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Echanges sur la sauvegarde du patrimoine à Abomey: La nécessité du rapatriement des biens culturels au cœur des débats

L’association Action Bénin pluriel (Abp) a tenu, dimanche 16 septembre dernier, à la Maison des jeunes d’Abomey une causerie sur le thème « La sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel béninois, état des lieux, enjeux et perspectives ». La question du rapatriement de biens culturels s’est invitée au cœur du débat.

La causerie sur le thème « La sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel béninois, état des lieux, enjeux et perspectives » a mobilisé autour du président de l’Abp, Alain Ayadokoun, les ministres Aurélien Agbénonci, Marie-Odile Attanasso, Alain Fortunet Nouatin, le préfet du Zou, le maire d’Abomey et autres personnalités. Tous face aux jeunes, notables et têtes couronnées qui ont massivement fait le déplacement pour mieux comprendre les enjeux du processus de rapatriement des patrimoines culturels béninois. Au cours de cette causerie, le président Alain Ayadokoun et le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci ont rappelé la nécessité pour le Bénin de mener le combat pour le retour des trésors royaux d’Abomey pillés, vendus puis emportés par les conquérants lors de la colonisation. Alain Ayadokoun sollicite le concours des notables, gardiens de la tradition et jeunes d’Abomey, cité historique d’où provient la majorité des biens culturels, pour une appropriation du débat.
C’est depuis l’avènement de Patrice Talon au pouvoir que la requête du Bénin a été officiellement adressée à la France pour le retour de ses biens culturels. Ceci avec l’appui de l’Unesco dont l’engagement pour le transfert des biens culturels aux pays d’origine reste sans faille. Le gouvernement privilégie la voie du dialogue et de l’amitié pour le retour de ces biens culturels estimés entre 4 500 et 6 000 dont une bonne partie se retrouve en France au Musée du Quai Branly et dans des collections privées. Mais qu’à cela ne tienne, de l’entendement du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, convaincu, ce combat étant juste et noble. Car, justifie-t-il, « ces objets qui appartiennent à nos ancêtres, donc au Bénin ne représentent pas que des objets pour nous. Cela fait bien partie de notre histoire, donc de notre dignité ». Mieux, soutient Aurélien Agbénonci, le retour de ces oeuvres du patrimoine national devra « nous permettre d’affiner notre potentiel touristique ».
Au cours de cette rencontre l’assistance a aussi eu droit à une projection soutenue par des explications des experts comme Gabin Djimassè et Richard V. Sogan. De riches explications qui lèvent toute équivoque sur la nécessité et la légitimité de rapatrier ces trésors du patrimoine culturel béninois retenus dans des musées étrangers.