Main Menu

Pour une meilleure efficacité dans le secteur aérien: L'Asecna renouvelle son accord de siège au Bénin

L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) renouvelle son accord de siège en République du Bénin. La signature de l’accord intervenue, ce mardi 10 juillet au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à Cotonou, s’inscrit dans le cadre de l’adaptation de tous les États membres à la nouvelle convention de l’Asecna adoptée à Libreville en 2010.

Signature et échange de documents entre le directeur général de l’Asecna ; Mohamed Moussa ; et le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Par cet acte, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar a renouvelé, hier, son accord de siège au Bénin, en présence du ministre des Infrastructures et des Transports (Mit), Alassane Séibou et d’une délégation de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac). 

« C’est un grand moment pour l’Asecna après l’accord de siège précédant signé en 2009 avec le Bénin. Notre action d’aujourd’hui vient concrétiser l’adaptation de cet accord à la nouvelle convention adoptée à Libreville au Gabon en 2010 et signée par les 18 pays membres », a indiqué le directeur général de l’Asecna, Mohamed Moussa. Grâce à la mise à jour de cet accord de siège au Bénin, l’Asecna pourra, à l’en croire, profiter des aménagements et des avantages contenus dans la convention de 2010. « Vous permettez ainsi à l’Asecna d’évoluer au Bénin dans les meilleures conditions possibles pour une meilleure coopération dans le secteur aérien », a laissé entendre le directeur général de l’Asecna, avant de remercier le gouvernement béninois pour sa confiance renouvelée.
Pour le ministre Aurélien Agbénonci, c’est avec une légitime fierté que le Bénin renouvelle l’accord de siège à l’Asecna que l’on appelle “la vieille dame des transports aériens en Afrique”. « Lorsqu’il s’agit d’assumer ses responsabilités sur le plan national et international, le gouvernement béninois met tout en œuvre pour se mettre au pas », a souligné le ministre Aurélien Agbénonci. Mais il a par ailleurs signalé que la nouvelle convention sur la base de laquelle l’accord est révisé, confère non seulement des droits à l’Asecna mais aussi des obligations à l’égard des pays membres. « Nous veillerons scrupuleusement à la mise en œuvre de tout ce que nous avons convenu afin que l’Asecna bénéficie des facilités nécessaires mais aussi du soutien du gouvernement », s’est-il engagé au nom du gouvernement béninois.

L’Asecna se repositionne sur le continent africain

Plus vieille que l’indépendance de la plupart de ses Etats membres, l’Asecna est considérée dans chaque pays comme un organisme diplomatique. Née par une convention adoptée en 1958 à Saint Louis, sa performance au fil des années lui confère aujourd’hui une expertise internationale. L’Union africaine vient d’ailleurs d’accréditer l’Asecna qui a, entre autres ambitions, de développer le secteur aérien en Afrique par l’adhésion de tous les pays d’Afrique et de garantir une sécurité aérienne performante. Pour son directeur général Mohamed Moussa, l’Asecna est un organisme unique parce qu’il assure la sécurité de l’espace aérien de 18 Etats sur 16 millions de kilomètres carrés, pratiquement la moitié du continent.
La nouvelle convention de l’Asecna adoptée en 2010 à Libreville, permet à l’agence de mieux remplir sa mission dans le contexte actuel de développement et d’intégration des pays africains. Avec la mise à jour de son accord de siège au Bénin, l’Asecna est donc établie dans les prérogatives que lui reconnaît la convention de 2010.
Le directeur général de l’Asecna, Mohamed Moussa, a salué ce pas important que le Bénin a posé. Il a par ailleurs rappelé que le Bénin est un membre fondateur de l’Asecna. En fait, le Bénin fait partie de ces pays qui ont adhéré à l’idée de l’instauration d’un organisme privilégié dont la mission est de gérer et d’assurer la sécurité de l’espace aérien des pays membres. A ce titre, le Bénin a participé à la mise en place de cet organisme interétatique. Les États membres, ce faisant, ont délégué une prérogative régalienne à l’Asecna. « Il y a une dynamique de changement qui est en cours sur le continent et qui ne laisse pas indifférent le secteur aérien, secteur sensible. Le Bénin se réjouit de participer à cette dynamique nouvelle. Nous avons tenu à signer cet accord pour consacrer la nouvelle ère, le nouveau statut de l’Asecna au Bénin », a expliqué le ministre Aurélien Agbénonci.