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Formation à l’entrepreneuriat: Six étudiants d’Esperanza témoignent de leur stage en France

Six étudiants béninois en formation à Espéranza ont effectué il y a quelques semaines des stages de formation au sein d’entreprises françaises pour concilier les enseignements théoriques à la réalité du terrain. Revenus plus aguerris, ils ont présenté, vendredi 10 août au cours d’une conférence de presse, le fruit de ce bain qui les propulse davantage sur le chemin du succès entrepreneurial.

L’école supérieure de formation à l’entrepreneuriat et à la prospérité, Esperanza, ne se contente pas des formations théoriques. Elle forme pour la vie et la réussite, mais donne surtout l’opportunité à ses apprenants de disposer de toutes les armes pour affronter les difficultés du milieu et s’imposer comme des modèles de réussite qui inspirent. Pour donner corps à ce rêve, il est mis à la disposition de chaque étudiant un parrain entrepreneur français dans le cadre d’un partenariat que conduit Franca Sornin. « Cet encadrement est fait par des parrains entrepreneurs français qui ont décidé d’accompagner ces jeunes à travers deux actions. Pour la première action, ils prennent en charge une partie de leur formation et deuxièmement, ils leur assurent un coaching régulier qui se fait tous les mois », idique-t-elle. Les étudiants disposent ainsi des conseils dans le cadre de leurs études et dans le cadre de leur projet entrepreneurial.

Six étudiants de l’école ont été déployés, il y a quelques semaines, dans des entreprises à Lyon pour des stages post-formation et d’immersion dans le cadre du projet « regards croisés Lyon-Cotonou entreprenariat et formation ». Un séjour bénéfique à plus d’un titre, ont unanimement salué les six stagiaires qui assurent avoir beaucoup appris. Autant ils ont appris, autant ils en ont enseigné dans sur leurs lieux de stage, reconnaît Franca Sornin. Pour ces jeunes étudiants déjà moulés depuis Cotonou par les enseignements reçus à Esperanza, l’occasion était toute trouvée pour partager leurs connaissances et expériences. « Ce partenariat rapporte aux entrepreneurs français, car il y a un véritable partage d’expériences et de connaissances », appuie-t-elle.
Aux côtés d’une centaine de personnes, ils ont aussi pris part à trois tables rondes sur l’entreprenariat. Une première a porté sur des entrepreneurs qui réussissent et le développement en Afrique avec des témoignages d’entrepreneurs français qui ont développé leurs business en Afrique. La deuxième a permis aux étudiants d’Espéranza de croiser leurs regards avec ceux de la France qui comme eux, se forment tout en créant leurs entreprises. La dernière table ronde a été une occasion de partage d’expériences avec des entrepreneurs solidaires.

Apprendre à surmonter les obstacles

Léa Djouwamon, étudiante en troisième année d’entreprenariat, hôtellerie, restauration et tourisme, fait partie des six étudiants stagiaires d’Espéranza. Bien plus que ces autres camarades, cette porteuse d’un projet de création d’une structure d’événementiel a eu l’opportunité de faire un stage professionnel de 45 jours au sein de l’entreprise « Star Jus » à Lyon. « Ce stage m’a permis de faire une comparaison entre ce qui se fait chez nous et ailleurs et d’avoir plus d’éclaircissements sur mon projet », confie rassurante la jeune étudiante. « J’ai aussi gagné en confiance et j’ai compris que l’entreprenariat n’est pas un chemin facile. Il y a des obstacles que l’on doit surmonter», poursuit-elle. Autre gain de cette expérience faite par Léa, son apport à la vie de l’entreprise hôte de son stage. Aussi bien au niveau de la gestion, de la logistique que du développement, elle a eu un regard critique fort bien apprécié, indique pour sa part, Pierre d’Alcantara Zocli, fondateur d’Esperanza.
Mais Léa n’est pas la seule. Comme elle, Irma Kuassi et Rosette Adjibogoun, étudiantes respectivement en deuxième et troisième années d’entreprenariat, hôtellerie, restauration et tourisme, gardent un meilleur souvenir de cette expérience et souhaitent vivement y retourner pour se perfectionner davantage. L’expérience valait la peine d’être vécue, assure de son côté Mardochée Bruce en troisième année d’entreprenariat. Même jubilation de la part de Hubert Koudan revenu transformé de ce stage, pour avoir eu la chance de vivre les réalités d’une entreprise de verrerie en vue de mieux peaufiner son projet de création d’une usine de transformation des sables de verrerie.
Ce partenariat est fait pour permettre à ces étudiants de poursuivre leurs études et de faire valider leurs projets professionnels, d’accompagner les compétences, de créer de la richesse au Bénin et en France, de porter un regard critique et d’apporter des solutions d’amélioration, explique Pierre d’Alcantara Zocli, fondateur d’Esperanza. La finalité du projet, conclut-il, c’est de continuer à développer d’autres partenariats pour que ces étudiants réussissent et parviennent à parrainer d’autres étudiants. Toutes choses à mettre à l’actif de son école, Esperanza, qui rouvre d’ici là ses portes pour une nouvelle rentrée et attend de recevoir à ce propos d’autres jeunes porteurs de projets qui rêvent de réussir dans l’entreprenariat.