Main Menu

Violences à l’égard de la communauté peule à Cobly: Des morts et plus d’un millier de personnes déplacées

Cinq morts et plus de 1500 personnes déplacées. C’est le triste bilan de l’attaque dont a été victime la communauté peule de la commune de Cobly suite à la découverte, samedi 7 juin dernier, du corps éventré d’un homme dans sa ferme dans le village de Tchamonga dans l’arrondissement de Datori.

La communauté peule a été prise à partie par des individus en furie et armés de coupe-coupe, hache, fusil artisanal et autres armes blanches, suite à la découverte samedi dernier du corps éventré d’un homme dans sa ferme à Tchamonga dans l’arrondissement de Datori à une vingtaine de kilomètres de Cobly centre. L’expédition punitive qu’ils ont lancée à l’endroit des éleveurs qu’ils accusent d’en être auteurs a été bien sanglante. Cinq morts dont deux enfants d’à peine 10 ans et plus de 1500 personnes déplacées dans le rang des éleveurs, c’est le triste bilan de ce drame. Des dizaines de maisons incendiées et le pillage systématique des biens de cette communauté de transhumants, c’est également le lourd tribut de cette intolérance manifestée à son égard. 

Une situation qu’est allé constater le préfet de l’Atacora avec un fort détachement militaire, lundi 9 juillet dernier. Sur les différents sites abritant les victimes de cette vendetta dans la commune de Matéri, le constat est bien amer. Des femmes en état, des bébés ainsi que des enfants tétanisés par l’horreur vécue dans leurs campements. Et des hommes tenant à peine debout encore sous le choc. A Gouandé, 35 personnes ont été recensées, 150 à Tcharikouanga, 41 à Kouforpissiga et 50 à Samahoum. De quoi susciter de l’émoi au sein de la délégation que conduit Lydie Déré Chabi Nah, très remontée face à autant de violences à l’égard de la communauté pastorale. Manifestant sa volonté de voir les victimes sous protection des forces de sécurité.
Elle décerne un satisfécit aux autorités communales de Matéri pour le sens de l’hospitalité dont elles ont fait montre en accueillant les sinistrés et en mettant à leur disposition de quoi assurer leur subsistance pendant ces difficiles moments de leur vie. Aux premiers besoins satisfaits se sont ajoutés du matériel de couchage et de la nourriture mis à leur profit par la délégation.
Le préfet a indiqué que l’Agence nationale de la protection civile est déjà à pied d’œuvre pour apporter du soutien ainsi que la Croix-Rouge. Des dispositions sont également prises pour apporter des moustiquaires et des soins aux sinistrés notamment aux enfants et aux personnes affectées, a-t-elle ajouté.