engagements de non ingérences et de relance du processus politique ont été pris.

Vendredi à Genève, il s’en est pris aux « cyniques » qui tentent de saper les discussions entre les belligérants libyens, réclamant par ailleurs un plus grand soutien international.

L’émissaire de l’ONU a déclaré qu’il souhaitait la poursuite des négociations inter-libyennes même si les deux camps ont annoncé la suspension de leur participation aux pourparlers politiques.

Né en 1951, M. Salamé a passé la majeure partie de sa carrière en tant que professeur de relations internationales à la prestigieuse université française de Sciences politiques à Paris.

Il a été ministre de la Culture au Liban de 2000 à 2003 et a ensuite travaillé comme conseiller auprès de l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et de la mission des Nations unies en Irak.