Main Menu

Projet Assurance pour le renforcement du capital humain: L’identification et l’enrôlement des bénéficiaires lancés

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a procédé, ce mardi 10 avril à Cotonou, au lancement des opérations d’identification et d’enrôlement des bénéficiaires du projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch). Le top est ainsi donné pour les acteurs de fournir une liste exhaustive des pauvres extrêmes et non extrêmes au Bénin, pouvant bénéficier des prestations du projet.

Le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) amorce une étape décisive dans sa mise en œuvre. Les opérations d’identification et d’enrôlement des pauvres extrêmes et non extrêmes dans le cadre dudit projet ont été officiellement lancées hier par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. 

Il s’agira pour les acteurs d’identifier les personnes indiquées pour bénéficier des services sociaux prévus dans ce cadre. « Il est question de mettre en œuvre tous les moyens techniques et humains pour limiter les erreurs d’inclusion ou d’exclusion au moment des opérations d’identification », indique le ministre d’Etat qui informe des démarches déjà menées dans ce sens. « Au plan légal et réglementaire, les textes qui autorisent le ciblage des pauvres existent déjà. Ce qui nous reste, c’est de créer l’environnement légal ; à cet effet, une loi relative à l’Arch sera présentée à l’Assemblée nationale », renseigne-t-il.
L’Arch est composée d’un paquet de quatre services, que sont l’assurance maladie, la formation , le crédit aux acteurs démunis du secteur informel et la pension retraite aux agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes du secteur informel. L’Arch répond à une vision du « Bénin révélé ». Il est le principal outil d’opérationnalisation de la politique holistique de protection sociale au Bénin. « Dans le Pag, le gouvernement s’est engagé à assurer une protection sociale plus fiable et plus durable ciblée aux couches vulnérables et plus défavorisées », explique le ministre d’Etat.
C’est pour cette raison que l’identification des bénéficiaires revêt une importance capitale. « Sans leur connaissance et leur enregistrement, le projet ne pourra pas impacter ses cibles », précise-t-il.
Le processus de ciblage est décliné en trois étapes : l’identification communautaire, l’enquête et la validation communautaires. Les activités relatives à ces étapes seront conduites par des structures compétentes comme la direction des Affaires sociales, l’Insae.

Un processus bien préparé

A l’étape actuelle, les acteurs ont mis les bouchées doubles pour la bonne conduite du processus. « Au plan organisationnel et institutionnel, l’expérience des acteurs et le niveau de préparation des opérations d’identification et d’enrôlement des pauvres sont rassurants pour espérer des résultats à la mesure de nos attentes », apprécie Abdoulaye Bio Tchané.
« Le processus a été minutieusement préparé avec des validations nécessaires sous ma supervision et des comptes rendus réguliers au chef de l’Etat », ajoute le ministre en charge des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro.
Evoquant les statistiques de l’Insae, elle souligne qu’il existe environ 375 000 ménages pauvres extrêmes et 321 000 ménages pauvres non extrêmes au Bénin.
L’identification permettra de déterminer de façon précise les personnes concernées par le projet Arch.
« Les résultats des opérations qui viennent d’être lancées serviront à dresser le profil des bénéficiaires du projet Arch, à les catégoriser puis à établir un registre unique des bénéficiaires des programmes sociaux au Bénin », précise-t-elle.
Le ministre d’Etat invite chaque structure d’exécution des opérations à un respect rigoureux des cahiers des charges et des calendriers de mise en œuvre.
Sur ce point, le ministre en charge des Affaires sociales rassure : « L’équipe multidisciplinaire chargée de conduire les opérations accomplira sa mission avec satisfaction ».
Le lancement du processus d’identification et d’enrôlement permettra sans doute d’apaiser ceux qui s’impatientent du démarrage effectif du projet.