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Saturday, February 22nd, 2020

 

Présidentielle au Togo: le domicile d’un opposant encerclé pendant quelques heures

Les forces de sécurité togolaises ont encerclé le domicile du candidat de l’opposition à la présidentielle Agbéyomé Kodjo pendant quelques heures, juste après la fermeture des bureaux de vote, a déclaré l’opposant.

« Ils viennent de partir », a déclaré le candidat du Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie (MPDD) à Radio France Internationale après quelques heures de bouclage des rues qui mènent à son domicile de Lomé.

Les forces de l’ordre avaient déclaré vouloir « garantir sa sécurité » en encerclant son domicile ainsi que celui de l’ancien archevêque de Lomé, qui lui a témoigné son soutien pendant la campagne.

Ailleurs dans la capitale togolaise, des barrages militaires se mettaient en place, mais tout était calme dans le pays.

– Problèmes de communication –

L’accès à internet était interrompu de manière sporadique dans la capitale, mais à Sokodé et dans le nord, plusieurs sources contactées par l’AFP ont assuré qu’internet avait été coupé aux alentours de 18 heures (1800 GMT).

Le parti historique de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a également affirmé que ses « responsables politiques sont victimes de coupure de leur téléphone ce qui entrave les communications avec nos délégués dans les bureaux de vote », sur son compte Twitter.

Ce dispositif sécuritaire a été mis en place à la fin d’une journée au cours de laquelle les Togolais ont voté pour choisir leur président, un scrutin sans incident majeur dans lequel le président sortant Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis plus d’un demi siècle, était en lice pour un quatrième mandat.

Les 9.383 bureaux de vote du pays ont fermé comme convenu à 16 heures (locales et GMT), et ont connu une affluence moyenne à Lomé, et plutôt faible dans les localités du nord et centre-nord selon des informations recueillies par des journalistes de l’AFP.

Dans de nombreux bureaux de vote de la capitale togolaise, le candidat Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre qui a surpris par sa popularité pendant la campagne électorale, recueillait de nombreuses voix.

A Sokodé, deuxième ville du pays, une source contactée par l’AFP a expliqué que la participation avait été très faible avec moins de 20% dans certains bureaux, mais que le parti au pouvoir, UNIR, maintenait une légère avance sur le MPDD de Kodjo.

L’ANC, conduit par le leader historique Jean-Pierre Fabre, a rapidement reconnu sa défaite et a remercié ses militants dans un bref communiqué de presse.

Au cours de la campagne, des militants de l’opposition se sont dit « déçus », voire « trahis » par l’ANC, qui n’a pas su tirer profit des manifestations de 2017-2018, quand des dizaines de milliers de personnes descendaient régulièrement dans les rues pour demander la démission du président Gnassingbé.

Les résultats officiels sont attendus en début de semaine, selon des sources au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), et les six candidats de l’opposition ont d’ores et déjà déclaré qu’ils s’uniraient pour faire bloc contre le président sortant en cas de second tour.

– Second tour –

Si aucun des candidats n’obtient la majorité des voix, un second tour doit être organisé quinze jours après la déclaration des résultats, mais ce scénario reste peu probable.

Les partisans d’UNIR s’étaient d’ailleurs déjà réunis dans le fief du président, à Kara (nord) pour célébrer la victoire, avant la proclamation des résultats officiels.

L’opposition, qui a contesté tous les précédents scrutins de 2005, 2010 et 2015, à dit craindre une nouvelle fois des « fraudes ».

L’organisation de la société civile Togo Debout a déclaré avoir recensé « des bourrages d’urnes ici et là, à Lomé et à Vogan (sud) ».

Des délégués de l’opposition se sont également vu refuser les accès dans certains bureaux de vote, selon des membres de la société civile.

Ces incidents s’ajoutent au retrait des accréditations de nombreux observateurs de la société civile, ainsi que l’abandon du système de sécurisation électronique des résultats quelques jours avant le vote.

Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, qui avait lui-même dirigé le pays pendant 38 ans.

Le président peut se targuer d’une croissance stable de 5%, mais ses détracteurs dénoncent une gouvernance autoritaire et la corruption de son entourage quand la moitié de la population vit sous le seuil de la grande pauvreté, avec moins d’1,90 dollar par jour.

La France, ex-puissance coloniale, allié traditionnel de la dynastie Gnassingbé et présente au Sahel voisin dans la lutte contre les mouvements jihadistes, est particulièrement sensible à la stabilité du Togo dans une Afrique de l’Ouest en proie à la violence jihadiste.


Migrations: sur l’île grecque de Samos, la colère monte contre un nouveau camp

Publié le 22.02.2020 à 22h50 par AFP

Le nouveau camp fermé pour migrants en construction sur Samos est presque achevé mais il est mal accueilli par la population, qui ne veut pas que l’île de la mer Égée se change en « entrepôt d’âmes ».

« Nous sommes opposés à l’idée de ce camp; nous ne voulons pas que Samos et les autres îles grecques de la mer Égée deviennent des entrepôts d’âmes », assure Nikos Ftinogiannis, l’un des habitants.

A un jet de pierre de son village montagneux de Mitilinii, sur les hauteurs arides de la localité de Zervou, des centaines de conteneurs ont déjà été installés sur une enceinte encerclée d’une clôture barbelée.

Pour lutter contre la surpopulation des camps sur les cinq îles de la mer Egée, dont Samos, où vivent dans des conditions sordides plus de 38.000 demandeurs d’asile pour théoriquement 6.200 places, le gouvernement a annoncé en novembre la fermeture des camps actuels et la construction d’ici l’été de nouveaux « camps fermés ».

Contrairement aux autres îles, où les travaux ont pris du retard, à Samos le nouveau camp fermé d’une capacité d’environ 1.200 personnes est presque prêt, selon une source proche du dossier.

Mais habitants et autorités locales protestent contre son ouverture prochaine, réclamant « le départ de tous les migrants ».

« Il n’y a plus de place à Samos, il faut que les migrants partent de l’île », dit Nikos Ftinogiannis, 62 ans, employé et élu local.

Les habitants et les maires des îles de Lesbos, Chios et Samos, où sont situés depuis 2015 les plus grands centres d’accueil et d’enregistrement de migrants, ont protesté ces dernières semaines en multipliant leurs manifestations contre la construction de nouveaux camps.

« Ces gens sont venus pour y rester (…), nous voulons qu’ils partent de Samos, qu’ils aillent dans d’autres pays », s’indigne le sexagénaire Giannis Hatzikalis, habitant aussi de Mitilinii, dont la population s’élève à 1.900 personnes.

– « Résister » –

« Il faut résister, il faut trouver une autre solution, il y a des régions inhabitées en Grèce continentale où les demandeurs d’asile pourront s’installer », estime de son côté Sotirios Kardiakos, 92 ans.

Le camp actuel de Samos, situé près du port de Vathy et initialement prévu pour 680 personnes, compte actuellement 6.800 demandeurs d’asile.

« La situation dans ce camp est un choc et une honte » déplore Pipina Katsari, responsable sur l’île du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Elle rappelle que la moitié de la population de demandeurs d’asile dans ce camp sont des femmes et des enfants.

En vertu d’une déclaration entre l’Union européenne et la Turquie signée en 2016, les demandeurs d’asile doivent rester sur les îles.

Leur transfert sur le continent n’est autorisé que pour ceux qui ont obtenu leur premier entretien avec les autorités ou pour les personnes « vulnérables », soit des familles ou des personnes malades.

Mais vu que la Grèce est redevenue en 2019 la première porte d’entrée en Europe des migrants, les demandes d’asile s’accumulent et des dizaines de milliers de personnes attendent des mois ce « premier entretien » avec les services d’asile.

« La vie ici n’est pas la vie », déplore le Syrien Abdelrahman, 27 ans, arrivé il y a quatre mois au camp de Vathy.

« Je ne sais pas combien de temps il faut encore attendre dans ces conditions horribles », poursuit-il.

Khalid Nizar, un Palestinien de 32 ans, vit depuis un an dans ce camp: « Les conditions ne sont pas faciles, heureusement je suis vivant mais il faut encore attendre pour mon entretien », dit-il.

Plus de 10.000 personnes ont été transférées ces derniers mois sur le continent mais les arrivées de nouveaux demandeurs d’asile des proches côtes turques se poursuivent quotidiennement.

Vendredi, le Haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, a appelé la Grèce « avec le soutien de l’Europe » à agir face à une « situation intenable » des réfugiés sur les îles grecques.


« Chaotique » mais « marrant »: Les employés des casinos de Las Vegas votent

Publié le 22.02.2020 à 22h50 par AFP

Les paris ne s’arrêtent jamais à Las Vegas

Mais pour quelques heures samedi, les plus célèbres casinos du monde ont accordé une pause plus longue à leurs croupiers, cuisiniers et autres employés pour qu’ils puissent voter lors d’un scrutin clé pour les primaires démocrates.

L’Etat du Nevada était le troisième Etat américain à s’exprimer dans ce scrutin qui doit désigner l’adversaire démocrate de Donald Trump à l’élection présidentielle du 3 novembre. Le sénateur Bernie Sanders, très marqué à gauche, s’y présentait en large favori.

A l’hôtel Bellagio, plus de 120 employés se sont rassemblés dans une vaste salle de balle ornée de lustres dorés pour participer aux « caucus », des assemblées d’électeurs qui expriment leur choix en se rassemblant, physiquement, sous la bannière de leur candidat.

« C’est marrant! », s’est exclamée Laura Flores, une femme de chambre qui a pu prendre une heure en plus pour sa pause déjeuner afin de voter.

« Je ne sais pas ce qu’il va se passer, j’espère que ça sera rapide », a ajouté cette électrice qui n’avait pas encore fait son choix en entrant.

Il se peut pourtant qu’elle y passe un moment.

Les « caucus » se déroulent en effet parfois en plusieurs rounds. Les électeurs désignent lors d’un premier tour leur choix initial. Mais si ce candidat ne passe pas un certain seuil de soutien, il est éliminé pour une deuxième round et ses électeurs peuvent se rallier à un second choix. Ou s’abstenir. Une procédure complexe et atypique.

Le Nevada est passé en 2008 d’un système de scrutin traditionnel pour sa primaire, avec un vote à bulletin secret, à celui des « caucus ».

Un choix que tous n’apprécient pas parmi les employés des casinos du « Strip » de Las Vegas, cette grande avenue bordée de ces édifices emblématiques.

« Cela me semble juste chaotique et ridicule. Cela serait tellement plus simple si on avait juste une primaire », explique une fleuriste du Bellagio, Anne Olah.

Mais elle n’a pas hésité à venir. « C’est ma responsabilité, je me dois de le faire », confie-t-elle.

« Je vais d’abord choisir Elizabeth (Warren, sénatrice progressiste, ndlr). Et si je dois changer, je prendrais Tom (Steyer, un milliardaire, ndlr) », ajoute-t-elle.

– Trump sème le doute –

Dans cette ville qui ne dort jamais, sept « caucus » sont organisés sur le « Strip » afin de permettre à tous les employés travaillant dans un rayon de quelque trois kilomètres de participer.

Pour la première fois, le parti démocrate a également organisé un vote anticipé sur quatre jours, qui a vu déjà quelque 75.000 électeurs exprimer leur choix.

Afin d’éviter le chaos de la publication des résultats des « caucus » de l’Iowa début février qui avaient souffert d’un bug informatique, le parti démocrate du Nevada a adopté un système « très, très, peu technologique », a assuré Jon Summers, un de ses responsables.

Les responsables des circonscriptions transmettront leurs résultats par téléphone, en prenant en plus, par sécurité, une photo des scores inscrits sur papier.

En visite à Las Vegas à la veille du scrutin, le président américain Donald Trump a tenté de semer le doute sur la crédibilité des résultats.

« J’ai entendu que leurs ordinateurs sont pourris comme dans l’Iowa », a lancé le républicain à ses partisans, sans aucune preuve.

« Comme d’habitude, il ne sait pas de quoi il parle », a rétorqué Jon Summers, dans des déclarations à l’AFP.

« C’est juste que Donald Trump, très inquiet pour ses chances d’être réélu, est en train de tenter de décourager la participation, en tentant de donner l’impression que les choses ne vont pas bien se passer aujourd’hui. Alors que c’est exactement l’inverse ».


Présidentielle au Togo: le domicile d’un candidat de l’opposition encerclé après la tenue du scrutin

Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote au Togo, le domicile du candidat de l’opposition à la présidentielle, Agbéyomé Kodjo, qui semblait indiquer une certaine avance dans le dépouillement des premiers bulletins de vote à Lomé, a été encerclé samedi soir par les forces de l’ordre qui assurent vouloir « garantir sa sécurité ».

« Nous sommes largement en tête partout (dans l’élection présidentielle), ma maison est entourée de +militaires+ », a déclaré à l’AFP M. Kodjo. Une équipe de l’AFP a constaté la présence d’un important dispositif de forces de l’ordre autour des accès à son domicile de Lomé.

Ailleurs dans la capitale togolaise, des barrages militaires se mettaient en place et l’accès à internet était interrompu de manière sporadique.

« Les domiciles de Agbéyomé et de Mgr Kpodzro (ancien archevêque de Lomé, et soutien au candidat de l’opposition) ont été encerclés pour leur propre sécurité », a déclaré à l’AFP Yark Damehame, ministre de la Sécurité.

« Nous avons reçu des informations selon lesquelles il risque d’être agressé dans sa maison par des individus incontrôlés mais je ne peux pas vous dire de quel bord. Il vaut donc mieux jouer sur la prévention », a ajouté le ministre.

Ce dispositif sécuritaire a été mis en place à la fin d’une journée au cours de laquelle les Togolais ont voté dans le calme pour choisir leur président, un scrutin sans incident majeur auquel le président sortant, Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis plus d’un demi siècle, est en lice pour un quatrième mandat.

Les 9.383 bureaux de vote du pays ont fermé comme convenu à 16 heures (locales et GMT), et ont connu une affluence moyenne, selon des informations recueillies par des journalistes de l’AFP.

Dans de nombreux bureaux de vote de la capitale togolaise, le candidat Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre, qui a surpris par sa popularité pendant la campagne électorale, enregistrait de nombreuses voix par rapport à ses rivaux, notamment l’opposant historique Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nouvelle pour le changement (ANC), ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Les Togolais veulent le changement, ils veulent l’alternance », avait-il déclaré samedi matin en votant à Lomé.

Des électeurs surexcités à Bè, quartier traditionnellement acquis à l’ANC interpellaient les observateurs: « Vous avez vu non, on a donné nos votes à Agbeyome. C’est un vote sanction pour Fabre. On l’a soutenu en 2005, en 2010, en 2015 et il nous a trahi ».

– Second tour –

Les résultats officiels sont attendus en début de semaine, selon des sources au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et les six candidats de l’opposition ont d’ores et déjà déclaré qu’ils s’uniraient pour faire bloc contre le président sortant en cas de second tour.

Si aucun des candidats n’obtient la majorité des voix, un second tour doit être organisé quinze jours après la déclaration des résultats et pourrait être préjudiciable pour le pouvoir en place.

Toutefois, l’opposition qui a contesté tous les précédents scrutins de 2005, 2010 et 2015, craint des « fraudes ».

L’institution de la société civile Togo Debout a déclaré avoir recensé « des bourrages d’urnes ici et là, à Lomé et à Vogan (sud) ».

Des délégués de l’opposition se sont également vus refuser les accès dans certains bureaux de vote, selon la société civile.

Ces incidents s’ajoutent toutefois au retrait d’accréditation de nombreux observateurs de la société civile, ainsi que l’abandon du système de sécurisation électronique des résultats quelques jours avant le vote.

Mais dans l’ensemble, le vote s’est déroulé sans violence, dans le calme et Faure Gnassingbé qui a voté dans son fief, dans le nord du pays, s’est dit « fier » du « déroulement pacifique du processus électoral » de la journée.

Pendant cette campagne, beaucoup de Togolais se sont dits « déçus » par l’opposition traditionnelle après l’échec des manifestations de 2017-2018.

Des dizaines voire des centaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues pour demander la démission de Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, qui avait lui-même dirigé le pays pendant 38 ans.

Le président peut se targuer d’un bilan économique plutôt positif, avec une croissance stable de 5% mais ses détracteurs dénoncent une gouvernance autoritaire et la corruption de son entourage quand la moitié de la population vit sous le seuil de la grande pauvreté, avec moins d’1,90 dollar par jour.

La France, ex-puissance coloniale, allié traditionnel de la dynastie Gnassingbé et présente au Sahel voisin dans la lutte contre les mouvements jihadistes, est particulièrement sensible à la stabilité du Togo dans une Afrique de l’Ouest en proie à la violence jihadiste.


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Sénégal: hausse de 8,3% du secteur secondaire

Publié le 22.02.2020 à 18h18 par APA

Le secteur secondaire au Sénégal s’est conforté de 8,3%, en variation mensuelle au terme du mois de décembre 2019 par rapport au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).Selon cette structure, l’ orientation observée est, essentiellement, attribuable aux performances notées dans la fabrication de produits agroalimentaires (+11,3%), la construction (+18,3%), la fabrication de matériels de transport et les activités extractives (+18,6%).

En revanche, les branches de filature, tissage et ennoblissement textile (-15,8%), travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et chaussures (-80,1%) et production et distribution d’électricité et de gaz (-4,6%) se sont, notamment, contractées sur la période.
 
Sur un an, le secteur secondaire a cru de de seulement 0,7% en décembre 2019, principalement porté par la fabrication de matériels de transport (+142,6%), la construction (+8,1%) et la fabrication de produits agroalimentaires (+2,8%).

Néanmoins, de faibles résultats sont observés, notamment, dans les branches de travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et chaussures  (-86,3%), raffinage de pétrole et cokéfaction (-49,1%) et production de métallurgie-fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux  (-15,8%).


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Un tribunal égyptien acquitte deux fils de l’ex-président Hosni Moubarak

Publié le 22.02.2020 à 16h50 par AFP

Un tribunal égyptien a acquitté samedi deux fils de l’ancien président Hosni Moubarak, renversé en 2011 par une révolte populaire, et six autres personnes poursuivies dans une affaire de « manipulation boursière », a indiqué à l’AFP un responsable judiciaire.

Acquittés par le tribunal pénal du Caire, Alaa et Gamal Moubarak avaient été arrêtés en septembre 2018 dans le cadre de cette affaire de manipulation boursière présumée et libérés sous caution au bout de quelques jours.

Après la chute de Hosni Moubarak à la faveur du Printemps arabe, plusieurs procédures judiciaires ont été déclenchées contre l’ex-chef de l’Etat, resté 30 ans au pouvoir (1981-2011), et ses proches.

« L’affaire de manipulation boursière » remonte à 2012, quand le procureur général avait déféré tous les suspects devant la cour pénale « pour obtention illégale de plus de deux millions de livres égyptiennes (118,5 millions d’euros) ».

Le procureur avait accusé Alaa et Gamal Moubarak et leurs coaccusés de « tirer profit de gains financiers illégaux » obtenus par la vente d’une banque, sans les déclarer en Bourse comme les y obligeait la loi.

Arrêtés en 2011 dans le cadre de différentes affaires, Alaa et Gamal Moubarak ont été placés en détention provisoire à plusieurs reprises, avant de bénéficier de remises en liberté.

Avec leur père, ils avaient été condamnés en mai 2015 à trois ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d’euros de fonds publics alloués à l’entretien des palais présidentiels. Leurs périodes de détention provisoire avaient couvert cette peine.

Samedi, le verdict de la cour a mis un terme aux poursuites judiciaires entamées depuis 2011 contre la famille de l’ex-président.