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Tuesday, January 28th, 2020

 

Pérou: la justice ordonne l’incarcération de la cheffe de l’opposition Keiko Fujimori

Publié le 29.01.2020 à 01h50 par AFP

La justice péruvienne a ordonné mardi le retour en prison de la cheffe de l’opposition Keiko Fujimori, dans le cadre du scandale de corruption Odebrecht.

« J’impose une détention préventive de 15 mois » à la prévenue, a déclaré le juge Victor Zuñiga, lors d’une audience publique à laquelle Keiko Fujimori s’est rendue au dernier moment.

Mme Fujimori, 44 ans, qui avait été libérée fin novembre après plus d’un an de détention dans le cadre de la même affaire, a été arrêtée immédiatement après l’audience puis conduite à la prison pour femmes de Chorrillos, au sud de Lima.

« Si vous voyez cette vidéo c’est parce que le juge Victor Zuñiga a décidé injustement de me renvoyer en prison (…) Ceci n’est pas de la justice, c’est une exécution », a déclaré Keiko Fujimori dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux peu après son arrestation.

Keiko Fujimori est poursuivie dans l’enquête sur le scandale Odebrecht, du nom d’un géant brésilien du bâtiment. Ce dernier a reconnu avoir versé des pots de vins à de nombreux dirigeants politiques latino-américains, dont quatre anciens présidents péruviens.

Cheffe du parti Fuerza Popular (droite populiste), elle est accusée d’avoir reçu des fonds d’Odebrecht pour sa campagne électorale de 2011.

Elle avait été remise en liberté à la suite d’une décision de la Cour constitutionnelle, la plus haute autorité du pays. Mais celle-ci avait toutefois précisé que son arrêt ne concernait pas le fond de l’affaire, qui fait toujours l’objet d’une enquête.


Le plan Trump voué à l’échec, mais les perspectives palestiniennes s’assombrissent

Voué à l’échec. La plupart des observateurs ont balayé les chances du plan présenté mardi par Donald Trump pour pacifier le Proche-Orient, tant il favorise Israël et impose des conditions draconiennes à la naissance d’un Etat palestinien.

« Les Palestiniens l’ont rejeté d’un revers de la main, tout comme les colons israéliens qui s’opposent à toute forme de souveraineté palestinienne », dit à l’AFP Steven Cook, du cercle de réflexion Council on Foreign Relations. « Cela ne fait en aucun cas avancer la cause de la paix », ajoute-t-il.

Pour Michele Dunne, du think tank Carnegie Endowment for International Peace, « rien ne montre que ce plan puisse mener à des négociations ».

La mise en scène pour dévoiler le contenu des 80 pages concoctées dans la plus grande discrétion depuis près de trois ans par la Maison Blanche a frappé les esprits: le président des Etats-Unis flanqué du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, prenant la parole l’un après l’autre comme pour en revendiquer la double paternité. En l’absence de tout représentant palestinien.

« C’était coordonné avec une seule partie, et semble n’avoir qu’un objectif politique », explique à l’AFP Michele Dunne: « il s’agit d’aider Netanyahu dans sa lutte politico-judiciaire (…) et de consolider le soutien pour Trump parmi les électeurs pro-Israël ».

Pour les spécialistes de ce conflit inextricable, tout n’est pas à jeter dans la « vision » élaborée par Jared Kushner, conseiller et gendre du milliardaire républicain.

Le chef du gouvernement israélien s’est ainsi dit prêt à reconnaître un Etat palestinien et à geler pendant quatre ans le développement de colonies, tandis que Donald Trump a promis que cet Etat aurait sa capitale dans la partie orientale de Jérusalem. Et grâce à un réseau de transports « modernes et efficaces », dont un train à grande vitesse entre Gaza et la Cisjordanie, un tel Etat serait « d’un seul tenant ».

– Principes « réalistes » détournés –

« Au niveau tactique, il y a quelques bonnes idées », reconnaît Steven Cook.

Robert Satloff, du Washington Institute for Near East Policy, « félicite » même les auteurs « pour l’injection d’un peu de réalisme dans la lecture conventionnelle de ce conflit ». « Il est réaliste de dire que la Vallée du Jourdain doit être la barrière sécuritaire d’Israël. Il est réaliste de dire que des milliers d’Israéliens en Cisjordanie ne doivent pas être forcés à déménager », estime-t-il sur Twitter.

Mais selon lui, ces principes « réalistes » sont détournés par l’administration Trump pour répondre à toutes les exigences israéliennes: s’agissant de la Vallée du Jourdain, il n’est plus question de simple sécurité mais de souveraineté israélienne; et toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie peuvent être annexées. Autant de repoussoirs pour l’Autorité palestinienne.

« S’il ne faut retenir qu’une chose, c’est que ce plan place la frontière orientale d’Israël sur la Vallée du Jourdain », insiste Michele Dunne. « Tout le reste, ce sont des détails. Tout ce qui est donné aux Palestiniens n’est que provisoire, conditionnel et éloigné dans le temps et donc probablement inatteignable ».

Leur Etat, sur une superficie bien en-deçà des Territoires occupés en 1967 qu’ils revendiquent, serait ainsi démilitarisé, avec une capitale réduite à certains faubourgs de Jérusalem.

Et il ne verrait le jour qu’en échange d’un renoncement aux armes et d’une reconnaissance d’Israël comme Etat juif — autant de conditions difficiles à remplir tant que le Hamas contrôle Gaza. « Le Hamas a un droit de veto », constate Henry Rome, de la société d’analyse des risques Eurasia Group.

– Pressions arabes? –

Pour certains observateurs, l’objectif stratégique américano-israélien est donc de modifier, sur le long terme, les paramètres pour un règlement pacifique du conflit dans un sens favorable à l’Etat hébreu. Et d’instaurer une politique du fait accompli par l’annexion israélienne d’une partie de la Cisjordanie qui pourrait avancer au pas de charge avec l’aval de Washington, sous couvert de plan de paix.

Dans ces conditions, quel est l’horizon des Palestiniens?

« Aussi faibles soient-ils, ils peuvent toujours dire non », relève Michele Dunne. Mais selon cette ex-diplomate, le plan Trump risque d’accélérer la transition d’une lutte pour un Etat indépendant « à un combat pour les droits sur le modèle de l’Afrique du Sud » pendant l’apartheid.

Dans l’immédiat, la Maison Blanche compte sur les alliés arabes des Etats-Unis pour faire pression sur les Palestiniens. Et l’accueil est, à cet égard, plutôt positif.

Trois monarchies du Golfe (Oman, Bahreïn et les Emirats arabes unis), qui n’ont pas de relations avec Israël, ont assisté à la présentation du plan par le duo Trump-Netanyahu.

Et l’Arabie saoudite, d’ordinaire sourcilleuse lorsqu’il s’agit de défendre les aspirations palestiniennes, a dit « apprécier » les efforts américains, tandis que l’Egypte a appelé les Palestiniens à un « examen approfondi » des propositions de Washington.

« Les Palestiniens seront tentés de rejeter d’emblée ce plan, mais ils devraient résister à une telle tentation et accepter le principe de négociations directes pour plaider leur cause », prévient l’ancien diplomate américain Richard Haass. « Un rejet total pourrait saper les derniers espoirs d’aboutir à une solution à deux Etats, aussi modestes soient-ils. »


D-Day: The moment of truth for Waititu

DAVID MWEREBy DAVID MWERE
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This is the moment of truth for Kiambu Governor Ferdinand Waititu.

Senators will Wednesday vote to, either uphold his impeachment, or dismiss the charges filed before it. 

The House started hearing the charges against the governor Tuesday following his impeachment by Members of Kiambu County Assembly on December 19, 2019.

The MCAs accuse the governor of abuse of office, gross misconduct and gross violation of the Constitution, the County Government Act and the Public Finance Management Act.

If the senators uphold any of the impeachment charges, Mr Waititu shall cease to hold office in line with section 33 (7) the County Government Act. By operation of Article 182 (2) of the Constitution, Mr Waititu’s deputy, Dr James Nyoro, will take over as Kiambu’s new governor for the remainder of the term.

Subsection 3 (a) of this Article provides that one shall be deemed to have served a full term as governor if at the date on which the person assumed office, more than two and a half years remain before the date of the next election. 

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The next General Election is scheduled for August 2022.

But even as the Senate makes the determination, not all of them will take a vote on the matter.

Article 123 of the Constitution provides that when the Senate is to vote on any matter other than a Bill, the Speaker shall rule whether it affects or does not affect counties.

When the Senate votes on a matter that does not affect counties, each senator has one vote.

However, an impeachment of a governor is a county affair, meaning that at least 24 of the elected 47 senators, who in the House, constitute the heads of delegations from their respective counties, must vote to uphold any of the charges.

Each county has one vote to be cast by the head of the delegation. In their absence, another member (nominated senator) designated by the head of delegation shall vote.

The person who votes shall determine whether or not to vote in support of, or against the matter, after consulting the other members of the delegation.

If Dr Nyoro takes over, he will be required to appoint his deputy in line with the Supreme Court advisory opinion of March 2018.

The opinion requires governors to nominate their deputies within 14 days, if a vacancy occurs, and have the county assembly consider the matter in 60 days. 

Already, precedents have been set where Nyeri and Bomet deputy governors occasioned vacancies in their respective offices by virtue of succeeding their bosses after they died in office.

In Nyeri, Deputy Governor Mutahi Kahiga was sworn in after Wahome Gakuru died in a road accident on November 7, 2017, barely three months in office.

The death of Bomet’s Joyce Laboso mid last year saw her deputy Hilary Barchok become governor.

The two have since appointed their deputies in line with the Supreme Court advisory, owing to a lacuna in the County Government Act and the Constitution.

The Constitution and the law do not envisage a vacancy upon death, impeachment or resignation of a governor. 

However, an amendment to the County Government Act, if passed by Parliament, will solve the lacuna. The County Government (Amendment) Bill 2018, stalled at the mediation level of the National Assembly and the Senate.

A mediation committee usually has 30 days to get a compromise version of a Bill disagreed by the two Houses and the fact that the committee never agreed means that the Bill will have to be reintroduced.​


Gabon: une femme tuée par une « balle perdue » lors des récents incidents de Libreville

Publié le 29.01.2020 à 00h50 par AFP

Une femme a été tuée par « une balle perdue » lors des incidents qui ont secoué vendredi Libreville après des rumeurs d’enlèvements d’enfants, s’ajoutant aux deux personnes mortes lynchées par la foule, a déclaré mardi le procureur de Libreville.

« Une femme qui se trouvait dans des attroupements dans le quartier du PK7 est décédée des suites d’une balle perdue, selon les premières informations transmises. Une enquête a été ouverte », a déclaré le procureur de Libreville André Patrick Roponat lors d’un point presse.

Entre jeudi soir et samedi matin, plusieurs quartiers populaires de Libreville se sont enflammés. Les habitants y avaient érigé des barricades et procédé à la fouille des véhicules à la recherche d’éventuels enfants kidnappés.

Depuis la disparition d’un garçon de 3 ans, Rinaldi, le 12 janvier dans un village du nord du pays, des rumeurs de rapts d’enfants se sont propagées, notamment sur les réseaux sociaux. Une série de kidnappings formellement démentie par les autorités, qui ont souligné qu’aucune autre plainte pour enlèvement n’avait été déposée.

Après les incidents, plusieurs dizaines de personnes avaient été interpellées. Cinq ont été incarcérées mardi soir pour « participation à un attroupement armé », « diffusion de fausses nouvelles » et « outrage à agent », a détaillé le procureur, précisant que ce nombre allait évoluer d’ici à vendredi.

Quant aux personnes suspectées d’avoir participé aux lynchages, elles sont toujours entendues par la police et n’ont pas encore été présentées à la justice.

Lors des incidents, plusieurs habitants, accusés par les foules d’être des kidnappeurs d’enfants, avaient été violemment agressés. Deux sont décédés des suites de leurs blessures.

Mardi, la préfecture de police de Libreville a diffusé un avis de recherche ciblant 10 personnes, publiant leurs portraits capturés à partir des vidéos des lynchages qui circulent sur les réseaux sociaux.

Les accusations de crimes rituels prennent régulièrement de l’ampleur au Gabon. En 2012 et 2013, la découverte de plusieurs corps mutilés avait provoqué la colère populaire.


Bulk of NGO funding goes to health and education sectors

MARY WAMBUIBy MARY WAMBUI
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Elgeyo-Marakwet, Nandi, Tharaka-Nithi, West Pokot and Bomet counties have the least number of non-governmental organisations (NGOs) currently implementing projects in the jurisdictions due to poor infrastructure. This is according to the second annual sector report released Tuesday by the NGOs Co-ordination Board.

Counties with the highest number of NGOs presence include Nairobi with 1,252 followed by Kiambu with 396, Kisumu (387), Nakuru (372), Kajiado (335) and Mombasa (282).

The Board noted that out of the 11,262 NGOs registered in the country, only 8,893 are actively engaged in projects.

According to the report, in the last financial year, 3,028 organisations received Sh165.9 billion in funding — an eight per cent increase compared to the previous year where 2,776 NGOs reported receiving Sh153.2 billion from donors, local partners, income generating activities and undisclosed sources.

World Vision Kenya was listed as having received the highest funding in the year under review at Sh8.2 billion, followed by Care International (Sh5.2 billion) and Compassion International Kenya (Sh4.7 billion).

Out of the 165.9 billion received, Sh78.8 billion was spent on direct project implementation in the country, a 14 per cent rise compared to the Sh69.1 billion spent in the previous year. The increase, the board noted, could have been due to more organisations submitting their annual reports.

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The heath sector received the highest funding — over Sh13 billion was spent on promoting general health, Sh10 billion went towards the fight against HIV/Aids and Sh4.2 billion to promoting population and reproductive health.

The education sector received the second largest share of the funding at Sh9.4 billion, followed closely by relief and disaster management efforts at Sh8.8 billion. African Academy of Sciences, World Vision Kenya and Plan International were the biggest financiers of education in the period under review.

The report, whose launch coincided with the start of the NGO week, is aimed at enhancing accountability by NGOs.

Interior Cabinet Secretary Fred Matiang’i, who attended the launch of the report, noted that non-state actors played a significant role in promoting development in the country and pledged government support for those that operate within the law.

Dr Matiang’i said the strained relationship the government had with NGOs was now in the past and welcomed the organisations to partner with the government in implementing development projects and promoting civic education across the country.

“As a country, we have now developed a solid tradition of effective partnerships between government and NGOs and we want to move forward in that trajectory,” he said. 

The CS added: “None of you should look over your shoulders and worry about things that you used to worry about a long time ago. The modern-day Kenya is an environment for all of us to work together and participate in the enhancement of our country even when we don’t agree”. 

Board chairman Gichira Kibara rooted for the expansion of the space in which the NGOs operate to attract more partners.​


Des Soudanais manifestent contre l’envoi de proches combattre en Libye et au Yémen

Publié le 28.01.2020 à 23h50 par AFP

Des dizaines de Soudanais ont manifesté mardi à Khartoum pour réclamer le retour au pays de proches recrutés selon eux par une entreprise des Emirats arabes unis comme gardes de sécurité mais envoyés par la suite combattre en Libye et au Yémen.

Des groupes d’hommes et de femmes se sont rassemblés devant le ministère des Affaires étrangères, portant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « nos fils ne sont pas à vendre » ou « ramenez nos fils ».

Plusieurs manifestants ont déclaré à l’AFP que leurs proches avaient obtenu des visas pour les Emirats arabes unis à la suite d’annonces dans les journaux soudanais pour le recrutement de gardes de sécurité pour le compte d’une compagnie émiratie appelée Black Shield.

« Mon frère s’est rendu aux Emirats le 20 août, mais depuis six jours, nous avons perdu le contact avec lui », explique Salma Mohamed, une manifestante.

« Nous avons vu sur les réseaux sociaux qu’il avait été transféré avec d’autres personnes en Libye ou au Yémen. Nous n’avons aucune information sur son sort, nous voulons qu’il revienne ».

« Mon fils s’est rendu en septembre aux Emirats arabes unis. Nous avons perdu le contact avec lui depuis dix jours », a déclaré un autre manifestant, Imad Osmane.

« Il s’est ensuite manifesté pour nous annoncer qu’il avait été ramené avec d’autres de Ras Lanouf (Libye) à Abou Dhabi », la capitale des Emirats.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères a assuré dans un communiqué qu’il était en contact avec Abou Dhabi pour régler la question « concernant le recrutement de citoyens soudanais comme gardes de sécurité par une entreprise privée des Emirats ».

« Les familles affirment que leurs contrats ont été violés, certains d’entre eux ayant été transférés par l’entreprise vers des champs pétroliers libyens », ajoute le ministère.

Mardi soir, une cinquantaine de jeunes gens revenus d’Abou Dhabi ont tenu un sit-in devant l’ambassade des Emirats à Khartoum.

– Sit-in –

Ils n’ont pas dit s’ils revenaient de Libye ou du Yémen mais ils ont promis qu’ils maintiendraient leur sit-in jusqu’à ce que tous ceux qui ont été recrutés par l’entreprise émiratie reviennent au Soudan.

Selon un rapport publié en décembre par l’ONU, cinq groupes armés soudanais et quatre groupes armés tchadiens ont fourni des milliers d’hommes pour combattre en Libye.

Un rapport distinct de l’ONU sur le Soudan publié en janvier affirme que de nombreux combattants arabes du Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à une guerre civile depuis 2003, et du Tchad voisin combattent comme « mercenaires » à titre individuel en Libye.

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Deux autorités rivales se disputent le pouvoir, le Gouvernement d’union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj, reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, dans l’ouest, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar dans l’est du pays.

Depuis le 4 avril 2019, la guerre est aux portes de Tripoli: à cette date, le maréchal Haftar, soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis et l’Egypte, a lancé une offensive sur la capitale, siège du GNA, de son côté appuyé par la Turquie.

Plus de 2.000 combattants et plus de 280 civils ont été tués, d’après l’ONU. Près de 150.000 Libyens ont été déplacés.

Un cessez-le-feu instauré le 12 janvier à l’initiative de Moscou et Ankara, reste précaire, les deux parties s’accusant de violer la trêve.


Théo Klein, incarnation du judaïsme libéral en France

Publié le 28.01.2020 à 23h50 par AFP

Ancien président du Crif et figure emblématique de la diaspora, Théodore Klein, qui s’est éteint à l’âge de 99 ans, a été l’un des principaux représentants du judaïsme libéral en France à la fin du XXe siècle.

Celui qu’on surnommait « un sioniste à part » avait présidé de 1983 à 1989 le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). C’est lui qui fut à l’origine du fameux dîner annuel de l’institution, qui réunit notamment le Premier ministre ou le chef de l’Etat. Il avait aussi présidé le Congrès juif européen.

Elégant, cheveux souvent en désordre, ce séducteur à l’allure d’intellectuel contestataire n’a jamais cessé de se faire l’avocat des valeurs laïques et républicaines françaises. « Le lieu de ma culture est la France, le lieu de ma spiritualité est Israël », soulignait-il.

Né le 25 juin 1920 à Paris, cet arrière-petit fils du grand rabbin de Colmar et fils d’un médecin a été scout chez les éclaireurs israélites.

Pendant l’Occupation, la famille se cache. Son père, membre du consistoire, reste à Paris. Théodore devient, lui, dans les années 1942-1944, l’un des responsables de la Résistance juive en France.

Après Sciences-Po, il étudie le droit avant de devenir avocat à la cour d’appel de Paris en 1945 et au barreau de Jérusalem à partir de 1970. Il dirigera par la suite un des grands cabinets d’affaires parisien, surplombant les Champs-Elysées.

C’est au début des années 50 qu’il va pour la première fois en Israël: « J’ai eu le sentiment de rentrer chez moi. Cela peut paraître stupide. C’est comme ça. J’ai une double nationalité, que j’assume et qui me donne un équilibre parfait ».

« Théo Klein était républicain dans son rapport à la France, libéral dans son rapport au judaïsme, humaniste et ouvert dans son rapport à l’autre », a résumé le président de SOS Racisme Dominique Sopo en lui rendant hommage mardi.

– Ami de Shimon Peres –

Théo Klein a souvent tenu des positions critiques contre la politique extérieure d’Israël et ses soutiens, en particulier le philosophe Alain Finkielkraut. « Je me bats pour que la reconnaissance de la Palestine vienne du gouvernement d’Israël et ne soit pas imposée à son peuple par une pression extérieure », estimait-il en 2002.

L’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine avait estimé, toujours en 2002, que « son autorité morale incontestable lui permettait de contredire tranquillement beaucoup d’assertions martelées par la droite israélienne ».

En 1988, il avait écrit avec Hamadi Essid, chef de la mission de la Ligue arabe de Paris, « Deux vérités en face », un ouvrage dans lequel chacun donnait sa vision du conflit israélo-arabe.

En 2012, il avait dénoncé l’engagement d’un de ses successeurs à la tête du Crif, Richard Prasquier, contre le journaliste de France 2 Charles Enderlin pour un reportage en 2000 sur la mort d’un enfant palestinien à Gaza, au début de la seconde Intifada.

Père de quatre enfants, ce passionné de textes hébraïques ainsi que d’histoire et de géographie de la Terre sainte a, plusieurs années, présidé le musée d’art et d’histoire du judaïsme, à Paris.

Ses rapports avec les rabbins étaient compliqués, certains le traitant de « gauchiste ». Théo Klein, proche des socialistes, n’a jamais caché qu’il était libre penseur et agnostique. « Dieu ne m’a jamais tourmenté, il faisait partie du paysage, à la fois omniprésent et absent », disait cet ami de l’ancien leader travailliste israélien et président Shimon Peres, tout en ajoutant qu’ »on peut lire la Torah sans être croyant ».

Evoquant en 2001 les violences commises en France contre des membres de la communauté juive, Théo Klein avait estimé que « le phénomène de violence dans les banlieues ne concerne pas seulement les juifs. Toutes les frustrations se traduisent par des violences ». « Avant d’employer le mot antisémitisme, avait-il souligné, il faut y réfléchir à deux fois ».

« Je ne suis pas juif parce qu’il y aurait eu la Shoah et que j’aurais pu être parmi les victimes », assurait-il. Il savait que ses opinions divisaient les Juifs de France : « Certains tournent la tête quand ils me voient. Mais il y en a d’autres qui me disent merci (pas toujours à haute voix) ».


State on course to adopt modern accounting system soon

I concur with Jaindi Kisero’s assertion in “If we want to end corruption, let’s adopt modern accounting systems” (Daily Nation, January 22), that a robust accounting system is a key driver of prudent financial management.

Unfortunately, the article misses critical information as to the status of financial accounting, especially in the public sector.

The National Treasury and Planning, which is the ministry in which public finance management frameworks rest, started a process to review the country’s accountability framework in the public sector in 2012 with the enactment of the Public Finance Management Act (PFMA).

This has been ongoing and led to the establishment of the Public Sector Accounting Standards Board (PSASB) through Articles 192 to 195 of the PFMA 2012. The board is mandated, among other responsibilities, to set generally accepted accounting standards for the public sector (national and county governments) and their entities. Since its operationalisation in February 2014, the PSASB has made tremendous progress towards financial accountability and reporting in the public sector.

On August 8, 2014, the board approved (gazette notice 5440) the adoption of the International Financial Reporting Standards (IFRS) issued by the International Accounting Standards Board (IASB); the International Public Sector Accounting Standards (IPSAS) issued by the International Public Sector Accounting Standards Board (IPSASB); and the International Professional Practices Framework (IPPF) promulgated by the Institute of Internal Auditors (IIA).

In response, the national and county governments and their respective entities apply the IPSAS cash-based standard; semi-autonomous national and county government agencies IPSAS accrual-based standards; state and county corporations carrying out commercial activities IFRS; and regulatory and non-commercial state and county corporations IPSAS accrual.

To facilitate the application of these standards, in use for the past six years, the board and the National Treasury enhanced capacity building programmes for public sector accountants; prescribed financial reporting templates for the public sector as per the PFM Act; implemented strategies to improve compliance to the standards; entered into partnerships with professional bodies to push for financial reporting and accountability; and is strengthening internal audit and risk management.

Notable achievements include the standardisation of financial reporting across the public sector; and enhanced understandability of financial statements that are prepared and submitted on time by the reporting entities.

The board has prepared a draft roadmap to transition the national and county governments and their respective entities.

FREDRICK RIAGA, CEO, Public Sector Accounting Standards Board (PSASB).​


Coronavirus: le Mozambique suspend la délivrance des visas aux Chinois

Publié le 28.01.2020 à 22h50 par AFP

Le gouvernement du Mozambique a annoncé mardi la suspension de la délivrance des visas d’entrée sur son territoire aux citoyens de Chine, en raison de l’épidémie de pneumonie virale qui y a déjà fait plus de 100 morts.

« Le conseil des ministres a décidé de suspendre les visas d’entrée dans le pays aux citoyens de Chine à cause du coronavirus. Cette mesure préventive vise à empêcher le virus de pénétrer le pays », a déclaré sa porte-parole, Helena Khida, à la presse à l’issue de la réunion.

« Dans le même but, les visas destinés aux Mozambicains désireux de se rendre en Chine sont également suspendus jusqu’à ce que la situation se normalise ».

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus de nombreux pays ont recommandé à leurs ressortissants de reporter leurs déplacements non indispensables en Chine.

En Chine même, le dernier bilan officiel fait état de 106 morts, pour plus de 4.500 personnes contaminées depuis l’identification de ce nouveau type de pneumonie au début du mois, surtout autour de la ville de Wuhan (centre).

Une soixantaine de cas ont également été signalés dans une quinzaine de pays hors de Chine.


Plan Trump: les colons israéliens se réjouissent mais rejettent tout Etat palestinien

Publié le 28.01.2020 à 22h50 par AFP

A Maalé Adoumim, une des plus grandes colonies de Cisjordanie occupée, « ça fait des années » que les habitants attendent une annexion par Israël. Alors on se réjouit du plan américain qui la prévoit, tout en tiquant sur la création d’un éventuel Etat palestinien.

« Je suis né ici et depuis que je suis petit, on entend parler d’annexion », raconte à l’AFP Guy Yifrach, 37 ans, maire adjoint de cette colonie située près de Jérusalem.

M. Yifrach a suivi mardi soir à la télévision, depuis son bureau, la présentation du plan de paix américain pour le Moyen-Orient.

Celui-ci est fondé sur une solution à « deux Etats », israélien et palestinien, et accorde à Israël nombre de garanties parmi lesquelles l’annexion des colonies en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

« Ca fait des années qu’on attend que la Judée-Samarie (nom donné à la Cisjordanie par les autorités israéliennes, ndlr), et principalement Maalé Adoumim, soient annexées », dit M. Yifrach. « Nous espérons que ça va enfin arriver ».

Plus de 400.000 Israéliens vivent actuellement dans des colonies en Cisjordanie occupée, et 42.000 d’entre eux à Maalé Adoumim, considérée par ses habitants comme une banlieue résidentielle de Jérusalem.

Peu après la présentation du plan, l’ambassadeur des Etats-Unis à Jérusalem David Friedman a affirmé qu’Israël pourrait annexer sans délai à son territoire les colonies en Cisjordanie.

« Israël ne doit pas attendre du tout », a affirmé David Friedman. Et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne semble pas vouloir attendre, lui va demander dès dimanche à son cabinet d’annexer des parties de la Cisjordanie, ont confirmé mardi soir à l’AFP des sources gouvernementales.

Les Palestiniens, qui avaient appelé au boycott du plan avant même qu’il ne soit dévoilé, ont de leur côté affirmé qu’il ne « passerait pas ».

– « Sur le terrain » –

Si M. Yifrach se réjouit d’une étape franchie vers l’annexion, sa joie n’est pas complète.

« Je suis contre la création d’un Etat palestinien au coeur de l’Etat d’Israël », peu importe la forme qu’il prendrait, explique le jeune édile visiblement tendu par cette partie du projet américain.

Les mains soit serrées l’une contre l’autre, soit collées à son visage, il cite l’exemple de la bande de Gaza, dont s’est retiré Israël en 2005 et où le Hamas a pris le pouvoir deux ans plus tard. Depuis 2007, l’Etat hébreu et le mouvement islamiste se sont livré trois guerres.

M. Yifrach craint que la Cisjordanie ne devienne une nouvelle bande de Gaza, d’où tomberaient « les missiles vers le coeur d’Israël ».

Il rejoint ainsi les propos du ministre de la Défense Naftali Bennett, chef du parti de droite radicale Yamina, qui s’oppose farouchement au projet d’Etat palestinien, même amputé.

« Nous ne permettrons pas que le gouvernement israélien reconnaisse un Etat palestinien sous aucune forme », a déclaré M. Bennett, qui a appelé le gouvernement à « imposer la souveraineté israélienne sur toutes les colonies dans les jours à venir ».

Avant la présentation du plan américain, David Elhayani, président du Conseil de Yesha, la principale organisation représentative des colons, avait fait part de sa préoccupation.

« Nous sommes vraiment perturbés. Nous ne pouvons souscrire à un plan prévoyant la création d’un Etat palestinien qui poserait une menace à la sécurité d’Israël et menacerait notre futur », avait-il déclaré.

La colonisation israélienne en Cisjordanie occupée a pris de l’essor sous Benjamin Netanyahu –au pouvoir sans discontinuer depuis une décennie– et plus particulièrement depuis l’arrivée de son allié Donald Trump à la Maison Blanche.

Malgré les sourires affichés par MM. Trump et Netanyahu à Washington mardi soir, M. Yifrach reste circonspect. « La paix ne se fait pas à Washington mais sur le terrain », clame-t-il.