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Forum des Femmes Congolaises La Fondation PANZI devant la représentation nationale des Femmes

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A l’occasion de la deuxième journée du Forum des Femmes Congolaises sur la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, organisé par la Synergie des Femmes pour les Victimes des violences Sexuelles (SFVS), au Centre Wallonie de Bruxelles, un mot de la Fondation Panzi a été adressé à toutes les femmes congolaises. Il faut souligner que ladite Fondation est l’œuvre du célèbre Gynécologue congolais, le docteur Denis MUKWEGE.

Suite à la crise politique persistante et qui affecte tous les secteurs de la vie, dont les conséquences sont caractérisées par les inégalités et injustices sociales, la pauvreté et l’exclusion sociale, sur l’étendue de la RD. Congo, la Fondation Panzi du Dr. MUKWEGE a insisté sur l’apport et la place de la femme congolaise, laquelle n’est pas un acteur négligeable dans la société moderne.

Dans une écriture claire et saine adressée aux femmes présentes au Forum, et congolaises en général, le Dr Denis MUKWEGE, Président de la Fondation Panzi, exhorte toutes les femmes de la RDC d’avoir une voix commune. Selon lui, «aucun développement durable n’est possible sans que les droits de la femme, l’égalité des chances et la pleine participation des femmes soient assurés. Les crises que traverse la RDC sont les résultats du model social actuel de chacun. Un pays ne saurait prospérer sans l’égalité des sexes et la participation de la femme dans la gestion de la chose publique». Ce dernier n’appréhende pas la gestion de la chose publique sans la femme, moins encore l’éradication de la crise actuelle dans le pays sans elle. Trouvant qu’il est anormal de voir des femmes décéder lors de l’accouchement, dans un pays moderne, Dr MUKWEGE est d’avis que les femmes n’ont pas connu une très grande différence face aux inégalités liées à leurs droits et participation dans la société.

Exclut-on volontiers la femme dans la gestion ?

Pour les participants au Forum, on peut répondre par la négative. Ce, étant donné qu’il a déjà été révolu le temps de discrimination de genre où seul l’homme détenait le monopole de la gestion de la chose publique. Face à la lutte menée par la femme depuis toujours, le résultat serait déjà escompté ; mais malheureusement, la femme lève sans cesse sa voix pour fustiger les inégalités et injustices sociales. Et pourtant, les chances sont pratiquement les mêmes pour l’homme et la femme.

Il y a lieu de pousser plus loin la réflexion afin de penser aux causes profondes de ces inégalités sociales. Selon l’esprit du mot de la Fondation PANZI,   « Les femmes ne sont pas les seules victimes de l’exclusion sociale ; mais toute la société. Nous sommes dans une nécessité, si nous voulons réaliser les changements structurels nécessaires à tous les niveaux et dans tous les domaines de la société, en faveur du développement durable ; ainsi, nous devons surtout passer de la parole aux actes ».

Docteur MUKWEGE invite  tous les congolais à agir en synergie, pour que le travail décent et l’égalité des salaires, se traduisent par des emplois protégeant les droits des travailleurs, y compris ceux des femmes. Il exhorte également tout le monde à agir pour que la violence à l’égard des femmes et des filles laisse place à de nouvelles attitudes assurant la tolérance zéro et l’impunité zéro par rapport à ces actes criminels. Il renchérit en conviant tous les citoyens congolais à agir pour que le leadership  qui, selon lui, est monopolisé par les hommes, fasse la place à l’égalité des chances et de la participation des femmes et des hommes. Pour faire entendre une voix de revendication, le célèbre gynécologue congolais, docteur Denis MUKWEGE, lance un appel fort à toutes les femmes congolaises de manière à adopter une position commune ferme ; car dit-il, « il n’y a plus de temps à perdre, le moment d’agir est venu ; il nous faut agir pour que les femmes et les hommes bénéficient des mêmes droits, opportunités et participation ». Certainement, les représentantes des femmes au niveau national, participantes à ce forum, sont déterminées.

Jacques KITENGIE