Main Menu

«J’ai été enlevé et séquestré par des hommes en arme », affirme Issiaka Diaby

Publié le 04.12.2019 à 17h18 par APA

Le président du Collectif des victimes des crises en Côte d’Ivoire ( CVCI), Issiaka Diaby a démenti mercredi l’information selon laquelle il aurait été arrêté pour escroquerie, indiquant plutôt avoir été « enlevé et séquestré par des hommes en armes» le 07 novembre dernier alors qu’il se trouvait dans l’enceinte de «Africa Steel», une société en liquidation sise à la zone industrielle de Yopougon ( Ouest d’Abidjan) qu’il dit avoir racheté.M. Diaby qui est également un opérateur économique, s’exprimait dans une conférence de presse pour clarifier l’opinion sur la rumeur de son arrestation par les autorités judiciaires ivoiriennes début novembre dernier pour escroquerie portant sur la somme de 60 millions de FCFA qu’il aurait soutiré à cette entreprise.

« Je n’ai jamais été arrêté. J’ai été enlevé et séquestré par des hommes en arme alors que j’étais au sein de l’entreprise avec les employés. C’est une cabale qui a été orchestrée contre moi par les anciens dirigeants de la société Africa Steel…  La convention de cession a été signée entre moi et M. Chabi Hussein Khalil (l’ex-gérant) le 22 juin dernier», a-t-il expliqué, brandissant devant les journalistes plusieurs documents de justice portant sur la cession de cette entreprise de fabrication de fer à béton qui emploie plus de 75 personnes.

« J’ai porté plainte pour violence et voie de fait, faux et usage de faux», a ajouté M. Diaby. Selon lui, l’ancien gérant de cette société (M. Chabi) et lui ont dûment signé tous les documents relatifs à la cession de cette entreprise.

« Je n’ai arraché la société de personne. Tout ce qui a été rapporté sur moi est archi-faux. La société était en liquidation pour payer les dettes des  créanciers. La transaction ne s’est pas passée entre M. Chabi et moi sous un cocotier. C’était devant les autorités judiciaires. Je ne sais pas pourquoi il remet en cause  ce protocole d’accord », a-t-il expliqué indiquant que ce dernier est attendu par les autorités judiciaires pour être entendu.

Poursuivant, le président du CVCI a souhaité que l’appareil judiciaire soit crédible en Côte d’Ivoire estimant que « tant que la justice ne fait pas son travail, on est tous en danger en 2020». M. Diaby qui a dénoncé des manipulations politiques dans cette affaire dans l’optique de le « salir», a promis que « je vais harceler la justice pour qu’elle donne une suite judiciaire à cette affaire ».