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Sunday, March 22nd, 2020

 

Maroc/Covid-19 : L’état d’urgence sanitaire maintenu jusqu’au 20 avril

Publié le 22.03.2020 à 23h18 par APA

Le conseil de gouvernement, réuni dimanche, a décidé de maintenir l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 20 avril prochain, indique un communiqué de la Primature.Ce texte, qui entre dans le cadre des mesures préventives d’urgence prises par les autorités publiques afin d’enrayer la propagation de la pandémie du coronavirus, vise à déclarer l’état  d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national à partir du 20 mars 2020 à 18H00 jusqu’au 20 avril 2020 à 18H00.

Ce projet habilite les autorités publiques compétentes à prendre les mesures nécessaires pour interdire aux personnes de quitter leurs domiciles, interdire tout déplacement en dehors du lieu de résidence sauf en cas de nécessité absolue, interdire tout rassemblement, attroupement ou réunion d’un groupe de personnes et à fermer les commerces et autres établissements accueillant le public durant de la période de l’état d’urgence sanitaire déclaré, ajoute la même source.

Le Conseil a également adopté un projet de décret stipulant que toute violation des ordres et décisions des autorités publiques est passible d’une peine d’un a trois mois d’emprisonnement et d’une amende allant de 300 à 1.300 dirhams (1 euro = 10,7 DH DH), ou l’une des deux peines.


Covid-19/Maroc: Le nombre de cas testés positifs s’élève à 115 (ministère)

Publié le 22.03.2020 à 23h18 par APA

Le Maroc a annoncé 6 nouveaux cas de contamination à l’épidémie du coronavirus, portant ainsi le bilan total de personnes infectées par le virus à 115 cas, indique dimanche le ministère de la santé.C’est une journée où la progression de la pandémie va crescendo avec 18 cas confirmés. Sur ce nombre total, le ministère fait état de quatre décès et de trois autres guéris entièrement de la maladie.

Ainsi, la région Rabat-Salé-Kénitra se trouve en tête des régions touchées par l’épidémie avec 29 cas, suivie et Casablanca-Settat (26 cas), Fès-Meknès (24 cas) Marrakech-Safi (13 cas), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (7 cas), Souss-Massa (6 cas) l’Oriental avec 5 cas, Beni-Mellal-Khenifra (3 cas) et les région Draa-Tafilalet et Guelmim-Oued Noun 1 cas chacune, précise le ministère.

Pour limiter la propagation du virus, le ministère de la santé appelle la population à respecter les consignes d’hygiène et de sécurité sanitaire, ainsi que les mesures préventives prises par les autorités marocaines, en faisant preuve de responsabilité et de sens du patriotisme.

Pour rappel, les autorités publiques ont pris des mesures drastiques pour enrayer la propagation du virus. Ainsi, un état d’urgence sanitaire a été décrété depuis vendredi 20 mars et jusqu’au 20 avril prochain.

Samedi, le ministère de l’intérieur a annoncé l’interdiction des moyens de transport privés et publics entre les villes. Il n’est désormais plus possible de se déplacer d’une ville à l’autre, à moins que ce ne soit «pour des motifs de santé et professionnels prouvés par des documents délivrés par les administrations et les établissements», précise le ministère.

Aussi, la compagnie marocaine d’aviation civile, Royal Air Maroc (RAM) a annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de tous ses vols domestiques.

De Wuhan en Chine, d’où est partie l’épidémie, à New York, plus de 900 millions de personnes doivent rester à leur domicile pour éviter de contracter le virus qui a déjà contaminé plus de 300.000 personnes dans le monde, dont la moitié en Europe. Plus de 13.000 personnes ont péri, dont plus de 7.500 dans le vieux continent.


Covid-19 : le Patronat ivoirien étudie des mesures de soutien aux entreprises

Publié le 22.03.2020 à 23h18 par APA

La Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI, Patronat ivoirien), annonce être en concertation avec l’État en vue d’arrêter des mesures de soutien aux entreprises de tous les secteurs pour les aider à maintenir leurs activités face aux conséquences négatives du Coronavirus (Covid19).« La CGECI, après consultation de ses membres, et en concertation avec l’État réfléchit à des mesures de soutien aux entreprises de tous secteurs afin de les aider à maintenir autant que possible les emplois », indique le Patronat ivoirien dans une note relative à la pandémie du Covid-19.    

L’organisation souligne que le déplacement des salariés du domicile à leurs lieux de travail, le regroupement des équipes en nombre dans les bureaux, sont des sources de transmission, invitant les chefs d’entreprise à prendre des décisions appropriées pour «réduire » les salariés au strict nécessaire. 

La pandémie du Covid-19 va sans doute affecter l’économie internationale. L’on observe le ralentissement du commerce avec des conséquences sur la production locale ou la fourniture de services, couplé avec les décisions responsables prises par les entreprises et l’État pour réduire la chaîne de transmission du virus COVID-19.

Elle entraîne par ailleurs un ralentissement de l’activité économique allant jusqu’à la fermeture de certaines entreprises. Toutefois, pour rompre la chaîne  de transmission du virus COVID-19, la CGECI invite les acteurs du secteur privé à appliquer les mesures édictées par l’État de Côte d’Ivoire. 

La CGECI invite les entreprises à lui remonter leurs préoccupations à travers cette adresse e-mail: covid19@cgeci.ci qu’elle vient de créer et exhorte les chefs d’entreprises à être de vrais leaders dans les actions visant à combattre la propagation du virus COVID-19, poursuit le texte. 

Le Patronat ivoirien,  à travers ce moyen d’écoute des entreprises, envisage de mettre en place un système d’évaluation continue de la crise et de ses impacts sur l’activité du secteur privé. Et ce, pour soutenir l’activité économique du pays face au Covid-19.

La Côte d’Ivoire a enregistré dimanche huit nouveaux cas, passant de 17 à 25 personnes infectées du Covid-19 dont deux déclarées guéries. 


Maroc : Le Roi ordonne à ce que la médecine militaire prenne part à la lutte contre le coronavirus

Publié le 22.03.2020 à 23h18 par APA

Le Roi Mohammed VI a donné ses instructions pour que la médecine militaire prenne part conjointement avec son homologue civile à la délicate mission de lutte contre la pandémie du Covid19, indique dimanche un communiqué du Cabinet royal.Le Souverain exhorte dans ce contexte particulier, les médecins civils et militaires à « travailler en bonne entente et intelligence, comme ils l’ont toujours fait, car il y va de la santé des marocains et des étrangers se trouvant au Maroc », ajoute le communiqué.

Il a également ordonné de déployer des moyens de médecine militaire « en renforcement des structures médicales dédiées à la gestion de cette pandémie, sous forme de personnel médical et para-médical des Forces Armées Royales(FAR) et ce, à partir du lundi 23 mars 2020 ».

Dès démain, les services sociaux des FAR et de la Gendarmerie royale seront également mobilisés dans le cadre de cette opération.

A ce jour, le Maroc a enregistré 115 cas contamination par le virus de Covid-19, dont quatre morts de trois personnes rétablies entièrement du virus. Le pays vit en état d’alerte sanitaire depuis vendredi 20 mars et jusqu’au 20 avril prochain.


Covid-19: Le Congo ferme ses frontières après un 4è cas confirmé

Publié le 22.03.2020 à 22h18 par APA

Le gouvernement congolais a décrété la fermeture à partir de ce 22 mars jusqu’à nouvel ordre de toutes les frontières aériennes, fluviales, maritimes et terrestres, exception faite aux navires et vols cargos, dans la cadre de la lutte contre le coronavirus.Cette décision intervient suite à la détection d’un quatrième cas de Covid-19 dans le pays, confirmé dimanche par le Premier ministre congolais, Clément Mouamba.

« En date du 21 mars 2020, un nouveau cas du Coronavirus a été confirmé sur le territoire national. Il s’agit d’un ressortissant congolais, âgé de 47 ans, arrivé le 15 mars 2020 à Pointe-Noire (capitale économique du Congo) en provenance de la France et qui était en confinement à domicile et suivi par les services de santé » a annoncé Clément Mouamba.

Il a ajouté par ailleurs que le brassage et la recherche des autres sujets contacts a été réalisé.

Réagissant suite à ce premier cas de Covid-19, enregistré à Pointe-Noire (les trois premiers cas ayant été détectés de Brazzaville), les autorités de la mairie de cette ville ont aussi mobilisé une somme de 50 millions francs CFA et près de 20 mille cache-nez ou casques qu’il ont remis à la cellule de crise mise en place pour contrer l’évolution de cette pandémie.

« Le gouvernement observe la situation de la pandémie dans le pays et il n’est pas exclu que le gouvernement prenne d’autres mesures telles que la fermeture des marchés publics et l’arrêt du transport urbain en tenant compte des réalités économiques du pays », a souligné Gilbert DJessi le coordonnateur technique de la riposte contre le Covid-19 au Congo.

Intervenant sur la chaîne de la Radio nationale ce dimanche, Gilbert DJessi par ailleurs conseiller du ministre en charge de la santé, a déclaré que « les mesures prises par le gouvernement sont progressives en fonction de l’évolution dans la pandémie au Congo. »

Gilbert Djessi s’est insurgé sur le port abusif des masques par la population ; ce qui risque de provoquer une pénurie qui désavantagerait le personnel soignant et les patients, en cas de propagation du virus.


Sénégal : La police se dote d’un plan de mobilisation contre le Covid-19

Publié le 22.03.2020 à 21h18 par APA

Le Directeur général de la police nationale sénégalaise, l’Inspecteur général Ousmane Sy, a mis en place un plan de mobilisation de la police sénégalaise dans la lutte contre le Covid 19.« Le Sénégal fait face, à l’image de la communauté internationale, à cette pandémie de coronavirus dont la propagation commence à devenir inquiétante », rappelle l’inspecteur général Sy à ses services dans une circulaire 00715 datée du 21 mars 2020 destinée à ses services.

C’est à ses yeux ce qui a poussé le président Macky Sall, à l’issue du conseil des ministres du 18 mars 2020, à renforcer les mesures déjà prises lors du conseil présidentiel du 14 mars 2020.

« La police nationale doit en conséquence se préparer à une montée en puissance dans son déploiement aussi bien au niveau des frontière qu’au niveau de toutes les localités où un besoin de sécurité se signalera » souligne la circulaire du directeur général de la police sénégalaise.

Aux fins d’assurer un bon suivi des importantes mesures prises aux niveau central et local par les cellules de crise, de faire face à tout trouble à l’ordre public, l’Inspecteur général Sy a demandé à ses services  de prendre un certain nombre de mesures pour « se préparer aux éventuelles décisions de confinement de localités ».

Parmi ces mesures, il y a la consignation de tout le personnel de la Direction générale de la police à partir du lundi 23 mars 2020 à zéro heure jusqu’à nouvel ordre.

La circulaire comporte en outre un certain nombre de dispositions pratiques. C’est le cas de la suspension des dépôts de la carte d’identité nationale, de passeports et des services non essentiels, le renforcement des corps urbains par les éléments des autres bureaux des différents commissariats afin de disposer d’un effectif plu conséquent.

Au titre des instructions particulières,  le Directeur général de la police a demandé aux directions et services relevant de son autorité de lui transmettre au plus tard le lundi 23 mars 2020 à 12 heures « leurs effectifs déployables, dans le dispositif de lutte contre le Covid-19 de la police nationale en tenant compte de la restriction exigée des services non essentiels ».

Par ailleurs M. Sy avance que l’ordre de bataille de la police nationale sera communiqué à ses services au plus tard le lundi 23 mars 2020 à 15 heures.

Le Sénégal enregistre actuellement 56 cas positifs au Covid-19 dont 5 guéris. 


Guinée-scrutin : Les affrontements font au moins six morts

Publié le 22.03.2020 à 20h18 par APA

Au moins six personnes ont été tuées ce dimanche dans des échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants, en marge de la tenue du double scrutin législatif et référendaire.Tous sont âgés entre 18 à 25 ans, ces jeunes ont été tués dans les quartiers logeant la route Leprince où des manifestants se sont opposés à la tenue du double scrutin.
Depuis samedi, des violences sont enregistrées à Conakry ainsiqu’à l’intérieur du pays. Des affrontements s’étaient poursuivis dans les quartiers fiefs de l’opposition. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a plusieurs fois exprimé son opposition à la tenue de ce scrutin.
Par ailleurs, l’internet connait des interruptions. Les réseauxsociaux, eux, sont déjà coupés.


Sénégal : le coronavirus porte un « coup de massue » au tourisme

Publié le 22.03.2020 à 19h18 par APA

Le secteur touristique sénégalais risque d’avoir du plomb dans l’aile avec la fermeture totale de l’espace aérien entrant dans le cadre de la riposte contre le coronavirus.Le gouvernement, après avoir constaté la récurrence des cas importés de Covid-19 ou coronavirus, a décidé de suspendre tous les vols en provenance et à destination du Sénégal du 20 mars au 17 avril 2020.

Selon un communiqué du ministère du Tourisme et des Transports aériens, cette mesure s’applique dans toute sa rigueur à « l’exception des vols domestiques entre l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) et Ziguinchor (sud), des vols cargo, des évacuations sanitaires et des vols spéciaux autorisés ».

En conférence de presse jeudi dernier, Amadou Hott, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale a annoncé un « plan de contingence de 64 milliards F CFA » dans le but de renforcer le système sanitaire du pays.

Au cours de ces échanges à bâtons rompus, M. Hott n’a pas manqué de relever l’impasse que va traverser l’économie nationale et surtout le tourisme durant cette période. « Le transport aérien, notamment Air Sénégal, l’AIBD et toutes les structures autour de cette plateforme, les sociétés d’hôtellerie, les restaurants et les agences de voyage seront forcément impactés par la suspension des vols », a déclaré l’ancien vice-président de la Banque africaine de développement (Bad).

En moyenne, le Sénégal accueille 1,6 million de touristes par an. Pour ce pays, la crise sanitaire qui secoue le monde entraînera une baisse significative du chiffre d’affaires des entreprises de ce secteur mais aussi de leurs fournisseurs. Le maintien des emplois sera certainement un combat permanent.

En marche vers l’inconnu

Sous le couvert de l’anonymat, un gérant d’une agence de voyages à Dakar ne dit pas le contraire : « J’observe pour le moment l’évolution (de la situation) avant de prendre des décisions ». Celles-ci peuvent aller du chômage partiel jusqu’au licenciement. En tout cas, ce chef d’entreprise employant une « vingtaine » de personnes, commence déjà à « ressentir » les effets de la fermeture des frontières aériennes.

Jusque-là, le gouvernement du Sénégal n’a pas encore rendu publique sa stratégie de soutien aux entreprises dont la bonne santé est tributaire de la circulation des personnes et des biens. A propos du moratoire fiscal tant souhaité par nombre d’acteurs du secteur privé, le ministre Amadou Hott a signifié que « ce n’est pas à l’ordre du jour ». 

Mais le gérant de l’agence de voyages tire la sonnette d’alarme : « C’est un coup de massue qu’on reçoit. Tout est en stand-by ». Et même s’il n’a pas baissé pavillon, ses activités ne se limitent qu’aux « recouvrements ». Alors que sa société offrait un certain nombre de services comme la vente de billets d’avion, le convoi de pèlerins à La Mecque et les réservations d’hôtel. Ses principaux clients étaient les ONG, les entreprises, les particuliers et les commerçants dont « la plupart se rendait en Chine », où la maladie s’est déclarée en décembre 2019. Aujourd’hui, laisse entendre le responsable de cette agence, « beaucoup d’ateliers, de rencontres, de vols… ont été annulés ».

Portes closes

Dans la station balnéaire de Saly Portudal (près de 80 km au sud-est de Dakar), les complexes hôteliers voient les réservations s’effriter. Au Lamantin beach hôtel où trois cas positifs de coronavirus ont été enregistrés selon la presse, le directeur associé, Eric Philibert a indiqué que la santé publique prime sur la course au chiffre d’affaires.

« Nous avons mis en place des +barrages+ avec deux infirmiers qui contrôlaient la température de chacun de nos employés deux fois par jour. Le directeur a sensibilisé tous nos employés sur les méthodes de désinfection, les comportements à adopter et les risques encourus. Mais devant les mauvaises habitudes tant des touristes que des employés, nous avons décidé de fermer l’hôtel afin de ne pas exposer les gens », a-t-il expliqué.

A travers le monde, quelque 300.000 personnes ont déjà contracté le virus, là où plus de 13.000 en sont mortes, d’après un bilan consulté ce dimanche. Selon la Commission Economique Africaine (CEA), citée par le ministre Amadou Hott, l’Afrique pourrait voir sa croissance passer de 3,2% à environ 2% seulement en 2020 à cause des effets négatifs du coronavirus.

Cependant, « les pays africains peuvent, selon la CEA, atténuer ces effets négatifs en promouvant le commerce intra-africain et en procédant à des réarrangements budgétaires pour redéfinir les priorités de dépenses et limiter les déficits », a souligné son compatriote économiste, Moubarack Lô, dans une tribune intitulée « Le coronavirus et nous ».


Guinée-scrutin : Des échauffourées enregistrées par endroits

Publié le 22.03.2020 à 18h18 par APA

Des affrontements ont éclaté ce dimanche à Conakry entre forces de l’ordre et de jeunes manifestants, lors du double scrutin référendaire et législatif en Guinée.Les Guinéens sont appelés aux urnes pour élire une nouvelle Assemblée nationale, mais aussi se prononcer sur le réferendum constitutionnel.

En haute banlieue, la route Leprince est quasi déserte, aucun bureau de vote n’est visible entre les quartiers Bambéto-Cimenterie, en passant par Cosa et Wanindara. Dans ces endroits, les matériels de vote ont été brûlés et des accrochages sont enregistrés entre manifestants et forces de l’ordre.

A Kountia dans la commune de Dubréka, des manifestants qui avaient commencé à attaquer des bureaux de vote ont vite été maitrisés par les agents de sécurité. 

Rencontré à quelques mètres de chez lui, Michel Kamano accepte de raconter sa mésaventure.

« On avait commencé à voter. Des jeunes ont commencé à nous jeter des pierres. Mais la police a pu lesmaitriser à coups de gaz lacrymogène. Il y a eu plusieurs arrestations. Je rentre à la maison, je vais attendre un peu, voir si l’atmosphère change, je vais revenir pour voter », a confié cet électeur.

Il faut noter également que jusque tard la nuit du samedi, des échauffourées se sont poursuivies dans les quartiers fiefs de l’opposition, faisant un mort et plusieurs blessés, mais aussi plusieurs écoles devant abriter des bureaux de vote ont été incendiées.

Du centre-ville (Kaloum) à Entang en passant par l’autoroute Fidèle Castro, l’on note toutefois une affluence des électeurs dans quelques bureaux de vote.

Cependant, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) appelle à empêcher la tenue de ce double scrutin.
Par ailleurs, l’internet connait des perturbations. Les réseaux sociaux, eux, sont déjà coupés.


Guinée : Alpha Condé rassure de la tenue du double scrutin

Publié le 22.03.2020 à 17h18 par APA

Le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, a rassuré ses compatriotes quant à la tenue du double scrutin législatif et référendaire prévu ce 22 mars 2020.« Ce dimanche, vous allez voter dans le calme, la sérénité, j’en suis convaincu. Votre choix sera déterminant pour l’avenir de notre pays et pour celui de tous nos frères, nos sœurs, de nos filles et fils. Vous avez le pouvoir de décider de la Guinée que vous voulez construire », a déclaré Alpha Condé dans une adresse à la nation samedi.

Le président a rappelé que conformément aux principes fondamentaux de la démocratie, « seuls les citoyens et citoyennes de Guinée peuvent décider ».

« Je vous le redis, ces élections sont capitales pour notre avenir. Malgré les fausses informations et les mensonges de certains, je sais qu’en vos âmes et consciences, vous le savez, notre Guinée va voter une fois de plus pour prendre son destin en main. C’est un moment historique », martèle le président guinéen.

Ce samedi, à l’appel du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), des manifestations ont été enregistrés à Conakry ainsi que dans quelques villes de l’intérieur du pays, faisant plusieurs blessés par balle et de destructions d’édifices publics et privés. Pour Alpha Condé les prochaines élections vont se déroulées dans la transparence, mais aussi dans le respect absolu des règles démocratiques et des usages républicains.

« Par-delà de certains commentaires malintentionnés à l’égard de notre pays, le scrutin du dimanche sera conforme à la loi et à la réglementation de notre pays », a-t-il rassuré, alors que le FNDC appelle ses militants à poursuivre la résistance ce dimanche pour empêcher la tenue du double scrutin.