Main Menu

Wednesday, March 18th, 2020

 

Sénégal : les transports en commun mis à mal par le coronavirus

Publié le 19.03.2020 à 00h18 par APA

Les Sénégalais ne sont pas encore confinés, mais les récentes mesures de lutte contre le Covid-19 provoquent une chute de la fréquentation des transports en commun à Dakar.Il est 11 heures à la gare routière de Petersen, au centre de Dakar, la capitale. Contrairement à l’accoutumée, l’endroit est presque vide. Seuls les étals de quelques commerçantes et les pousse-pousse des marchands ambulants occupent le vaste espace de stationnement encadré par les silhouettes des bus de la marque Tata et les cars de transport populaire dits « Ndiaga Ndiaye ». Dans ce terminus qui héberge 49 % des voitures de transport en commun à Dakar, l’heure est à la discussion entre collègues. Sans surprise, l’impact du coronavirus qui secoue le monde depuis décembre 2019, est le principal sujet.

La capitale sénégalaise, depuis samedi dernier, vit au ralenti avec la suspension des enseignements du primaire à l’université. Dans cette ambiance morose, Astou Laye, caissière à la ligne 3 des bus Tata, explique : « Les élèves et les étudiants sont nos principaux clients. S’ils ne sont pas actifs, nos recettes vont forcément baisser. En temps normal, on peut vendre des tickets pour 100.000 F CFA par jour. Mais actuellement, on en écoule que pour 80.000 F CFA. Parfois, c’est moins que ça ».

Celle qui dit « ne pas croire » en la présence du coronavirus au Sénégal, espère que les mesures de précaution ne seront pas davantage corsées au point de limiter au strict minimum le déplacement des populations. Une telle situation « ne permettrait pas à nombre de mes collègues et nos chauffeurs de joindre les deux bouts », craint Astou.

A quelques encablures, Fa Fodéba Camara procède au contrôle du bus qui doit sortir de la gare. Vêtu d’un t-shirt orange assorti d’un pantalon kaki, ce quinquagénaire veille au bon déroulement de la rotation à la ligne 25.

Ici également, des aménagements ont été effectués pour s’adapter à la nouvelle donne. « Si l’intervalle de temps entre le départ de deux bus était de cinq à dix minutes, actuellement nous sommes obligés d’attendre encore plus parce que les passagers se font de plus en plus rares », explique-t-il de sa voix rauque.

Pointant du doigt la longue file de cars Ndiaga Ndiaye qui côtoient les bus Tata, Camara fait savoir que ceux-là sont immobilisés jusqu’au soir par manque de clients. A l’en croire, seuls les employés des magasins ou les personnes à la recherche de la « dépense quotidienne » se rendent actuellement au centre-ville.

Ce constat d’une activité en berne est également visible à la gare Lat Dior de Dakar, lieu de convergence des cars rapides. Des bus multicolore hors d’âges qui sont le moyen de transport privilégié de nombreux citadins.

Hygiène et sensibilisation

« Grand-Dakar, Grand-Dakar », crie à gorge déployée un jeune apprenti pour attirer d’éventuels clients. Juste en face, Serigne Saliou et quelques camarades sont assis dans un des véhicules vides.

Ce fervent membre de la confrérie soufie musulmane des Mourides dit être frappé de plein fouet par la crise causée par le Covid-19. Mais il s’en remet à Dieu « car toute chose qu’IL fait est bonne » et espère de meilleurs jours.

Au terminus Petersen, tout comme à la gare Lat Dior, aucune mesure d’hygiène n’est prise pour éviter le coronavirus. « Ce qui intéresse les propriétaires des bus, c’est qu’à la tombée de la nuit, on leur rapporte toutes les recettes journalières. Si un chauffeur ou un caissier s’aventure à acheter un gel avec leur argent, ils le retireront de son salaire. Ils ne considèrent pas leurs employés comme des humains », déplore Fa Fodéba Camara.

Toutefois, l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu), organisme qui gère les bus Tata, a récemment indiqué qu’elle a débloqué 10 millions F CFA pour la protection des usagers contre le Covid-19.

Si ailleurs, on préfère s’attarder sur les conséquences des mesures prises par le chef de l’Etat Macky Sall, au terminus des bus Dakar Dem Dikk (la société publique de transport), celles-ci sont plutôt bien accueillies.

« Nos bus seront moins bondés. Cela va certainement contribuer à limiter les risques de propagation de la maladie », se persuade Mouhamed Ndaw, chef de garage.

Evoquant les mesures d’hygiène en vigueur dans son entreprise, M. Ndaw informe que « depuis ce matin, des gels et masques ont été mis à la disposition des chauffeurs et caissiers ».

Les usagers ont également été inclus dans cette politique de prévention « puisque tout passager, qui monte ou descend de nos bus, reçoit quelques gouttes de gel pour nettoyer ses mains », ajoute-t-il.

Le secteur des transports n’est pas le seul à être affecté par le coronavirus. D’ailleurs, la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique prévoit en 2020 une baisse de moitié du Produit Intérieur Brut du continent.


Afrique : les cultes s’adaptent au Covid-19

Publié le 19.03.2020 à 00h18 par APA

Pour barrer la route au coronavirus, des pays africains ferment leurs lieux de culte pour une durée indéterminée.En Afrique, certains Etats se résolvent à interdire les prières en communauté dans les mosquées ou les églises. Le but est de mettre sous cloche leurs populations face à la propagation du Covid-19. Une mesure salutaire pour estime une grande partie des acteurs religieux, politiques et du milieu médical.

« Si l’on tient compte des modes de transmission (du coronavirus) d’après les spécialistes, les prières en groupe présentent un risque réel. Du point de vue de la charia, ce risque est un argument solide pour suspendre les prières », a expliqué Ahmadou Makhtar Kanté, imam d’une mosquée à Dakar.

Au Maroc, en Algérie et au Rwanda où les lieux de culte sont désormais clos, les gouvernements ont tiré la même conclusion. Dans le Royaume du Maroc, les autorités sont appuyées dans leur décision par le Conseil supérieur des oulémas. Celui-ci a émis une fatwa (avis religieux) pour la fermeture temporaire des mosquées pour les « cinq prières quotidiennes et celle du vendredi », à compter du 16 mars.

Mais le sujet est complexe à traiter pour d’autres Etats du continent à cause de l’influence et de l’hétérogénéité des organisations religieuses dans leurs sociétés. Le Mali, par exemple, a pris hier mardi une batterie de mesures pour éviter que le coronavirus n’entre sur son territoire, mais a été très prudent en ce qui concerne les rassemblements à caractère religieux.

Discussions sérieuses

« Le gouvernement engagera incessamment des consultations avec les responsables du Haut Conseil islamique, de la Ligue des imams, des églises catholiques et protestantes ainsi qu’avec d’autres autorités religieuses et cultuelles du Mali afin de convenir des mesures appropriées pour assurer la santé des fidèles », souligne le communiqué de la session extraordinaire du Conseil supérieur de la défense nationale du Mali, où « tous les cas suspects notifiés (…) ont été testés négatifs » jusque-là.

Ce n’est pas le cas pour le pays voisin : le Sénégal. Ce dernier a déjà enregistré 36 tests positifs du Covid-19. Beaucoup de citoyens ont trouvé que le président Macky Sall a traîné les pieds avant de suspendre les manifestations publiques. Cette décision vise entre autres les multiples cérémonies religieuses, à l’exception des offices quotidiens dans les mosquées et églises.

Et même si des confréries religieuses ont suivi la voie tracée par l’Etat en reportant leurs évènements, certains observateurs, comme l’ex-député Moustapha Diakhaté (proche du pouvoir), appellent de leurs vœux la fermeture de « tous les lieux de culte ».

L’Eglise sénégalaise a répondu favorablement par le biais de ses évêques qui ont annoncé, hier mardi, l’annulation ou le report, « jusqu’à une date plus favorable », des manifestations de la communauté catholique qui sont « de nature à drainer beaucoup de monde ».

Pour les pays qui ne sont pas encore passés à l’acte, Ahmadou Makhtar Kanté recommande des « discussions sérieuses entre les autorités sanitaires, étatiques et religieuses ». A travers le monde, plus de 200.000 cas positifs de coronavirus sont répertoriés. La pandémie a provoqué plus de 8000 morts.

Les images saisissantes de l’esplanade de la Kaaba vide ont fait le tour du monde.  Après avoir suspendu la Omra (pèlerinage facultatif en Islam), l’Arabie saoudite, comptant 171 cas, a fermé provisoirement les mosquées à part les deux plus saintes à la Mecque et à Médine. Les appels à la prière, cinq fois par jour, vont néanmoins se poursuivre.

« Le prophète (Mohammed) a dit au muezzin de lancer +priez chez vous+ juste pour éviter aux fidèles des préjudices liés à de fortes pluies, a fortiori pour un risque de contamination d’un grand nombre de personnes lors de ces prières communautaires », a conclu imam Kanté.


Trois Ghanéens meurent du Covid-19 en Europe

Publié le 19.03.2020 à 00h18 par APA

La ministre ghanéenne des affaires étrangères, Shirely Ayorkor Botchwey, a annoncé mercredi que trois ressortissants ghanéens sont morts du coronavirus en Europe.

Selon la ministre, deux d’entre eux sont morts en Italie, tandis que le troisième est décédé au Danemark.

 Le virus a un impact extrêmement négatif sur le monde, le nombre de personnes infectées dans le monde ayant doublé en moins de deux semaines pour atteindre 200.000.

 La Chine, l’Italie, l’Iran, l’Espagne et l’Allemagne sont les pays les plus touchés.

 Par ailleurs, le Ghana a récemment enregistré son septième cas de Covid-19. 

 Les services sanitaires du Ghana (GHS) ont également mis en garde contre des cas imminents si le grand public ne respectait pas les mesures de précaution diffusées sur les chaînes de télévision et les stations de radio.  

 Le Responsable de la santé publique des GHS, le Dr. Badu Sarkodie a déclaré à Accra : « donc, bien que la pandémie ne soit pas terminée et que notre système de santé ne soit généralement pas solide, il y a un risque potentiel que nous enregistrons plus de cas ».


Le Pdci brandit les dispositions sur les lois constitutionnelles adoptées par voie parlementaire

Publié le 18.03.2020 à 23h18 par APA

Le secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), Kakou Guikahué, a soutenu mercredi que les lois constitutionnelles adoptées par voie parlementaire doivent, avant leur mise en application, être déférés au Conseil constitutionnel, qui se prononce sur leur conformité à la Constitution, dans une déclaration.La Constitution ivoirienne de novembre 2016, en son article 134 dispose que « les engagements internationaux visés à l’article 120 avant leur ratification, les lois constitutionnelles adoptées par voie parlementaire, les lois organiques avant leur promulgation, les règlements des assemblées parlementaires avant leur mise en application, doivent être déférés au Conseil constitutionnel, qui se prononce sur leur conformité à la Constitution », a dit M. Guikahué. 

Il a en outre fait savoir que « la saisine du Conseil constitutionnel suspend le délai de promulgation ou de mise en application ».  Pour lui, la résolution organisant le congrès devrait être soumise au Conseil constitutionnel avec tous les travaux du congrès pour vérifier leur constitutionnalité.  

Dimanche, à un meeting de l’opposition à Yamoussoukro, M. Guikahué a fait état du protocole relatif au mécanisme de prévention,  de gestion, de règlement des conflits, de maintient de la paix de la Cedeao, rappelant qu’« aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ». 

Relevant que les élections à tous les niveaux doivent avoir lieu aux dates ou périodes fixées par la Constitution ou les lois électorales, il a dénoncé une « modification hors délai de la Constitution par le président de la République qui était de ce fait forclos dans sa tentative de révision de la Constitution, en ce mois de mars 2020 ». 

Face à la presse, à la clôture des travaux du congrès du Parlement ivoirien, le 17 mars 2020, le président du Sénat, Jeannot Ahoussou Kouadio, en réponse à la question d’un journaliste relative à la forclusion du président de la République pour changer la Constitution, a déclaré : « On peut s’improviser menuisier, mécanicien et tout mais on ne peut pas s’improviser juriste. Le droit c’est le droit, je suis désolé ». 

« M. le président du Sénat, je suis plus désolé que vous car vous confondez le droit politique (constitution, code et loi électorale) et le droit des affaires ou droit pénal que je ne maîtrise pas, mais excusez-moi, d’abord ma formation de médecin et ensuite de syndicaliste et homme politique auprès des grands de ce pays ont forgé mon analyse des textes qui concernent la République », a répliqué M. Guikahué.

La Constitution ivoirien modifiée a été adoptée mardi par la Parlement ivoirien. Les parlementaires de l’opposition se retirés des travaux pour marquer leur désaccord sur le processus de révision de la Constitution. 


Covid-19/Maroc : Le bilan grimpe à 54 cas d’infection au virus

Publié le 18.03.2020 à 23h18 par APA

Le Maroc a enregistré 5 nouveaux cas d’infection  au coronavirus, ce qui porte le nombre total des personnes contaminées à 54, a annoncé mercredi dans la soirée le ministre de la santé, Khlaid Taleb.« Les nouveaux cas sont des contaminations locales. Bien qu’isolées, c’est une inflexion de l’épidémie », a relevé le ministre lors d’une conférence de presse.

Ces cas « sont apparus dans des foyers qui requièrent une grande vigilance » a indiqué le ministre, ajoutant que les prochains jours seront « décisifs ».

L’apparition de foyers locaux, « annonce probablement la fin de l’épidémie phase 1 et l’entrée en phase 2 ».  « Nous estimons le nombre de cas en contact à 1.362, mais quand apparaissent les cas locaux, ce chiffre va probablement s’étoffer », fait savoir le ministre.

Pour ce qui est des dispositifs sanitaires mis en place pour faire face à cette pandémie, le ministre a rappelé que le Maroc dispose de 44 hôpitaux dédiés à la gestion de la pandémie du conoravirus et 32 centres de consultation spécialisés.

Pour lui, le Maroc dispose d’un nombre suffisant de lit de réanimation au nombre de 1640 dont 684 dans le secteur public, 504 dans le privé, 70 au niveau de la médecine militaire, 132 au niveau des organismes d’utilité publique, annonçant aussi la création de 250 nouveaux lits de réanimation.

Pour rappel, le premier cas testé positif au coronavirus avait été annoncé le 2 mars  à Casablanca. Depuis cette date, le ministère de la Santé a annoncé que plusieurs autres personnes ont été contaminées par le coronavirus. Pour enrayer la propagation de ce virus, le gouvernement a pris plusieurs mesures drastiques.


Covid-19: une fatwa rend non obligatoire la prière du vendredi en Mauritanie

Publié le 18.03.2020 à 22h18 par APA

L’Union des imams de mosquées de Mauritanie a rendu publique mercredi une fatwa dans laquelle elle affranchit les musulmans de l’obligation de la prière du vendredi à cause du risque de propagation du coronavirus (COVID-19).Elle a justifié sa fatwa par les mesures préventives décidées par le comité ministériel chargé du suivi de la propagation du COVID-19 et présidé par le premier ministre Ismael Bedde Cheikh Sidiya.

Ces mesures comprennent, entre autres, l’interdiction de rassemblements qui peuvent favoriser la transmission du virus à une grande échelle.

L’Union des imams a souligné que les motifs qui autorisent le musulman à s’absenter de la prière dans la mosquée comprennent « la peur » et l’existence « d’épidémie ».

Elle a énoncé « qu’étant donné que l’épidémie du coronavirus très répandue a conduit à la prise de mesures préventives comprenant la mise en garde contre les regroupements, nous demandons à l’ensemble des musulmans d’éviter les rassemblements ».

La Mauritanie contient jusqu’à présent deux cas de Covid-19 confirmés officiellement dont le premier a été annoncé vendredi dernier et le second ce mercredi 18 mars.

Il s’agit de deux ressortissants étrangers qui ont été mis en quarantaine ainsi que les personnes qu’ils ont contactées depuis leur arrivée en Mauritanie il y a quelques jours.


Coronavirus: début de la phase-terrain de sensibilisation des médias numériques ivoiriens

Publié le 18.03.2020 à 22h18 par APA

Le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI), la faîtière des médias numériques ivoiriens, a entamé mercredi à Abidjan, la phase-terrain de sa campagne de sensibilisation des acteurs de la presse contre la propagation du Coronavirus en Côte d’Ivoire.Cette campagne a débuté par la visite successive des  médias numériques «Linfodrome» et  «Alerte Infos» ainsi que le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP) où il a été remis à chacune de ses structures des dispositifs de lavage des mains et des flyers de sensibilisation contre le Coronavirus.

«Cette campagne est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme. Tous les acteurs sont d’accord avec nous qu’il est impérieux que chacun à son niveau puisse apporter sa partition pour l’éradication de cette pandémie qui est devenue aujourd’hui une menace planétaire», a dit à APA Lassina Sermé, le président du REPPRELCI.

Poursuivant, il a expliqué que cette campagne initiée par son organisation avec l’appui logistique du ministère ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique à travers sa Direction de l’hygiène publique et de la santé-environnementale (DHPSE) tourne autour de deux axes essentiels. Il s’agit de  l’installation de dispositifs de lavage de mains pour rappeler aux acteurs des médias, les bons réflexes et les bons gestes de l’hygiène de base qui sauvent contre  cette maladie.

Le deuxième axe porte sur la distribution de flyers et autres affiches pour sensibiliser les journalistes sur les Fake News dans le traitement des informations relatives au coronavirus.

«C’est une très bonne initiative qu’il faut féliciter et encourager», a estimé Dr David Youant, directeur général de l’agence de presse Alerte Infos, appelant à élargir cette campagne de sensibilisation au-delà des médias numériques de sorte à ce que  le secteur  de la presse en Côte d’Ivoire soit épargné de cas de coronavirus.

Dans la même veine, Vamara Coulibaly, directeur général du Groupe Olympe éditeur du site d’informations en ligne Linfodrome, a salué également cette initiative du REPPRELCI, invitant les ivoiriens au «respect strict» des mesures prises par le gouvernement contre cette pandémie.

 Il a par ailleurs appelé les journalistes au respect des règles de leur métier, estimant que les «Fake news tuent plus que le virus ».  Après le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP), le cap a été mis sur la Maison de la presse d’Abidjan où l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) s’est félicitée à son tour de cette initiative du REPPRELCI.

 Le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI)a lancé lundi,  une campagne de sensibilisation dans les médias numériques contre la propagation du Coronavirus en Côte d’Ivoire où neuf cas désormais confirmés officiellement.

Avant le déploiement de la phase-terrain de cette campagne, une vingtaine de journalistes de la presse en ligne ivoirienne a reçu une formation sur les techniques de lavage des mains, dispensée par Dr Fanta Comara, Sous-directrice à la Direction de l’hygiène publique et de la santé-environnementale (DHPSE).

La phase-terrain de cette campagne du REPPRELCI est marquée par une tournée dans les rédactions des médias numériques au cours de laquelle des dispositifs de lavage des mains sont installés avec des démonstrations à l’appui au sein des entreprises de presse visitées.

Cette épidémie de pneumonie causée par un nouveau coronavirus, a été détectée en décembre 2019 à Wuhan, en Chine. A ce jour, cette maladie qui s’est répandue dans plus de 155 pays du monde, a fait plus de 8200 morts et contaminé plus de 200 000 personnes.

Le REPPRELCI est une organisation créée en 2006, regroupant les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et promouvoir la presse numérique en Côte d’Ivoire.


Covid-19 : Les Marocains appelés à restreindre leurs déplacements

Publié le 18.03.2020 à 21h18 par APA

Les autorités publiques ont appelé les citoyens à restreindre et à limiter leurs déplacements et à se conformer à « l’isolement sanitaire » dans leurs domiciles comme mesure préventive nécessaire dans cette étape délicate afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus, indique un communiqué conjoint des ministères de l’Intérieur et de la Santé.A cet effet, les déplacements dans les lieux et places publics seront conditionnés par la nécessité absolue d’aller faire des courses ou de se soigner ou de rejoindre le travail.

Les autorités locales et les forces publiques, Sûreté Nationale et Gendarmerie Royale, seront chargées d’orienter les citoyens pour respecter la mise en oeuvre de ces mesures prises dans l’intérêt général du peuple marocain.

Pour rassurer les citoyens concernant les besoins et nécessités de la vie quotidienne, le communiqué souligne qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter quant au niveau d’approvisionnement eu égard aux précautions et mesures prises par les secteurs concernés en vue de garantir le déroulement normal de tous les circuits de distribution des produits de première nécessité, alimentaires et hydrocarbures, ainsi que les produits nécessaires disponibles dans les différents locaux et espaces de commerce sur l’ensemble du territoire national.

Le communiqué conjoint met l’accent sur la nécessité de respecter les règles d’hygiène et de sécurité physique annoncées par les autorités sanitaires, appelant les citoyens qui pourraient présenter des symptômes liés au virus à se diriger exclusivement aux centres sanitaires habilités.

A ce jour, 49 cas de contamination par le coronavirus Covid-19 sont recensés au Royaume, dont un ministre. Deux décès ont été enregistrés, alors que le premier patient contaminé a été entièrement rétabli, selon les autorités sanitaires du pays.

Le Maroc a pris une batterie de mesures pour endiguer la propagation du Covid-19 notamment la fermeture de l’espace aérien et maritime marocain devant les voyageurs, l’annulation des rassemblements et des manifestations sportives, culturelles et artistiques, la création d’un Fonds spécial pour la gestion de la pandémie, la suspension des cours dans les écoles et les universités, la fermeture provisoire des mosquées, la suspension des audiences dans les différents tribunaux du Royaume.


Fermeture des mosquées en Côte d’Ivoire pour la lutte contre le coronavirus

Publié le 18.03.2020 à 21h18 par APA

Le Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques en Côte d’Ivoire (COSIM) et le Conseil des imams sunnites (CODIS), les deux grandes faîtières des guides religieux musulmans dans le pays, ont annoncé mercredi dans un communiqué conjoint, la «fermeture temporaire» des mosquées en Côte d’Ivoire pour une période de 15 jours renouvelables en vue de lutter contre la propagation du coronavirus.«Les mosquées sur toute l’étendue du territoire national sont fermées pour toutes les prières y compris celle du Vendredi (Djouma) pour un délai de 15 jours renouvelables à compter de ce mercredi 18 mars 2020 à minuit. Toutefois, chaque musulmans est invité à intensifier les prières à domicile», a indiqué l’Imam Sékou Sylla, le porte-parole du COSIM.

 Enumérant les prescriptions des Imams contre cette pandémie, il a ajouté que toutes les activités collectives (réunions, cérémonies de quelque nature qu’elles soient) sont  suspendues dans les mosquées durant la même période de 15 jours renouvelables.

« Relativement aux actes socio-cultuel (célébration de baptême, mariage, sacrifice, enterrement) ils  sont également suspendus  pour un délai de quinze jours renouvelables à compter de ce jour. Les prières mortuaires et les enterrements en cas de nécessité, se feront sous la responsabilité des imams avec l’obligation d’un nombre limité n’excédant pas 50 personnes», a-t-il également précisé annonçant la création d’un Comité de veille pour faire respecter ces directives.

Lundi soir, le gouvernement ivoirien a pris treize mesures complémentaires pour lutter contre la propagation du Coronavirus en Côte d’Ivoire où le nombre de cas confirmés de coronavirus est passé de six à neuf.


Coronavirus: suspension de vols et arrivées de passagers en Côte d’Ivoire

Publié le 18.03.2020 à 21h18 par APA

Le gouvernement ivoirienne a suspendu, mercredi, jusqu’à nouvel ordre « tous les vols de passagers et toutes les arrivées de passagers par bateaux en provenance, directement ou indirectement, des pays ayant plus de cent cas confirmés de coronavirus.Selon un communiqué du ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, cette nouvelle mesure rentre en vigueur « à compter du vendredi 20 mars 2020 à 23 h 59 mn ».

Cette décision s’inscrit dans le cadre de la prévention des risques de propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19), et suite à une évaluation des mesures prises le lundi dernier par le Conseil national de Sécurité (CNS), a-t-il expliqué.

Par ailleurs, M. Koné a exhorté l’ensemble des acteurs concernés au «strict respect de ces mesures indispensables à la préservation de la santé des populations ». Le nombre de cas confirmés de coronavirus est passé de six à neuf en Côte d’Ivoire, selon les chiffres communiqués, mercredi, par le ministère ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique.

Le lundi 16 mars dernier, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Conseil national de sécurité  (CNS) présidée par le président ivoirien Alassane Ouattara sur la situation de la maladie à coronavirus en Côte d’Ivoire, les autorités ivoiriennes ont pris 13 mesures complémentaires pour lutter contre la propagation de cette maladie.

Il s’agit entre autres de la fermeture de tous les établissements d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et supérieur pour une période de 30 jours et  la suspension pour une période de 15 jours renouvelables, à compter du 16 mars 2020 à minuit de l’entrée en Côte d’Ivoire des voyageurs non ivoiriens en provenance des pays ayant plus de 100 cas confirmés de la maladie à coronavirus.