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Saturday, April 4th, 2020

 

L’Ethiopie déploie son armée autour du barrage de la renaissance

Publié le 05.04.2020 à 00h18 par APA

L’Ethiopie a entamé le déploiement de son armée dans les environs du barrage de la renaissance, le plus grand ouvrage hydroélectrique du continent africain avec une capacité de production de 6.450 mégawatts (MW).En effet, des images publiées par la télévision d’Etat éthiopienne montrent des chars de combat, des véhicules militaires et des soldats déployés non loin du barrage. Ceci intervient dans le contexte de l’échec des dernières rencontres entre l’Egypte et l’Ethiopie sous l’égide des Etats-Unis.

D’ailleurs, les dernières sorties du Premier ministre éthiopien, Abiye Ahmed, démontrent clairement que le pays ne compte pas céder aux pressions aussi bien égyptiennes qu’américaines. «Pour nous, c’est la seconde chose la plus importante après la vie humaine», a t-il déclaré, parlant du barrage, à l’occasion du 9è anniversaire de lancement de sa construction.

Pour sa part, l’Egypte, qui revendique un droit historique sur le Nil, accuse Addis-Abeba de vouloir gagner du temps dans les discussions pour achever a construction du barrage et mettre le Caire devant le fait accompli. Face à cette situation, l’Egypte, qui a lancé une grande offensive à destination des pays africains de la région, ne compte pas abandonner la partie sans obtenir des garanties sures d’Ethiopie sur le remplissage du réservoir du barrage et donc sur le maintien du débit du Nil.

Le Soudan souhaite, de son côté, jouer le rôle de médiateur entre les deux pays. Toutefois, Le Caire semble ne pas être enthousiasmé par cette médiation soudanaise, sachant que Khartoum pourrait bénéficier énormément de la construction de ce barrage, notamment, un ébit maîtrisé du fleuve, ce qui empêchera des inondations sur son territoire et une électricité bon marché du barrage situé à 25 km de sa frontière avec l’Ethiopie.

Le Nil Bleu, qui prend sa source en Éthiopie, rejoint le Nil Blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Égypte avant de se jeter dans la Méditerranée.

Le barrage de la Renaissance est censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, avec une production de 6.000 mégawatts. Cette infrastructure unique en Afrique, construite par Addis-Abeba sur le Nil Bleu, est aux deux-tiers achevée. Les Éthiopiens veulent désormais remplir le réservoir le plus vite possible. Ce que refusent les Égyptiens qui craignent une forte baisse de leurs ressources en eau.

Pour rappel, l’Egypte, qui tire plus de 95% de ses ressources en eau du Nil, craint que le barrage de la Renaissance ne réduise le eaux du fleuve, sachant que plus de 80% des eaux du Nil qui traverse l’Egypte proviennent de Nil Bleu qui prend sa source en Ethiopie et sur lequel est construit ce gigantesque barrage.

Le différend actuel entre les deux pays repose sur le remplissage du réservoir géant du barrage, soit 75 milliards de mètres cubes d’eau. Le Caire souhaite un remplissage étalé sur de nombreuses années, au moins plus de 12 ans, an de ne pas réduire le débit du euve qui assure plus de 95% de ses besoins en eau.

Quant à l’Ethiopie, elle souhaite un remplissage plus rapide du réservoir du barrage, autour de 5 ans, an de pouvoir produire rapidement de l’électricité.

D’ailleurs, selon les autorités éthiopiennes, si les négociations avec l’Egypte n’aboutissent pas, ils vont démarrer le remplissage du réservoir du barrage dès juillet prochain pour entamer la production d’électricité en février 2021. Une perspective que redoute l’Egypte.


Le réseau des femmes journalistes d’Afrique condamne les propos insultants tenus par LCI

Publié le 05.04.2020 à 00h18 par APA

Le réseau des femmes journalistes d’Afrique, Les Panafricaines, a condamné éavec la plus grande fermeté » les propos « insultants », à caractère « raciste », tenus mercredi sur la chaîne de télévision française d’information en continu LCI, par le chef du service réanimation de l’hôpital Cochin, Dr.  Jean-Paul Mira.Dans un communiqué, les Panafricaines rappelle que Jean-Paul Mira, qui interrogeait en duplex professeur Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm au sujet du Covid-19 « traitement : pistes du vaccin BCG » a proposé de « faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masque, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études dans le Sida où chez les prostituées on essaye des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées et qu’elles ne se protègent pas ».

Notant l’approbation de professeur Locht, le réseau s’indigne que il est « tout simplement proposé et approuvé par l’interlocuteur, d’utiliser l’Afrique comme un laboratoire et donc les Africains comme des cobayes sur lesquels une expérience serait réalisée ».

Les Panafricaines se sont ainsi élevées contre la « méconnaissance totale » dont a fait preuve Jean Paul Mira des réalités africaines, de son « approche condescendante éhontée » envers l’Afrique et de son usage de « clichés pour présenter la caricature d’un continent où les populations ne se protégeraient pas, où il n’y aurait rien: pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation ».

Les panafricaine invitent le Professeur Mira à « interroger ses collègues des hôpitaux de France qui ne manqueront pas de lui rappeler que ce qu’il dit pour parler du continent africain est d’abord valable pour le pays dans lequel il exerce sa profession ».

Elles tiennent à rappeler ainsi qu’en France, « il n’y a que 7000 lits en réanimation alors que l’Allemagne en dispose de 27000 », précisant que le personnel hospitalier parisien manque cruellement de masques et qu’aucun pays dans le monde ne dispose pour le moment de traitement approprié pour combattre cette pandémie inédite.

« L’Afrique et ses populations n’ont pas de leçon à recevoir d’individus de la sorte », affirment-elles, ajoutant que quelles que soient leurs difficultés, les « Africains les abordent dans la dignité et puisent leurs forces dans leurs convictions ».

Quant à nos faiblesses, toutes nos faiblesses, soulignent les panafricaines, « elles sont le fruit de politiques perpétuées par des pays occidentaux qui continuent de doper leur taux de croissance sur les richesses de l’Afrique ».

Les panafricaines disent noter « avec satisfaction » la réaction du directoire des Hôpitaux de Paris dont le directeur, Martin Hirsch, se dit « choqué » par ces propos. Elles notent, par ailleurs, qu’elles sauraient « considérer cependant, les excuses et les regrets qui sont exprimés par Jean-Paul Mira ».

Les panafricaines demandent à la chaîne LCI « d’assumer ses responsabilités en tant que diffuseur », et appellent le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, garant de la lutte contre les discriminations, à prendre les « mesures nécessaires pour rappeler LCI fermement à l’ordre », conclut le communiqué.

Basé à Casablanca, le réseau des femmes journalistes d’Afrique regroupe des centaines de journalistes à travers les 54 pays du continent, et des journalistes africaines exerçant dans d’autres médias à travers le monde.


La BM octroie un prêt de 275 millions de dollars au Maroc pour faire face aux effets du coronavirus

Publié le 04.04.2020 à 20h18 par APA

La banque mondiale a procédé à la restructuration d’un prêt de 275 millions de dollars au profit du Maroc destiné à renforcer la riposte à la pandémie de coronavirus, annonce un communiqué de la banque.La restructuration intègre un objectif relatif à l’aide sanitaire pour permettre le déblocage immédiat de fonds dans le cadre du programme et répondre aux mesures d’urgence, précise la même source.

Le nouveau mécanisme de financement accéléré du groupe de la Banque mondiale, une initiative mondiale visant à renforcer la riposte à la pandémie de coronavirus dans les pays en développement, va allouer des financements à la région Mena, en actionnant les composantes d’intervention d’urgence de projets existants et en autorisant des modalités de mise en œuvre rapide pour de nouveaux projets.

L’initiative de la Banque mondiale à la pandémie de Covid-19 dans la région Mena concerne également entre autres: la Cisjordanie et Gaza: 5,8 millions de dollars, Djibouti: 5 millions de dollars, l’Egypte: 7,9 millions de dollars, le Liban: 40 millions de dollars.

« Avec cette réponse immédiate, qui consiste en la fourniture de conseils, d’assistance technique et de financements, il s’agit d’aider les pays à faire face à l’urgence sanitaire liée à la pandémie et à ralentir la propagation du virus », souligne l’institution financière.

A ce jour, le Maroc dénombre 791 cas testés positifs, dont 48 décès et 57 personnes guéries entièrement de la maladie, selon le ministère de la santé.


Côte d’Ivoire : la lutte contre le Covid-19 dépasse les «frontières partisanes», estime Affi

Publié le 04.04.2020 à 19h18 par APA

La lutte contre la maladie à coronavirus (Covid-19) est un «combat national» qui dépasse les frontières partisanes et régionales en Côte d’Ivoire où 218 cas ont été confirmés, a estimé samedi à Abidjan, l’opposant Pascal Affi N’Guessan, le président statutaire du Front populaire ivoirien (FPI, Parti de Gbagbo) reconnu par la justice du pays.« C’est  un combat qui dépasse les frontières partisanes et régionales. C’est un combat national et international.  Cette crise doit être l’occasion pour les ivoiriens de se retrouver, se rassembler, se mobiliser autour de la mère patrie. Dans ce contexte il n’y a plus de RHDP, de FPI, de PDCI. C’est la Côte d’Ivoire qui est attaquée», a soutenu M. Affi qui est également le président du Conseil régional du Moronou (Est Ivoirien).

Il s’exprimait après avoir réceptionné des dons  du  ministère ivoirien de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté destinés aux populations vulnérables de sa région dans le cadre de la chaîne de solidarité contre la maladie à coronavirus dans le pays.

 Pour lui, cette « guerre » contre le Covid-19 doit être «une opportunité» de ressouder le peuple de Côte d’Ivoire autour de ses institutions et de ses autorités ».

 « C’est de façon patriotique et civique que nous devons mener cette lutte », a insisté M. Affi réitérant sa gratitude à la ministre de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté Mariatou Koné qui redistribue ces dons contre le Covid-19 en faisant fi des considérations politiques.

« Nous avons pour mode opératoire de redistribuer les dons que nous recevons… Nous ne faisons pas de tri parce que le Covid-19 lui-même ne trie pas», a dit en retour la ministre Mariatou Koné, assurant que toutes les collectivités territoriales du pays recevront ces dons contre le Covid-19  au fur et à mesure que son département ministériel en  recevra des donateurs.

 Par ailleurs, elle a annoncé que la population carcérale ne sera pas oubliée dans cette redistribution de dons contre cette pandémie.  En plus de la région du Moronou composée des communes de Arrah, Bongouanou, M’batto, Tiémékro et Anoumaba,  plusieurs localités ivoiriennes dont Bonoua, Bianoua, Foumbolo et Sangouiné ont réceptionné également, samedi,  ces dons à travers leurs représentants.

Depuis le début de la pandémie dans le pays, le ministère ivoirien de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, a lancé une chaîne de solidarité pour aider les populations vulnérables ivoiriennes à lutter contre le Covid-19. La Côte d’Ivoire enregistre à ce jour 218 cas confirmés de maladies à coronavirus avec un décès et 19 cas de guérison.


Déby dit avoir «nettoyé les îles du Lac Tchad» de Boko Haram

Publié le 04.04.2020 à 17h18 par APA

L’armée tchadienne qui a entamé, fin mars, une campagne militaire dénommée « colère de Boma » contre les éléments de Boko Haram dans la région du Lac Tchad, dit avoir détruit plusieurs bases des djihadistes.Le chef de l’Etat, Idriss Déby qui dirige personnellement l’offensive militaire, a déclaré samedi, avoir mis en déroute la secte nigériane. Sans donner le bilan des combats, il s’est toutefois réjoui des résultats obtenus. 

« J’ai effectué une descente ce matin à Kaïga-Kindjiria. Aucun illuminé de Boko Haram n’est présent dans les îles du Lac Tchad. Bravo à nos forces de défense et de sécurité qui ont nettoyé toute la zone insulaire », a déclaré Idriss Déby, brandissant sa canne en guise de victoire. 

Pour lui, le peu des éléments qui restent, sont soit rentrés au Nigéria ou dans les autres pays voisins. « Le nettoyage continue », a-t-il promis, ajoutant qu’en ce qui « concerne le Tchad, il n’y a aucun élément de Boko Haram. Maintenant on vise l’intérieur des autres pays pour en finir avec Boko Haram ». 

Idriss Déby regrette tout de même que, depuis lengagement de l’armée tchadienne jusqu’ aujourd’hui, le Tchad est seul sur le terrain. « Le sang des Tchadiens versé à Boma a été suffisamment payé, mais nous restons vigilants », sest-il félicité, faisant allusion à la centaine de soldats tchadiens tués dans la localité de Boma fin mars. 

Il a invité la force multinationale des pays du Lac Tchad et du Bénin à prendre le relai de la lutte. « Cette force, dit-il, doit engager les forces des autres pays, notamment le Cameroun, le Niger et le Nigéri ».


Côte d’Ivoire: Mabri se dit « bouleversé » suite au décès de son chef de protocole dans un accident de son cortège

Publié le 04.04.2020 à 17h18 par APA

Le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Albert Toikeusse Mabri, se dit « bouleversé » par la «disparition brutale » de son chef de protocole, Sylvain Gué, décédé dans un accident de la circulation de son cortège vendredi.« Un fidèle collaborateur s’en est allé. Je suis encore bouleversé par cette disparition brutale. Adieu Sylvain ! », a écrit samedi sur sa page Facebook le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, au lendemain de l’incident.   

M. Mabri et une délégation se rendaient vendredi à Yamoussoukro pour une cérémonie à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB), quand en cours de route un accident grave est survenu faisant un mort.  

Le directeur du protocole du ministre l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Sylvain Gué, a succombé à la suite de l’accident, qui a fait des blessés graves notamment Dr Mamadou Dély ainsi que le chauffeur. 

Le ministre l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique se rendait à l’INP-HB de Yamoussoukro pour encourager les étudiants de cette école polytechnique qui ont fabriqué des gels hydro-alcooliques. 

Il devrait procéder à la distribution de ces gels hydro-alcooliques et apporter du matériel à l’établissement en vue de permettre aux étudiants de se protéger contre la pandémie du Coronavirus, qui a infecté à ce jour 218 personnes dont 19 guéries et un décès.  


La presse en ligne burkinabè à fond sur le Covid-19

Publié le 04.04.2020 à 13h18 par APA

Les médias en ligne burkinabè continuent de commenter l’actualité nationale et internationale dominée par la pandémie de coronavirus (Covid-19).«Covid-19: le salut viendra-t-il du Burkina?», s’interroge Fasozine.com, avant de relater qu’après le Béninois Valentin Agon avec son produit « Apivirine », testé sur des malades du Covid-19 au Burkina Faso avec un résultat « satisfaisant », c’est au tour du formateur, chercheur burkinabè en phytothérapie et médecine, Hermann Sawadogo, de proposer un autre remède au Covid-19 aux autorités burkinabè.

Selon ce journal en ligne, les produits que propose le pasteur Hermann Sawadogo sont faits à base de plantes et le premier traite à titre préventif alors que le second le fait à titre curatif.

Pour sa part, Lefaso.net fait un «retour sur l’essentiel des mesures annoncées par le Chef de l’Etat», dans son message à la nation, prononcé jeudi.

«Des entreprises aux médias en passant par les couches vulnérables des marchés et yaars (marché de taille moyenne, en langue nationale mooré, Ndlr), une batterie de mesures ont été annoncées par le président du Faso, Roch Kaboré, afin de soulager le peuple burkinabè dans ce contexte de crise sanitaire marquée par le Covid-19. Retour dans cette infographie sur l’essentiel de ces mesures», écrit le confrère.

Quant à Burkina24.com, il met en exergue: «Covid-19: Le Burkina passe le cap des 300 contaminés», renseignant que le Burkina Faso totalise à la date du 2 avril 2020, 302 personnes contaminées (199 hommes et 103 femmes).

Pendant ce temps, Wakatséra.com présente ce titre exclamatif: «Covid-19: les Africains encore pris pour cobayes!».

«Révoltant! Scandaleux! Incroyable! Choquant! Honteux! Aucun qualificatif n’a été de trop pour condamner ces propos de deux scientifiques qui discutaient de la possibilité de tests de vaccin contre la maladie à coronavirus», commente le journal en ligne.

Et d’ajouter que «les réactions spontanées se sont enchaînées pour exprimer la colère de ces millions d’Africains comparés à des inconscients, +des prostituées hautement exposées et qui ne se protègent pas et sur lesquelles on essaie des choses+».


Le Covid-19 fait les choux gras de la presse congolaise

Publié le 04.04.2020 à 13h18 par APA

La presse congolaise reçue samedi à APA met l’accent sur l’évolution du Covid-19 dans le pays.« Covid-19: Le gouvernement rappelle les mesures à respecter »,  titre le quotidien Les Dépêches de Brazzaville.

Ce quotidien revient sur le décret du Premier ministre, Clément Mouamba portant respect du confinement pour lutter contre le Covid-19 et qui précise que « les déplacements se font à pieds, par les autobus de la société des transports publics urbains, par les moyens de transports des entreprises privées, des administrations (…) et les établissements publics autorisés à poursuivre leurs activités pendant la période du confinement ».

Un décret qui, selon Les Dépêches de Brazzaville, est d’une très grande importance car, les populations envahissent les rue à cause de leur insouciance face à cette pandémie.

Le même journal informe que « les entreprises, les institutions et organismes marquent leur adhésion en faveur du fonds national de solidarité créé par le gouvernement en vue de la lutte contre la pandémie du Covid-19».

« C’est dans ce cadre que s’inscrivent les dons faits par les Brasseries du Congo (100 millions FCFA), le groupe UBA (50 millions FCFA), l’Assemblée nationale (50 millions FCFA), le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir, 50 millions FCFA)», informe Les Dépêches de Brazzaville.

La Semaine Africaine évoque le bilan de cette pandémie dans le pays qui est à ce jour à 41 cas confirmés, 5 décès et deux cas guéris.

Le journal en ligne Vox fait un focus sur la psychose qui a gagné les Brazzavillois dès l’annonce du confinement par le chef de l’Etat et constate que beaucoup d’habitants « ont quitté la capitale pour d’autres localités».


Le Cameroun veut lever 100 milliards FCFA sur le marché régional

Publié le 04.04.2020 à 13h18 par APA

L’État du Cameroun procèdera, le 8 avril prochain, à une émission d’obligations du Trésor assimilables (OTA) par adjudication d’un montant de 100 milliards FCFA, a appris APA aux termes d’une note d’information publiée vendredi par le ministère des Finances.Avec une maturité de 5 ans pour un taux d’intérêt de 5,7%, il s’agit de la première des 3 opérations de ce type afin de collecter un total de 220 milliards FCFA inscrits dans la Loi de finances de l’exercice 2020 arrêtée en recettes et dépenses à 4850,50 milliards FCFA, dont 350 milliards destinés au financement des projets d’investissements par recours aux émissions de titres publics.

Depuis 2010 et selon les données officielles, le pays a mobilisé un montant de 3112,751 milliards FCFA à travers ses diverses interventions sur le marché des capitaux dont 1867,401 milliards FCFA sur le marché de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), 1867,401 milliards FCFA de bons du Trésor assimilables (BTA) et d’OTA, 795 milliards FCFA mobilisés sur le marché financier national par emprunt obligataire, et 450,35 milliards FCFA à travers une émission d’Eurobond à l’international.

Selon la répartition par secteur, ces fonds ont été affectés à 39,50% à l’eau et à l’énergie, 35,31% aux infrastructures routières et ouvrages d’art, 11,32% à la construction et la réhabilitation des stades, 5,19% aux industries et services, 2,86% aux grands projets agricoles, 2,75% aux infrastructures portuaires, 2,54 aux projets miniers, et 0,53% au secteur des télécommunications.


Les efforts pour faire face au Covid-19 au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

Publié le 04.04.2020 à 13h18 par APA

Les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi s’intéressent à de nombreux sujets principalement aux efforts déployés pour faire face à la pandémie du Covid-19 et à ses répercussions, la fabrication de masques de protection et la digitalisation de l’administration marocaines.+La Vie Eco+ adresse un « grand merci et bravo, au passage, à toutes les femmes et tous les hommes du corps médical et paramédical, toutes catégories confondues », notant qu’au fil de l’évolution des statistiques mondiales du Covid-19, le Maroc est en train de démontrer que sa réaction a été, de loin, plus efficace que beaucoup de pays.

En ces moments difficiles pour le monde entier, « nous pouvons et devons être fiers de notre prestation au regard de ce qui se passe ailleurs, se réjouit l’hebdomadaire, appelant à garder la foi et surtout ne plus donner l’occasion ni l’espace aux voix destructrices.

+Maroc-Hebdo+ estime que pour convaincre les opérateurs de reprendre une activité économique normale, il y a un prérequis, expliquant qu’il a trait à ce qu’un sentiment de sauvegarde de la santé publique finisse par prévaloir.

Dans un mois, dans deux mois, il faudra bien que le gouvernement actuel apporte une réponse à des demandes et à des besoins qui ont pratiquement explosé dans le champ national, souligne la publication, notant que le chef de gouvernement, qui par un discours obstinément optimiste, se voulait rassurant, n’avait pas beaucoup de retour tant il est vrai que l’attentisme voire l’inquiétude prédominaient dans la majorité des milieux.

Pour sa part, +Telquel+ note que « couper la poire entre l’Etat et l’employeur n’aurait pas relevé de la chimère », expliquant que cela était possible et aurait sans doute atténué ce carnage qui aura profité à quelques patrons désireux de faire du cost-killing sans débourser 1 dirham en indemnités de licenciement.

Le moment venu, il faudra distinguer entre ceux qui n’ont eu d’autre choix que de se séparer de leur personnel, et les autres, souligne le journal, estimant « pas utile pour l’instant de jeter la pierre à des gouvernants amenés à décider vite et… bien ».

+Libération+ rapporte que l’Agence de développement du digital (ADD) a lancé plusieurs initiatives digitales afin de favoriser et faciliter le travail à distance au sein des administrations marocaines.

La première initiative est le bureau d’ordre digital qui est une plateforme de digitalisation du bureau d’ordre, permettant aux administrations et organismes publics de créer des bureaux d’ordre digitaux, en vue de gérer électroniquement les flux des courriers entrants et sortants.

La deuxième initiative, poursuit le quotidien, concerne le guichet électronique des courriers qui permet l’automatisation du processus de traitement des courriers au sein d’une administration donnée. Il s’agit, également d’un parapheur électronique permettant une dématérialisation complète de flux documentaires nécessitant une valeur probatoire.

+Al Alam+ fait savoir que, deux entreprises de production de tissus, certifiées par l’Institut marocain de normalisation, se sont lancées dans la fabrication de masques de protection.

Elles tablent, avec huit autres entreprises en attente des certifications, sur un objectif de production de 80 millions de masques de protection. En pleine crise sanitaire au Maroc en raison de la pandémie du Covid-19, des entreprises de l’industrie du textile se mobilisent pour faire en sorte que le Royaume devienne autosuffisant.