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Tuesday, January 21st, 2020

 

Erupting Taal volcano may leave children homeless for months

Urgent need for temporary schools for pupils who are missing out on classes

MANILA, January 22 – Half a million people made homeless by the Taal volcano eruption will need immediate and long-term support as they face growing uncertainty over whether they will ever be able to return to their towns and villages.

As the volcano continues to erupt, Save the Children is warning of a prolonged crisis that could see hundreds of thousands of people unable to return to their homes for months and forced to live in evacuation centers or with friends and relatives. The Philippines government estimates that in the worst case scenario, communities may not be able to return for up to seven months, though that could change should there be a catastrophic eruption.

According to government figures, at least 580,000 pupils from more than 1,000 schools have been missing out on classes for the past two weeks due to heavy ashfall in the provinces around the volcano and schools being used as evacuation centers. Of this figure, an estimated 55,000 schoolchildren come from the six abandoned towns located in the 14km danger zone, where many classrooms are damaged and buried under hazardous ash. Many of these students could fall behind and miss graduation in three months, affecting their future job prospects. Meanwhile, more than 300 schools are still being used as evacuation centers.

Nearly 3,000 hectares of agricultural land – the main source of livelihood for people living near the volcano – is now covered in thick hazardous ash, crops are ruined, and thousands of homes and schools have been severely damaged and will require rehabilitation. Thousands of farm animals have also died.

Jerome Balinton, Humanitarian Manager for Save the Children Philippines, said:

“We are concerned that thousands of children may not be able to return to their homes and communities for months, with many final year students risking missing their graduations. Being made homeless puts these children at serious risk of abuse and exploitation. Children in the evacuation centers are forced to bathe with little or no privacy, sharing the same facilities as adults. Mothers have told Save the Children they’re worried for their teenage daughters, many of whom don’t have any sanitary pads or even underwear as they were forced to flee quickly when the volcano began erupting.

“The emotional and psychosocial stress of being made suddenly homeless and surrounded by so many strangers in such close proximity are taking a toll on children. It’s vital that we meet their immediate needs for food, clothing, clean water, hygiene and healthcare, while recognizing that they need long-term solutions as well. This means setting up temporary schools so children can return to a normal routine while they wait for the fury of the volcano to subside.”

Save the Children is distributing family household and hygiene items to families. We have also set up mobile child-friendly spaces where children can learn and play in a safe environment while receiving emotional support.

The Philippines government has imposed mandatory evacuation for six towns around the volcano, forcing at least 300,000 people – of whom 124,000 are children – into one of the more than 450 evacuation centers. The government believes a deadly and destructive eruption is ‘imminent.’

ENDS


Côte d’Ivoire: le COSIM dénonce des publications «imaginaires» imputées à son président

Publié le 22.01.2020 à 01h18 par APA

Le Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques en Côte d’Ivoire (COSIM) a dénoncé mardi dans un communiqué, des publications abondamment relayées depuis quelques jours sur les réseaux sociaux imputant des propos « tendancieux, imaginaires et attentatoires » à la cohésion sociale à son président Cheick Aïma Boikary Fofana.« Pire ces publications tendancieuses, imaginaires, diffamatoires et attentatoires à la cohésion sociale, sans source fiable sont de nature à jeter le discrédit sur le guide religieux et l’ensemble de la communauté musulmane. La dernière en date serait une réaction du guide religieux aux conclusions de la dernière conférence épiscopale tenue à Korhogo sans que l’auteur ne relève une quelconque source », s’est offusqué le bureau exécutif du COSIM.

Cette faîtière des guides religieux musulmans en Côte d’Ivoire a par ailleurs, condamné ce comportement et invité les auteurs de ces actes à faire preuve de discernement avant toute publication de nature à jeter le discrédit sur un guide religieux et à stigmatiser une communauté.

« Le COSIM qui fait du dialogue interreligieux une priorité a toujours  appelé à la retenue afin que les différentes crises sociopolitiques qu’a connues la Côte d’Ivoire ne se transforment en une guerre interreligieuse», conclut le communiqué.

 Au terme de la 114è Assemblée plénière de la conférence épiscopale, les évêques catholiques de Côte d’Ivoire, ont analysé la situation politique dans le pays. « La question de l’indépendance des structures devant arbitrer ces joutes électorales comme la CEI divise et cristallise encore les tensions autant que le sont celles du découpage électoral, la question des pièces d’identité, de la liste électorale, du code électoral», ont-ils entre autres fait remarquer à l’exécutif ivoirien.

En réponse aux évêques catholiques, des internautes, sans préciser la source et les circonstances de cette déclaration, ont imputé au président du COSIM, Cheick Aïma Boikary Fofana,  des propos dont l’extrait suivant: « La conférence épiscopale catholique n’a pas pris la bonne initiative spirituelle et même si elle avait son mot à dire, elle n’aurait pas dû imposer de l’exigence comme préalable, car c’est seul Allah qui établit l’autorité de Ouattara et non pas un cercle religieusement partisan à l’opposition ivoirienne qui pourra le défaire ». Cette « déclaration imaginaire»  que dénonce le COSIM est abondamment relayée depuis lundi sur les réseaux sociaux.


Sécurité dans le Sahel : l’Union Européenne prend acte du Sommet de Pau

Publié le 22.01.2020 à 01h18 par APA

Le Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne a pris acte, dimanche à Bruxelles, du Sommet de Pau (France) qui a réuni le 13 janvier dernier le président français Emmanuel Macron et ses homologues des pays du Sahel.Dans une note d’information transmis à APA, mardi,  les ministres et le Haut-Représentant aux affaires étrangères, Joseph Borrel, ont clairement annoncés la nécessité pour l’UE de voir son soutien s’améliorer de façon décisive.

Au cours du sommet de Pau, les participants  ont chacun clarifié leur position sur la présence des forces françaises dans la région.

Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et ont plaidé pour un  renforcement de la présence internationale à leurs côtés , selon le communiqué qui a sanctionné ce sommet initié par Emmanuel Macron.

L’Europe « doit absolument faire plus » pour l’ «urgence absolue» que constitue le Sahel, rapporte cette note qui constate qu’une « semaine après le sommet de Pau, l’Europe semble vouloir s’investir de manière plus décisive dans la stabilisation du Sahel ».

Le ministre français des Affaires et étrangères et de l’Europe, Jean-Yves Le Drian, a fait part de son contentement à la sortie du Conseil des ministres. Ces derniers ont en effet sollicités auprès du Haut-représentant une « intervention encore plus forte de l’Union Européenne dans ce nouveau processus».

Selon Jean-Yves le Drian, les ministres ont déclaré vouloir adopter les quatre piliers qui sous-tendent la stratégie de la « coalition pour le Sahel ». Il s’agit du renforcement de l’action contre le terrorisme, du renforcement des capacités de sécurité des pays du G5 Sahel, du renforcement de la présence de l’Etat dans ces pays et de l’aide au développement dans le cadre de l’«alliance Sahel ».

Le ministre du Luxembourg, Jean Asselborn a  de son côté, officiellement annoncé le caractère prioritaire de la région pour son pays et l’envoi de renforts militaires à la mission de formation EUTM-Mali ainsi qu’à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

La rencontre de Bruxelles a annoncé par ailleurs,  la future constitution d’une nouvelle stratégie européenne dans la région lors de la « Conférence pour le Sahel » qui se tiendra le 26 mars prochain en marge du Conseil européen.

«Ces annonces de principes permettent à la France de se montrer optimiste dans sa volonté de voir le soutien de ses partenaires européens s’affermir dans la région », souligne la note, ajoutant que cela ne pourra que favoriser la mise en place de la Task Force européenne « Takouba » dans le cadre de l’opération Barkhane et la mise en œuvre du Pacte pour la Stabilité et la Sécurité au Sahel (P3S), qui constituent des axes forts européens, énoncés dans la stratégie de la « coalition pour le Sahel ».

Le G5 Sahel ou « G5S » est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé lors d’un sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad répartis sur 5 097 338 km².


Enseignement supérieur: Marylis Btp Sénégal saisit ses avocats pour «violation d’accord»

Publié le 22.01.2020 à 00h18 par APA

Marylis Btp Sénégal, une filiale du groupe Snedai, de l’homme d’affaire ivoirien Adama Bictogo, annonce avoir saisi ses avocats pour « violation d’accord » par le ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur, relative à la construction de l’Université Amadou Makhtar Mbow sise à Diamniadio, selon un communiqué.« L’entreprise Marylis Btp Sénégal dénonce la décision unilatérale prise par Ministère de l’Enseignement Supérieur du Sénégal de mettre un terme à la convention liant le groupement Marylis BTP-Monofasica-Touba Matériaux et l’État du Sénégal, relative à la construction de l’Université Amadou Mahtar Mbow sise à Diamniadio », indique le communiqué.  

Cette décision fait suite à un courrier en date du 27 décembre 2019 du ministère de l’Enseignement Supérieur du Sénégal, qui selon Marylis BTP, a « de façon unilatérale et en violation des règles contractuelles, mis un terme à la convention liant le groupement Marylis BTP-Monofasica-Touba Matériaux et l’État du Sénégal, dans le cadre de la construction de l’Université Amadou Mahtar Mbow sise à Diamniadio.  

« La société Marylis BTP bien que réfutant les motifs allégués, a pris acte de cette décision et de ses suites. Elle a toutefois pris le soin de relever à l’endroit de l’autorité concédante que l’esprit qui a gouverné la signature et l’exécution du marché, les dernières discussions et décisions relatives à sa réévaluation financière, le projet de signature d’un avenant et la production d’un nouveau planning d’exécution, sont autant d’actes en contradiction avec la décision de résiliation opérée », poursuit le texte. 

Pour cette filiale du Groupe Snedai, cette décision  « ruine deux ans de négociations entre les parties pour lever les blocages freinant la bonne exécution de ce projet », à savoir la construction de l’Université Amadou Mahtar Mbow sise à Diamniadio, une ville située à une trentaine de kilomètres du centre-ville de Dakar.    

La société Marylis BTP, a, dans le cadre de « la sauvegarde de ses intérêts décidé d’en référer à ses conseils », relève le communiqué signé de la direction générale de l’entreprise et transmis à APA par la direction de la communication.  


Colombie: reprise des manifestations, affrontements avec les forces de l’ordre

Publié le 21.01.2020 à 23h50 par AFP

La mobilisation contre le gouvernement du président Ivan Duque a repris mardi en Colombie avec des marches et des blocages routiers notamment à Bogota, où des affrontements violents se sont soldés par au moins quatre blessés et plusieurs arrestations.

Ce mouvement, assorti d’un « cacerolazo » national ou concert de casseroles en fin de journée comme lors des manifestations de novembre et décembre, a affecté la circulation automobile dans plusieurs secteurs de la capitale.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau contre des personnes cagoulées, qui lançaient des pierres et ont causé des dégâts, selon des images télévisées.

La mairie de Bogota a fait état sur Twitter de 18 « manifestations pacifiques » et de deux points, dans le nord-ouest et le sud de la ville, où les forces de l’ordre sont intervenues contre « des individus cagoulés violents ».

Dans le centre de la capitale, Flor Calderon, 60 ans, s’est interposée entre les manifestants et les policiers de l’Escadron mobile anti-émeutes (Esmad) qui bloquaient le cortège.

« Ceci est une lutte pour vous et les enfants de vos enfants parce que le pays va très mal », a-t-elle lancé aux forces de l’ordre, en brandissant un drapeau blanc et en leur demandant de laisser passer la manifestation.

Cette femme a expliqué à l’AFP qu’elle était descendue à nouveau dans la rue pour protester contre le « massacre » des leaders communautaires. En outre « l’éducation est très mauvaise, la santé est très mauvaise, donc c’est pour ça que j’accompagne ces jeunes », a-t-elle ajouté.

Au moins trois policiers et un manifestant ont été blessés dans la capitale, selon des sources officielles et des journalistes de l’AFP. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont également émaillé des manifestations dans les villes de Medellin et Cali, deuxième et troisième du pays.

La maire de Bogota, Claudia Lopez, en fonction depuis le 1er janvier, a établi un protocole contre la violence pendant les manifestations, qui prévoit une instance de dialogue avant un usage progressif de la force publique.

La mobilisation reprend à l’issue des vacances, après une fin d’année marquée par de multiples manifestations exigeant un changement de cap du gouvernement de droite, au pouvoir depuis août 2018.

Outre la mise en cause de la politique économique du président Ivan Duque, le mouvement, lancé le 21 novembre, dénonce la spirale de violence visant leaders communautaires et défenseurs des droits humains depuis l’accord de paix de 2016 avec l’ex-guérilla marxiste des Farc, transformée en parti politique.

Selon l’ONU, au moins 107 de ces militants ont été tués en 2019, la majorité dans des régions où opèrent des groupes armés impliqués dans le trafic de drogues.

Les Nations unies ont en outre alerté sur les assassinats de 173 ex-guérilleros qui ont déposé les armes.

« Personne ne peut payer de sa vie le fait de défendre une opinion politique ou une cause sociale, et c’est pour cela que nous considérons cela comme très important parmi nos revendications », a déclaré à la presse une dirigeante universitaire, Jennifer Pedraza.

Le président Duque a lancé une « conversation nationale » avec différents secteurs sociaux pour tenter d’enrayer le mouvement, mais ses leaders exigent une négociation directe.

Rejetant la « violence » contre les forces de l’ordre, le chef de l’Etat, qui pâtit de 70% d’opinions défavorables dans les sondages, a estimé que « ces agressions obligent à des arrestations et des sanctions exemplaires ».


Le Liban en crise se dote d’un nouveau gouvernement

Le Liban s’est finalement doté mardi d’un nouveau gouvernement qui aura la lourde tâche de relancer une économie en chute libre et de convaincre les manifestants qui fustigent la classe politique.

Près de trois mois après la démission de Saad Hariri et plus d’un mois après la nomination du nouveau Premier ministre Hassan Diab, soutenu par le mouvement chiite Hezbollah, un gouvernement composé de 20 ministres a été dévoilé au Palais présidentiel de Baabda.

Le Premier ministre, un universitaire de 61 ans, a promis que son gouvernement ferait tout son possible pour répondre aux revendications du mouvement de contestation qui agite le pays depuis le 17 octobre, réclamant une refonte du système politique et la démission d’une classe politique accusée d’incompétence et de corruption.

« C’est un gouvernement qui exprime les aspirations des manifestants dans tout le pays, mobilisés depuis plus de trois mois, qui travaillera à répondre à leur revendications: indépendance de la justice, recouvrement des fonds détournés, lutte contre l’enrichissement illégal », a-t-il déclaré peu après l’annonce de la formation de son cabinet.

Hassan Diab s’était engagé à nommer un gouvernement de « technocrates indépendants » répondant aux aspirations de la rue.

Parmi les nouveaux ministres figurent des académiciens, à l’instar de l’économiste Ghazi Wazni, qui obtient les Finances, ou encore des hauts fonctionnaires.

Dans son discours, Hassan Diab a cité « l’indépendance de la justice », « la lutte contre l’enrichissement illégal » mais aussi « la lutte contre le chômage ».

– « Se moquer du peuple » –

Avant même l’annonce, environ 200 manifestants se sont rassemblés à Beyrouth près du Parlement, bloquant une artère principale, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Nous voulons un nouveau Liban, un Liban sans corrompu », s’indignait un manifestant, Charbel Kahi, alors que retentissaient derrière lui des roulements de tambours.

« Qu’ils ne viennent pas se moquer du peuple libanais, en formant un gouvernement. Ca fait deux mois qu’on attend, ils étaient en train de se partager les parts », lance cet agriculteur de 37 ans, contenant à peine sa colère.

La tension est montée d’un cran ces derniers jours, avec des affrontements d’une violence sans précédent durant le week-end entre contestataires et forces de l’ordre, qui ont fait plus de 500 blessés à Beyrouth.

La nouvelle équipe a été formée par un seul camp politique, celui du puissant mouvement chiite pro-iranien du Hezbollah et ses alliés. Elle doit encore obtenir un vote de confiance du Parlement.

Pourtant, même entre ces alliés, il aura fallu d’intenses tractations et des marchandages politiques sans fin pour répartir les portefeuilles.

Au côté du Hezbollah, on compte notamment la formation chiite Amal, ainsi que le Courant patriotique libre (CPL), fondé par le président Michel Aoun.

Avant même l’annonce de mardi, le politologue Hilal Khashan estimait qu’un gouvernement « composé exclusivement de technocrates » était un « voeu pieux ».

– « Tâche herculéenne » –

Pour la nouvelle équipe, les défis sont multiples, en particulier sur le plan économique, dans un pays qui croule sous une dette avoisinant les 90 milliards de dollars (81 milliards d’euros), soit plus de 150% de son Produit Intérieur Brut.

Il faudra des réformes structurelles, attendues notamment pour débloquer des milliards de dollars d’aide et de dons promis par la communauté internationale.

Les contestataires fustigent des autorités incapables de fournir des services publics de base, alors que, 30 ans après la fin de la guerre civile (1975-90), les Libanais vivent au quotidien avec des coupures d’électricité, un réseau médiocre d’eau courante et une gestion calamiteuse des déchets.

La Banque mondiale a averti en novembre que le taux de pauvreté pourrait en arriver à englober 50% de la population, contre le tiers à l’heure actuelle.

Le gouvernement devra également se pencher sur la dépréciation de la livre libanaise, qui a perdu plus d’un tiers de sa valeur face au dollar dans les bureaux de change.

La tâche qui attend le gouvernement « durant cette grave période est herculéenne », confirme Karim Mufti, chercheur en Sciences politiques.

« Au vu de la nature multidimensionnelle de la crise, il semble difficile d’envisager des solutions à court terme aux problèmes financiers, économiques et sociaux du pays », dit-il.

Plusieurs partis de premier plan ont refusé de prendre part à la formation du gouvernement, notamment le mouvement du Futur de M. Hariri, les Forces libanaises de Samir Geagea et la formation du chef druze Walid Jumblatt.


Liban: Hassan Diab, un Premier ministre autoproclamé « technocrate »

Hassan Diab, à la tête du nouveau gouvernement libanais, est un universitaire et ancien ministre de l’Education qui clame son indépendance et s’est autoproclamé « technocrate », en écho aux revendications de la rue.

Peu connu du grand public, cet enseignant en ingénierie de 61 ans à l’Université américaine de Beyrouth (AUB) va prendre la succession de Saad Hariri, après plusieurs mois d’intenses tergiversations.

Sa désignation intervient plus de trois mois après le début d’un mouvement populaire de contestation dans un contexte de crise économique sans précédent depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).

Il a été poussé au poste de Premier ministre, réservé à un sunnite, avec le soutien des mouvements chiites Hezbollah et Amal, ainsi que celui du Courant patriotique libre (CPL), la formation du président Michel Aoun, un chrétien.

Mais le principal bloc sunnite et ses alliés chrétiens n’ont pas apporté leur soutien à ce sexagénaire né à Beyrouth, compliquant encore plus la tâche que représente la formation d’un gouvernement dans ce pays multiconfessionnel.

L’annonce de sa nomination, le 19 décembre, avait été accueillie avec beaucoup de scepticisme par les contestataires.

Au Liban, où la classe politique est restée quasi inchangée depuis des décennies, il lui aura fallu plus d’un mois pour former son équipe de 20 ministres. Le pays régi par un système politique qui doit assurer un équilibre entre les communautés est habitué aux marchandages et tractations politiques interminables.

– Carrière académique –

Resté à l’écart des projecteurs depuis son départ du poste de ministre de l’Education en 2014, il s’est engagé après sa nommination à former un gouvernement de « technocrates indépendants ».

Hassan Diab n’est membre avéré d’aucun parti politique et ne soutient pas de groupe en particulier. Sur son site internet, il se présente comme « l’un des rares ministres technocrates depuis l’indépendance ».

Père de trois enfants, Hassan Diab a obtenu en 1985 un doctorat en génie informatique à l’Université de Bath, au Royaume-Uni.

Il est professeur en génie informatique et en ingénierie électrique à l’Université américaine de Beyrouth, où il a occupé plusieurs postes –tant dans l’enseignement que dans l’administratif–, dont celui de vice-président, depuis qu’il y est entré en tant que professeur assistant à l’âge de 26 ans.

Défenseur d’une réforme du système éducatif au Liban, il a signé plusieurs ouvrages et articles universitaires sur le sujet.

« Je suis sûr que la solution à la plupart des défis économiques, sociaux, financiers ou encore liés au chômage, repose sur l’éducation sous toutes ses formes », écrit-il sur son site Internet.

Il fut ministre de l’Education de 2011 à 2014, brève expérience dans la politique dans un contexte de forte polarisation politique, au sein d’un gouvernement dominé par le Hezbollah et ses alliés après l’effondrement d’une coalition gouvernementale déjà dirigée à l’époque par M. Hariri.

Selon des observateurs, l’histoire pourrait se répéter.

– Mouvement « historique » –

« Le prochain gouvernement sera dominé par le Hezbollah (et ses alliés) sans couverture politique pour Hariri et les sunnites », pronostiquait déjà en décembre Imad Salamey, chercheur en sciences politiques à l’Université libanaise américaine (LAU).

Tout comme il était arrivé à la tête du ministère de l’Education, M. Diab a accédé au poste de Premier ministre après le retrait de Saad Hariri.

M. Hariri était vu comme le candidat le plus probable à la tête d’un gouvernement de technocrates. Mais à plusieurs reprises il a dit renoncer au poste, face à l’opposition de ses rivaux politiques à un tel cabinet, selon lui.

Il avait démissionné le 29 octobre, près de deux semaines après le début du mouvement de contestation contre l’ensemble de la classe dirigeante.

Trois jours après le début de cette contestation, M. Diab avait lui qualifié le mouvement d’ »historique », écrivant sur les réseaux sociaux que « le peuple libanais » s’était « uni pour défendre ses droits à une vie libre et digne ».

Mais des manifestants l’ont critiqué pour avoir précédemment participé à ce qu’ils considèrent comme un gouvernement incompétent et corrompu. D’autres, sur les réseaux sociaux, ont attaqué un livre vantant ses mérites et son bilan de ministre, publié par le ministère de l’Education après son départ.

Interrogée par l’AFP, Samar Hamdan, une voisine depuis 15 ans, dit n’avoir « vu que des bonnes choses venant de lui ».

« C’est un éminent universitaire (…) qui est resté humble en devenant ministre », a-t-elle affirmé.


Sourdes tensions au début du procès en destitution de Trump

Publié le 21.01.2020 à 22h50 par AFP

« Ses mensonges nous divisent ». En ce mardi glacial, un homme, seul, brandit une pancarte devant le Congrès américain, où les sénateurs s’apprêtent à entamer le procès historique en destitution de Donald Trump.

Dans l’enceinte du Capitole, le slogan prend tout son sens, élus et touristes affichant des lectures diamétralement opposées des poursuites intentées contre le président des Etats-Unis.

Un de ses partisans, qui avait planifié sa visite sans connaître le calendrier des débats, refuse de parler d’un jour historique. C’est « une mascarade! Heureusement, ça ne devrait pas traîner », glisse-t-il sans donner son nom.

Tim Boyer n’avait pas davantage prévu de découvrir l’imposant Capitole en ce jour « particulier ». « Je ne m’attends pas à un procès équitable, mais j’espère que les sénateurs feront ce qu’ils ont à faire… »

A la mi-journée, les cent élus de la chambre haute, qui ont juré la semaine dernière de juger le président « avec impartialité », ont convergé vers l’hémicycle bleu et or où le procès doit se dérouler.

Interpellée par l’AFP, la sénatrice républicaine Shelley Moore Capito admet qu’il y a des tensions dans l’air: « c’est une affaire grave! ».

Contrairement aux sessions habituelles, les élus ont été sommés d’abandonner leurs téléphones et ordinateurs portables. « Je vais peut-être souffrir d’un petit manque au début, mais ça devrait aller », plaisante-t-elle, en se disant prête à tenir « le temps qu’il faudra ».

Dans l’hémicycle, les sénateurs échangent des poignées de main. Leur ballet dessine clairement deux camps: les républicains saluent les défenseurs du président, installés à une table en demi-cercle qui leur fait face; dans l’autre moitié de la salle, les démocrates échangent avec leurs confrères de la Chambre des représentants venus porter l’accusation contre Donald Trump.

Peu d’élus franchissent la travée centrale pour saluer un membre de l’autre camp.

– « Fier » de défendre Trump –

Trois petits coups de marteau, donnés par le président de la Cour suprême des Etats-Unis John Roberts, chargé de présider les débats, résonnent. Un haut gradé chargé du protocole appelle à garder le silence « sous peine d’emprisonnement ».

Les sénateurs se figent sur leur siège, la plupart stylo en main pour prendre des notes.

Au balcon, le public continue d’arriver au compte-gouttes, ralenti par les contrôles de sécurité renforcés pour cette journée historique.

Avec le ton monocorde qui le caractérise, Mitch McConnell, le leader de la majorité républicaine, prend brièvement la parole pour préciser que la séance servira à fixer les règles du jeu du procès.

Pat Cipollone, l’avocat de la Maison Blanche, s’approche du micro. Cet homme discret, pas plus habitué aux prétoires qu’aux caméras, se dit « fier » de représenter Donald Trump.

« Il est temps que ce procès commence », les débats vont démontrer que « le président n’a rien fait de mal », assène-t-il d’emblée, sans s’étendre plus avant.

Le démocrate Adam Schiff se fait lui lyrique pour enjoindre aux sénateurs de respecter leur serment d’impartialité. « Nous pensons que le président mérite d’être destitué » parce qu’il a demandé à l’Ukraine d’enquêter sur un de ses rivaux, argumente-t-il.

Mais « la plus importante question aujourd’hui est de savoir si le président et les Américains verront un procès équitable », lance-t-il.

Son but? Convaincre quatre des 53 sénateurs républicains de faire défection et de voter avec les 47 sénateurs démocrates pour obtenir de nouveaux documents et témoins. Sinon « ce sera une parodie de procès », met-il en garde.

Face à lui, les mains croisées sur le ventre, Mitch McConnell ne bouge pas d’un iota. Le stratège assure avoir les voix nécessaires pour faire adopter une résolution qui devrait permettre de mener le procès au pas de charge et d’acquitter le président au plus vite, peut-être d’ici deux semaines.


Three killed as boda boda, police vehicle collide in Meru

CHARLES WANYOROBy CHARLES WANYORO
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Three people were on Tuesday evening killed after the motorcycle they were riding on collided with a police vehicle at Thimangiri market, on the Meru-Mikinduri road, Meru County.

Meshack Kirea, 26, Lewis Kinyua, 28, and Douglas Kaburia were travelling from Kirima Gitune to Meru town when their motorcycle collided head-on with a Toyota Land cruiser belonging to Makutano Police Station in Tharaka-Nithi.

Kirea, who was riding the ill-fated motorcycle died on the spot while his succumbed to their injuries at Meru Level Five Hospital.

Imenti North police boss Robinson Mboloi said the boda boda rider joined the road abruptly from a feeder road, giving the driver no chance to avoid the crash.

However, local market chairman Japhet Kinyua blamed the driver of the police vehicle, saying he was speeding on the wrong lane.

“We blame the police officer for the accident, the public wanted to set the vehicle on fire but I pleaded with the angry mob not to take the law in their hands. We took the injured to hospital using the same vehicle,” said Mr Kinyua.

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Imenti North boda boda Association Chairman John Anthony Gikundi said there were numerous accidents on the one-kilometre stretch and urged the government to erect bumps.

“The stretch had more than 10 accidents in December alone, we need urgent intervention,” he said.

The bodies were moved to the Meru Level Five Hospital Mortuary.


El Comité de Derechos Humanos abre la puerta a las solicitudes de asilo por cambio climático

Los países no pueden deportar a las personas que enfrentan condiciones inducidas por el cambio climático y que violan el derecho a la vida, declaró el Comité de Derechos Humanos de la ONU en una decisión histórica que sentará precedente.

El Comité hizo la afirmación al responder a la queja de Ioane Teitiota, cuya solicitud de asilo fue denegada en 2015 por Nueva Zelanda, y fue deportado a su país de origen, Kiribati, donde el cambio climático ha creado condiciones graves que atentan contra sus derechos.

Teitiota argumentó que el país violó su derecho a la vida al expulsarlo, ya que el aumento del nivel del mar y otros efectos climáticos han hecho que Kiribati sea inhabitable para todos sus residentes: han ocurrido disputas violentas por la tierra habitable que es cada vez más escasa; la degradación ambiental dificulta la agricultura familiar; y el suministro de agua dulce se ha contaminado de agua salada.

El Comité determinó que en el caso específico de Teitiota, los tribunales de Nueva Zelanda no violaron su derecho a la vida en el momento de los hechos, porque la evaluación exhaustiva y cuidadosa de su testimonio y otra información disponible condujo a la determinación de que, a pesar de la seriedad de la situación, en Kiribati se habían adoptado medidas de protección suficientes.

Sin embargo, dijo el experto del Comité Yuval Shany, “este fallo establece nuevos estándares que podrían facilitar el éxito de futuras solicitudes de asilo relacionadas con el cambio climático”.

El Comité también aclaró que las personas que solicitan el estado de asilo no están obligadas a demostrar que enfrentarían un daño inminente si regresaran a sus países. Los expertos aseguraron que el daño inducido por el cambio climático puede ocurrir tanto a través de eventos repentinos (como tormentas e inundaciones intensas) como a través de procesos más largos (como el aumento del nivel del mar, la salinización y la degradación de la tierra). Ambos tipos de situaciones pueden llevar a las personas a cruzar las fronteras para buscar protección.

En el fallo también se destacó el papel que debe desempeñar la comunidad internacional para ayudar a los países afectados negativamente por el cambio climático.

El Comité declaró que, sin esfuerzos nacionales e internacionales sólidos, los efectos del cambio climático en los países de donde las personas emigran pueden activar las obligaciones de “no devolución” en los Estados receptores. “El riesgo de que un país entero termine sumergido bajo el agua es tan extremo, que las condiciones de vida en esa nación pueden volverse incompatibles con el derecho a la vida y la dignidad incluso antes de que ocurra”, aseguraron los expertos.

El fallo marca la primera decisión de un organismo de tratados de derechos humanos de la ONU sobre una queja de un individuo que busca protección de asilo contra los efectos del cambio climático.