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February, 2020

 

L’ONU pour une enquête «indépendante» sur des massacres au Cameroun

Publié le 18.02.2020 à 16h18 par APA

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme a demandé, mardi, au gouvernement camerounais d’ouvrir une enquête neutre sur le massacre, le 14 février 2020, de plusieurs civils dans le village de Ngarbuh (Nord-Ouest).«Nous pressons les autorités de s’assurer que l’enquête sera indépendante, impartiale et complète, et que les responsables devront rendre des comptes», écrit notre source dans un communiqué de presse.

La veille, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait déjà appelé le gouvernement de Yaoundé à «ouvrir une enquête et à prendre les dispositions nécessaires» afin que les coupables de la tuerie répondent de leurs actes.

Il avait alors dit sa vive préoccupation après des informations selon lesquelles des civils, y compris des enfants, auraient été tués lors d’une attaque dans ledit village situé dans le chaudron du conflit séparatiste dans lequel sont plongés depuis plus de 3 ans les régions anglophones.

Appelant les parties armées à s’abstenir de toute attaque contre les civils et à respecter le droit humanitaire international et des droits de l’homme, António Guterres réitère par ailleurs la disponibilité de son institution à travailler, avec toutes les parties prenantes, en vue d’une solution politique et par le dialogue à la crise séparatiste.

Lundi, le ministère de la Défense (Mindef) a «formellement» dénoncé des «allégations mensongères» largement répandues sur les réseaux sociaux, rendant l’armée responsable du massacre d’une vingtaine de personnes à Ngarbuh. Évoquant «un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation en cours dans la région», il a dénoncé «un acte d’une inhumaine cruauté que certains activistes propagandistes attribuent aux groupes armés et aux forces de défense», et qui «aurait entraîné la mort de plusieurs personnes, femmes et enfants compris».

Pour le gouvernement, c’est un groupe de 6 éléments de l’armée qui, ce vendredi-là, renseigné par des sécessionnistes repentis, a effectué à pied une approche de reconnaissance nocturne vers une habitation «transformée en camp fortifié, véritable base logistique de marchandises illicites, de réception des armements et munitions de tous calibres, et de stockage et revente de stupéfiants». Pris des tirs nourris de sécessionnistes depuis ledit refuge, la riposte de la patrouille a ainsi permis la mise «hors d’état de nuire de 7 terroristes».

Les combats aboutiront également à l’explosion de plusieurs contenants de carburant, suivie d’un violent incendie ayant affecté «quelques habitations voisines» et qui a fait 5 morts, constitués d’une femme et des enfants, «bien loin de ce qui est relayé dans les réseaux sociaux» et qui, pour la mise en scène macabre, publie d’anciennes images de la neutralisation, courant 2019, de quatre terroristes dans le Nord-Ouest «et qui comptaient malheureusement à leurs côtés une femme».

Le gouvernement a ainsi annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête sur le sujet par la gendarmerie et la sécurité militaire, dont les conclusions feront l’objet d’une large diffusion.


Escalade dans l’est de l’Ukraine: un soldat tué, cinq blessés (Kiev)

Publié le 18.02.2020 à 15h50 par AFP

Un soldat ukrainien a été tué et cinq autres blessés dans des combats mardi matin avec les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine dans un incident dénoncé de part et d’autre comme une « provocation ».

« Les rebelles et les occupants (russes) ont organisé une provocation cynique » dans une « tentative de faire échouer le processus de paix », a accusé sur Facebook le président Volodymyr Zelensky.

« Nous avons une armée puissante, elle a riposté fortement. La situation est totalement contrôlée par notre armée », a-t-il assuré plus tard lors d’un point de presse. « Cette provocation ne changera pas notre politique (…) nous avançons résolument vers la fin de la guerre, vers la paix », a encore affirmé le chef de l’Etat.

Cette escalade, « une des pires » de ces dernières années selon l’armée ukrainienne, est survenue dans la région de Lougansk, près des villages de Novotochkivka et Krymské et à moins de dix kilomètres d’un des trois secteurs où les belligérants avaient procédé au retrait des forces l’an dernier.

Tôt le matin, les séparatistes ont tenté de percer la ligne de front en bombardant des positions ukrainiennes à l’aide de pièces d’artillerie de calibre 152 et 120 millimètres, de mitrailleuses et d’un char, a indiqué le service de presse de l’armée.

Des unités d’assaut ont ensuite tenté d’occuper des postes d’observation des militaires ukrainiens, a précisé Rouslan Khomtchak, commandant de l’état-major général de l’armée. Selon lui, le combat a duré plusieurs heures, Kiev a riposté avec des tirs d’artillerie, selon la même source.

« Nous sommes profondément préoccupés » et « appelons d’urgence la Russie à maintenir ses engagements » de paix, a réagi l’ambassade américaine sur Twitter.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a de son côté fait état de « victimes des deux côtés » assurant n’avoir pas de détails sur les affrontements.

Le leader séparatiste de Lougansk, Léonid Pasetchnik, a de son côté dénoncé une « provocation sanglante de Kiev », accusant les Ukrainiens d’avoir bombardé la république autoproclamée.

« La position agressive de Kiev remet en cause » l’organisation d’un nouveau sommet de paix sur l’Ukraine attendu a priori en avril réunissant M. Zelensky, et les dirigeants russes, français et allemand, a-t-il affirmé selon l’agence officielle séparatiste.

L’Ukraine est en proie depuis presque six ans à une guerre avec des séparatistes prorusses dans les régions de l’est(- de son territoire, qui a fait plus de 13.000 morts et environ 1,5 millions de personnes déplacées.

L’intensité des combats a nettement baissé après la signature des accords de paix de Minsk en février 2015, mais des regains de violences réguliers continuent d’alourdir le bilan.

Une certaine détente entre Kiev et Moscou, accusée de soutenir les rebelles, est observée depuis l’arrivée au pouvoir l’an dernier de M. Zelensky, qui a notamment rencontré en décembre Vladimir Poutine lors d’un sommet de paix à Paris. Mais la résolution politique du conflit reste quasiment au point mort.


Ghana: suspension de professeurs demandant du sexe pour des notes

Publié le 18.02.2020 à 15h18 par APA

Les deux professeurs ghanéens accusés d’avoir demandé du sexe à leurs étudiants pour obtenir de bonnes notes ont été suspendus par l’université Legon, a appris APA mardi.Le professeur Ransford Gyampo s’est vu imposer une suspension de six mois sans traitement à compter du 1er janvier, tandis que le Dr Paul Butakor est suspendu pour quatre mois sans traitement à compter du 1er janvier 2020.

La sanction a été annoncée dans un communiqué publié mardi par Stella A. Amoa, Directrice des affaires publiques de la première université du Ghana.

Les deux professeurs doivent suivre une formation à l’université du Ghana sur la politique de Legon sur le harcèlement sexuel et l’inconduite, ainsi que sur le code de conduite pour le personnel académique de l’institution universitaire.

Ils doivent également recevoir une évaluation positive après la formation, avant la reprise de leurs fonctions.


Turquie: acquittement du mécène Osman Kavala dans un procès emblématique

Publié le 18.02.2020 à 14h50 par AFP

Un tribunal turc a acquitté mardi plusieurs figures majeures de la société civile, dont le célèbre mécène Osman Kavala, une décision inattendue annoncée à l’issue d’un procès emblématique de l’érosion des libertés en Turquie.

Le tribunal de Silivri, près d’Istanbul, a acquitté M. Kavala et huit co-accusés qui comparaissaient mardi « en l’absence de preuves suffisantes » pour appuyer les accusations de « tentative de renversement du gouvernement », selon une correspondante de l’AFP.

Les accusés étaient poursuivis pour leur implication dans des manifestations antigouvernementales en 2013, connues sous le nom de mouvement de Gezi, visant l’actuel président Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre.

Pour nombre d’ONG, ce procès, qui reposait sur peu d’éléments concrets, visait à envoyer un message d’intimidation à la société civile pour dissuader toute nouvelle manifestation d’envergure contre le président Erdogan qui dirige la Turquie depuis 2003.

Le tribunal a par ailleurs ordonné la remise en liberté de M. Kavala, un homme d’affaires et philanthrope incarcéré depuis plus de deux ans dans le cadre de cette affaire qui a suscité la vive inquiétude des ONG et des pays occidentaux quant à la situation des libertés en Turquie.

Après l’annonce de cette décision, les dizaines de personnes présentes au tribunal pour soutenir les accusés ont applaudi à tout rompre, selon la journaliste de l’AFP.

Le tribunal a en outre dissocié les dossiers de sept autres accusés qui n’étaient pas présents au tribunal, dont le journaliste Can Dündar, qui s’est exilé en Allemagne.

Son emprisonnement a fait de M. Kavala le symbole de la répression orchestrée contre la société civile en Turquie, en particulier depuis une tentative de putsch en 2016 contre M. Erdogan suivie de purges massives.

M. Kavala, connu des cercles intellectuels en Europe, était notamment accusé d’avoir financé le mouvement de Gezi. Il risquait la prison à vie.

– « Immenses souffrances » –

« Les acquittements prononcés aujourd’hui sont la bonne décision. La remise en liberté d’Osman Kavala n’a que trop tardé », a déclaré à l’AFP la représentante en Turquie de l’ONG Human Rights Watch, Emma Sinclair-Webb.

« Toute cette affaire a causé d’immenses souffrances à ceux qui ont été visés à tort, à commencer par Osman Kavala. C’est un procès dont le seul but était de s’en prendre à des défenseurs des droits humains », a-t-elle ajouté.

Le mouvement de Gezi a commencé avec un sit-in pour défendre le parc de Gezi, l’un des rares espaces verts au cœur d’Istanbul. Après une répression brutale, il s’est transformé en mouvement plus global contre M. Erdogan.

Hétéroclite, le mouvement rassemblait pêle-mêle des militants écologistes, des étudiants manifestant pour la première fois, des associations défendant les droits des femmes ou encore des musulmans anticapitalistes.

L’affaire est brusquement revenue sur le devant de la scène en 2018 lorsque le président Erdogan a commencé à présenter le mouvement Gezi comme une « tentative de coup d’Etat » préfigurant une tentative de renversement, bien réelle celle-là, en juillet 2016.

Dans son acte d’accusation de 657 pages, le procureur présentait le mouvement de Gezi comme une opération pilotée de l’étranger pour nuire à la Turquie.

En décembre, la Cour européenne des droits de l’Homme avait réclamé la libération immédiate de M. Kavala, soulignant l’absence de « faits, informations et preuves » dans l’acte d’accusation.

Parmi les éléments de l’accusation figurait une carte de la répartition des abeilles sur le territoire turc, trouvée dans le téléphone de M. Kavala. Le document a été présenté comme une preuve que le mécène entendait redessiner les frontières du pays.

Le président Erdogan a plusieurs fois attaqué nommément M. Kavala, l’accusant de « financer les terroristes » et d’être « le représentant en Turquie » du milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, bête noire de plusieurs dirigeants autoritaires dans le monde.

La décision rendue mardi intervient quelques jours après l’acquittement de la célèbre romancière Asli Erdogan dans un autre procès symbolique où elle était accusée d’activités « terroristes ».


Sénégal: léger relèvement des prix à la consommation en janvier

Publié le 18.02.2020 à 14h18 par APA

Les prix à la consommation au Sénégal ont connu un léger relèvement de 0,1% au mois de janvier 2020 comparés au mois précédent, a appris APA mardi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). »Cette évolution résulte d’une hausse des prix des services de  restaurants et hôtels, des services de  communication, des  articles d’habillement et chaussures ainsi que des  produits alimentaires et boissons non alcoolisées », explique l’ANSD. En variation annuelle, les prix à la consommation ont progressé de 2,0%.

Les prix des services de  restaurants et hôtels se sont accélérés de 1,1%, tirés par ceux des services de restaurants, cafés et établissements similaires (+1,5%).

Quant aux prix des services de  communication, ils ont augmenté de 0,8%, sous l’effet d’une hausse de ceux des services de la communication téléphonique (+1,3%) et des frais de connexion internet et assimilés (+1,5%).

De leur côté, les prix des  articles d’habillement et chaussures  ont progressé de 0,8% au cours de la période sous revue, en rapport essentiellement avec une hausse de ceux des vêtements de dessus d’hommes (+3,8%) et des chaussures de femmes (+1,3%).

Un relèvement de 0,2% des prix des biens et services divers est relevé par l’ANSD. Il a résulté notamment de celui des prix des articles de bijouterie et d’horlogerie (+1,1%), tirés par la valeur de l’or, ainsi que des autres effets personnels (+1,5%).

Les prix des  produits alimentaires et boissons non alcoolisées  ont augmenté de 0,1% en rythme mensuel. Cette évolution provient essentiellement d’un renchérissement des poissons frais (+6,9%), de la volaille (+3,9%), des céréales non transformées (+1,4%) ainsi que des farines, semoules et gruaux (+1,4%). Selon l’ANSD, les tensions notées sur les prix du riz, au cours du mois, ont fortement impacté sur les prix des céréales. Cependant, la chute des prix des légumes frais en feuilles (-18,5%), des légumes frais en fruits ou racines (-14,5%), des tubercules et plantains (-7,9%) ainsi que de la viande de mouton et chèvre (-4,5%) a modéré la hausse de ceux des produits alimentaires.

Concernant les prix des  meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer, ils ont enregistré une augmentation de 0,1%  résultant de celle des prix des articles de ménage en textiles (+0,6%) et du mobilier pour salle de séjour, salle à manger, bureau (+0,3%).

Les prix des services de  loisirs et culture  se sont repliés de 0,1%, par suite du recul de ceux des appareils de réception, enregistrement et reproduction (-0,2%) ainsi que du matériel de traitement de l’information et supports d’enregistrement de l’image et du son (-0,1%).

Les prix des services de  logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles  ont diminué de 0,2%, en liaison avec une baisse des prix des produits pour l’entretien et réparation courante (-0,5%) ainsi que des combustibles solides et autres (-0,8%).

L’inflation sous-jacente a progressé de 0,2% en rythme mensuel et de 1,1% en variation annuelle. Les prix des produits locaux ont reculé de 0,3% tandis que ceux des produits importés se sont bonifiés de 0,9% au mois de janvier 2020 comparativement au mois précédent. En variation annuelle, ils ont augmenté respectivement de 2,0% et 1,1%.


Procès fixé au 3 mars pour deux chercheurs français détenus en Iran

Publié le 18.02.2020 à 13h50 par AFP

Le procès de deux universitaires français détenus en Iran depuis juin, Fariba Adelkhah et Roland Marchal, accusés de crimes contre la sécurité nationale de l’Etat, s’ouvrira le 3 mars à Téhéran, a déclaré mardi leur avocat à l’AFP.

Franco-iranienne, Mme Adelkhah est poursuivie pour « propagande contre le système » politique de la République islamique d’Iran et « collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale ». Seul ce dernier chef d’accusation est retenu contre M. Marchal, son compagnon.

« La date du procès a été fixée pour le 13 Esfand (du calendrier iranien, soit le 3 mars) à 09h00 », a dit Me Saïd Dehqan, joint au téléphone par l’AFP.

Le procès doit avoir lieu devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Affirmant avoir « vu leur acte d’accusation » lundi au greffe de ce tribunal, Me Dehqan a nié que les deux chercheurs aient été jugés et condamnés comme l’avait affirmé plus tôt mardi le porte-parole de l’Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli.

Mme Adelkhah et M. Marchal « ont été jugés en présence de leur avocat, condamnés, et purgent actuellement leur peine », a dit M. Esmaïli lors de sa conférence de presse hebdomadaire télévisée sans fournir la moindre explication supplémentaire sur le verdict supposé avoir été prononcé à l’encontre des deux Français.

Au contraire, a déclaré M. Dehqan, « nous sommes en train de préparer notre défense » en vue du procès.

Dans son compte-rendu de la conférence de presse de M. Esmaïli, Mizan Online, l’agence officielle de l’Autorité judiciaire, ne mentionne pas les propos du porte-parole sur la condamnation des deux chercheurs du Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.

– Refus des « ingérences » –

Citant le porte-parole, Mizan écrit que « l’acte d’accusation (contre Mme Adelkhah et M. Marchal) a été émis », que « les suspects sont en prison et (que) leur procès aura lieu le (3 mars) en présence de leur avocat ».

Mme Adelkhah est une anthropologue renommée, spécialiste du chiisme. M. Marchal est lui spécialiste de la Corne de l’Afrique.

Paris ne cesse de réclamer leur libération, mais face à ces demandes répétées, Téhéran dénonce régulièrement ce qu’il présente comme une ingérence dans ses affaires intérieures.

L’Iran ne reconnaît pas la double nationalité. Les arrestations d’étrangers en Iran, notamment binationaux, accusés souvent d’espionnage, se sont multipliées depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de dures sanctions américaines contre Téhéran.

M. Esmaïli a encore répété mardi que l’Iran n’acceptait pas les ingérences étrangères dans ses affaires judiciaires internes. « Nous nous souvenons que c’est la France qui a protégé l’un des plus grands suspects de crimes liés à la sûreté de l’Etat dans notre pays, Rouhollah Zam, jugé » à huis clos en Iran, a-t-il ajouté.

M. Zam est un opposant iranien qui était exilé en France.

En octobre dernier, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont annoncé l’avoir arrêté en Irak après l’avoir attiré dans un piège.

– Echange de prisonniers –

Selon Me Dehqan, Mme Adelkhah a mis fin le 12 février à la grève de la faim qu’elle observait depuis le 24 décembre pour protester contre son incarcération.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a qualifié début février d’ »insupportables » les détentions de Fariba Adelkhah et Roland Marchal.

Le comité de soutien des deux chercheurs estime que les charges retenues contre eux sont fabriquées de toutes pièces et ne cesse de réclamer leur libération immédiate.

Selon Jean-François Bayart, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et membre de ce comité, l’Iran détient « dix à quinze » ressortissants étrangers, souvent binationaux, comme l’universitaire australienne Kylie Moore-Gilbert et l’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, employée de la Fondation Thomson Reuters.

Par ailleurs, M. Esmaïli a annoncé mardi que Téhéran avait libéré la veille un Allemand détenu en Iran et purgeant une peine de prison de 3 ans dans le cadre d’un échange de prisonniers avec Berlin, après l’élargissement et le retour en Iran d’un Iranien détenu en Allemagne où il était menacé d’extradition vers les Etats-Unis.


Festival national du film: 15 longs métrages de fiction en lice pour la compétition

Publié le 18.02.2020 à 13h18 par APA

Au total, 15 films marocains seront en compétition à la 21e édition du festival national du film de Tanger prévu du 28 février au 7 mars prochain, a annoncé un communiqué du Centre Cinématographique Marocain (CCM).Ainsi, la commission de sélection de films de long métrage de fiction candidats à la compétition officielle de ce festival a visionné 21 long-métrages et décidé de choisir, 15 films qui seront en lice pour décrocher le grand prix de cette manifestation cinématographique.

Il s’agit des films « Adam » de son réalisatrice Maryam Touzani, « Khmiss 1984 »  de Mohamed Bouzaggou, « Lalla Aicha » de Mohamed El Badaoui, « La Mora, l’amour au temps de guerre » de Mohamed Ismail, « L’automne des pommiers » de Mohamed Mouftakir, « les portes du ciel » de Mourad El Khaoudy, « les femmes du pavillon j » de Mohamed Nadif, « Olivier Black » de Tawfik Baba, « Otages » de Mehdi Khaoudi, « Petits rêves », Mohamed Kerrat, « Pour la cause » de Hassan Benjelloun, « le miracle du saint inconnu » de Alaa Eddine Aljem, « The punch » de Mohamed Amine Mouna, « The way to paradise » de Wahid Sanouji et « Une femme dans l’ombre » de Jamal Belmajdoub.

Pour rappel, la 21ème édition du Festival national du Film (FNF) aura lieu du 28 février au 07 mars 2020 à Tanger.

Le programme de ce festival comporte une compétition pour les films de court métrage de fiction, une autre  pour les films de long métrage de fiction et de documentaire et des rencontres professionnelles outre la présentation du bilan cinématographique au titre de l’année 2019 et des activités parallèles.

Crée en 1982 mais annuel, sans connaître d’interruption à partir de sa 11ème édition en 2010, le Festival national du film au Maroc est organisé par le Centre cinématographique marocain.

En 2019, le grand prix de cette manifestation artistique a été remporté par le long-métrage « Lancer ce poids » de Hind Bensari. Pour la compétition des courts-métrages, le film « les enfants des sables » de El Ghali Graimiche s’est adjugé le titre.


La Fifa déboute Hugo Bross, ex-sélectionneur du Cameroun

Publié le 18.02.2020 à 13h18 par APA

La Fédération internationale de football association (Fifa) a débouté l’ex-sélectionneur du Cameroun (février 2016-février 2018), Hugo Bross, de sa demande de paiement par son ex-employeur d’une somme de 974 millions FCFA pour «rupture abusive de contrat», a appris APA mardi auprès de la fédération nationale de la discipline (Fecafoot).Cette dernière est toutefois sommée de payer au technicien belge, qui l’avait traîné devant la Commission du statut du joueur de l’instance mondiale, des arriérés de salaire d’environ 94 millions FCFA.

Dans sa demande, Hugo Bross incluait des intérêts majorés de 5% l’an à compter du 21 décembre 2017, sans oublier le paiement des frais de défense et de procédure estimés à 13 millions FCFA.

Vainqueur avec les «Lions indomptables» de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, son bail n’avait pas été renouvelé au motif qu’il n’a pas réussi à qualifier le pays pour la Coupe du monde «Russie 2018», et ne l’a pas davantage ramené à un rang honorable, au classement Fifa et au 1er rang africain.


Children dying in freezing conditions in camps as more than a quarter of Idlib displaced

As many as seven children – including one baby only seven months old – have died from freezing temperatures and horrific living conditions in camps, Save the Children’s partners in Idlib, Hurras Network, have confirmed.

An aid worker from Save the Children’s partner, Hurras Network, said:

Two sisters, aged four and three, died when their tent burned down because their heater was unsafe. Their pregnant mother sustained burns on her body.

A 14-year-old boy who was living with his family of seven in a small tent succumbed to freezing temperatures.”

Hurras Network also recorded the deaths of two girls aged ten and three, who died from asphyxiation from their heating equipment, alongside a one- year-old girl and a seven-month-old boy who died from cardiac arrest during the severe cold.

Since December 1st 2019, as many as 450,000 children have been forced to flee their homes in Idlib, Syria, due to a brutal escalation in the ongoing conflict. The region has seen more than a quarter of its population displaced.*

Mira, a 13 year-old girl displaced to a camp, said:

“I did not like the snow in the camp because it was really cold and both my sister and I got sick. Part of our tent collapsed because of the weight of the snow on it. I did not have clothes or anything to keep me warm in our tent. I want shoes to play in the snow like my friends.”

Sonia Khush, Save the Children’s Syria Country Director, said:

As more civilians desperately seek safety on Syria’s border with Turkey, we’re worried that the death toll will increase given the absolutely inhumane living conditions that women and children are finding themselves in, with sub-zero temperatures, no roof over their heads and no warm clothes. Even when they do manage to find a tent, a heater and a mattress, they risk being asphyxiated by their heating equipment or seeing their shelter burn down.”

Over the course of just three days earlier this month nearly 145,000 people fled their homes to rush to the Turkish border.*** More than 80,000 people are now living in open fields covered in snow, exposed to northern Syria’s freezing winter.

The vast majority of people displaced are children and women, who have been forced to flee with just the clothes they are wearing. To keep warm, they resort to burning plastic and other combustible materials, when they can’t find wood.

Save the Children is calling on all warring parties to respect international humanitarian and human rights laws and to protect schools, hospitals and other vital civilian infrastructure from attacks. Particular effort should be given to protecting children who are extremely vulnerable to the impact of explosive weapons.

Names have been changed for safety reasons.

Spokespeople are available. To arrange an interview please contact Joelle Bassoul in Beirut joelle.bassoul@savethechildren.org 00961 81 600696 or Davina Hagan in London 0044 7732 601762. During out of office hours, please contact the 24-hour press office in London media@savethechildren.org.uk 0044 7831 650 409.

Notes to editors:

* Idlib’s population is three million. According to the United Nations, 900,000 people have been displaced since December 1st 2019. Save the Children estimates that at least half of these are children.

** More than 40% of the schools and education facilities in Idlib are either damaged, destroyed or out of service for proximity to hostilities, with the remaining classrooms recording more than 80 students per class in some areas. By the end of January, more than 3,700 teachers have also been displaced, overburdening an overstretched education system.

*** According to the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, from 9th to 12th February 2020 some 142,000 people were displaced.


L’ENA, n’a, par son statut, pas d’équivalent en Europe et dans le monde: bref tour d’horizon

L’ENA, qu’Emmanuel Macron veut « réformer », forme les élites de la République et leur fournit un « statut », sans équivalent en Europe et dans le monde, hérité de l’histoire des grands corps de l’État, comme l’ensemble des grandes écoles (ENS, Polytechnique…).

Contrairement aux énarques, la très grande majorité des hauts fonctionnaires européens doivent suivre un long cursus hiérarchique, leur interdisant une rapide carrière au sommet.

« Dans la plupart des pays européens, les fonctionnaires, même +hauts+, sont des cols blancs qui ne jouissent d’aucun prestige social particulier (…). En France être énarque c’est posséder un statut qui garantit dès l’entrée l’appartenance à la haute fonction publique », explique à l’AFP Jean-Michel Eymeri-Douzans, professeur des universités et président du groupe européen de l’administration publique.

Les énarques « ont vocation à des carrières sommitales quasi-immédiates: conseil d’État ou inspection des finances à 28 ou 30 ans, ministre à 35 et… président de la République à 39 », ajoute ce spécialiste, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

L’ENA, tout comme ses répliques africaines héritées du passé colonial de la France (Tunisie, Tchad, Sénégal…), dont le concours d’entrée s’est démocratisé et qui compte des élèves boursiers, recrute essentiellement dans les classes sociales privilégiées.

Bref tour d’horizon, s’appuyant sur des données de l’Institut Montaigne, de l’université de Bourgogne, de l’Institut européen d’administration publique de Maastricht (IEAP), des travaux de M. Eymeri-Douzans, ainsi que d’un rapport du Sénat daté de 2001:

– Allemagne:

Dans ce pays fédéral, il n’existe pas de système de classes préparatoires ni de grande école centrale. La haute fonction publique (höherer Dienst) est surtout formée dans les universités: Berlin, Munich, Bonn, Cologne, Freiberg, Göttingen où les étudiants obtiennent un diplôme et, de préférence, un doctorat après avoir réussi un ou deux « Staatsexam » (examen d’État). Chaque ministère organise ses concours d’entrée, très sélectifs.

Les carrières sont lentes: on commence dans un bureau de l’administration d’un Land et on devient chef de bureau dans les très gros ministères après 40 ans. Les directeurs de ministères allemands ont plus de 55 ans.

Il existe néanmoins une formation parallèle dans des établissements spécialisés: la « Bundesakademie » (ou BAkÖV) à Brühl, qui forme les fonctionnaires fédéraux, la « Führungsakademie » de Stuttgart, pour les Länder et les fonctions de direction, et les hautes écoles spécialisées dans une quinzaine de Länder. Depuis les années 2000, la Hertie School of Governance, inspirée des écoles politiques publiques américaines, sorte de « Sciences Po » allemand, forme de plus en plus de futurs hauts fonctionnaires.

– Royaume Uni:

Les représentants du « Senior Civil Service » sont très majoritairement formés à Oxford et Cambridge, après une éducation déjà très sélective dans des écoles privées de renom, ces universités n’accueillant qu’à peine 7% des étudiants britanniques. Si la diversité sociale des recrutements s’accroît, 65% de tous ceux en poste sont encore diplômés d’ »Oxbridge » et issus de la haute ou très haute bourgeoisie. Certains sont également formés à la London school of economy and political science (LSE) qui est l’équivalent de Sciences Politiques Paris, et a été créée sur son modèle.

– Espagne:

Il n’existe pas de concours d’entrée à l’Instituo Nacional de Administracion Publica (INAP), situé à Madrid, chargé de la formation initiale et continue des fonctionnaires et qui organise les concours pour intégrer les administrations. Etudiants en droit, en relations internationales, économie ou ingénierie se préparent à ces concours spécialisés très sélectifs, souvent à l’issue d’une formation de plusieurs années.

– L’Italie:

A l’instar de l’ENA, la Scuola Nazionale dell’Amministrazione – SNA IT, qui a remplacé en 2013 la Scuola Superiore della Pubblica Amministrazione, fondée en 1957 – remplit les fonctions de sélection et de formation des hauts fonctionnaires de l’administration via un concours central. Calquée sur le modèle français, sous l’autorité de la présidence du Conseil des ministres, elle recrute des cadres italiens, européens et étrangers et est partiellement délocalisée, entre Rome, Caserte (Campanie), Bologne et Acireale en Sicile.

– Suède

Après une formation universitaire, les étudiants effectuent des stages dans les très grosses agences publiques et les tout petits ministères. La formation se fait donc sur le tas et les hauts fonctionnaires travaillent tout de suite au contact des ministres.

– États-Unis:

Il n’existe pas d’école centralisée mais une fabrique à élites administratives, la Kennedy School of Government (HKS), au sein de l’université de Harvard, fondée en 1936 et qui forme surtout les dirigeants étrangers. Même s’il existe de très nombreuses écoles d’administration publique et que les hauts fonctionnaires proviennent d’horizons très variés, la très haute fonction publique (« schools of government », équivalents de Sciences Politiques dans le monde anglophone) reste assez homogène: le passage par des écoles privées puis les grandes universités de l’Ivy League – les huit meilleures universités – est pratiquement obligé. Harvard et Yale ont notamment formé les quatre derniers présidents: Barack Obama, George Bush père et fils, Bill Clinton.

Les Etats-Unis combinent aussi le spoil system (un nouveau gouvernement substitue les fonctionnaires en place par des fonctionnaires au nombre de ses partisans) pour l’accès aux emplois très supérieurs avec une forme de système de carrière à la française ou à l’allemande pour les emplois de direction intermédiaire.

– Corée du Sud:

C’est le National Human Resources Development Institute (NHI), basé à Jincheon, au sud de Séoul, qui forme les hauts fonctionnaires. Les plus hautes fonctions s’adressent à une soixantaine de directeurs généraux d’agences gouvernementales centrales et provinciales et aux cadres supérieurs des institutions publiques.