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Sunday, January 19th, 2020

 

Présidentielle en Bolivie: Morales adoube un ancien ministre, Luis Arce

Publié le 20.01.2020 à 01h50 par AFP

Luis Arce, ex-ministre de l’Economie du président déchu Evo Morales, sera candidat à l’élection présidentielle du 3 mai en Bolivie, a annoncé dimanche l’ancien chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à Buenos Aires.

M. Arce, qui sera secondé par l’ex-ministre des Affaires étrangères David Choquehuanca pour le poste de vice-président, sera soutenu par le Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de M. Morales, des syndicats et des organisations sympathisantes, a précisé l’ex-président depuis l’Argentine où il se trouve en exil depuis plus d’un mois.

Luis Arce représente « un pont entre la ville et la campagne pour poursuivre le processus de changement. Notre mouvement paysan n’exclut ni ne rejette personne », a déclaré M. Morales, qui a gouverné la Bolivie pendant près de 14 ans jusqu’à sa démission le 10 novembre.

« Luis Arce est une garantie pour l’économie nationale », a-t-il ajouté à propos de son ex-ministre de l’Economie et des Finances publiques (2006-2017 et janvier-novembre 2019).

MM. Arce et Choquehuanca se sont rendus à Buenos Aires où une cinquantaine de dirigeants du MAS, de syndicats et d’autres organisations ont débattu, mais aucun des deux n’était présent à la conférence de presse dominicale. Les candidats seront désignés officiellement mercredi dans la capitale argentine.

Des sondages effectués avant cette annonce crédite le MAS de 20,7% des intentions de vote pour la présidentielle de mai, devant les autres candidatures. Le premier poursuivant était l’ex-président centriste Carlos Mesa (13,8%).

Luis Arce, 56 ans, originaire de La Paz, est considéré comme le père de ce que certains appellent le « miracle économique » bolivien, fondé sur un modèle de développement social, communautaire et productif.

Après la nationalisation des hydrocarbures en 2006, qui a coïncidé avec un boom sans précédent des prix du pétrole, l’économie bolivienne a commencé à croître à un taux annuel de 4,9%, et l’extrême pauvreté a chuté de 38,2% en 2005 à 17,1% en 2018, selon les chiffres officiels.

Evo Morales a démissionné de la présidence sous la pression des forces armées après sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle du 20 octobre, un scrutin entaché d’irrégularités selon l’Organisation des Etats américains (OEA).

La présidente par intérim, la conservatrice Jeanine Añez, a vu mi-janvier ses fonctions prolongées par la Cour constitutionnelle de Bolivie, jusqu’à ce qu’un nouvel exécutif prenne le relais après les élections.


Le prince Harry s’est mis en retrait de la monarchie « avec une grande tristesse »

Publié le 20.01.2020 à 01h50 par AFP

Le prince Harry a déclaré dimanche avoir pris la décision de se mettre en retrait de la monarchie britannique avec « une grande tristesse », mais ne pas avoir eu d’ »autre choix », dans une vidéo publiée sur le compte Instagram officiel des Sussex.

« La décision que j’ai prise pour ma femme et moi n’a pas été prise à la légère », mais après « des mois de pourparlers, suivant des années de défis », explique le duc de Sussex aux invités d’un dîner de charité à Londres

Il s’est excusé de ne « pas avoir toujours bien fait les choses », sans préciser lesquelles.

Harry, 35 ans, et son épouse Meghan, 38 ans, avait révélé dans une annonce choc le 8 janvier qu’ils souhaitaient prendre leur indépendance financière et s’installer en Amérique du Nord avec leur fils Archie. Leur décision a été très critiquée par la presse britannique, notamment car ils n’avaient prévenu ni la reine Elizabeth II ni le prince Charles, héritier du trône et père de Harry.

Si le duc et la duchesse de Sussex souhaitaient initialement garder un pied dans la famille royale, la reine les a vite détrompés en annonçant samedi soir ce qui s’apparente à un « Megxit dur »: ils doivent tous deux abandonner leur titre d’altesse royale.

« Notre espoir était de continuer à servir la reine, le Commonwealth et les associations militaires que je soutiens, mais sans financement public. Malheureusement, cela n’a pas été possible », a commenté Harry, qui dit avoir « toujours le plus grand respect pour [sa] grand-mère, [son] commandant en chef ».

Alors qu’il espère se diriger vers « une vie plus paisible », le prince Harry a prévu de se consacrer « à soutenir les causes, les œuvres de bienfaisance et les associations militaires qui sont si importantes » pour lui.

Le duc de Sussex a insisté sur le fait que lui et son épouse Meghan ne « s’éloignaient pas » car le Royaume-Uni est « [sa] maison ». « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour porter haut les couleurs du pays et remplir avec fierté notre rôle », a-t-il ajouté.


Le rapport «perspectives économiques en Afrique» lancé à Abidjan le 30 janvier

Publié le 20.01.2020 à 01h18 par APA

La Banque africaine de développement (BAD) lancera le 30 janvier prochain à son siège à Abidjan l’édition 2020 du rapport « perspectives économiques en Afrique », a appris APA dimanche de source officielle dans la capitale économique ivoirienne.Le rapport « perspectives économiques en Afrique » est  un outil produit par les économistes de la Banque et qui permet aux décideurs universitaires, experts et autres investisseurs d’étayer les décisions politiques et d’améliorer l’efficacité opérationnelle des institutions.

 « Le rapport annuel présente les perspectives et les projections économiques du continent dans son ensemble et pour chacun des 54 pays. Il propose des prévisions à court et moyen termes relatives aux indicateurs économiques majeurs tels que la croissance, la pauvreté et l’emploi. Il examine également les défis et les progrès réalisés», explique une note d’information transmise à APA.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, dévoilera le rapport en présence de ministres, diplomates et représentants d’institutions internationales, souligne la note, précisant que cette présentation se déroulera autour du  thème, «Former la main-d’œuvre africaine de demain».


Côte d’Ivoire : ceux qui ont emprunté «l’aventure ambiguë» invités à revenir au RHDP

Publié le 20.01.2020 à 00h18 par APA

Le ministre ivoirien de l’Artisanat, Sidiki Konaté a exhorté, samedi, à Bouaké (Centre-Nord) à aider « nos frères qui ont emprunté le chemin de l’aventure ambiguë » à revenir au Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir).Il s’exprimait à l’occasion de la rentrée politique 2020 de l’Union des enseignants du RHDP (UE-RHDP) à l’esplanade du Centre culturel Jacques Aka de Bouaké, où, il représentait le Directeur exécutif du RHDP, Adama Bictogo, parrain de la cérémonie.

« Certains sont allés dans d’autres structures et ils se trouvent piégés. Aidez-les à revenir parce qu’ils veulent revenir. Aidons nos frères qui ont emprunté le chemin de l’aventure ambiguë », a lancé le ministre Sidiki Konaté, exhortant, les enseignants de la coalition au pouvoir à travailler dans le sens «à faire venir les plus faibles parce qu’ils ne savent plus où aller ».

« Montrons que Alassane Ouattara est un président rassembleur et nous devons être ses disciples, ses adeptes », a ensuite souligné le coordinateur régional du RHDP dans le Tonkpi (Ouest-ivoirien).

Au sujet de la présidentielle de 2020, dira M. Konaté « on a bouclé en haut, le milieu et on va boucler en bas. Quand on dit que c’est bouclé, les gens ont peur, mais en réalité c’est ça. On est même gentil de donner nos stratégies. C’est pour dire qu’on est fair-play ».

Se tournant vers les sceptiques, le ministre de l’Artisanat les a invité à choisir le RHDP « qui donne la vérité de son contenu, qui se dévoile, qui ne se cache pas parce que le reste, c’est dans la mystification ».                                                                                                      

« Mieux vaut donc s’accrocher sur ce qui est visible, ce qui est clair», à ce qui «peut vous permettre de construire votre avenir que d’aller dans des aventures ambiguës», a-t-il insisté, invitant les militants du parti des Houphouëtistes à baliser le terrain, au lieu de s’intéresser « aux bavardages des réseaux sociaux ».

« Je vous invite à l’humilité. Faisons comme si nous ne sommes pas victorieux, faisons comme si nous n’avions pas de bilan. Allons à la conquête des populations dans l’humilité. Il faut la solidarité et l’humilité pour qu’on boucle véritablement 2020. Allez vers ceux qui ont laissé la route. Tenons des discours d’ouverture », a-t-il conclu en direction des enseignants de l’UE-RHDP.

L’Union des enseignants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (UE-RHDP) a effectuée, samedi, à Bouaké, dans la métropole du Centre-Nord ivoirien, sa rentrée politique 2020 sous le signe de « la remobilisation » et du « redéploiement optimal » de ses structures de base sur l’ensemble du territoire national.

Placée sous le thème : « l’UE-RHDP pour une victoire éclatante en 2020 », cette rentrée politique de cette structure spécialisée de la coalition au pouvoir, qui intervient à quelques mois de la présidentielle d’octobre 2020, se veut, selon son président national Abdoulaye Kouyaté « une activité majeure qui entre dans le cadre du déroulé normal de notre cahier de charge pour le compte de cette année cruciale, dans la marche de notre parti ».

« Nous voulons une réélection sans ambages avec un score écrasant du candidat du RHDP. Et pour ce faire, il nous faut ratisser large à travers la mise en branle de toutes nos structures de base », a-t-il poursuivi, ajoutant que nul n’ignore, « la place primordiale que notre corps de métier occupe dans le processus électoral ».

Selon lui, le point de départ de ce processus est l’enrôlement des électeurs sur la liste électorale. L’UE-RHDP revendique 675 sections et ses 33 coordinations régionales.


Tough task for basketballers

EDITORIALBy EDITORIAL
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On Saturday, Kenya men’s basketball team beat South Sudan in the final of Fiba Afro-Basketball Championship pre-qualifiers at Nyayo National Stadium Gymnasium in Nairobi.

As the team reached the final unbeaten, against South Sudan, easily the toughest team in the tournament, some local fans had to be turned away from the venue, indicating that Kenyans are hungry for high-quality basketball action.

Kenya Morans will now take on Senegal, Angola and Mozambique in Pool ‘A’ of the qualifiers proper in Rwanda in March.

The top three teams from the qualifiers will play in the 2021 Fiba Afro-Basketball Championships in Rwanda in August.

In recent years, Kenya has made gains in basketball. Notably, they beat Egypt to win Africa Zone Five title last year and also reached the final of 2019 AfroCan Basketball Championship in Mali, where they narrowly lose to DR Congo.

PROPER PLANNING

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The team’s performance is encouraging and points to the huge potential Kenya has in basketball.

With proper management, the team can go places. This is why Kenya Basketball Federation (KBF) must put its act together and organise a robust league devoid of fixtures congestion and last-minute match cancellations.

The week-long Fiba Afro-Basketball Championship pre-qualifiers also faced a number of challenges. For instance, there was poor planning of matches. The final match also suffered from poor crowd control.

Probably, the championship should have been hosted at Kasarani Indoor Gymnasium instead of Nyayo, which has limited capacity.

Hosting major sporting events requires proper planning and coordination, and KBF must address the shortfalls witnessed at this event if Kenya is to host such championships in future.


Ensure upgrade of schools is executed

EDITORIALBy EDITORIAL
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The government plan to spend Sh8.2 billion to upgrade infrastructure in secondary schools in 30 counties sounds prudent and timely.

It’s in line with the campaign to achieve 100 per cent transition from primary to secondary schools and promises better learning and living conditions for thousands of learners countrywide.

Last week, a majority of the 1,083,456 learners who sat the Kenya Certificate of Primary Education last year — the highest number in five years — reported to their new schools, adding a fresh load to institutions that are grappling with massive congestion, dilapidated facilities and a crippling teacher shortage.

The upgrade plan is, therefore, urgent. Since the 100 per cent transition campaign was introduced in 2017, thousands of learners who have been dropping out school due to poverty, parents’ ignorance or the lure of cheap labour and crime have been enrolled in secondary schools.

But the flip side is that the learning conditions in schools are hardly the kind that would motivate students to stay on for four years.

TEACHER SHORTAGE

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The media have been awash with stories of students crammed in classrooms with creaky desks, schools without dining facilities, or libraries and laboratories shorn of adequate books and equipment.

Such misery makes learning a punishment to run away from rather than an activity to enjoy or look forward to.

This is why the government needs to walk the talk. It’s one thing to promise an infrastructure overhaul and quite another to execute it.

If the money is available, the work must begin with the speed of an emergency call.

Still, the upgrade must be spread to all the 47 counties because the problems are the same and as urgent everywhere.

This should be a start of a long-term plan to uplift infrastructure in all public secondary schools.

In addition, the government must sort out the teacher shortage, which promises to worsen this year.

PLUG DEFICIT

Already, the basic education sector is in dire need of more than 100,000 teachers — a cruel irony as learners are increasing while the teaching force shrinks.

All these problems come at a time when the government is rolling out the Competency-Based Curriculum to replace the 8-4-4 system, with the ultimate goal of giving learners better work opportunities through the recognition and development of their unique talents within the school set-up.

Unless these challenges are resolved decisively, most parents who can afford it will move their children to private schools, which will in turn cash in on the demand to raise their fees unreasonably, while the majority of learners will be left behind. That would be a huge blow to the 100 per cent transition policy.


Le Sommet de Londres ne sera pas différent des autres !

Publié le 19.01.2020 à 22h18 par APA

Ce lundi 20 janvier, la boucle sera bouclée : avec le Sommet Grande-Bretagne/Afrique, tous les cinq membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie) auront donc eu chacun sa rencontre de très haut niveau avec le continent africain. Dans cette chronique exclusive pour APAC l’éditorialiste africain, Seidik Abba, estime que « le sommet de Londres est, en vérité, l’aboutissement d’un processus. ».Anticipant sur son départ de l’Union européenne, la Grande-Bretagne a lancé ces deux dernières années une offensive tous azimuts vers l’Afrique.  Au plan politique et diplomatique, les Britanniques, qui ont jusqu’ici confié leur politique africaine au Haut-Représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, ont veillé à enrichir leur réseau diplomatique et consulaire avec l’ouverture de nouvelles ambassades, notamment, en Mauritanie, au Niger et au Tchad. Trois pays qui n’étaient pas forcément dans leur sphère traditionnelle d’influence. En prenant pied au Sahel (Mauritanie, Niger, Tchad), la Grande-Bretagne post-Brexit souhaite demeurer un acteur incontournable dans le règlement des crises internationales brûlantes. A regarder près, l’offensive diplomatique vient en appui à une présence économique que la perspective du Brexit a conduit à consolider. Outre ses partenaires économiques africains privilégiés que sont le Nigeria et le Kenya, la Grande-Bretagne a signé en septembre 2019 un nouvel accord de partenariat commercial avec l’Afrique du Sud, le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho, le Mozambique et la Namibie. Preuve de l’importance des échanges économiques avec l’Afrique, les investissements directs britanniques en Afrique atteignaient 38 milliards de Livre en 2018, selon l’Office national anglais de la statistique. 

Le modèle allemand 

Comme l’avait fait l’Allemand en lançant son initiative avec l’Afrique sous le nom  « Compact with Africa », à la faveur du Sommet du G-20 en 2017, Londres entend miser sur les échanges commerciaux et les partenariats mutuellement profitables. Le Commonwealth Development Corporation, entité chargée des investissements du secteur privés sera la tête de pont de l’offensive anglaise en Afrique Avec un budget propre de près de 7 milliards de Livre. Sur l’ensemble du continent, les secteurs des finances, des nouvelles technologies, de l’agriculture, des énergies renouvelables sont dans le viseur de la Grande-Bretagne post-Brexit.

Dans la logique de la Grande Bretagne post-Union européenne, le paradigme n’est pas d’annoncer aux Africains à Londres de gros montants d’aide au développement, ni de procéder à une annulation de la dette, mais de faire progresser les échanges avec l’Afrique qui s’élèvent actuellement pour les seuls pays du Commonwealth à près de 9,8 milliards de Livre par an. Il est donc clair pour le Somment de lundi la Grande Bretagne a son agenda conçu de longue date avec des objectifs chiffrés et même une stratégie d’évaluation des progrès de sa politique africaine.

Les Africains sans agenda

En revanche, comme lors des autres sommets avec le reste  du monde,  les Africains viendront à Londres en ordre dispersé sans agenda commun. En effet, il n’y a eu aucune concertation africaine préalable (pré-Sommet interafricain), même pas entre les Etats du Commonwealth. Chaque Etat sera donc présent face aux Britanniques avec ses attentes spécifiques. Il y a finalement peu d’espoirs que le Sommet de Londres puisse faire avancer les grands projets continentaux tels le financement des routes transsahariennes, des liaisons ferroviaires continentales, de la Muraille verte. Ou même l’agenda des foyers de tensions majeurs : Bassin du Lac Tchad, Corne de l’Afrique, Sahel, Libye.

Toutefois, les dirigeants africains repartiront satisfaits d’avoir été reçus avec tous les égards et quelques annonces sur l’augmentation du volume des échanges commerciaux dont on ne sait pas à qui ils profitent surtout.  

Parce qu’il s’inscrit dans la même tradition,  le Sommet de Londres ne sera pas fondamentalement différent des grands rendez-vous que l’Afrique a déjà eus avec le reste : Chine, France, Russie, Japon, Allemagne, Turquie.  Au mieux, ce sera une grand-messe qui n’apportera aucune valeur ajoutée à la mobilisation pour améliorer le bien-être des Africains.      


A qui profite la mode des sommets avec l’Afrique ? (Chronique)

Publié le 19.01.2020 à 22h18 par APA

Les nombreux sommets que tiennent les grandes puissances mondiales avec l’Afrique renseignent à suffisance sur l’attractivité du continent. Cependant, les pays africains y participent en ordre dispersé sans agenda commun : une attitude individualiste qui ne semble pas profiter au continent… pourtant confronté dans son ensemble par des défis énormes dans plusieurs domaines. En raison de sa pertinence, nous rééditons ici cette chronique parue initialement le 21 novembre 2019C’est un chiffre révélateur : sur les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, seule la Grande-Bretagne n’a pas encore son Sommet périodique avec l’Afrique. Sous l’ancien président américain, Barak Obama, les Etats-Unis avaient organisé en 2014 leur premier Sommet avec l’Afrique.

La France, quant à elle, tient depuis 1973 des sommets avec l’Afrique. D’abord, ce furent des rencontres entre Paris et les pays du pré-carré qui ont fini par être rejoints par tous les Etats du continent. Le 28ème Sommet Afrique-France est d’ailleurs prévu en juin 2020 à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France.

Lancé en 2001, le sommet Chine-Afrique, qui a tenu sa 7ème édition en septembre dernier, est devenu un événement important de l’agenda des rencontres internationales. Longtemps restée à l’écart depuis la dislocation de l’Union soviétique, la Russie a organisé en octobre 2019 à Sotchi son premier sommet Russie-Afrique.

Sans être membres permanents du Conseil de sécurité, d’autres grandes nations du monde ont leur rendez-vous avec l’Afrique. Sous l’acronyme de Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (TICAD), le Japon tient depuis 1993 sa rencontre politique de haut niveau avec l’Afrique. La Turquie a tenu en novembre 2018 son deuxième Sommet avec l’Afrique à Istanbul.

Le Business contre l’aide

A la faveur du Sommet de G-20, l’Allemagne a lancé en 2017, son sommet avec l’Afrique sous le nom de « Compact with Africa ». Plutôt que de recevoir toute l’Afrique, Berlin a choisi une douzaine de pays du continent présentant des garanties de stabilité et des niches de progression en matière de développement et de commerce.

Ici, le paradigme n’est pas d’annoncer de gros montants d’aide au développement, ni de procéder à une annulation de la dette, mais de créer des interactions entre entreprises africaines et allemandes qui seraient soutenues par des accompagnements financiers de l’Etat fédéral allemand.

Quels que soient leur format et leur périodicité, ces Sommets avec l’Afrique révèlent un rapport de forces déséquilibré et une impréparation totale des Etats africains. Les pays d’en face ont leur agenda et savent ce qu’ils attendent des pays africains : le soutien diplomatique, les matières premières, de nouvelles destinations commerciales, de nouveaux clients pour les industries, y compris celles de l’armement, etc.

Les Africains en ordre dispersé !

En revanche, les pays africains arrivent à ces tête-à-tête en ordre dispersé et sans agenda commun. En effet, il n’y a aucune concertation préalable (pré-Sommet interafricain) pour arriver face à la Chine, la France, les Etats-Unis, la Russie, les Etats-Unis, le Japon ou la Turquie avec des propositions et des demandes transnationales.

Chaque Etat y vient avec ses attentes spécifiques. L’Afrique arrive donc avec 54 attentes alors que le camp d’en face arrive avec sa seule attente. Finalement, alors que ces sommets auraient pu servir à faire avancer des grands projets continentaux tels le financement des routes transsahariennes, des liaisons ferroviaires continentales, de la Grande Muraille Verte, les dirigeants africains repartent satisfaits des annonces d’annulation d’une partie de la dette, du doublement voire du triplement des échanges commerciaux dont on ne sait pas à qui ils profitent surtout.

Dans sa forme actuelle, le Sommet Afrique/reste du monde n’est qu’une grand-messe qui n’apportera aucune valeur ajoutée à la mobilisation pour améliorer le bien-être des populations.


Ways in which communities can help police fight crime

By BRIAN OGUTU

In recent years, this country has experienced increasing cases of insecurity as a result of overpopulation and unemployment.

The incidents have mostly been blamed on the youth. Since they constitute the highest number of the unemployed, the youth resort to evil methods of looking for cash, thereby engaging in crime.

This problem is left for the police to deal with. However, the community should also chip in to help the police to eradicate crime.

One method by which the community can help is through advising and encouraging the youth and educating them on the dangers of crime. It’s closer to a criminal than the police are.

Parents, friends or even neighbours can get better ways of resolving crime in their locality. Before one engages in crime, somebody in the community can put sense into him, making him become a better person.

The community can also encourage the youth to join and even form self-help groups to provide their own employment.

The government has put measures in place and provided youth funds, where young people can secure loans and start businesses.

OUTREACH WORKS

The community only has to instil a positive mindset among the youth and the challenge of crime.

It can also employ the youth. Some communities have hired youth for jobs such as garbage collection and cleaning services.

Through this, many youth have taken a positive direction in life and become respectable and resourceful people in the community.

If other communities join hands and employ their youth, then at some point the problem of insecurity would be a thing of the past.

Those living in places with high crime rates have a better chance of understanding what happens in those communities.

This is because they are the people who experience the crime first-hand and are, hence, better placed to find ways of resolving the problem.

The population, in partnership with the government and non-governmental organisations, can come together and organise youth forums and community outreach programmes, where they help the youth to understand that crime is not the only option.

VANTAGE POINT

Still, there are other many options that one can resort to.

The community has the upper hand in changing the minds of individuals, especially those who are its members.

If the community can help one individual who, in turn, changes another, with time, the world would be a changed place.

The problem of crime cannot be tackled through solo effort, but should include many stakeholders, who have better ways to fight crime rather than killing through the bullet.

BRIAN OGUTU, Nairobi


Let’s scrap unfair exam league tables until we level standards

KALTUM GUYOBy KALTUM GUYO
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If it was not for the fact that my publicly-funded primary school had a little library and proper structures and desks with dedicated teachers, you would not be reading this column.

Neither would I even be talking A-B-C but instead married off illiterate at nine and three-quarters and milking cows in the Marsabit desert.

There is nothing wrong with milking cows, but it is more inspiring to know that with education, I could now give KCC and Brookside a run for their money.

You see, I know some bookkeeping and a few extra things I could do with beef, milk and cheese more than my illiterate mother would ever do.

As luck would have it, my poor parents, like many others, were cushioned from financial hardship by a well-resourced public primary school.

Until the word corruption was discovered ‘mysteriously’ in a dictionary somewhere in Kenya, public schools had the basics. Boy, have we taken to corruption like duck to water!

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MEANINGLESS PHRASE

Sadly, our education system has not been spared its damaging tentacles either. No wonder school playgrounds have long been turned to bars.

I was saddened to hear recently from a friend with a daughter in primary school that it now takes a bribe for a teacher to give a child attention in our overflowing classrooms. Children’s dreams are being snatched away right under our noses.

Which brings me to the question, why, then, have exam league table when the education sector is facing a myriad problems and is unequal on so many levels?

The exam league table in Kenya has intrigued me as much as the phrase ‘pull up your socks’.

I was always baffled how such a meaningless phrase held traction in our education, where nearly two-thirds of the pupils were from poor backgrounds and could ill-afford the basics at home, let alone such fancy school apparel called socks.

Have we paused to wonder whether the league table was set up on a level playing field or do we just go through the motions of keeping it because we inherited it from the colonial government?

INADEQUATE RESOURCES

As we embark on rolling out the Competency-Based Curriculum, it might be time to also ponder how to improve standards in schools.

Pursuit of academic excellence seems to be every Kenyan parent’s desire. However, some of the parents and children are let down by lack of proper facilities in many schools.

As I was researching for this article, I watched a video clip of a volunteer teacher in Marsabit asking for help for his pupils, who were crammed in poorly built mabati school.

Such volunteer teachers have become a godsend to many nomadic communities, where they also rely heavily on camels to ferry the minimal study materials around.

Pictures of schools around the country where children sit on cold floors or stones and lack toilets; books and uniforms have become the norm.

Where standards in education are lacking and unequal, it’s unfair to retain an exam league table that’s not based on a level playing field.

Insecurity in parts of the northeastern and coastal regions have been disrupting learning for some years.

UNHEALTHY COMPETITION

Teachers are fleeing in droves. Hence, schools from such places will not be topping the league table any time soon. But they should have an opportunity to do so.

The bottleneck created by the few traditionally excellent schools that top the exam league seems to have played into the hands of corrupt teachers and principals, who allegedly sell slots to the detriment of poor but clever children.

The exam table creates unhealthy competition, where parents end up putting pressure on the weak public schools and teachers.

Exam cheating is, therefore, not a surprise as parents jostle for places in the few good schools.

The table puts too much emphasis on academic excellence over emotional and psychological achievements, according to an English friend, Noreen, who supports a school in Turkana.

Her view is that children need to excel morally, emotionally and psychologically too.

IMPROVE STANDARDS

It makes no sense to have an ‘A’ student who lacks compassion and is unkind to fellow humans and corrupt to boot.

Her school gives awards to kind, compassionate and helpful but academically gifted students.

Being a retired nurse and trained psychologist, I believe Noreen knows a thing or two about human behaviour to qualify to make such observations.

Let us, therefore, not go through our education system by looking at issues mechanically, but take a holistic approach in improving standards to create a generation of balanced and well-educated individuals who were given equal opportunities.

Hence, more funding should go towards building schools and providing learning resources in a uniform manner.

Standardised education is the only way to justify the exam league table.