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Sunday, February 23rd, 2020

 

Les huit aéroports des Canaries ferment en raison d’une tempête de sable

Publié le 23.02.2020 à 23h50 par AFP

Les huit aéroports situés sur l’archipel des Canaries ont fermé dimanche alors que des vents violents chargés de sable réduisaient nettement la visibilité, ces mêmes vents ayant entraîné déjà samedi des perturbations dans trois aéroports de cette région prisée des touristes.

« La visibilité est très faible. Les avions qui devaient atterrir sur les îles ont été détournés vers l’Espagne continentale » a affirmé dimanche une porte-parole de l’opérateur aéroportuaire Aena, ajoutant qu’il était trop tôt pour dire combien de vols seraient touchés.

Selon l’AENA, certains vols sont aussi détournés vers le Cap Vert, le Maroc, la Mauritanie et le Portugal.

Dans un tweet, le ministre des Transports Jose Luis Abalos a remercié ces pays pour leur « solidarité ». Les professionnels du transport aérien « ne se souviennent pas avoir jamais vu un temps aussi mauvais pour le transport aérien aux Canaries », a-t-il estimé.

Le trafic aérien était revenu à la normale sur l’archipel quelques heures plus tôt dimanche, au lendemain de perturbations similaires qui avaient engendré l’annulation ou la déviation d’environ 280 vols, selon la porte-parole d’Aena.

L’opérateur avait suspendu samedi l’ensemble des vols au départ et à destination de Grande Canarie et tous ceux quittant les deux aéroports de Tenerife (nord et sud) à cause des vents violents chargés de poussière de sable en provenance du Sahara qui ont drastiquement réduit la visibilité des pilotes sur ces îles au large du Maroc.

La compagnie maritime norvégienne Fred. Olsen & Co. a de son côté suspendu dimanche son service de ferry entre les îles de Fuerteventura et Lanzarote, et entre San Sebastian et Valle Gran Rey sur l’île de Gomera, « jusqu’à nouvel ordre » en raison du mauvais temps, a affirmé le groupe dans un tweet.

Le service météorologique national espagnol a indiqué que des rafales de vent atteignant 160 kilomètres par heure ont été enregistrées dans certaines parties de l’archipel dans la nuit.

Les vents violents ont par ailleurs rendu plus difficile la prise en charge d’un incendie qui s’est déclaré samedi près du village de Tasarte, dans le sud-ouest de Grande Canarie.

Des avions largueurs d’eau ont été empêchés dimanche de décoller et d’approcher la zone de l’incendie qui a brûlé environ 300 hectares et imposé l’évacuation d’environ 500 personnes, a déclaré le gouvernement régional des Canaries dans un communiqué.


Maroc: Aucun Subsaharien n’est contaminé par le coronavirus à Nador

Publié le 23.02.2020 à 22h18 par APA

Le ministère marocain de la Santé a démenti dimanche une rumeur selon laquelle un étudiant subsaharien de la faculté pluridisciplinaire de Nador (Nord-est) serait atteint du coronavirus.Réagissant aux informations selon lesquelles un cas positif de coronavirus a été enregistré chez un étudiant subsaharien à la faculté pluridisciplinaire de la ville de Nador, le ministère affirme dans un communiqué, qu’il ne s’agissait que d’une rumeur malveillante visant à semer la panique et la confusion parmi les citoyens.

Le département de de la Santé rassure qu’à ce jour, aucun cas d’infection de coronavirus n’a été enregistré, que ce soit à Nador ou dans d’autres villes marocaines, relevant que les résultats des analyses de laboratoire des 13 cas suspects détectés par le système national de veille et de surveillance épidémiologique, se sont révélés négatifs au nouveau coronavirus.

Le ministère affirme qu’il continuera à communiquer en toute transparence avec l’opinion publique nationale en l’informant de tous les développements, comme il l’a fait depuis le début de cette urgence sanitaire mondiale.


Inundaciones ponen en alerta a Bolivia, se moviliza ayuda

Fuerzas de seguridad ayudan a una persona a escapar de peligrosas inundaciones causadas por intensas lluvias en Tiquipaya, Cochabamba, Bolivia. Febrero 22 de 2020. © VOA/Wilfford Miranda

Fabiola Chambi

Las fuertes lluvias registradas en los últimos días han puesto en alerta a varias zonas de Bolivia que hasta la fecha reporta más de 10.000 familias afectadas y 18 personas fallecidas, según datos del Ministerio de Defensa.

En Cochabamba, centro de Bolivia, el municipio de Tiquipaya de 54.000 habitantes, es el más damnificado y fue declarado zona de desastre, luego de que un alud arrasara con todo a su paso en calles y avenidas principales sin que los pobladores pudieran hacer frente a esta manifestación de la naturaleza.

La presidenta de Bolivia, Jeanine Áñez suspendió su agenda con actividades por el Carnaval para llegar a esta zona y atender la emergencia por las lluvias ante el clamor de los pobladores que piden atención inmediata de las autoridades.

Áñez junto a ministros de su gabinete, realizaron ayer una inspección en Tiquipaya y comprometieron ayuda para atender a los afectados.

“Es urgente que se tomen medidas preventivas, pero ahora creo que lo importante es la emergencia. Que vengan las maquinarias para que no pase algo mayor. Gracias a Dios no ha habido ninguna pérdida humana y esperamos que no suceda”, manifestó la Presidenta.

Por otro lado, la gobernadora del departamento de Cochabamba, Esther Soria, pidió ayer que se acelere la evacuación para precautelar la vida.

“Gracias a Dios no hemos tenido pérdidas humanas (…) pedimos a la población de las viviendas aledañas que por favor evacúen porque tenemos pronósticos de que va a seguir creciendo el río Taquiña”, dijo Soria.

El último reporte indica que un centenar de familias en Tiquipaya ya fueron evacuadas.

Los pobladores que aún permanecen en la zona, viven momentos de zozobra y tensión ante la posibilidad de un nuevo desborde del río Taquiña ya que los pronósticos del servicio de meteorología indican que las lluvias se mantendrán en los próximos días.

Varias poblaciones en los departamentos de La Paz y Beni también se encuentran en emergencia.


Les pays touchés par le nouveau coronavirus

Publié le 23.02.2020 à 20h50 par AFP

Voici la liste des pays et territoires ayant annoncé des cas confirmés de maladie due au nouveau coronavirus, qui a provoqué pour l’heure la mort de plus de 2.400 personnes, dont seulement 26 hors de Chine continentale.

Le coronavirus s’est propagé à partir de la ville chinoise de Wuhan, où il est apparu en décembre et qui a été confinée il y a exactement un mois.

En dehors de la Chine, plus de 1.500 contaminations ont été recensées, principalement en Corée du Sud et sur le bateau de croisière Diamond Princess au Japon.

– CHINE –

Le bilan en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) depuis le début de l’épidémie était dimanche de quelque 77.000 personnes contaminées et 2.442 morts.

La plupart des décès se sont produits dans la province du Hubei, le foyer de la contagion, dont Wuhan est la capitale.

Deux morts ont été signalés dans le territoire chinois semi-autonome de Hong Kong où au moins 70 cas ont été enregistrés. Et dix cas ont été signalés à Macao.

– ASIE-PACIFIQUE –

Corée du Sud : 602 personnes porteuses du virus, qui a fait six morts. Le nombre de cas a bondi ces derniers jours, notamment dans la ville de Daegu (sud-est), où des centaines de fidèles d’une secte chrétienne ont été contaminés. Parmi les nouveaux cas figurent également 18 personnes rentrées d’un pèlerinage en Israël.

Japon : plus de 130 cas et quatre morts, dont trois issus du paquebot Diamond Princess décédés à l’hôpital.

Plus de 630 personnes ont contracté le coronavirus à bord de ce navire, qui a été placé en quarantaine début février. Des centaines de passagers ont été autorisés à débarquer cette semaine après des tests négatifs. Le Japon a reconnu qu’une vingtaine avaient pu quitter le paquebot sans passer tous les contrôles requis.

Taïwan : 26 cas, dont un mort.

Cambodge : 1

Malaisie : 22

Philippines : 3 cas dont un mort à Manille.

Singapour : 89

Thaïlande : 35

Vietnam : 16

Inde : 3

Népal : 1

Sri Lanka : 1

Australie: 22, dont deux évacués du Diamond Princess

– AMERIQUES –

Canada: neuf cas

Etats-Unis 35 cas. Parmi les rapatriés du Diamond Princess en quarantaine, 18 ont été testés positifs.

– EUROPE –

Allemagne : 16 cas

Belgique : 1

Espagne : 2

Finlande : 1

France : 12 cas, dont un décès annoncé le 15 février, le premier hors d’Asie

Italie : 149 cas, trois morts. L’Italie est le pays le plus touché en Europe, et également le premier pays européen à mettre des villes en quarantaine, en isolant 11 communes.

Suède : 1

Royaume-Uni: 13 cas

Russie: 5 cas, dont trois chez des passagers rapatriés du Diamond Princess.

– MOYEN-ORIENT –

Emirats arabes unis: 13 cas

Iran: 43 cas, 8 morts, soit le plus grand nombre de décès enregistrés hors de Chine.

Israël: un cas, chez une ex-passagère du Diamond Princess rentrée au pays après la quarantaine.

Liban: un cas

– AFRIQUE –

Egypte: un cas

burx-ang-jah/cds/avz


Coronavirus: l’extension rapide confirme l’inquiétude de l’OMS (experts)

Publié le 23.02.2020 à 19h50 par AFP

La multiplication de nouveaux cas de coronavirus hors de Chine conforte le cri d’alarme de l’OMS sur le risque de propagation de l’épidémie, estiment dimanche des experts, en appelant à renforcer la vigilance.

« L’épidémie de Covid-19 a connu un profond tournant ces dernières 48 heures. L’OMS et ses États membres doivent maintenant réfléchir à passer d’une stratégie d’endiguement à une stratégie d’atténuation, c’est à dire la réduction des impacts négatifs de la poursuite de la transmission » du virus, estime le professeur Devi Sridhar, responsable du programme de Gouvernance sanitaire à la faculté de médecine d’Édimbourg (Grande-Bretagne).

Vendredi, le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus avait déjà tiré la sonnette d’alarme: « Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l’épidémie. » Mais la « fenêtre de tir se rétrécit ».

En cause notamment la multiplication de cas hors du berceau de l’épidémie en Chine « sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage ou les contacts avec un cas confirmé ».

Des foyers sont ainsi apparus ou se sont développés rapidement ces derniers jours en Corée du Sud, en Iran – particulièrement meurtrier avec 8 décès pour 43 cas répertoriés dimanche – ou en Italie, où près de 150 cas de coronavirus ont été enregistrés en quelques jours et 11 villes placées en quarantaine. Dans ce pays, le plus touché en Europe, trois personnes sont mortes.

– « N’importe où dans le monde » –

« C’est ce qu’on appelle le passage en transmission communautaire », explique le professeur Arnaud Fontanet, chef de l’unité « épidémiologie des maladies émergentes » à l’institut Pasteur (France). « Ça rend le contrôle beaucoup plus difficile et ça laisse présager un risque d’introduction à partir d’autre foyers que la Chine. »

C’est ainsi que des cas signalés au Liban et au Canada auraient le foyer iranien pour origine. Quant au foyer infectieux autochtone en Italie, les scientifiques peinent à identifier le processus de contamination du « patient 1 » à l’origine de la propagation.

« Ce qui se passe en Italie et en Corée du Sud pourrait se passer n’importe où dans le monde », prévient le professeur Sridhar.

Le docteur Nathalie MacDermott, du King’s College de Londres, évoque également des développements « très préoccupants », notamment la difficulté à identifier un individu à l’origine des derniers foyers épidémiques.

« Ceci laisse supposer une transmission par un individu asymptomatique, ou présentant peu de symptômes », estime la spécialiste, qui juge « impératif que les autres pays prennent ces situations en compte et renforcent leur surveillance des personnes en provenance de régions affectées qu’elles présentent ou non des symptômes » et s’attachent à contenir les foyers d’infection autochtone.

« Je pense que c’est une nouvelle phase » dans l’extension du Covid-19, explique Eric D’Ortenzio, épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) français.

Ce spécialiste pointe lui aussi l’apparition dans les nouveaux pays touchés de « chaînes de transmissions à partir de cas non détectés », même s’il nuance, en l’attente de données précises sur le sujet, le rôle de « drivers » épidémique des cas asymptomatiques.

Mais pour lui aussi les conséquences à tirer sont claires: « Il doit y avoir une vigilance qui augmente, il faut que les autorités renforcent la surveillance », que ce soit sur les cas autochtones ou les possibles importation depuis des foyers épidémiques.


WFP estimates that one out of three Venezuelans is food insecure and in need of assistance

Background

The World Food Programme (WFP) was invited by the Government of Venezuela to conduct a Food Security Assessment (FSA) to estimate the needs and vulnerabilities of Venezuelan households. WFP had full independence to design and implement the assessment, and had access countrywide allowing the collection of household-level data without impediment.

The Venezuela FSA follows the standard WFP Emergency Food Security Assessment (EFSA) methodology and the Consolidated Approach to Reporting Indicators of Food Security (CARI). The assessment is based on the analysis of primary data collected at household level and at community level.

At the end of the assessment, 8,375 valid questionnaires were collected, ensuring statistical representativity at state level.

How Many People Are Food Insecure?

The assessment estimates that 7.9 percent of the population in Venezuela (2.3 million) is severely food insecure. An additional 24.4 percent (7 million) is found to be moderately food insecure. Based on the CARI approach, WFP estimates that one out of three Venezuelans (32.3%) is food insecure and in need of assistance.

Food Security Classification

The prevalence of food insecurity in Venezuela was obtained by analysing food consumption patterns, food and livelihood coping strategies and economic vulnerability. Indicators have different behaviours; the table below shows the food consumption indicator (FCS) performs better (17.8% of food insecurity) than the livelihood coping strategies indicator (61.3% of food insecurity). This means that, at the time of the survey, many families were still able to cover their food needs but at the great cost of sacrificing their assets and endangering their livelihoods.

The analysis of the FCS indicates that nearly one household out of five (17.8%) has an unacceptable level of food consumption, of which 12.3 percent have borderline food consumption and 5.5 percent poor food consumption.

The lack of dietary diversity is of major concern. Venezuelan families consume cereals, roots or tubers on a daily basis, and complement the daily intake of cereals with pulses (beans, lentils) three days a week and dairy products four days a week. The overall consumption of meat, fish, eggs, vegetables and fruits is below three days a week for each of these food groups. The lack of dietary diversity indicates inadequate nutritional intake.

Coping Strategies

Seventy-four percent of families have engaged in food-related coping strategies, reducing the variety and the quality of the food they eat; 60 percent of the households reported reducing the portion size of their meals.

Three out of four families engaged in at least one livelihood-related coping strategy and, on average, families adopted at least four strategies in the 30 days preceding the survey. In order to survive, 33 percent of households accept working for food as payment and 20 percent have sold family assets to cover basic needs. Six out of 10 families have spent their savings to buy food.

As families deplete the coping mechanisms they have been using to sustain basic food consumption, there are great concerns that nutritional needs will not be met in the short term. This will affect the most vulnerable, including children, pregnant and lactating women, and the elderly.

Perceived Food Availability

Seven out of 10 Venezuelans report that food is always available. However, access to food is difficult as the prices are too high when compared to household income.

Income Sources

Hyperinflation is affecting the ability of families to secure food and other basic needs. Fifty-nine percent of households have insufficient income to buy food and 65 percent are unable to buy other essential items such as hygiene products, clothes and shoes.

When asked about how the current situation in Venezuela has impacted the sources of income of the household, half of the respondents declared a partial loss (51%), such as reduced salaries or the loss of one of two jobs. More than a third of respondents (37%) have experienced a total loss of their income, such as losing their only job or losing their business.

Results show 18 percent of households rely on government assistance and social protection systems. The constant outflow of migrants, whilst allowing families to rely on remittances, translates into a concerning human capital and social capacity loss, including reduced numbers of teachers, doctors, scientists and other skilled workers.

Basic Services

The survey collected data on access to basic services (water, sanitation, housing, electricity, cooking facilities) to understand living conditions. The results show families are strongly concerned on the deterioration of basic services. At the time of the survey, four out of 10 households had daily interruptions in the electrical service and 72 percent had an irregular gas supply. Four out of 10 households have recurrent interruptions in the water service; as a result, families use alternative strategies to gain access to potable water such as buying bottled water or using water trucking services. Twenty-five percent of the households do not have sustainable access to potable water.


Présidentielle: le Togo dans l’attente des résultats, pouvoir et opposition revendiquent la victoire

Au lendemain de la présidentielle au Togo, le camp du président sortant Faure Gnassingbé et le candidat de l’opposition Agbéyomé Kodjo revendiquent tous deux la victoire avant même la proclamation des résultats par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L’un des premiers soutiens du chef de l’Etat, le ministre de la Fonction publique Gilbert Bawara, a assuré dimanche à l’AFP que « la victoire est acquise » après le scrutin qui s’est déroulé samedi dans le calme.

« L’avance du président Faure Gnassingbé est largement au-dessus de 50% et même au dessus de 60% », a-t-il ajouté, évoquant une « avance irrattrapable ».

« En effectuant nous-mêmes nos compilations, nous sommes extrêmement optimistes et dans l’attente d’une nette et éclatante victoire dès le premier tour », a-t-il déclaré, affirmant se baser sur les procès verbaux recueillis « dans la totalité des bureaux de vote » à travers le pays.

M. Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, le général Gnassigbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo pendant 38 ans, a été réélu depuis lors de scrutins très contestés par l’opposition.

L’outsider de l’opposition Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre et président de l’Assemblée nationale, a lui réuni la presse à son domicile dans la nuit de samedi à dimanche pour dénoncer des fraudes, assurant lui aussi être largement en tête du scrutin.

« Vu les dénonciations de fraudes qui ont émaillé ce scrutin, il est impossible au candidat sortant – le président Faure Gnassingbé – d’être élu au 1er tour », a déclaré M. Kodjo à la presse, affirmant se baser sur « plus de 60% des résultats ».

« J’ai la conviction que dans la semaine à venir, je dirigerai ce pays », a-t-il ajouté, assurant que le vote a été « un véritable tsunami » en sa faveur.

Le candidat du Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie (MPDD) avait créé la surprise samedi lors du dépouillement, notamment à Lomé, la capitale, où il a devancé l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le parti du leader historique de l’opposition, Jean-Pierre Fabre.

M. Kodjo affirme avoir une large avance dans les régions Maritime (Sud) et Plateaux (centre-sud), être au coude à coude le parti au pouvoir Union pour la République (Unir) dans le centre et avoir réalisé de très bons scores dans les Savanes (nord).

Son domicile, ainsi que celui de son principal soutien, l’ancien archevêque de Lomé, Mgr Kpodzro, ont ensuite presque aussitôt été encerclés pendant quelques heures par les forces de l’ordre, qui ont affirmé vouloir « garantir leur sécurité ».

Le vote s’est déroulé samedi sans violences, mais la société civile a recensé des bourrages d’urnes et des inversions de résultats.

Des délégués de l’opposition se sont également vus refuser les accès dans certains bureaux de vote et internet a été coupé par intermittence dans la capitale ou totalement dans certaines régions sensibles, même si le gouvernement a démenti être à l’origine de cette situation.

Ces incidents s’ajoutent au retrait d’accréditation de nombreux observateurs de l’Eglise et de la société civile ainsi qu’à l’abandon du système de sécurisation électronique des résultats quelques jours avant le vote.

Le pouvoir a dénoncé des tentatives d’ »ingérence étrangère » dans le système baptisé Sincère qui devait permettre une compilation électronique des PV et décidé de ne pas s’en servir pour éviter « tout piratage ».

– « Vote sanction pour Fabre » –

La Céni a promis dans un communiqué que les résultats officiels tomberaient au plus tard lundi, mais ils pourraient être annoncés dès dimanche soir, selon des informations obtenues par l’AFP.

Une chose est certaine, c’est que Kodjo a en effet siphonné les voix de l’opposition traditionnelle de l’ANC, qui a d’ailleurs reconnu sa défaite dès samedi soir, par un bref communiqué.

C’est un coup de massue pour son leader Jean-Pierre Fabre, rival historique du chef de l’Etat, à qui on reproche de ne pas avoir su tirer profit des manifestations monstres de 2017-2018 où des dizaines de milliers de personnes sont régulièrement descendues dans les rues pour demander la démission de « Faure ».

« Vous avez vu non, on a donné nos votes à Agbeyome. C’est un vote sanction pour Fabre. On l’a soutenu en 2005, en 2010, en 2015 et il nous a trahi », déclaraient des électeurs surexcités à Bè, quartier de Lomé acquis à l’opposition.

Les candidats de l’opposition avaient assuré qu’ils s’allieraient en cas de second tour pour faire barrage au président sortant, mais aucun n’a fait de déclaration officielle dans ce sens depuis la fermeture des bureaux de vote.

La possibilité d’un second tour, si aucun des candidats n’obtient de majorité, pourrait être préjudiciable pour Faure Gnassingbé, mais ce scénario reste peu probable dans un pays où le parti au pouvoir garde un ancrage extrêmement important à tous les postes administratifs et au sein du pouvoir traditionnel.

« Dire non à Unir, c’est refuser de manger », expliquait à l’AFP un cadre associatif de Dapaong, dans l’extrême nord du pays, pendant la campagne.

Dimanche, la situation était calme dans la capitale, et en matinée les habitants se sont rendus à l’église comme à l’accoutumée, ont constaté des journalistes de l’AFP.


G20: le coronavirus met en péril la reprise de l’économie mondiale (FMI)

Publié le 23.02.2020 à 18h50 par AFP

La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a estimé dimanche que le nouveau coronavirus mettait « en péril » la reprise de l’économie mondiale lors d’une réunion du G20 à Ryad, qui s’est dit prêt à agir pour limiter les « risques » sur la croissance.

Le virus a fait plus de 2.400 morts en Chine, coupant les transports, perturbant les échanges commerciaux et attisant l’inquiétude des investisseurs, les entreprises étant obligées de suspendre leur activité. Il a également touché une trentaine de pays et territoires y faisant 24 morts.

« Le virus Covid-19, une urgence sanitaire mondiale, a perturbé l’activité économique en Chine et pourrait mettre en péril la reprise », a déclaré Kristalina Georgieva devant les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales des vingt premières économies dans la capitale saoudienne.

En janvier, le FMI avait prédit une croissance globale de 3,3 % pour 2020, contre 2,9% en 2019. Lors du sommet à Ryad, Mme Georgieva a affirmé que l’impact du virus sur la croissance serait d’environ 0,1 point.

« La reprise de l’économie prévue (…) est fragile », a ajouté la cheffe du FMI, citée dans un communiqué.

La croissance chinoise s’établirait à 5,6% en baisse de 0,4 point comparé aux estimations de janvier.

« J’ai informé le G20 que, même en cas d’endiguement rapide du virus, la croissance en Chine et dans le reste du monde serait touchée », a déclaré Mme Georgieva.

La cheffe du FMI a averti que l’économie mondiale était confrontée à d’autres risques, notamment l’augmentation du niveau d’endettement de certains pays ainsi que le changement climatique, mais elle a en particulier exhorté les pays du G20 à coopérer pour contenir la propagation du virus.

« Le G20 est un forum important pour aider à mettre l’économie mondiale sur une base plus solide », a insisté Mme Georgieva.

– « Renforcer la surveillance » –

« Nous continuerons d’examiner les risques et de consulter toutes les parties (…) pour surveiller ces risques et se préparer à intervenir avec les politiques nécessaires pour les limiter », a déclaré Mohammed al-Jadaan, ministre des Finances de l’Arabie saoudite, premier pays arabe à assurer la présidence du G20.

Les responsables réunis à Ryad se sont engagés à « renforcer la surveillance mondiale des risques » de la récente épidémie, selon le communiqué final du G20 publié à l’issue de la réunion.

« Le risque est maintenant confirmé, l’impact sur la croissance mondiale également, et c’est désormais une véritable préoccupation de l’ensemble des membres du G20 », a souligné à l’AFP le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Dans ce contexte, « nous avons décidé (…) de garantir un suivi attentif et quotidien de l’épidémie et de son développement (…) assuré par la présidence du G20 et par le Fonds monétaire international », a-t-il ajouté.

Outre un plan d’action visant à protéger l’économie mondiale de l’impact de l’épidémie, les dirigeants financiers des 20 premières économies du monde ont également discuté des moyens de parvenir à un système de taxation mondial sur le numérique plus équitable et des moyens de lutter contre le changement climatique.

De ce point de vue, « c’était un G20 utile » et des progrès « importants » ont été faits, s’est félicité M. Le Maire.

Sur le sujet de la taxation des grands groupes internationaux, et notamment des géants du numérique, « il y a désormais un consensus pour reconnaître la nécessité d’avancer sur une solution globale, dans le cadre de l’OCDE » (l’Organisation pour la coopération et le développement économiques), a détaillé le ministre, affichant sa satisfaction que l’Europe ait fait « front commun » face aux Etats-Unis.


Cuba, sous le coup des sanctions américaines, peine à régler ses dettes

Des entreprises étrangères impayées, des pays créanciers contraints de patienter: cible de sanctions américaines, le gouvernement cubain peine à rembourser ses dettes, générant une certaine nervosité chez ses partenaires.

Après avoir négocié en 2015 avec le Club de Paris la restructuration de sa dette envers quatorze pays, Cuba n’a pu régler toutes ses échéances de 2019 à six d’entre eux (France, Espagne, Belgique, Autriche, Royaume-Uni, Japon).

Selon une source diplomatique, le pays devait leur rembourser « 32 à 33 millions » des 82 millions de dollars dus en 2019. Il s’expose désormais au paiement de 9% d’intérêts

Face à ce problème délicat, le vice-Premier ministre Ricardo Cabrisas est chargé de rassurer: il promet que Cuba paiera d’ici fin mai dans une lettre –dont l’AFP a obtenu copie– à la directrice générale du Trésor français et présidente du groupe des pays créanciers de Cuba Odile Renaud-Basso.

« Ils doivent proposer un calendrier précis », s’impatiente un ambassadeur, admettant que le gouvernement cubain « passe un mauvais moment, il n’a pas de liquidités ».

Plusieurs diplomates interrogés par l’AFP déplorent le « précédent » ainsi créé et se disent « inquiets »: « Ils avaient dit qu’ils paieraient leurs dettes », s’agace l’un d’eux et, finalement, « il n’y a pas de plan, pas de crédibilité ».

« Nous avons rencontré Cabrisas en début d’année », raconte un autre. Malgré son « ton défaitiste », « il nous a dit que son pays ne souhaite vraiment pas être en défaut de paiement » comme ce fut le cas en 1986.

– « Cercle vicieux » –

L’île s’était alors coupée des marchés internationaux jusqu’aux années 2010, quand plusieurs pays ont annulé presque totalement sa dette: la Chine en 2011 (6 milliards de dollars), le Mexique en 2013 (400 millions), la Russie en 2014 (35 milliards).

L’accord avec le Club de Paris a achevé de remettre Cuba sur les rails, quatorze pays –la plupart européens– ayant accepté d’effacer 8,5 des 11,1 milliards de dollars dus. Le solde a été converti en projets d’investissement ou doit être remboursé d’ici 2033.

L’Union européenne est devenue depuis le principal investisseur et premier partenaire commercial de Cuba, avec des échanges de 3,47 milliards de dollars en 2018.

« Le paiement incomplet aux créanciers du Club de Paris montre la complexité de la situation économique et financière cubaine », observe Pavel Vidal, économiste cubain de l’université Javeriana en Colombie.

« Depuis au moins trois ans, Cuba présente tous les symptômes d’une économie en récession et en crise de balance des paiements » et « c’est compliqué de sortir de ce cercle vicieux sans recevoir l’aide d’un prêteur international comme le (Fonds monétaire international), surtout face à l’escalade des sanctions américaines et les effets de la crise vénézuélienne ».

Le pays est confronté au durcissement de l’embargo américain appliqué depuis 1962, avec des lois pénalisant les entreprises étrangères, des pressions sur les banques et des mesures limitant les visites des Américains sur l’île.

Il souffre aussi des déboires du Venezuela, son premier allié et fournisseur de pétrole, tandis que ses principales sources de revenus sont en berne.

Les arrivées de touristes ont diminué de 9,3% en 2019, pour la première fois en dix ans, et l’envoi de médecins à l’étranger a pâti du retour de 9.000 d’entre eux sur fond de brouilles diplomatiques notamment avec le Brésil, avec lequel Cuba est en défaut de paiement depuis mi-2018.

Selon les derniers chiffres officiels, la dette extérieure a bondi de 53% entre 2013 et 2016, à 18,2 milliards de dollars.

– Les impayés des entreprises –

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est l’autre dette, celle formée par les crédits des fournisseurs », qui attendent généralement deux ans pour être payés, souligne l’économiste Omar Everleny Perez.

Les entreprises espagnoles, les plus nombreuses, accumulent des impayés de 300 millions d’euros, selon Madrid.

« Bien sûr que les sanctions américaines affectent » la capacité de Cuba à rembourser, note M. Everleny, estimant que l’accord avec le Club de Paris étant « politiquement important », le gouvernement « va payer ».

« Mais ça ne va pas régler le problème à long terme », soupire-t-il, dénonçant l’absence de réformes pour stimuler le secteur privé et relancer la croissance.

Détenteur d’une partie de la dette commerciale de l’île à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars, le Club de Londres essaie en vain depuis sept ans de négocier un accord avec Cuba.

Membre du Club, la société d’investissements CRF I Ltd vient de saisir la justice britannique. « Nous perdons patience », confie David Charters, son président. « Si (Cuba) veut avoir à nouveau accès aux marchés financiers internationaux, ils doivent régler ça ».


Présidentielle/Togo: l’opposition dénonce des « irrégularités » et veut croire en la victoire

Au lendemain de la présidentielle au Togo, le candidat de l’opposition Agbéyomé Kodjo a dénoncé des « irrégularités dans le scrutin » et assure pouvoir gagner face au président sortant Faure Gnassingbé, en lice pour un quatrième mandat, et dont le parti garde un fort ancrage territorial.

L’outsider de l’opposition Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre et président de l’Assemblée nationale, a créé la surprise samedi soir, après le début du dépouillement, notamment à Lomé, la capitale, où il a largement devancé le parti historique de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre.

Son domicile, ainsi que celui de son principal soutien, l’ancien archevêque de Lomé, Mgr Kpodzro, ont ensuite presque aussitôt été encerclés pendant quelques heures par les forces de l’ordre, qui ont affirmé vouloir garantir leur sécurité.

« Vu les dénonciations de fraudes qui ont émaillé ce scrutin, il est impossible au candidat sortant – le président Faure Gnassingbé – d’être élu au 1er tour », a déclaré M. Kodjo à la presse.

« J’ai la conviction que dans la semaine à venir, je dirigerai ce pays », a-t-il ajouté, dénonçant un scrutin « émaillé de nombreuses irrégularités ».

Le scrutin s’est déroulé samedi dans le calme, mais la société civile a recensé des bourrages d’urnes et des inversions de résultats.

Des délégués de l’opposition se sont également vus refuser les accès dans certains bureaux de vote et internet a été coupé par intermitence dans la capitale ou totalement dans certaines régions sensibles.

Ces incidents s’ajoutent au retrait d’accréditation de nombreux observateurs ainsi qu’à l’abandon du système de sécurisation électronique des résultats quelques jours avant le vote.

Aucun résultat officiel n’a été communiqué pour le moment, mais le candidat du Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie (MPDD), M. Kodjo affirme avoir une large avance dans les régions Maritime (Sud) et Plateaux (centre-sud), être au coude à coude le parti au pouvoir Union pour la République (Unir) dans le centre et avoir réalisé de très bons scores dans les Savanes (nord).

Selon des informations obtenues par l’AFP, les régions nord et centre avaient connues peu d’engouement pour le vote, avec des bureaux de vote qui ont enregistré moins de 20% de participation à Sokodé, deuxième ville du pays, mais Unir y maintenait une légère avance.

– Siphonné l’opposition traditionnelle –

« Les résultats (de M. Kodjo) dans certains bureaux de vote de Lomé traditionnellement acquis à l’opposition ne sauraient parler pour tout le pays », affirme à l’AFP une source à la présidence.

« Unir a maintenu tous ses fiefs traditionnels et a fait mieux que par le passé partout y compris dans des zones difficiles au sud et à Lomé », ajoute cette même source, qui se félicite d’une campagne électorale proche du peuple.

Les résultats officiels étaient attendus en début de semaine, mais pourraient être annoncés dès dimanche soir, selon des informations obtenues par l’AFP.

Une chose est certaine, c’est que M. Kodjo a en effet siphonné les voix de l’opposition traditionnelle de l’ANC, qui a d’ailleurs reconnu sa défaite dès samedi soir, par un bref communiqué.

C’est un coup de massue pour son leader Jean-Pierre Fabre, rival historique du chef de l’Etat, à qui on reproche de ne pas avoir su tirer profit des manifestations monstres de 2017-2018 où des dizaines de milliers de personnes sont régulièrement descendues dans les rues pour demander la démission de « Faure ».

« Vous avez vu non, on a donné nos votes à Agbeyome. C’est un vote sanction pour Fabre. On l’a soutenu en 2005, en 2010, en 2015 et il nous a trahi », déclaraient des électeurs surexcités à Bè, quartier de Lomé acquis à l’opposition.

Les candidats de l’opposition avaient assuré qu’ils s’allieraient en cas de second tour pour faire barrage au président sortant, mais aucun n’a fait de déclaration officielle dans ce sens depuis la fermeture des bureaux de vote.

La possibilité d’un second tour, si aucun des candidats n’obtient de majorité, pourrait être préjudiciable pour Faure Gnassingbé, mais ce scénario reste peu probable dans un pays où le parti au pouvoir garde un ancrage extrêmement important à tous les postes administratifs et au sein du pouvoir traditionnel.

« Dire non à Unir, c’est refuser de manger », expliquait à l’AFP un cadre associatif de Dapaong, dans l’extrême nord du pays, pendant la campagne.

Dimanche, la situation était calme dans la capitale, les habitants se rendaient à l’église comme à l’accoutumée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Faure Gnassingbé a été propulsé au pouvoir par l’armée en 2005 après le décès de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo pendant 38 ans.

Il a ensuite remporté les élections de 2005, 2010 et 2015 dans des scrutins contestés par l’opposition.