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Wednesday, April 1st, 2020

 

Maroc/Covid-19: Le confinement fait baisser les accidents de la circulation

Publié le 02.04.2020 à 01h18 par APA

Depuis l’entrée en vigueur des mesures de confinement prises par les autorités marocaines dans l’objectif d’enrayer la propagation du coronavirus, le nombre des accidents de la circulation a nettement diminué dans les différentes villes du Royaume.Selon le quotidien arabophone +Al Ahdath Al Maghribia+ dans sa livraison à paraitre jeudi, la semaine du 23 au 29 mars 2020 a connu une baisse significative du nombre d’accidents de la circulation par rapport à la moyenne enregistrée auparavant.

Durant cette semaine, précise le quotidien, cinq personnes ont trouvé la mort et 271 autres ont été blessées, dont 10 grièvement, dans 218 accidents de la circulation survenus en périmètre urbain.

En 2019, le nombre de personnes tuées dans les accidents de la route au Maroc s’élève à 3.384, soit une baisse de 2,9% par rapport à l’année 2018, selon les statistiques du ministère marocain de l’Equipement, du Transport de la Logistique et de l’Eau.

De même, le taux des différentes formes de criminalité a fortement régressé durant cette période de confinement. Ainsi, la criminalité a baissé de 99% par rapport au mois précédent, fait savoir la publication.

Cet état de fait est notamment dû à la présence des forces de sécurité dans les quartiers, les rues et les boulevards. Les rondes de routine régulièrement effectuées ont contraint les individus qui s’adonnaient au trafic de drogues à cesser leurs activités illégales.

Par ailleurs, les meurtres et vols avec violence ont baissé de 8%. Les vols de voitures ont diminué de 7.78%, les vols qualifiés sous la menace de l’arme blanche ont chuté de 21% et les échanges coups ayant entraîné la mort ont reculé de 11.7%, indiquent les sources du quotidien.


Pape Diouf : le destin singulier d’un homme de principe

La mort à l’âge de 68 ans du Sénégalais Pape Diouf, figure majeure du milieu dirigeant du football français des suites du coronavirus, a provoqué un séisme en Afrique et en France.Une photo a fait, en quelques heures, le tour de la toile. C’est celle de Manu Dibango et Pape Diouf, marchant ensemble tout sourire dans la rue et vêtus comme de simples gens. Lors de cette randonnée, les deux figures africaines étaient loin d’imaginer qu’elles allaient être emportées par la même maladie et à une semaine d’intervalle. Le monde, qui n’a pas fini de pleurer le célèbre saxophoniste camerounais, vient de perdre le premier président noir d’un club européen d’envergure.

« Notre Pape est mort », se désole le quotidien français L’Equipe au même titre que la presse sénégalaise, encore sous le choc.

« Le moment est difficile pour moi comme pour tous ceux qui ont connu, aimé et fréquenté Pape Diouf. Mais il me faut témoigner et prier pour lui. Pape était un homme d’une grande chaleur, d’une grande disponibilité et d’une grande générosité », écrit dans Sud Quotidien, son ami Mamadou Koumé, ancien président de l’Association Nationale de la Presse Sportive (ANPS) vers qui tous les esprits se sont tournés au Sénégal à l’annonce de la disparition de celui qui est arrivé à Marseille à 18 ans.

Coursier, journaliste puis agent de joueurs comme Basile Boli, Joseph-Antoine Bell, Marcel Desailly, Bernard Lama, Sylvain Armand, William Gallas, Grégory Coupet, Laurent Robert ou encore Didier Drogba, mais aussi Samir Nasri qu’il a pris sous son aile à l’âge de 13 ans.

Pape Diouf gravit les échelons jusqu’à arriver en 2005 à la tête de l’Olympique de Marseille, le club le plus populaire de France. Malgré la forte pression, il parvient à remettre, cette institution en perte de vitesse, sur les rails du succès autant financier que sportif. Pape gagne aussitôt le cœur du bouillant Vélodrome, le mythique stade de l’équipe phocéenne. « Si les relations avec les supporters ont toujours été nickel, c’est parce qu’elles étaient très nettes. (…) J’étais Marseillais, comme eux ! », expliquait-il à So Foot.

Hommage unanime

Plusieurs médias comme l’Agence France Presse (AFP) se rappellent de son éternelle moustache, son large sourire, ses costumes et ses cravates assorties, ainsi que sa voix posée maniant l’emphase et l’ironie, surtout pour pourfendre ses principaux rivaux qu’étaient le Paris Saint-Germain ou l’Olympique Lyonnais de Jean-Michel Aulas. Ses détracteurs au sein de l’OM aussi qui ont, malgré tout, fini par avoir raison de lui en 2009 après être resté quatre ans à La Commanderie, le quartier général du club centenaire.

Plusieurs acteurs majeurs du football mondial, notamment ses anciens adversaires, lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux. Le prodige parisien Kylian Mbappé, par exemple, s’est fendu d’une note rappelant qu’il n’y a « plus aucune place pour la rivalité ». L’intrépide président lyonnais Jean-Michel Aulas a, pour sa part, salué la mémoire d’un ex-homologue qui « a été un grand président, très performant, respectable et respecté ».

Il fut « un homme de convictions, un homme d’esprit, passionné par le football et ses acteurs », témoigne le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps que Pape Diouf avait recruté comme entraîneur des Phocéens.

« Pape aidait et soulageait dans la plus grande discrétion. Il était un assistant social au vrai sens du mot », ajoute M. Koumé qui a dirigé également Le  Sportif, un hebdomadaire que le disparu avait lancé à Dakar en septembre 1991.

Prénommé Mababa à l’état civil, Pape était attaché à sa ville française d’adoption. Surfant sur sa popularité à Marseille, il s’était même présenté sans succès aux Municipales de 2014. Malgré sa notoriété, ce rhéteur hors-norme n’a jamais renié ses racines africaines : « Pape était profondément nationaliste. Tout ce qui concernait le Sénégal le touchait », soutient Mamadou Koumé.

Le Sénégal au cœur

Pape Diouf vivait une partie de l’année dans son pays d’origine. Ses séjours « étaient une occasion de se mettre à niveau et de mieux cerner les réalités de notre pays à travers nos échanges. Les services rendus au football sénégalais sont également une preuve de son attachement à son pays », poursuit M. Koumé, avant de confier à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) dont il fut le Directeur, que son défunt ami avait été consulté par le président Abdoulaye Wade (2000-2012) pour le poste de ministre des Sports, mais il a décliné cette proposition « en prétextant qu’il y avait des Sénégalais mieux outillés et plus qualifiés pour ce travail ».

Pape Diouf voulait servir autrement le Sénégal. C’est ainsi qu’il « a facilité de manière désintéressée » l’arrivée dans la tanière des coachs Claude Le Roy, Bruno Metsu et Guy Stéphan, a-t-il précisé.

Selon le correspondant d’APA à N’Djaména (Tchad), les citoyens de son pays natal, où son père militaire était en poste, ont également salué sa mémoire. « Je ne suis jamais retourné à Abéché (où il est né), cette ville du massif du Ouaddaï qui se situait sur le trajet des caravanes », regrettait-il lors d’un séjour en 2013 dans la capitale tchadienne pour une conférence sur la malaria.

Ironie du sort, il décède d’une pathologie que certains Africains prennent encore pour le paludisme.

Hospitalisé depuis samedi au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann de Dakar, Pape Diouf a été placé sous assistance respiratoire et dans un coma artificiel. Sa famille a essayé d’organiser son évacuation express en France pour y poursuivre les soins. Il a finalement poussé son dernier souffle au Sénégal. Cette icône est devenue, hier mardi, la première victime du Covid-19 au Sénégal. À en croire un internaute sur Facebook, c’est sans doute « un dernier gage de patriotisme ».


Covid-19 : la caravane de la solidarité fait escale chez les enfants de la rue et orphelins d’Abidjan

Publié le 02.04.2020 à 01h18 par APA

Les enfants de la rue, orphelins et victimes de traite ont été visités, mercredi à Abidjan, par la caravane de la solidarité mise en place par le gouvernement ivoirien dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus (Covid-19), a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.Conduite par la ministre de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné, cette caravane a fait d’abord escale dans la commune d’Adjamé  où elle a rendu visite à l’Organisation non gouvernementale (ONG)  Cavoequiva.

Des kits hygiéniques, vivres et non vivres ont été remis aux responsables de Cavoequiva, un Centre d’accueil de filles en détresse, abritant une soixantaine de pensionnaires.

« Nous sommes en guerre contre Coronavirus. Nous recevons des dons que nous redistribuons aux personnes qui sont les plus vulnérables. Nous essayons d’apporter quelques kits de protections aux enfants de la rue qui sont accueillis dans des centres. Nous essayons de faire de la sensibilisation parce qu’ils sont exposés », a expliqué la ministre Mariatou Koné.

Cette solidarité au profit des enfants de la rue, orphelins et victimes de traite s’est poursuivie à Yopougon dans l’Ouest d’Abidjan où l’Organisation non gouvernementale (ONG) Dignité et Droits pour les Enfants en Côte d’Ivoire (DDE-CI) a reçu à son tour des dons pour la douzaine de pensionnaires de son complexe.

« Nous apportons également des vivres afin que ces enfants pussent s’alimenter correctement et que le Coronavirus ne soit pas une barrière à leur alimentation, à leur protection », a poursuivi Mme Koné, ajoutant que « le gouvernement a acheté des kits, mais nous avons reçu également des dons de plusieurs partenaires, des  entreprises citoyennes, des individus (…) », que «nous redistribuons».

Plusieurs communes d’Abidjan et de l’intérieur du pays ont déjà bénéficié de cette chaîne de solidarité qui se poursuivra dans le pays où l’on enregistre officiellement 190 cas confirmés de maladies à coronavirus avec un décès et neuf cas de guérison.

L’ONG DDE-CI, œuvre pour la promotion et la protection des droits et du bien-être des enfants en Côte d’Ivoire. Elle est au service de tous les enfants et s’occupe avec une attention particulière des enfants vulnérables, des enfants victimes de violence, de maltraitance et d’abus, des enfants en conflit avec la loi et/ou privés de liberté, des enfants victimes d’exploitation économique, sexuelle et de traite (mobilité) et des enfants vivant avec handicap.


Covid-19 : L’Ethiopie reporte les élections générales

Publié le 02.04.2020 à 00h18 par APA

La Commission électorale nationale éthiopienne a annoncé le report des élections générales, qui devaient se tenir en août en raison de l’épidémie de Covid-19.La commission a déclaré mercredi qu’elle avait temporairement cessé ses activités liées aux élections après avoir évalué l’impact du coronavirus sur ses activités préélectorales.

 La commission a déclaré que la pandémie de coronavirus et la série de mesures prises par les gouvernements fédéral et régionaux avaient eu un impact négatif sur le calendrier du conseil pour mener à bien les activités préélectorales.

 Le conseil a déclaré qu’il introduirait de nouveaux plans opérationnels et un calendrier pour les élections après que les défis liés à la propagation du coronavirus auront été relevés. La commission n’a pas donné de dates pour la reprise des activités pour les élections générales.

 Après consultation avec les partis politiques, l’ampleur des problèmes et leur impact sur les élections ont été pris en compte, explique la commission électorale.

 Par ailleurs, trois autres personnes ont été testées positives au coronavirus au cours des dernières 24 heures, ce qui porte à 29 le nombre total de cas confirmés en Éthiopie.

 Selon l’Institut éthiopien de santé publique (EPHI), tous les cas confirmés sont des Éthiopiens.

 Il y a actuellement 25 patients en traitement dans le centre de traitement et deux d’entre eux sont dans un état critique.


Covid-19 : les factures d’électricité des ménages pauvres coûteront 10 milliards FCFA à l’Etat ivoirien (Ministre)

Publié le 01.04.2020 à 23h18 par APA

La mesure de paiement des factures d’électricité des ménages ivoiriens pauvres annoncée par le gouvernement pour atténuer les conséquences sociales de la maladie à Coronavirus (Covid-19) dans le pays va coûter environ 10 milliards FCFA à l’Etat ivoirien, a annoncé mercredi à Abidjan, Abdourahmane Cissé, le ministre ivoirien du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables.« C’est environ 10 milliards FCFA qui sont payés par l’Etat pour faire face à ces factures qui sont prises en charge… Cette mesure en faveur des ménages à faibles revenus bénéfice à 40% des abonnés à l’électricité, soit environ 6 millions de nos concitoyens », a fait savoir M. Cissé lors du point de situation quotidien lié à la crise sanitaire du Coronavirus.

Auparavant il a expliqué ces deux mesures sociales prises par le gouvernement ivoirien dans le secteur de l’électricité. En ce qui concerne la première mesure, notamment, le report pour l’ensemble des ménages, des dates limites de paiement d’avril et mai 2020 des factures d’électricité, le ministre a expliqué que les populations disposent d’un délai supplémentaire de trois mois pour s’acquitter de ces factures.

« Cette mesure signifie qu’aucune pénalité ne sera appliquée aux clients et qu’il n’aura aucune suspension de la fourniture d’électricité pour cause d’impayés à compter de ce jour et ce, jusqu’à ces nouvelles dates limites de paiement», a-t-il souligné.

S’agissant de la deuxième mesure qui est la prise en charge par l’Etat des factures d’avril et mai 2020 des abonnés au tarif social, M. Cissé a précisé que les ménages au tarif social ayant déjà réglé leurs factures reçues au mois de mars 2020, un avoir équivalent au montant de ladite facture leur sera octroyé sur la prochaine facture.

 Concernant les abonnés à l’électricité en mode prépaiement, le ministre a souligné que la prise en charge de l’Etat leur sera octroyée « dès la semaine prochaine » sous la forme d’un crédit d’énergie gratuit.

« Les modalités pratiques de ce crédit d’énergie gratuit seront communiquées par la Compagnie ivoirienne d’électricité», a-t-il ajouté.

Mardi soir dans une adresse diffusée sur les antennes de la radiodiffusion télévision ivoirienne ( RTI, service public), le premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, a annoncé plusieurs mesures économiques et sociales dont la prise en charge des factures des ménages pauvres par l’exécutif ivoirien en vue d’atténuer pour les populations les conséquences de la maladie à Coronavirus.

A ce jour, la Côte d’Ivoire, enregistre officiellement 190 cas confirmés de maladies à Coronavirus avec un décès et neuf cas de guérison.


Le Liberia ferme ses frontières avec la Sierra Leone (officiel)

Publié le 01.04.2020 à 22h18 par APA

Le Liberia a annoncé la fermeture de ses frontières avec la Sierra Leone pour contenir la propagation du coronavirus qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes dans le monde.Cette fermeture est intervenue un jour après que les autorités sierra-léonaises ont annoncé la fermeture de leur frontière avec le Libéria.

 Le commandant de la sécurité commune au port d’entrée de Bo Waterside, le major Saxon S. Tambo, a déclaré aux journalistes que cette mesure visait à réduire les nombreuses interactions humaines qui, selon lui, étaient l’une des causes de la propagation de cette maladie mortelle.

 Selon Tambo, les frontières resteront fermées jusqu’à ce que le gouvernement du Liberia juge bon de les rouvrir.

 Toutefois seuls les véhicules de transport de marchandises essentielles ne comptant que deux apprentis et un chauffeur et qui seront soumis à une stricte surveillance seront autorisés.

 Il a révélé que la sécurité aux différents points d’entrée a été renforcée pour garantir qu’il n’y ait pas d’entrée ou de sortie de personnes le long des frontières entre le Libéria et la Sierra Leone.

 « Nous avons augmenté la présence du personnel de sécurité ici à la frontière afin de nous assurer que personne ne viole cette mesure », a indiqué le major Tambo.

 « Nous avons également du personnel médical ici qui effectue des tests de température quotidiens et qui s’assure que les gens, y compris le personnel de sécurité, observent le lavage régulier des mains et les autres pratiques d’hygiène », a-t-il ajouté.


Nigéria : un professeur de médecine développe un traitement contre le Covid-19


African police and perfecting the art of oppressing ‘natives’

CHARLES ONYANGO-OBBOBy CHARLES ONYANGO-OBBO
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A short while ago a story about African governments imposing lockdowns and curfews in a bid to control the spread of the novel coronavirus declared: “Covid-19 lockdown in Africa starts to the soundtrack of violence everywhere.”

From Kenya, Uganda, Zimbabwe, across the swath of this fair continent, in most of the countries where these control measures went into effect, the scenes have been much the same — police and soldiers flogging the people for being out late on the first day, trading and walking in wrong places, or making a desperate rush to catch the last bus, train or ferry out.

The general exception in this brutality are the female security officers who, in Kenya, for example, have been very helpful, especially to older citizens and women with their children caught out in the curfews.

This raises the question why, even when they are trying to save them, in most of our continent, the police and army must torment and brutalise people.

It is a familiar story. When there is distribution of food by the State during a famine, the wananchi lining up to get supplies will be flogged.

It is not uncommon for voters who get restless in the queues when officials delay the start of the ballot to be beaten, and even shot.

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FOOD SCARCITY

It can get so absurd that when the ‘Big Man’ is visiting some part of the country, where local political functionaries want to give him the illusion that he has a lot of support, they will mobilise students and residents to line the road and wave national and party flags, plus a few leaves in between.

The police will beat them when they get excited at approaching convoys, and in the end will send them home dehydrated and hungry.

It’s true that the masses can often seem unruly and allergic to discipline, but smart enforcers need to understand why.

It is because of scarcity. The food lines will often fall into disorder because the supplies won’t be enough for everyone, some (if not most) of it having been stolen by corrupt officials. It’s only natural that one scrambles to get a piece.

The people fear, often rightly, that if they don’t hassle in the voting line, they might not get to cast their ballots, or that if it’s not well settled at the bottom of the box, election-stealing returning officers might not count it.

Not everyone will patiently queue for the bus or ferry, if they think or know that it won’t make enough trips to take them all, and if they are late, they will be mugged, raped, or murdered in a dark alley by street criminals.

COLONIAL MENTALITY

The solution, therefore, is not violence. It is to offer wananchi incentives to be patient in line, and that means providing enough of whatever goods or services they are scrambling for.

Indeed, there are community organisations and NGOs that have mastered this, and deliver goods to the people in larger numbers than states, and they don’t need sticks to have order.

That tells us there is something more going on. Critics slate African police for having a “colonial mentality”.

The colonialists took the view, to use the earthily expression, that the “African’s brain is in his buttocks”, so he had to be shackled, whipped, and beaten down.

It’s partly why police violence is often so gratuitous. They chase protesters and corner a few.

If the object was firm chastisement, they would slap them once or twice, and strike them once on the leg, and leg them off.

But they won’t. Six of them will surround a hapless protester, beat him repeatedly, stomp his neck and stomach with their boots, and leave him limp or dead.

CURFEW HOUR

Doing that is not “colonial”; it is a logical approach chosen because of the democracy deficits most states suffer.

The first goal is to be so extreme, that it strikes fear into present and future protesters, curfew breakers, that they won’t repeat it.

Mostly, however, so they don’t try to negotiate for things like moving the curfew hour from 7pm or 8pm.

If citizens can negotiate a shift in the curfew hour, they will not stop there. Next, they will demand that the potholes in their street be filled; that the state bring water to their neighbourhood; that a rigged vote be properly counted, and that taxpayers’ money stolen by corrupt officials be returned and the officials punished.

A citizen walking on a desolate street because she had to see an ill mother will be sat in the sun and humiliated all day, when a chit asking her to pay a token fine at her chief’s office the next day would suffice. Well, there is no spectacle to display in that.

Many African states are incompetent, but even the worsts ones that cannot walk and chew at the same time will do one thing extremely well – turn otherwise good men and women into minions, and instruments of oppression. You have to hand it to them there.

Mr Onyango-Obbo, a journalist and writer, is the curator of the Wall of Great Africans. @cobbo3


Tech will make social distancing easy

ALEX KEMEI By ALEX KEMEI
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Amid the prevailing coronavirus deluge, one, thankfully, still notices the hopeful side of humanity right across the world.

An optimistic message from biomedics here, some consolation from religious leaders there does certainly help to dim the doom Covid-19 spells.

Well, that’s the spirit we should clutch onto at such times as these.

On the whole, the ray of presentiment that pervades the air in the wake of Covid-19 manifests best in the efforts of assorted innovators keen on ensuring life continues.

Contactless transactions will certainly offer a much-needed lifeline while the global community is traversing an unprecedented dark stretch.

Meanwhile, optimists and entrepreneurs are in the forefront devising e-commerce solutions that deliver diverse human needs.

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In a way, Covid-19 has jolted us from our comfort zones and challenged humanity as a whole to find viable, convenient and safer options to satisfy daily needs.

E-COMMERCE

In retrospect, the world of e-commerce has been on a rapid expansion for sometime now.

However, nothing could have accelerated the uptake of e-transactions as has the coronavirus pandemic.

Little wonder that e-payment options that hardly had takers a few months ago are now suddenly in vogue.

From the look of things, the cycle of e-commerce uptake in Kenya will assume a predictable trajectory. Things will get tighter as the ongoing 7pm to 5am curfew persists.

The first port of call will be food. Human beings must eat to survive. Many Kenyans — especially in urban centres — who hitherto hardly entertained the thought of food, foodstuff or groceries being ordered online and delivered to their doorsteps are changing their attitude fast. All major supermarkets have entered the e-deliveries fray with a bang.

Healthcare is the other crucial frontier. In this regard, Jubilee Insurance has rolled out free virtual consultation via SasaDoctor app over and above offering home delivery of prescription drugs.

Perhaps the biggest sector that e-commerce will transform most dramatically is the settlement of rent dues.

Nairobi, Mombasa, Kisumu, Eldoret, Nakuru and indeed and other key urban centres in Kenya are host to tens of thousands of tenants.

In the era of mandatory social distancing and beyond, the payment of rental dues will require not just compassionate landlords, but more crucially easy-to-use e-payment ways.

Before the dragon of Covid-19 is finally slayed, as eateries and entertainment joints remain under lock and key, the window for earning a living will become smaller gradually.

It will, certainly, be more difficult to earn money, let alone save it. However, it would be outright inhuman to kick out tenants at a time when prevailing circumstances do not accord them the opportunity to work.

Therefore, an app that enables tenants to remit the little they earn directly to the landlord in real time will offer a lifeline to both parties. RELIABLE SOLUTION

That, thankfully, also means that the landlord is not at the mercy of cunning real estate agents who may not remit money paid to them by tenants in time or at all.

The element of landlords having cash in safe hands will guarantee the landlord relief during and even after the rough stretch.

The aftermath of coronavirus will leave behind an economy that will need time to recover.

Who knows, it could take us a whole year or longer to fully bounce back from the socio-economic blow the coronavirus will leave in its wake.

A reliable solution to ease landlord-tenant engagement will obviously come in handy.

One such app is KodiPlus, an innovative new entrant to the real estate market, whose winning streak are the flexi-pay and e-rent options.

Soon it will dawn on many landlords that as the purchasing power of the majority of tenants dependent on daily wages dwindles, house rent will be relegated to a secondary need.

TAX COLLECTION

Therefore, any bird in hand on a real time basis will be worth more than a whole flock that is out of reach.

The same app allows house seekers to locate properties that suit their pockets and circumstances without breaking a sweat.

The app saves one the anguish of spending on agents, some of them ruthless extortionists.

The government, and in particular the Kenya Revenue Authority (KRA), will benefit from such an app because tax dues will be remitted real time.

At a point in time when human movement has been significantly curtailed by the coronavirus pandemic, this mode of engagement is a real boon for the tax collector.


Businesses have big role to play in coronavirus pandemic battle

MICHAEL JOSEPHBy MICHAEL JOSEPH
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There’s nothing on record in the past 100 years that has confronted humanity with the ferociousness of the coronavirus pandemic.

It’s testing our governance systems, our healthcare infrastructure, our economic models and, indeed, our very civilisation.

Covid-19 has turned our world upside-down: children are home from school, flights are grounded, borders closed, businesses shut down and humanity upended.

The spread of the virus seems to borrow heavily from the permutations class in mathematics. Sadly.

According to data by the United Nations, it took the world three months to reach 100,000 confirmed cases of infection. The next 100,000 occurred in just 12 days. The third took four days; the fourth only one and a half.

“We are at war with a virus — and not winning it,” said UN Secretary-General António Guterres in a March 26 G-20 virtual Summit on the pandemic. “This war needs a wartime plan to fight it.”

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That means a whole lot. The secretary-general then appealed to conflict protagonists to stop.

STAND TOGETHER

The world is at war with coronavirus, and conflict, now more than ever before, doesn’t make sense.

In a BBC TV interview, Mr Guterres added that this is the time for international cooperation on global supply chain issues, best practices and managing the movement of populations.

But the extraordinary circumstances in which we find ourselves affirm the critical point made at the 2015 launch of the UN Sustainable Development Goals: humanity needs to pull together and stand together.

Governments, civil society, businesses and the various interest groups need to join hands driven by purpose rather than profit, interests and short-term gain to ensure no one is left behind.

There can’t be a time that that reality was starker than this poignant moment when humanity faces an enemy who is choosing neither class nor race or creed.

As policymakers shore up the public health infrastructure to take care of the ill, businesses and other interest groups must step in with the secondary and tertiary lines of support and defence so that we can come out of this stronger.

MOBILE MONEY

Around the world, businesses are stepping in in different ways. Manufacturing lines have been adjusted to produce the much-needed medical equipment to support the frontline soldiers: the medical professionals.

I’ve also seen those who are literally buying food packs and distributing them to the most vulnerable. All these efforts are commendable.

Yet so much more remains to be done, and the requisite assessments by all of us need to be continuous.

In the immediate aftermath of the reportage of the first case in Kenya, we at Safaricom took it upon ourselves to see how we could pivot our network, assets and products to respond to the pandemic in the short- and long-term.

We offered to reduce the cost of moving money by dropping charges for sending under Sh1,000 via M-Pesa.

We doubled, at no cost, the fibre-to-home capacity to support those working or studying from home or seeking alternatives means of keeping themselves busy at home via the internet.

We also partnered with KCB in a Sh30 billion stimulus package that will go to supporting individuals and SMEs who draw a financial lifeline from KCB M-Pesa.

COLLECTIVE FUTURE

Several other businesses and non-governmental organisations are beginning to evaluate the situation and identify possible areas where they can offer interventions.

Granted, these responses will take shape in the fullness of time as the very fluid situation evolves, but every little additional help counts for our collective future. No one can tough this one out alone.

This is the one time when all businesses must discover the meaning of purpose; that we exist to place people before profit; that companies cannot thrive when the very communities we conduct business in are not thriving.

The consumers of the goods and services we provide face an existential threat, as we all do. It behoves us to stand with our communities in every way to save our collective future.