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Saturday, March 7th, 2020

 

Le long-métrage « L’automne des pommiers » remporte le Grand prix du festival marocain du film à Tanger

Publié le 08.03.2020 à 01h18 par APA

Par Hicham Alaoui – Le long-métrage « L’automne des pommiers » de Mohamed Mouftakir a remporté, samedi, le Grand prix du festival marocain du film à Tanger.Le film raconte l’histoire d’un jeune garçon qui n’a jamais connu sa mère, disparue mystérieusement alors qu’il n’avait qu’un an. Son père le nie croyant qu’il est le fruit d’une relation incestueuse. Le jeune garçon, Slimane décide d’enquêter et de savoir ce qui s’était réellement passé avant sa naissance. Réalité et fiction s’entremêlent pour tisser la vie.

« Les prix sont une grande responsabilité et une motivation, mais nous en tant que cinéastes, la joie ne nous comble pas. Nous sommes en train de jeter les bases d’un vrai cinéma national. Le vrai décollage du cinéma doit venir du Maroc. On doit décoller depuis notre pays vers l’étranger et non le contraire », a déclaré à APA, le réalisateur Mouftakir, visiblement ému.

C’est le troisième long-métrage de Mohamed Mouftakir après Pégase en 2009 et L’Orchestre des aveugles en 2015. L’Automne des pommiers est un opus fort et fin, un casting tout en douceur.

« Ce film constitue pour moi une trilogie sur le plan thématique et une démarche tout à fait différente de ce que j’avais expérimenté dans les deux films précédents », a-t-il souligné, ajoutant avec toute modestie qu’il apprend toujours de ce qu’il fait.

« Il n’y a pas de certitude dans l’art qui est une émotion dans la vie qu’on essaie de développer en fonction de nos sensibilités et de nos convictions », a-t-il estimé, formant le vœu de voir cet opus participer « d’une manière ou d’une autre à faire développer le cinéma marocain et à aider les cinéastes à poser les bonnes questions et aider aussi les jeunes à prendre la relève et démarrer vers un cinéma dont on sera fier ».

Le public africain va pouvoir aussi voir le film et il va l’aimer sans aucun doute, a-t-il promis.


Coronavirus: des croisiéristes dans l’incertitude, état d’urgence à New York

Publié le 07.03.2020 à 23h51 par AFP

L’inquiétude montait samedi parmi les passagers confinés sur un navire de croisière au large de la Californie après la confirmation de cas de coronavirus, alors que l’Etat de New York a déclaré l’état d’urgence pour accélérer la lutte contre l’épidémie.

Le capitaine du Grand Princess, à bord duquel 21 cas de Covid-19 ont été détectés, « n’a encore rien à nous dire sur quand ni où nous pourrons débarquer », a raconté à l’AFP Carolyn Wright, une photographe professionnelle qui voyage avec une amie.

A la mi-journée, le paquebot était à environ cent kilomètres au Sud de San Francisco.

Le navire doit accoster dans la partie non-commerciale d’un port, qui n’a pas été précisé, d’ici dimanche. Toutes les personnes à bord seront alors de nouveau testées et les cas confirmés seront placés en quarantaine.

Le Grand Princess, parti de San Francisco et qui devait y revenir mercredi, a interrompu son circuit après la découverte de symptômes chez certains de ses 3.533 passagers et membres d’équipage.

Un homme de 71 ans qui a participé à une partie de la croisière est mort du Covid-19 à son retour en Californie.

Carolyn Wright a raconté que sa partenaire de voyage, qui souffre d’une maladie pulmonaire, était « très inquiète par le virus ».

« Jusqu’ici nous allons bien et nous espérons que ça ne changera pas », a-t-elle dit.

Un passager gravement malade et ses proches ont été évacués par hélicoptère dans la nuit mais ce cas n’est pas lié au coronavirus, a indiqué samedi la compagnie Princess Cruises.

La frustration s’est aussi fait sentir vendredi quand les autorités sanitaires ont interdit aux passagers, confinés dans leur cabine depuis jeudi, de passer un peu de temps à l’air libre, a raconté Carolyn Wright.

Princess Cruises possède également le Diamond Princess, qui avait été placé en quarantaine en février au Japon avec plus de 700 contaminations, dont six mortelles.

– Ralentir la propagation –

Samedi en Floride, Mike Pence a évoqué avec plusieurs responsables de compagnies de croisière les « défis uniques » de cette industrie face à l’épidémie du nouveau coronavirus.

Pour tenter d’endiguer la contagion, l’Etat de New York a à son tour déclaré l’état d’urgence après l’annonce de nouveau cas positifs, portant le total à 76.

Selon le gouverneur Andrew Cuomo, cette déclaration « permet d’accélérer les procédures d’achat (d’équipement) et d’embauche (de personnel), ce qui est ce dont nous avons besoin actuellement ».

« Nous voulons trouver autant de cas positifs que possible afin de les mettre hors circulation », affirmé M. Cuomo. « C’est toute la raison de cet exercice. On isole les gens et on ralentit la propagation ».

La majorité des personnes contaminées (57) sont liées à une communauté juive orthodoxe de New Rochelle, dans la banlieue Nord de New York.

Face à la propagation du virus, les visiteurs extérieurs sont désormais interdits dans les maisons de retraites autour de New Rochelle, a dit M. Cuomo. Il a également indiqué que la période de quarantaine de 14 jours pour les personnes infectées pourrait être rallongée.

Le gouverneur a également menacé de poursuites les commerces qui gonfleraient leurs prix en profitant de la pénurie, évoquant des informations de consommateurs sur « une bouteille de gel désinfectant vendue 80 dollars ».

Le coronavirus perturbe également les secteurs de l’éducation et de la culture.

En Californie, la prestigieuse université de Stanford a décidé de fermer ses portes et de passer aux cours en ligne à partir de lundi et pour deux semaines. Cette décision fait suite à « la poursuite de la propagation du Covid-19 dans le monde et dans le comté de Santa Clara », siège de l’institution.

Le ballet de San Francisco a pour sa part annoncé samedi à la demande de la mairie de la ville l’annulation des représentations du « Songe d’une nuit d’été » jusqu’au 15 mars.

Les Etats-Unis ont enregistré plus de 200 cas confirmés de coronavirus, dont au moins 19 mortels, selon les bilans officiels compilés par l’AFP. Parmi les personnes décédées, 16 sont liées à une maison de retraite dans l’Etat de Washington (Nord-Ouest).


Don de kits éducatifs et vivres de l’ONG ivoirienne Esperance’s Hope à une école d’handicapés

Publié le 07.03.2020 à 23h18 par APA

L’ONG ivoirienne Esperance’s Hope, intervenant dans le domaine de l’hydrocéphalie et les malformations du tube neural, a offert samedi à Bécédi, un village du Département de Sikensi, dans le Sud de la Côte d’Ivoire, des kits éducatifs et des vivres à l’ « École Intégratrice », un établissement du primaire accueillant des enfants en situation d’handicap.Sous les regards écarlates des enfants handicapés, la présidente fondatrice de Esperance’s Hope, professeur Espérance Broalet, agrégée en anatomie-neurochirurgie, a remis des vivres et non vivres au directeur de l’École Intégratrice « Grain de soleil », un don comprenant entre autres, des paquets de rames, des chaussures, des ballons, du riz, de l’huile, du spaghetti, des paquets de craies et des stylos.

Professeur Espérance Braolet, qui était à la tête d’une équipe de l’organisation, s’est dite « soulagée» de la mise en place de cet établissement d’accueil des enfants en situation de handicap, car les parents d’enfants handicapés sont désemparés, voire découragés et épuisés par cette situation.

Jean-Claude Alagba, directeur de cette école d’enfants en situation d’handicap, qui a réceptionné ce don, n’a pas caché ses sentiments. Il s’est dit « très content » parce que « cela facilite le travail » abattu pour assurer l’éducation de ces enfants et leur insertion sociale. 

Depuis 2005, M. Alagba dirige cette école à caractère social qui reçoit des enfants handicapés, notamment des malentendants, des enfants atteints d’Infirmité motrice cérébrale (IMC), de trisomie 21 et des enfants autistes. 

Ces enfants, dira-t-il, sont suivis médicalement par des spécialistes, notamment des orthopédistes et des médecins. Pour ceux atteints d’handicap moteur, ils sont conduits jusqu’à Bonoua, au Sud-Est d’Abidjan, pour leur rééducation.   

Au sein de l’école, les enfants autistes, trisomiques et ceux frappés d’Infirmité cérébrale sont regroupés au niveau de la maternelle. Quant aux malentendants, eux, suivent le cycle primaire normal avec un programme aménagé jusqu’au CM2. Cette école, créée en 1999, a d’ailleurs ouvert ses portes en 2001.  

Au niveau de la maternelle, l’école compte dix garçons et six filles, tandis qu’au primaire, l’on dénombre 16 garçons et dix filles, l’établissement accueillant un total de 42 élèves. Les malentendants, eux, vont jusqu’en classe de CM2.

Pour l’examen final du CM2, ces élèves handicapés vont à Abidjan, rapporte le directeur de l’école, qui note qu’ils sont accueillis à Yopougon, dans l’Ouest de la capitale économique ivoirienne, avec ceux de l’Ecole ivoirienne des sourds. Après leur admission, ils sont orientés dans des collèges ciblés.

Privat Koffi, président de l’Association des handicapés du Département de Sikensi, a tenu à être présent. Ce bénévole de cette école, mène la lutte pour l’avancement de la cause des personnes en situation d‘handicap. Dans les 14 villages du Département, il dénombre une centaine de personnes handicapées.  

Pour Joseph Yao Ngoran, maître d’éducation spécialisée à l’École Intégratrice « Grain de soleil », « cela donne vraiment un soulagement aux enfants » et leur  « donne un espoir de vivre ». Ce don vient à point nommé pour leurs besoins d’éducation. 

Sœur Marie Madeleine Daligou, de la communauté catholique la Charité d’Evron, confie que des enfants viennent d’Abidjan, mais la plupart du Nord ivoirien. Les pensionnaires sont aidés par des structures, qui après la crise de 2010-2011, ont aujourd’hui arrêté leurs aides. 

La pension pour le foyer s’élève à 350 000 Fcfa l’an et par enfant. Après le retrait des principaux bailleurs, des parents ont dû retirer leurs enfants pour faute de moyens financiers. De ce fait, quelque 28 enfants dont 14 filles sont à ce jour intentés au sein de l’internat du foyer dirigé par des sœurs.    


Simone Gbagbo félicite Ouattara pour sa décision de ne pas briguer un 3è mandat présidentiel

Publié le 07.03.2020 à 23h18 par APA

L’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a félicité samedi Alassane Ouattara pour sa décision de ne pas briguer un 3è mandat présidentiel, lors d’un meeting à Port-Bouet, dans le Sud d’Abidjan.« Cette décision très importante, est une décision très courageuse de sa part, mais pour la nation ivoirienne, c’est une décision salutaire, qui va contribuer à consolider la démocratie en Côte d’Ivoire, à consolider le respect de nos textes fondamentaux et à consolider la paix des cœurs », a dit Mme Gbagbo.

« De la même manière que j’ai salué M. Alassane Ouattara et je l’ai remercié d’avoir pris l’ordonnance d’amnistie qui nous a rendu la liberté en août 2018, de cette même manière, aujourd’hui, je lui adresse mes félicitations et mes remerciements pour cette décision forte qu’il vient de prendre », a-t-elle ajouté.

Cependant, dira-t-elle, « aujourd’hui, nous sommes malheureusement obligés de reconnaître et d’affirmer que le dialogue socio-politique organisé autour des élections de 2020 a échoué complètement ». 

« Et en ce moment ci, nous constatons que le gouvernement a décidé de faire cavalier seul dans des réformes qui sont partisanes », a-t-elle estimé, faisant observer qu’ « au niveau de la CEI (Commission électorale indépendante), le gouvernement a mis en place une Commission électorale non consensuelle ».

Pour elle, la Commission électorale indépendante est « taillée à sa mesure de sorte que la CEI actuelle est déséquilibrée gravement au profit du Rhdp (Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix)», le parti au pouvoir. 

Elle a indiqué que « sur 15 membres de la CEI centrale, le Rhdp lui seul compte 11 », tandis que « sur 540 CEI locales, le Rhdp préside 520 CEI », ce qui est « inacceptable ». Mais, en dépit de cette configuration, la plateforme de l’opposition affirme qu’elle ne boycottera pas les élections.

« M. Ouattara a annoncé qu’il va prendre une ordonnance pour ajouter un poste supplémentaire pour l’opposition représentée à la CEI centrale, ca va changer quoi ? C’est une mauvaise réponse à la question du déséquilibre, et ce n’est pas acceptable », a-t-elle poursuivi. 

La question ici, selon elle, « ce n’est pas une affaire de un ou deux postes en plus on va ajouter, c’est une question de l’arrêt du 18 novembre 2016 de la Cour africaine des droits de l’Homme qui a fait injonction au gouvernement de faire une réforme en profondeur de la CEI pour qu’elle soit effectivement un organe indépendant ». 

De ce fait, « nous attendons encore une réponse courageuse de la part du gouvernement », a déclaré Mme Gbagbo.

Elle a relevé par ailleurs que depuis le 3 mars, M. Ouattara a enclenché un processus de modification de la Constitution et annonce que ce processus va s’achever le mercredi 18 mars 2020, craignant qu’une nouvelle Constitution soit « imposée » aux Ivoiriens.   

Le jeudi 5 mars 2020, M. Alassane Ouattara a annoncé dans un message sur l’état de la nation, devant le Parlement réuni en congrès,  qu’ il ne sera pas être candidat pour l’élection présidentielle du 31 octobre en Côte d’Ivoire, à  la surprise de tous ses proches et partisans.


Arabie saoudite: trois princes arrêtés pour « complot » contre le prince héritier

Publié le 07.03.2020 à 22h50 par AFP

Les autorités saoudiennes ont arrêté trois prince, dont le frère et le neveu du roi Salmane, accusés d’avoir comploté pour renverser le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du pays, ont indiqué samedi trois sources à l’AFP.

Ces arrestations, qui illustrent le renforcement de l’emprise sur le pouvoir du prince héritier en balayant ses derniers potentiels opposants, interviennent dans un contexte sensible pour ce pays ultradépendant du pétrole, confronté à la chute des prix de l’or noir et obligé récemment de limiter l’accès aux lieux saints musulmans, sources de revenus importantes du royaume, en raison du nouveau coronavirus.

La garde royale a arrêté vendredi le prince Ahmed ben Abdelaziz al-Saoud, frère du roi, ainsi que le neveu du monarque, le prince Mohammed ben Nayef, accusés d’avoir préparé un coup d’Etat pour évincer le prince héritier, ont indiqué un responsable arabe et un responsable occidental à l’AFP.

Le frère cadet du prince Nayef, Nawaf ben Nayef, a lui aussi été appréhendé, ont ajouté ces sources sous couvert de l’anonymat.

Selon le responsable occidental, qui affirme citer des sources au sein du gouvernement saoudien, des militaires et des responsables du ministère de l’Intérieur accusés de les soutenir ont aussi été arrêtés.

« Avec cette purge, aucun rival ne reste pour empêcher le prince héritier d’accéder au trône », a-t-il ajouté.

Ces arrestations ont soulevé des questions quant à la santé du roi Salmane, âgé de 84 ans, et sur la possibilité que Mohammed ben Salmane lui succède bientôt, mais selon les déclarations à l’AFP d’une autre source proche des dirigeants saoudiens, « le roi est en bonne santé et va bien ».

Le prince héritier est « aux commandes » et la purge a été menée « après l’accumulation de comportements négatifs des deux princes », a indiqué cette source sans donner plus de détails.

Le Wall Street Journal, quotidien américain qui a le premier fait état de ces arrestations, avait indiqué que les princes Ahmed et Nayef — autrefois prétendants au trône — pourraient encourir la peine de mort ou la perpétuité.

Le lieu dans lequel ils sont détenus reste inconnu.

Ces dernières années, le prince héritier a consolidé son emprise sur le pouvoir en emprisonnant d’éminents religieux et militants mais aussi des princes et d’influents hommes d’affaires.

Considéré comme dirigeant de facto du pays puisqu’il contrôle les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, Mohammed ben Salmane est aussi connu pour sa volonté de piétiner toute trace de dissidence interne avant d’accéder formellement au trône.

Son image de réformateur a été grandement ternie par le meurtre du journaliste saoudien, critique du pouvoir, Jamal Khashoggi au sein du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre 2018 qui a entraîné un torrent de critiques à l’international.


Michel Fourniret, un tueur énigmatique qui a souvent dérouté la justice

Des silences, des aveux et peut-être encore des secrets: le violeur et tueur en série Michel Fourniret a souvent dérouté la justice en quarante ans de crimes qui lui ont valu le surnom d’ »ogre des Ardennes ».

Condamné à la perpétuité incompressible en mai 2008 pour sept meurtres, puis de nouveau à la perpétuité en 2018 pour un assassinat crapuleux, le tueur de 77 ans a reconnu l’enlèvement et le meurtre d’Estelle Mouzin, une fillette de neuf ans disparue en 2003 en Seine-et-Marne.

Mais le temps presse pour reconstituer le parcours criminel de celui qui se décrit comme « un joueur d’échecs » face aux enquêteurs et souffre d’un début de maladie d’Alzheimer.

« Jouez avec un partenaire tel que vous, ça en vaut la peine », mais « ma mémoire fiche le camp », disait-il en novembre à la juge d’instruction Sabine Kheris, qui vient, selon le parquet de Paris, de recueillir ses aveux.

En février 2018, Fourniret avait d’abord avoué à la juge avoir tué deux autres jeunes femmes dans l’Yonne: Marie-Angèle Domece, disparue en 1988 à 19 ans, et Joanna Parrish, 20 ans, retrouvée violée et étranglée deux ans plus tard. Des meurtres qu’il niait jusqu’alors et pour lesquels il avait été mis en examen en 2008.

« Si ces personnes n’avaient pas croisé mon chemin, elles seraient toujours vivantes », a-t-il déclaré lors d’un de ses interrogatoires consulté par l’AFP.

Son ex-femme, Monique Olivier a confirmé les aveux sybillins de son ancien époux pour ces deux femmes. Elle l’a aussi clairement accusé fin janvier d’avoir tué la petite Estelle Mouzin, après avoir contredit son alibi cet automne.

Reconnue complice de quatre meurtres et d’un viol en réunion, elle a pour sa part été condamnée en 2008 à la perpétuité avec 28 ans de sûreté.

Des années après les faits, ces différents aveux ont relancé l’espoir d’élucider ces « cold-cases », mais des secrets demeurent enfouis dans la mémoire du tueur, en prison depuis 17 ans.

En novembre dernier, il a d’ailleurs été interrogé pour la première fois dans l’enquête sur la disparition, en 1993 dans l’Orne, d’une femme de 29 ans, Lydie Logé. Sans être mis en examen à ce jour.

– « Absolument pervers » –

Décrit par l’expert psychiatre Daniel Zagury comme « le tueur en série français le plus abouti », le meurtrier a souvent joué au chat et à la souris avec les enquêteurs.

Me Didier Seban, qui défend plusieurs proches de ses victimes, parle de véritable « bataille » avec l’accusé « pour en savoir plus ». « Un crime fait écho à un autre. Mais ils les avouent et les confond entre eux », déplore-t-il.

« Ce qui étonne, c’est l’ego absolu de ce personnnage, la fierté qu’il tire de son oeuvre criminelle », note l’avocat. « C’est le tueur qui vous emmène dans ses crimes. Il est absolument pervers, absolument insupportable », ajoute-t-il.

Né le 4 avril 1942 à Sedan (Ardennes), Fourniret, marié trois fois et père de cinq enfants, aurait été traumatisé de découvrir que sa première femme n’était pas vierge.

De son propre aveu, l’ajusteur et dessinateur en mécanique, père de famille discret le jour, se serait alors mué en « braconnier » à ses heures sombres. Il est condamné à trois reprises en 1967, 1984 et 1987 pour une douzaine d’agressions sexuelles.

De sa troisième épouse, Monique Olivier, rencontrée en détention par petite annonce, il fait sa complice, scellant avec elle un « pacte » criminel: en échange du meurtre de son premier mari, elle l’aidera à trouver une femme vierge. A sa sortie de prison en 1987, il s’installe avec elle.

Deux mois plus tard, il viole et tue Isabelle Laville, 17 ans. Suivront Fabienne, Jeanne-Marie, Elisabeth…

Leur équipée s’achève en 2003 quand Fourniret est arrêté en Belgique pour un enlèvement raté.

En 2004 et 2005, Monique Olivier craque et révèle aux enquêteurs onze meurtres, dont les sept jugés en 2008. Commis entre 1987 et 2001 en France et en Belgique, ces meurtres avaient été précédés de viols ou tentatives de viols.

Il y a cependant, pour l’avocat de Monique Olivier, Richard Delgenes, une « différence » au sein du couple criminel: Monique Olivier fait « encore partie des gens qui restent humains, qui peuvent ressentir des regrets, de la honte ». « Michel Fourniret, lui, il est ailleurs, ces concepts lui sont étrangers. Mais à son contact, vous ne pouviez que devenir comme lui. »

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Dominique Ouattara et Henriette Bédié aperçues côte-à-côte à la fête des femmes à Anyama

Publié le 07.03.2020 à 20h18 par APA

La Première dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara et Henriette Bédié, l’épouse du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-allié au pouvoir), ont été aperçues, samedi, côte-à-côte à Anyama, dans la banlieue nord d’Abidjan où elles ont esquissé ensemble des pas de danse pour célébrer officiellement la Journée internationale de la femme, a constaté APA sur place.Arborant le pagne imprimé pour les festivités, les deux dames visiblement heureuses de se retrouver, ont célébré la fête des femmes avec des pas de danse au son de la musique des artistes Mawa Traoré et Affou Kéïta, transformant le stade du Rio sports d’Anyama en une scène de concert en présence d’autorités administratives, politiques, coutumières et des diplomates.

Enthousiasmé, le public constitué en majorité de femmes, curieux de découvrir les pas de danse de Dominique Ouattara et Henriette Konan Bédié, se mire débout avec des salves d’applaudissements, et  scandant « bisser, bisser, bisser !!! » à la fin de chacune des prestations. L’année dernière, Mmes Ouattara et Bédié ont célébré ensemble cette journée à Bouaké, la capitale de la paix, dans le cantre du pays. 

Dans son allocution, la première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara a salué la présence de sa sœur Henriette Konan Bédié à cette célébration de la Journée internationale de la femme (JIF) qui donne l’occasion d’apprécier les avancées réalisées en matière de promotion de la femme.

« Je voudrais saluer ma chère sœur, Madame Henriette Konan Bédié, Présidente de la Fondation Servir.  Je suis heureuse de sa présence appréciée parmi nous aujourd’hui, car nous avons toutes les deux, le même objectif, celui d’œuvrer pour le bien-être des populations vulnérables et d’aider les plus démunis », a déclaré Mme Ouattara. 

A propos du thème national retenu pour cette édition 2020 de la Journée internationale de la femme, «la promotion de la femme en Côte d’Ivoire, un atout pour la paix », Dominique Ouattara a indiqué qu’il est une « invitation à donner davantage de pouvoir aux femmes, en ce sens que la femme est l’épicentre de la famille ».

Selon elle, la femme « sait apaiser les tensions et calmer les cœurs, toutes choses qui font d’elle le socle d’une nation forte et unie ». Mme Ouattara a également dressé le bilan du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) mis en place en 2012.

« Les témoignages que nous venons d’entendre nous édifient sur l’opportunité que représente le FAFCI pour les femmes en situation difficile, y compris celles qui sont exclues du système de financement bancaire classique », a-t-elle souligné, précisant que «pour obtenir le FAFCI, aucune caution financière, ni aval, ni garanties ne sont exigés».

« Aujourd’hui grâce à son accessibilité, le FAFCI connait un véritable succès chez nos sœurs, sur toute l’étendue du territoire, sans distinction d’ethnie, d’appartenance politique ou religieuse », s’est félicitée Dominique Ouattara.

Avec un taux de remboursement national de 96 %, le FAFCI profite aujourd’hui à 215 000 femmes partout en Côte d’Ivoire, avec un retour sur investissement qui a permis de distribuer plus de 30 milliards de francs CFA.

D’un capital de 350 millions de FCFA pour Anyama, ce fonds a permis à environ 3000 femmes de cette commune de mener des activités génératrices de revenus et d’être autonomes.

« Vous avez même réalisé l’excellent taux de remboursement de 99% et je vous en félicite. Pour vous encourager, j’ai décidé de vous octroyer un financement supplémentaire de 300 millions de F CFA car, je vous sais battantes et courageuses », a ajouté Dominique Ouattara qui a apporté des dons en vivres et matériel, d’une valeur de 150 millions de FCFA à ces femmes d’Anyama.

Un défilé des femmes membres du gouvernement, des institutions, du corps diplomatique, des forces de l’ordre et d’organisations féminines a également meublé la cérémonie.


Les festivités du MASA 2020 s’ouvrent à Abobo avec une parade de milliers de danseurs

Publié le 07.03.2020 à 20h18 par APA

Les festivités de la onzième édition du Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA) ont démarré, samedi après-midi à Abobo, une commune populaire au Nord d’Abidjan avec une parade de milliers de danseurs qui ont donné un spectacle riche en couleurs et en sons, a constaté APA sur place.Ces danseurs issus de plusieurs troupes artistiques ont donné une animation extraordinaire à l’axe carrefour Samaké-Rond-point de la mairie d’Abobo devant une foule de spectateurs émerveillés.

« C’est la première fois que j’assiste à un spectacle populaire d’une telle envergure à Abobo. Je suis émerveillé et je pense que ce genre d’initiatives doit être multiplié pour montrer une image plus positive de cette commune», a dit à APA  Marcel, un jeune boulanger d’une trentaine d’années résident à Abobo depuis plus de deux décennies.

Plus tard dans la soirée, un concert d’ouverture est prévu au rond-point de la mairie d’Abobo avec des artistes comme Espoir 2000, Kerozen DJ et Ismaël Isaac.

La onzième édition du MASA, l’un des plus grands festivals culturels du continent,  s’est ouverte dans la matinée autour du thème «L’Afrique-Monde»  lors d’une cérémonie solennelle présidée par le vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan. Plus de 40 pays africains et européens participent à cette édition 2020 du MASA qui s’achèvera le 14 mars prochain.


La culture absorbe 8% de la population en situation d’emploi en Côte d’Ivoire (Officiel)

Publié le 07.03.2020 à 19h18 par APA

Les arts et la culture absorbent 8% de la population en situation d’emploi en Côte d’Ivoire avec 655 000 personnes, a révélé samedi à Abidjan, Daniel Kablan Duncan, le vice-président ivoirien qui s’exprimait à l’ouverture de la onzième édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA).« …En ce qui concerne les emplois et selon les données du recensement général de la population et de l’habitat de 2014, les arts et la culture absorbent 8% de la population en situation d’emploi avec 655 000 personnes. Les personnes exerçant une profession en lien avec les arts et la culture représentent plus du triple du nombre de fonctionnaires et agents de l’Etat qui s’élève autour de 200 000», a fait savoir le vice-président ivoirien.

Se félicitant de l’impact de la culture dans l’économie nationale, il a ajouté que selon l’Institut national de la statistique (INS) de Côte d’Ivoire,  la part des activités culturelles dans le produit intérieur brut (PIB) est passée de 2,43% en 2012 à 4% en 2018.

La onzième édition du MASA, l’un des plus grands festivals culturels du continent s’est ouverte samedi à Abidjan avec plus de 2000 festivaliers. Plus de 40 pays participent à ce marché qui s’achèvera le 14 mars prochain.


Festival national du Film: « Adam » ou lorsque l’humain dépasse les frontières

Publié le 07.03.2020 à 19h18 par APA

Par Hicham Alaoui –
Le film « Adam » en compétition pour un des prix de la 21ème édition du festival national du film au Maroc, qui se déroule à Tanger (28 février- 7 mars), raconte un drame psychologique incandescent sur la difficile condition des mères célibataires dans la société marocaine.« J’ai réalisé ce film parce que j’ai senti un besoin, une urgence de raconter cette histoire d’une jeune femme que j’ai rencontré il y a 17 ans et qui a resurgi de manière très violente plus tard. J’ai écrit le scénario de façon instinctive, et non avec une réflexion en amont », a indiqué la réalisatrice Maryam Touzani dans une interview à APA en marge du festival national du film.

Le scénario est inspiré d’une histoire vraie, raconte cette jeune réalisatrice qui aime faire un cinéma de l’intime. « Je vivais à Tanger chez mes parents lorsque, un jour, une jeune femme enceinte a frappé à notre porte. Elle disait chercher du travail. En fait, c’était un toit dont elle avait besoin car elle avait fui son village et n’avait nulle part où aller. Elle est restée chez nous, où elle a accouché. Et moi, j’ai été témoin de son refus d’enfant, puis de la naissance de sa fibre maternelle. J’ai porté en moi cette histoire pendant une quinzaine d’années. Jusqu’au moment où je suis tombée à mon tour enceinte et que j’ai senti mon enfant bouger ».

« J’ai envie qu’on se pose  les vraies questions, qu’on se regarde vraiment dans les yeux. J’ai aussi envie qu’on regarde ces femmes célibataires t qu’on les sent. On doit se regarder les uns les autres dans les yeux et se poser des questions. On a tous des responsabilités », a-t-elle enchainé.

Pour la réalisatrice  Maryam Touzani,  ce long-métrage se situe très près de beaucoup de pays africains. Il aurait pu se passer au Maroc comme en Algérie ou dans des pays de l’Afrique subsaharienne.

« A partir du moment où on parle de l’humain on dépasse les frontières. On est dans des sociétés qui se ressemblent dans plusieurs causes. C’est quelque chose qui nous rapproche. Le film se situe aussi dans le contexte africain car il y a cette porosité entre nous. +Adam+ peut se passer dans n’importe où », a estimé cette ancienne journaliste devenue scénariste et réalisatrice de courts et de longs métrages ainsi que de documentaires.

Pécheresses, hors-la-loi. Comme telles sont jugées au Maroc les femmes qui ont un enfant hors mariage. Rejetées par leur famille, elles se retrouvent dans la rue. Un tabou absolu, dans une société corsetée par les normes patriarcales et religieuses, où les relations sexuelles hors mariage, interdites par la loi, sont passibles d’une peine allant d’un mois à un an de prison.

De nombreuses associations ont été créées pour extirper les mères célibataires de l’exclusion sociale et du désarroi, en leur offrant un toit, un appui moral et matériel. On estime à 220 000 le nombre de mères célibataires au Maroc.

Dans cet état de choses, le film « Adam » rend hommage à la force de ces femmes tenues à l’écart mais la qualité de son écriture, le talent de ses actrices et sa beauté plastique en font beaucoup plus qu’un film dossier.

Dans un espace où deux personnes étrangères vont s’affronter puis s’entraider – une jeune femme enceinte et une veuve –, Maryam Touzani livre un portrait intimiste et pictural d’une grande beauté, un brûlot féministe contre la condition aliénante des femmes.

Née à Tanger, Maryam Touzani a, à son actif, plusieurs courts-métrages notamment « Quand ils dorment » (2011), et « Aya va à la plage » (2015), qui traite de l’exploitation des jeunes enfants comme domestiques.