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Rentrée scolaire 2018-2019: Pour une année fructueuse dans l’Ouémé !

L’école béninoise s’éveille de nouveau. A Porto-Novo comme dans les autres communes de l’Ouémé, la rentrée des classes est effective, depuis ce lundi 17 septembre, avec le souhait d’une année scolaire apaisée et fructueuse.

Vive la rentrée scolaire 2018-2019 ! Apprenants, enseignants et autres acteurs du système éducatif béninois ont repris le chemin des classes depuis ce lundi 17 septembre, pour un nouveau cycle scolaire de neuf mois. Cette rentrée est effective dans toutes les écoles aussi bien publiques que privées de Porto-Novo, à l’exception de certains établissements des zones lacustres qui doivent encore attendre quelques semaines du fait des inondations.
Les cours ont effectivement démarré en trombe dans le privé dont les écoles La Merveilleuse, la Cité et les Jumelles. Enseignants et écoliers étaient tous en classe déjà à 9 heures. L’heure était à la publication des emplois du temps et à la prise de contact. La situation est la même dans plusieurs complexes scolaires du secteur privé.
Mais les choses sont encore à la traîne au niveau de plusieurs établissements du secteur public surtout de l’enseignement secondaire à Porto-Novo. Cela est dû à certaines situations auxquelles sont confrontées les écoles du secteur public. Ce constat a été fait hier par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, qui a sillonné, comme de tradition, certaines écoles publiques pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée des classes. Il avait à ses côtés le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, le directeur départemental chargé des Enseignements maternel et primaire, Alain Houssou et le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, Bertin Dansou. Plusieurs établissements dont les écoles primaires publiques de Djègan-Kpèvi et de Hinkoundé et les Collèges d’enseignement général de Djègan-Kpèvi et de Koutongbé ont reçu les autorités. Les responsables des établissements scolaires sillonnés ont saisi l’occasion de la tournée des autorités départementales pour égrener le chapelet de leurs difficultés.
Au complexe scolaire public de Hinkoundé, plusieurs salles de classe ne tiennent plus debout, les toitures sont délabrées et l’école est sans clôture. Le directeur du complexe, Christophe Zinsou, et le président de l’Association des parents d’élèves (Ape), Ganiou Liamidi, ont plaidé pour la réhabilitation de ce complexe. Ils disent avoir écrit partout dont à la mairie pour attirer l’attention des autorités sur l’état de délabrement de l’école. Ce qu’a reconnu le maire Emmanuel Zossou tout en appelant les responsables de l’école à la patience. Selon lui, le processus est en cours pour aboutir à la passation des marchés pour la réhabilitation de cette école. Il a informé de ce que le gouvernement a octroyé à la mairie 14 millions F Cfa pour réhabiliter les écoles délabrées. Ce montant s’ajoutera aux 20 millions F Cfa prévus par la mairie dans le budget 2018 pour les travaux de réfection des écoles maternelles et primaires. Mais ces 34 millions F Cfa sont insuffisants face aux nombreux besoins sur le terrain, fait savoir Emmanuels Zossou. Pour la clôture, le chef de l’établissement a été invité à saisir le ministre, entendu que cette doléance dépasse les prérogatives du conseil municipal, clarifie Alain Houssou.
Le préfet Joachim Apithy a invité les responsables de l’école, malgré ces difficultés, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour de meilleurs résultats?