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RCA : les forces de défense adoptent deux axes de sécurité en deux ans

RCA : les forces de défense adoptent deux axes de sécurité en deux ans

Par RJDH – 12/07/2018

Les FACA et les Forces de sécurité constituent les deux axes prioritaires sur cinq ans. La fusion de ces deux forces est une proposition du gouvernement

Sur le fond, l’armée passe d’une armée de projection à une armée de garnison avec la perspective de déploiement des FACA à Bangassou, Bouar, Ndélé et Bangui. La police et la gendarmerie seront déployées à Paoua, Bangassou, Obo et Bouar considérées comme de zones prioritaires.

Les deux axes prioritaires sont consacrés exclusivement au découpage des zones de défense et d’un plan d’accompagnement des forces de défense et de sécurité FACA d’une part et les forces de sécurité intérieure (FSI) d’autre part. 4 zones de défense de déploiements et des opérations conjointes sont identifiées pour les FACA à savoir : la base de Bouar à l’ouest qui permet aux FACA d’avoir une couverture dans le Nord-Ouest. Ensuite à Ndélé au Nord Est, à partir de là, les FACA vont coordonner la sécurité jusqu’au septentrion. Au sud-est Bangassou qui vient d’accueillir les FACA est identifiée pour la garnison et enfin Bangui considéré comme une zone autonome regroupant au moins deux bataillons.

Le gouvernement soumet aux partenaires un plan ambitieux « un bataillon d’infanterie territorial 40 véhicules de transport avec une projection de 9871 hommes d’ici à 2022 » peut-on lire dans le document intitulé Faca demain.

Outre cette vision, le gouvernement table sur un investissement chiffré à 539 708 100 000 FCFA avec évolution des effectifs allant de 2018 à 2022 pour atteindre 9871 FACA et 10 000 les policiers et gendarmes (FSI) dont 5000 policiers et 5000 gendarmes.

Le gouvernement, lors de la table ronde de Bruxelles a exprimé un besoin de 2 milliards pour financer la réforme du secteur de sécurité (RSS). Avec l’évolution de la situation sécuritaire les besoins aussi ont évolué avec d’où nécessité pour le gouvernement d’organiser la table ronde de Bangui qui rend dynamique et non statique celle de Bruxelles.