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Monday, March 9th, 2020

 

Afghanistan: Washington « s’oppose fermement » à un « gouvernement parallèle »

Publié le 10.03.2020 à 00h50 par AFP

Les Etats-Unis ont déclaré lundi « s’opposer fermement » à la formation d’un « gouvernement parallèle » en Afghanistan, où le chef de l’Etat officiellement réélu et son principal adversaire ont tous deux prêté serment comme président.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a toutefois salué les déclarations des deux rivaux, le président Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah, en faveur du processus de paix. « Les Etats-Unis travaillent à la conclusion d’un accord entre les deux parties », a-t-il dit dans un communiqué.

« Il est capital pour l’avenir du pays et particulièrement pour la paix de faire de la formation d’un gouvernement inclusif et d’un Afghanistan uni une priorité », a-t-il ajouté.

« Nous nous opposons fermement à tout acte visant à former un gouvernement parallèle », a insisté le secrétaire d’Etat américain, sans nommer directement Abdullah Abdullah, qui a officiellement perdu la présidentielle afghane de septembre mais revendique la victoire.

Les Etats-Unis ont signé le 29 février à Doha un accord historique avec les talibans, qui prévoit un retrait des forces américaines et étrangères d’Afghanistan sous 14 mois, en échange de garanties des insurgés en matière de lutte antiterroriste et du lancement de négociations directes sans précédent entre le gouvernement afghan et les rebelles.

Mais si les soldats américains ont bien annoncé lundi avoir entamé la première phase de leur retrait graduel et conditionnel, la double cérémonie d’investiture de lundi à Kaboul a plongé le pays dans une crise institutionnelle qui se dresse comme un nouvel obstacle aux négociations de paix dont le début, prévu pour mardi, sera sans doute reporté.

En raison de ces rivalités Ghani-Abdullah, en effet, Kaboul n’a pas encore mis en place une équipe de négociateurs à dépêcher à ces pourparlers.

En outre, le président Ghani s’était opposé, ces derniers jours, à une des clauses négociées entre les Américains et les talibans, en l’absence du gouvernement afghan tenu jusqu’ici à l’écart: la libération de jusqu’à 5.000 prisonniers insurgés en échange de celle de jusqu’à 1.000 membres des forces afghanes.

Mike Pompeo a « salué » lundi certaines déclarations apaisantes du chef de l’Etat afghan, à savoir que les négociations continueraient « au cours des deux prochaines semaines pour parvenir à un accord sur un gouvernement inclusif » et qu’un décret statuerait mardi sur la libération de prisonniers talibans et la formation d’une équipe nationale pour les négociations interafghanes.

Il a également « accueilli avec satisfaction » des déclarations d’Abdullah Abdullah en faveur « de la paix ».

Aucune nouvelle date n’a toutefois été annoncée pour le début des négociations.


La menace du coronavirus se rapproche de la Maison Blanche

Publié le 09.03.2020 à 23h50 par AFP

L’un vient de voyager à bord de l’avion de Donald Trump, l’autre l’avait accompagné lors d’une visite officielle avant le week-end: au moins deux élus proches du président américain étaient en quarantaine volontaire lundi après avoir été exposés au coronavirus, rapprochant d’un coup la menace de la Maison Blanche.

Un troisième élu en quarantaine volontaire, le sénateur Ted Cruz, aurait aussi rencontré le président américain jeudi dernier, après avoir été exposé au virus, selon plusieurs médias américains.

En tout, cinq élus du Congrès étaient lundi en isolement volontaire pour 14 jours, sans présenter de symptômes.

En partie responsable du plongeon des grandes places financières lundi, la crise mondiale du coronavirus a déjà de graves conséquences sur l’économie globale.

Donald Trump, 73 ans, a jusqu’ici eu tendance à dédramatiser, la Maison Blanche démentant lundi qu’il allait restreindre son programme officiel.

Mais en pleine année électorale, la crise pourrait profondément perturber l’agenda du républicain qui affectionne les grands meetings, alors même que l’un des ses grands arguments de campagne, la croissance américaine, pourrait être remise en cause par l’épidémie.

Wall Street a enregistré lundi sa plus lourde dégringolade sur une séance en plus de 11 ans, plombée par le krach pétrolier et la crise mondiale du coronavirus.

– Des élus en quarantaine –

L’élu de la Chambre des représentants Matt Gaetz voyageait lundi même à bord de l’avion présidentiel Air Force One qui ramenait Donald Trump vers Washington. Il a signalé un peu plus tard avoir été exposé « il y a onze jours » à une personne qui a depuis subi un test positif au coronavirus.

« Bien que l’élu ne ressente pas de symptômes, il a été testé aujourd’hui et attend des résultats bientôt », a écrit son équipe sur son compte Twitter.

Un autre élu républicain de la Chambre, Doug Collins, qui avait rencontré Donald Trump vendredi, a lui annoncé lundi qu’il se mettait volontairement en quarantaine bien qu’il n’ait « aucun symptôme », parce qu’il avait été exposé au coronavirus fin février.

Doug Collins était juste derrière le président américain vendredi lors d’une visite officielle des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains à Atlanta, selon des images de l’AFP. Il aurait aussi serré la main de Donald Trump à l’occasion de ce déplacement, d’après certains médias.

Les deux élus ont été exposés au virus lors d’une grande conférence conservatrice (CPAC), organisée du 26 au 29 février près de Washington.

M. Trump et son vice-président Mike Pence avaient participé à cette conférence.

C’est aussi lors de ce grand rendez-vous annuel des conservateurs que Ted Cruz, ainsi qu’un autre élu, Paul Gosar, avaient serré la main d’une personne porteuse du virus. Ils ont annoncé dimanche soir se mettre en quarantaine volontaire, sans ressentir de symptômes.

Une élue démocrate de la Chambre, Julia Brownley, a elle décidé de travailler à distance après avoir rencontré une personne porteuse du virus « la semaine dernière ». Elle ne présente pas non plus de symptômes, a-t-elle indiqué.

Connu pour être « germophobe » bien avant l’épidémie, Donald Trump avait plaisanté la semaine dernière sur les grandes précautions qu’il prenait pour éviter d’être contaminé.

« Je n’ai pas touché mon visage depuis des semaines », avait-il alors lancé. « Cela me manque! ».

Mais le président américain a également assuré qu’il prenait l’épidémie très au sérieux.

Les autorités sanitaires américaines ont exhorté lundi les personnes les plus susceptibles de tomber gravement malade à cause du coronavirus, soit les personnes âgées de plus de 60 ans et les personnes souffrant de maladies chroniques, à faire des stocks de nourriture et de médicaments afin de se préparer à rester chez elles.

L’épidémie a touché plus de 600 personnes aux Etats-Unis et fait au moins 26 morts. Des établissements scolaires ont fermé et des grands rendez-vous ont été annulés, mais pour l’instant la campagne n’est pas affectée.


Côte d’Ivoire: 68 000 patients reçus à l’Hôpital mère-enfant de Bingerville en 2 ans

Publié le 09.03.2020 à 22h18 par APA

Après deux ans de fonctionnement, l’Hôpital mère-enfant de Bingerville (Banlieue Est d’Abidjan) a reçu 68 000 patients, a annoncé, lundi, la Première dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara lors d’une visite de cet établissement par le Président de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Akinwumi Adesina.Ouvert au public depuis le 16 mars 2018, l’Hôpital mère-enfant Dominique Ouattara de Bingerville (HME), ambitionne de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale, infantile et juvénile en améliorant l’offre de soins et la qualité des services de santé avec un personnel qualifié et un plateau technique de dernière génération.

« Sa construction répondait à l’objectif d’offrir aux mamans et à leurs enfants des soins spécifiques de haut niveau dont ils ont besoins », a expliqué Dominique Ouattara au président de la BAD qui avait à ses côtés son épouse, Grâce Adesina.

« Aujourd’hui, après deux ans de fonctionnement, l’hôpital a déjà reçu 68 000 patients, et est très apprécié des populations », a poursuivi Mme Ouattara, ajoutant que cet hôpital est le plus important projet porté par la Fondation Children of Africa qu’elle a créée en 1998.

L’Hôpital mère-enfant de Bingerville prend en charge 25% de patients indigents qui sont soignés gratuitement, l’ambition de la promotrice étant de soulager les familles défavorisées qui ne peuvent pas avoir accès à des soins de qualité.

« Votre hôpital donne de l’espoir aux femmes et à leurs enfants », a renchéri le président de la BAD, Dr Akinwumi Adesina, soulignant « l’exemplarité » de cet hôpital sur le continent. « C’est un exemple de l’Afrique que nous voulons », a insisté M. Adessina « impressionné » par les actions de la Fondation Children of Africa.

Cet hôpital réalisé à 25 milliards de FCFA sur fonds entièrement privés, grâce au soutien des généreux donateurs de la Fondation Children of Africa,  s’étend sur une parcelle de 4,9 hectares avec une surface bâtie de 16 300 m². Il compte 475 employés avec  une capacité d’accueil de 130 lits.

Dans le cadre du Programme social du gouvernement (PSGouv) ivoirien, la BAD apporte un appui financier, d’un montant total de 487 millions de dollars USD (plus de 243 milliards FCFA) pour la réhabilitation et la mise à niveau d’une quarantaine d’établissements sanitaires publics à travers l’ensemble du pays.


Jugé pour agressions sexuelles, l’ex-Premier ministre écossais face à une accusatrice

Publié le 09.03.2020 à 21h50 par AFP

« Il était totalement sur moi »: l’ex-Premier ministre indépendantiste écossais Alex Salmond a été confronté à l’une de ses accusatrices lundi au premier jour de son procès pour agressions sexuelles devant la Haute cour d’Edimbourg.

Arrivé au tribunal sans un mot, enveloppé dans un manteau foncé, l’ex-ténor de la cause indépendantiste écossaise doit répondre en tout de 14 chefs d’inculpation lors de son procès qui doit durer quatre semaines.

Il s’agit de deux tentatives de viol, dix agressions sexuelles et deux attentats à la pudeur, qui auraient été commis entre juin 2008 et novembre 2014 dans sa résidence officielle, au Parlement écossais, un restaurant de Glasgow ou une boîte de nuit d’Edimbourg. L’ex-chef du gouvernement écossais de 2007 à 2014 rejette vigoureusement ces accusations.

Dès le premier jour du procès, une ancienne collaboratrice du gouvernement écossais, qui ne peut être identifiée pour des raisons légales, a affirmé avoir été embrassée de force et de manière répétée sur le visage et dans le cou par l’ex-homme politique à l’imposante carrure, après un dîner avec d’autres participants dans sa résidence de Bute House.

– « Humiliée » –

« J’ai essayé de l’arrêter », a-t-elle expliqué, cachée de la vue de l’accusé et du public par un panneau blanc. En vain. Quand elle essaye de quitter la pièce, il l’en empêche. « A ce moment, j’ai commencé à avoir peur ». Elle finit par se dégager, il la suit contre sa volonté.

Peu après « il était totalement sur moi, m’embrassant, arrachant mes vêtements. Tout s’est passé très vite », a-t-elle poursuivi, la voix émue. Lui-même se déshabille et la pousse sur un lit. « Je me souviens le sentir sur moi. Il était excité, ses parties intimes sur moi », détaille-t-elle. Elle réussit finalement à le repousser et il finit par s’endormir.

Aujourd’hui, cette femme regrette de ne pas avoir appelé à l’aide ou essayé de se défendre davantage. « J’étais si gênée que cela m’arrive, je me sentais humiliée, mais j’avais aussi peur », a-t-elle poursuivi.

Peu avant cette agression, en mai 2014, Alex Salmond l’avait déjà touchée de manière « inappropriée », a-t-elle dit: « Il m’a juste tripotée, je n’ai pas d’autre mot ».

Encadré par deux gardes, vêtu d’un costume bleu foncé, l’accusé de 65 ans a écouté ce premier témoignage calmement, sans mot dire. Selon la version de ses avocats, il ne se trouvait pas dans sa résidence officielle lorsque les faits de mai 2014 se seraient déroulés.

Dans des documents déposés auprès de la cour, sa défense a aussi fait valoir que selon lui, trois autres des dix femmes qui l’accusent avaient consenti aux tentatives de baisers ou aux caresses de leurs cheveux.

– Combat pour l’indépendance –

Quelques mois avant son inculpation, l’ex-responsable politique au visage rond et à l’air bonhomme avait quitté en août 2018 le SNP, parti nationaliste au pouvoir en Écosse, afin de ne pas porter préjudice à une formation dont il était membre de longue date.

Reprenant le flambeau de la bataille indépendantiste, qui a gagné en vigueur depuis le Brexit, Nicola Sturgeon, la « First Minister » actuelle, avait alors exprimé son « énorme tristesse » de voir partir son « ami et mentor pendant trois décennies ». Celle qui lui a succédé à la tête du gouvernement écossais et du SNP avait ajouté que les plaintes à son encontre ne pouvaient pas être « mises sous le tapis ».

Après une enquête interne, c’est le gouvernement écossais qui avait rapporté les accusations à la police.

Ancien fonctionnaire et économiste de la Bank of Scotland, marié à une femme de 17 ans son aînée, Alex Salmond avait pris en 1990 les rênes du Scottish National Party, formation très hétérogène qu’il a contribué à recentrer.

Il en avait claqué la porte en 2000 après un revers électoral, avant de revenir à sa tête quatre ans plus tard.

En 2011, sous sa direction, le SNP avait raflé la majorité absolue au Parlement écossais de Holyrood, lui laissant espérer que l’indépendance de l’Écosse était à portée de main.

Le « non » l’avait finalement emporté lors du référendum sur l’indépendance de septembre 2014, provoquant quelques semaines plus tard la démission de M. Salmond de son poste de Premier ministre.

Depuis sa retraite politique, Alex Salmond anime un talk show controversé sur la chaîne de télévision d’information en anglais financée par l’Etat russe RT (ex-Russia Today).


Affaire coup d’envoi refusé à Drogba: l’acte « ne s’improvise pas en milieu de compétition» (FIF)

Publié le 09.03.2020 à 21h18 par APA

La Fédération ivoirienne de football (FIF) a réagi lundi dans l’affaire de coup d’envoi refusé à Didier Drogba lors du match opposant SC Gagnoa et l’Asec Mimosas, soutenant que le coup d’envoi « ne s’improvise pas en milieu de compétition» et est « réservé pour des moments importants », dans un communiqué.« Le match SC Gagnoa – Asec Mimosas comptant pour la 20è journée de la LONACI Ligue 1 a fait l’objet d’une incompréhension suite à la requête du SC Gagnoa de faire exécuter le coup d’envoi de cette opposition par l’ex-international ivoirien Didier Drogba », explique la FIF. 

Selon l’organisation, « le coup d’envoi dans les compétitions nationales ou internationales, a une signification et respecte une procédure ». En outre, « il ne s’improvise pas. Notamment, dans un match d’une compétition ». 

« Quand un club souhaite le faire, il doit informer la Ligue professionnelle dans un délai raisonnable, afin qu’elle insère la demande dans le protocole du match », fait observer la Fédération ivoirienne de football. 

« Or, la demande du Sporting club de Gagnoa est intervenue à l’occasion de la réunion technique qui a eu lieu le jour même du match », mentionne le texte, qui note que « le coup d’envoi est réservé pour des moments importants d’une compétition ».

Le coup d’envoi peut s’exécuter à l’ouverture de saison de chaque compétition, à la finale de la Coupe nationale, la finale de la Coupe de la Ligue, ainsi que les matchs internationaux ou la célébration d’un événement particulier tel que voulu par la Ligue professionnelle de football ou la FIF.  


Nigeria : l’émir de Kano perd son trône

Publié le 09.03.2020 à 21h18 par APA

Sanusi Lamido Sanusi, l’émir de Kano coupable d’ « insubordination et (de) manque de respect envers le pouvoir politique et religieux », a été destitué ce lundi par le gouverneur de cet Etat.« Le Conseil exécutif de Kano a donné son accord à l’unanimité pour détrôner l’émir Muhammadu Sanusi II et le relever de ses fonctions », annonce un communiqué signé d’Alhaji Usman Alhaji, le porte-parole du gouvernement de cet Etat situé à 420 km au nord d’Abuja, la capitale du Nigeria.

Le tort de Sanusi Lamido Sanusi est son refus de prendre part à des réunions avec le gouverneur Abdullahi Umar Ganduje sans fournir une « justification légale ». L’ancien gouverneur de la Banque centrale, aussitôt après sa destitution, a été conduit manu militari dans l’Etat voisin de Nasawara « où il restera en exil », selon une source gouvernementale citée par l’Agence France Presse (AFP).

La chute du très influent chef traditionnel est le dernier épisode d’un conflit qui l’oppose au pouvoir politique. Abdullahi Umar Ganduje, le gouverneur de Kano, par ailleurs membre du Congrès des progressistes (APC, parti au pouvoir), reproche notamment à Sanusi Lamido Sanusi d’avoir soutenu l’opposition aux élections de février 2019.

Pour l’affaiblir, les autorités politiques avaient profité de son voyage, en mai dernier, à La Mecque pour diviser l’émirat en quatre territoires. En outre, Sanusi Lamido Sanusi faisait régulièrement l’objet d’accusations de détournements de fonds ou d’appropriation de terres.


La coopération entre Madrid et Nouakchott s’intensifie (ministre)

Publié le 09.03.2020 à 20h18 par APA

Le ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas Puchades a affirmé, lundi à Nouakchott, que la coopération entre son pays et la Mauritanie s’intensifie et s’élargit. »Cette coopération, a-t-il souligné, touche le secteur des pêches en particulier, mais aussi la promotion des relations entre la Mauritanie et l’Union Européenne ».

M. Puchades s’adressait à la presse au sortir d’une entrevue avec le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à la fin de sa visite de deux jours à Nouakchott.

Selon lui, ses entretiens avec les responsables mauritaniens permettront d’approfondir les discussions sur des sujets qui sont au cœur même de la coopération future.

Le ministre espagnol a ajouté avoir discuté avec son hôte de l’aide que son pays peut apporter à la Mauritanie et de l’action commune visant à réaliser le progrès et la prospérité des deux peuples.

« L’action que nous menons ensemble s’inscrit dans le cadre des rapports entretenus avec l’Union Européenne et au-delà dans le cadre bilatéral », a-t-il dit.

Nouakchott et Bruxelles sont liés par un important accord de pêche qui permet aux bateaux européens de pêcher dans les aux mauritaniennes de l’Atlantique en contrepartie d’une compensation financière de l’ordre de 60 millions d’euros par an.

L’Espagne est le pays européen qui tire plus de profits de cet accord grâce au à une forte présence de ses navires et de son effort de pêche.


Le Parlement ivoirien autorise la modification du projet de révision de la Constitution

Publié le 09.03.2020 à 20h18 par APA

Les sénateurs et les députés ivoiriens, réunis en congrès, ont adopté lundi la recevabilité du projet de révision de la Constitution de la République de Côte d’Ivoire avec 225 voix pour, 83 voix contre et quatre abstentions, lors d’une session à Yamoussoukro.Le Congrès, rassemblé à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, s’est prononcé sur deux projets de lois, le premier portant sur l’adoption de la résolution fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Congrès, et le second sur la révision de la Constitution. 

Le deuxième vote, très attendu, portant sur l’autorisation de la modification de la Constitution, a enregistré 225 voix pour, 83 voix contre et 4 abstentions, tandis que le premier ayant trait aux règles régissant le Congrès ressort 255 voix pour, 65 voix contre et 11 abstentions.
Les deux chambres du parlement ivoirien comptent 355 sièges avec 255 pour l’Assemblée nationale (basse chambre) et 100 pour le Sénat (haute chambre).

Le gouvernement a adopté vendredi, en Conseil, un projet de loi de révision No 2016-886 du 8 novembre 2016 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire. Et ce, au lendemain de l’annonce du chef de l’Etat Alassane Ouattara de ne pas briguer un 3e mandat présidentiel.

Des leaders de l’opposition ivoirienne qui saluent le retrait de M. Ouattara dans la course à la présidentielle d’octobre 2020, craignent cependant un « tripatouillage » de cette Constitution au profit de la coalition au pouvoir.    


La formation de Boeing pour les pilotes du 737 MAX jugée « inadéquate » par les enquêteurs éthiopiens

Publié le 09.03.2020 à 19h50 par AFP

Les enquêteurs éthiopiens chargés de déterminer les causes du crash du Boeing 737 MAX d’Ethiopian Airlines ont mis en cause notamment la formation « inadéquate » fournie par l’avionneur américain, dans un rapport d’étape publié lundi à la veille du premier anniversaire de la catastrophe.

Le 10 mars 2019, six minutes après son décollage d’Addis Abeba, le vol ET302 à destination de Nairobi s’était écrasé dans un champ au sud-est de la capitale éthiopienne, tuant sur le coup les 157 passagers et membres d’équipage.

Cet accident était survenu moins de cinq mois après celui d’un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air qui a fait 189 morts en s’écrasant quelques minutes après son décollage de Jakarta.

La succession des deux tragédies a plongé l’avionneur américain dans la pire crise de son histoire.

C’est principalement le dysfonctionnement du système anti-décrochage MCAS, spécialement conçu pour compenser les moteurs plus lourds du 737 MAX, qui a été mis en cause dans les deux catastrophes.

Pour les enquêteurs du ministère éthiopien des Transports, « la différence de formation entre le B737 NG (qui précède le 737 MAX, NDLR) et le B737 MAX, fournie par le constructeur, apparaît inadéquate ».

Dans un rapport préliminaire en avril 2019, les enquêteurs éthiopiens avaient souligné que les pilotes du vol ET302 avaient respecté les procédures recommandées par Boeing mais n’avaient pas été en mesure de reprendre le contrôle de l’appareil.

Dans leur rapport publié lundi, ils estiment que la conception du système MCAS « le rend vulnérable à une activation indésirable ». Plus précisément, le rapport souligne le fait que le système peut être activé par un seul des capteurs de mesure de l’angle d’attaque de l’appareil.

Ainsi, dans le cas du vol ET302, les enquêteurs éthiopiens relèvent « peu après le décollage » une mesure « erronée » de l’angle d’attaque en provenance du capteur côté gauche.

Cette mesure a activé automatiquement le système MCAS, ce qui a conduit l’appareil à piquer du nez et ce, à plusieurs reprises.

– ‘Tire avec moi!’ –

Ils soulignent également que les mesures de l’angle d’attaque de l’appareil diffèrent entre le capteur gauche et le capteur droit, et ce jusqu’à la fin de l’enregistrement des données de bord, c’est-à-dire jusqu’au crash.

« Nous avons hâte d’examiner les informations complètes et les recommandations formelles qui seront contenues dans le rapport final du Bureau éthiopien enquête et accident », a réagi dans un communiqué Boeing, qui a de nouveau adressé ses « sincères condoléances » aux familles et aux proches des victimes de l’ET302.

Le rapport donne également des détails sur les derniers échanges entre les deux hommes dans le cockpit. « Tire avec moi! » enjoint le pilote Yared Getachew à son copilote Ahmednur Mohammed alors qu’il tente de reprendre le contrôle du 737 MAX et de redresser le nez de l’appareil.

Les dernières mesures du vol indiquent que l’appareil se déplaçait à plus de 900 km/h et descendait à plus de 33.000 pieds par minute (10 km par minute).

L’avion s’était écrasé dans un champ au sud-est d’Addis Abeba, provoquant un cratère de 10 mètres de profondeur, « 40 mètres de longueur et 28 mètres de largeur ». Des débris de l’appareil avaient été retrouvés à des centaines de mètres du point d’impact.

Vendredi, la commission des Transports du Congrès américain a jugé que le 737 MAX de Boeing était un avion « fondamentalement défectueux et dangereux ».

Le 737 MAX est cloué au sol depuis le 13 mars 2019. Les autorités du monde entier avaient pris cette décision rarissime en raison des similitudes entre les catastrophes de Lion Air et d’Ethiopian Airlines.

Le géant de Seattle (nord-ouest) a suspendu les livraisons, arrêté la production et remplacé son directeur général. Cette crise est la plus grave en 104 ans d’histoire du célèbre avionneur.

Boeing travaille actuellement à un correctif du système MCAS pour obtenir la levée de l’interdiction de vol.

Mardi, des proches des 157 victimes, originaires de plus de 30 pays différents, sont attendus sur le site du crash pour une cérémonie dans l’intimité.

Dimanche, des centaines d’Ethiopiens, essentiellement des villageois vivant aux alentours, ont rendu un émouvant hommage aux victimes, des femmes revêtant des vêtements blancs sur leurs tenues noires pour symboliser la fin de la période de deuil.


Burkina: nouvelles violences anti-Peul dans le sillage des attaques jihadistes

Publié le 09.03.2020 à 19h50 par AFP

Au moins 43 civils ont été tués dimanche au cours de plusieurs attaques contre des villages peul par des groupes d’autodéfense dans le nord du Burkina Faso, où les attaques jihadistes récurrentes ont fait des centaines de morts.

« Dimanche, des attaques ont été perpétrées dans les villages situés dans la commune de Barga, province du Yatenga (Nord). Le bilan provisoire fait état de 43 victimes (…) et 6 blessés », a déclaré lundi le ministre burkinabè de la Communication Remis Fulgance Dandjinou, dans un communiqué.

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a décrété « un deuil national de 48 heures (…) en mémoire aux victimes de l’attaque perpétrée par des individus armés non identifiés dans les des villages de Dinguila Peul, Barga Peul, Ramdola Peul ».

« Ce sont des groupes d’autodéfense qui agissent en représailles aux attaques jihadistes », a indiqué une source locale à l’AFP, confirmant la version donnée par d’autres sources locales.

« Les Forces de défense et de sécurité ont été immédiatement déployées sur les lieux pour sécuriser les villages attaqués », a précisé le ministre de la Communication.

« Le gouvernement condamne avec la plus grande fermeté cette attaque odieuse. Tout est mis en œuvre pour ramener le calme et la sérénité dans les villages touchés », a-t-il poursuivi, précisant que le procureur du tribunal de la ville de Ouahigouya avait été saisi.

– Amalgame entre jihadistes et Peul –

De plus, les ministres de la Défense et de l’Administration territoriale ont été envoyés « sur les lieux pour apporter le réconfort du gouvernement aux populations meurtries et faire le point de la situation », a ajouté M. Dandjinou.

Le nord du Burkina est en proie à de fréquentes attaques jihadistes. A l’instar du Mali, du Niger, du Nigeria et même de la Côte d’Ivoire, les tensions dégénèrent périodiquement en violences entre communautés agricoles et Peul éleveurs, souvent nomades, présents dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Certains Peul ayant rejoint les groupes jihadistes, qui ont tué plus de 800 personnes depuis 2015 au Burkina, il est fréquent d’entendre des Burkinabè faire l’amalgame entre jihadistes et Peul.

Selon des experts, les groupes jihadistes attisent ces tensions, et les représailles contre les Peul se sont multipliées en 2019.

En janvier 2019, des individus armés non identifiés avaient attaqué le village de Yirgou et tué six personnes, dont le chef du village. Cette attaque avait été suivie de représailles intercommunautaires faisant 46 morts, selon un bilan officiel. Beaucoup plus, selon des ONG.

Les violences jihadistes, souvent entremêlées à ces conflits intercommunautaires, ont fait quelque 4.000 morts en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger, selon l’ONU.

– Recrutement de volontaires –

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes malgré l’aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane.

En janvier, après une annonce du président en novembre, le Parlement burkinabé a adopté une loi permettant le recrutement de « volontaires » dans la lutte antijihadiste.

Ceux-ci doivent être recrutés dans leurs zones de résidence, après approbation des populations locales, en assemblée générale, et seront placés sous la tutelle du ministre de la Défense nationale. Ils exerceront des missions de surveillance, d’information et de protection, après une formation militaire initiale de 14 jours sur le maniement des armes, de la discipline et des droits humains.

Leur tâche sera de fournir des informations et de défendre le territoire sur leur lieu de résidence en cas d’attaque, en attendant que les forces de défense et de sécurité s’y déploient, selon le ministre de la Défense Moumina Cheriff Sy.

Certains observateurs avaient émis des réserves sur cette mesure, craignant justement des débordements dans un pays où il existe déjà des milices rurales dans certaines régions.

Les « koglewéogo » (gardiens de la brousse, en langue locale), ces milices rurales de défense, se targuent de remplacer les forces de sécurité et la justice, arrêtant voleurs et assassins. Mais leurs méthodes – ils sont accusés d’avoir recours à la torture – sont controversées.