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Sécurité : le gouvernement pour une reconstruction de l’armée

Sécurité : le gouvernement pour une reconstruction de l’armée

Par RJDH – 12/07/2018

Les autorités centrafricaines envisagent de passer de l’armée de projection à une armée de garnison, une mutation qui nécessite de gros financement

Dans la dynamique de reconstruction de l’armée nationale, une table ronde a été organisée du 4 au 5 juillet 2018 à Bangui, afin de réfléchir sur le redéploiement et redimensionnement des Forces de Défense et de Sécurité.

Les travaux ont indiqué que quatre zones de défense seront créées à travers le pays. La Zone de Défense Autonome de Bangui, qui couvrira les préfectures de l’Ombella M’Poko, la Lobaye et la Kemo. La Zone de Défense du Nord-Ouest avec la base militaire de Bouar, couvrira les préfectures de la Nana-Mambéré, Mamberé-Kadei, Sangha-Mbaéré, Ouham et Ouham-Pendé. La Zone de Défense du Nord-Est, avec comme base militaire à Ndélé couvrira les préfectures de Bamingui-Bangoran, de la Nana-Gribizi, de la Haute-Kotto et du Vakaga. Enfin, la Zone de Défense du Sud-Est avec comme base Bangassou, veillera sur les préfectures du Mbomou, du Haut-Mbomou, de la Basse-Kotto et de la Ouaka.
L’effectif des Forces Armées Centrafricains devrait s’accroitre de 8.221 en 2018 à 9.871 en 2022. Le besoins nécessaire du fonctionnement et d’investissement s’élève à 539.708.100.000 FCFA.

Au niveau des forces de sécurité, à la Gendarmerie, leur effectif de 2.065 en 2018 devrait passer à 5.000. La gendarmerie aura besoin pour les investissements 16.578.560.621 FCFA et 1.236.706.322 pour le fonctionnement. Ces montants concernent les 18 mois prochains.

L’autre défi concerne la police nationale. Le gouvernement a besoin d’augmenter leur effectif. De 1.178 policiers en 2018, le défi est d’atteindre 5.000 policiers en 2023. Alors que les besoins financiers s’élèvent 1. 616.223.600 FCFA d’investissement pour les 18 mois. Le fonctionnement pour les 18 moins s’élèvent à 332. 844.200 FCFA.

L’armée de garnison comme voulue par le chef de l’Etat Centrafricain reste un processus qui nécessite un gros financement.