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Friday, February 21st, 2020

 

Mort sur le vol AF703 : la dépouille de Barthélemy Guibahi rapatriée à Abidjan

Publié le 22.02.2020 à 01h18 par APA

La dépouille de l’adolescent ivoirien, Laurent-Barthélemy Ani Guibahi (14 ans), retrouvé mort à l’aéroport de Roissy, dans le puits du train d’atterrissage du vol AF703 d’Air France reliant Abidjan-Paris, est arrivée vendredi nuit à l’aéroport d’Abidjan.Le père du jeune garçon, Marius Ani Oulakolé, qui est revenu à bord d’un vol, sur le coup de 20h05 GMT à l’aéroport d’Abidjan, en provenance de Paris, a déclaré que pour lui, « l’essentiel, c’était de ramener le corps » de son fils. 

Il considère que ce « cas est une situation dramatique, c’est déplorable, c’est ce que tout le monde reconnaît », et c’est ce que les parents aussi reconnaissent. Vêtu d’un survêtement bleu, il était visiblement exténué après ce long voyage.

Concernant le programme, dira-t-il, ce sont les aînés qui peuvent donner les lignes. Le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné  venu lui apporter la compassion du gouvernement, a insinué que « quel que soit le compatriote qui aurait été dans ce cas, le gouvernement lui apporte son soutien ».

« Ce qui s’est passé nous a instruit à l’effet de prendre toutes les dispositions pour que conformément aux souhaits de la famille,  l’enfant soit rapatrié et inhumé ici (en Côte d’Ivoire) dans son village et c’est ce que le gouvernement a fait en facilitant le rapatriement du corps », a-t-il ajouté.

Poursuivant, le ministre ivoirien des Transports a assuré que le gouvernement allait s’associer aux funérailles de l’adolescent. Il a fait savoir que pour l’enterrement « ce sont les parents qui décident » du déroulé des obsèques.

Quelques parents sont venus à l’aéroport pour soutenir M. Ani et son épouse. La mère de Laurent-Barthélemy Ani Guibahi, en larmes, était consolée par les proches venus sur les lieux.

Le ministre ivoirien des Transports a rencontré, il y a quelques jours, la famille du défunt. Après quoi le père a effectué le déplacement  sur Paris afin de voir le corps de son fils avant sa mise en bière et revenir avec la dépouille.

L’adolescent Laurent-Barthélemy Ani Guibahi a été retrouvé mort, à l’aéroport de Roissy, dans le puits du train d’atterrissage du vol AF703 de la compagnie Air France en provenance d’Abidjan et à destination de Paris le 7 janvier 2020.


La lutte contre les avortements clandestins enregistre des «avancées» en Côte d’Ivoire

Publié le 22.02.2020 à 01h18 par APA

La lutte contre les avortements clandestins enregistre ces dernières années des «avancées» en Côte d’Ivoire où la loi autorise désormais l’avortement d’une grossesse contractée à l’issue d’un viol, a annoncé, vendredi, Honorine Adou, la présidente de Action contre les grossesses non désirées et à risque (AGnDR), une coalition d’organisations de la société civile qui œuvre à la réduction de la mortalité maternelle. Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation et de plaidoyer, cette coalition a validé, vendredi à Abidjan, à l’issue d’un atelier de soixante-douze heures,  un programme de E-campagne pour lutter contre les avortements clandestins en Côte d’Ivoire.

Cet atelier a notamment réuni, des journalistes, des blogueurs, des infographes et des vidéographes  pour définir et valider les messages de cette E-campagne qui sera à sa deuxième phase après celle du quatrième trimestre 2019.

« L’objectif de cette campagne, c’est de faire en sorte que la Côte d’Ivoire puisse harmoniser ses textes avec le protocole de Maputo qui a été signé et ratifié», a dit à APA Honorine Adou, la présidente de l’AGDnR.

Selon elle, au terme d’une année d’activité de son organisation, les autorités ivoiriennes ont été «réceptives » au plaidoyer. « Avant l’avortement n’était autorisé (en Côte d’Ivoire) que  lorsque la vie de la mère était gravement menacée. Mais aujourd’hui, on a une avancée avec la prise en compte des cas de viol», a-t-elle fait savoir.

 Poursuivant, elle a ajouté au titre des avancées, qu’aujourd’hui, si une grossesse a été contractée à l’issue d’un viol,  la victime peut avorter si elle le veut parce que la loi lui permet. « Donc, nous disons que c’est une avancée notable, mais c’est insuffisant parce que  les cas de malformation du fœtus, la santé mentale et physique de la mère ne sont pas encore pris en compte», a-t-elle déploré.

 Action contre les Grossesses non Désirées et à Risque (AGnDR), un  groupe thématique issu de la Coalition de la société civile pour la santé de la reproduction et de la planification familiale, créé le 22 février 2019,  mène depuis un an un plaidoyer auprès des autorités pour l’application du protocole de Maputo en Côte d’Ivoire.

La première phase de son plaidoyer a consisté à l’élaboration de messages d’information et de sensibilisation de la population en général et des utilisateurs des réseaux sociaux en particulier sur les conséquences de l’avortement clandestin et la ratification du protocole de Maputo par l’Etat.

La deuxième phase du plaidoyer de cette organisation qui débutera en mars avec cette E-campagne vise à améliorer la communication sur l’avortement dans le pays. En Côte d’Ivoire, le taux de mortalité maternelle est de 614 décès pour 100 000 naissances vivantes dont une part (18%) relève des complications de l’avortement clandestin.

A travers le projet RESOnance, l’AGnDR bénéficie du soutien financier et technique de Pathfinder International, une organisation mondiale américaine à but non lucratif qui se concentre sur la santé génésique, la planification familiale, la prévention et les soins du VIH / SIDA et la santé maternelle.

Le Projet RESOnance est déployé dans trois pays que sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo (RDC).


Présentation d’un projet immobilier pour réduire le gap de logement en Côte d’Ivoire

Publié le 21.02.2020 à 22h18 par APA

Un projet immobilier destiné à contribuer à la réduction du gap de logements en Côte d’Ivoire a été présenté, jeudi à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.Porté par l’entreprise Pétra Immobilier pour accompagner les efforts du gouvernement ivoirien en matière de logements, ce projet qui est une cité de plus de 1 000 villas baptisée « Nima Land (Cité de grâce)» sera réalisé à Eloka à Bingerville, dans la banlieue Est d’Abidjan sur la période 2018-2023.

« Le gouvernement essaie de promouvoir l’habitat, mais nous nous rendons compte que le besoin est chaque jour grandissant et les promoteurs n’arrivent même pas à combler le gap », a fait remarquer le directeur général de Petra Immobilier, Daniel Kouassi.

« Nous nous sommes dit en poussant un peu plus loin avec plus de maisons et en les rendant beaucoup plus accessibles, on va contribuer un peu à réduire le gap et participer ainsi au programme du gouvernement à savoir loger le plus grand nombre de personnes à des prix adéquats », a-t-il expliqué.

A Abidjan, les ménages consacrent en moyenne 30% de leur revenu au logement et plus de 75% d’entre eux sont locataires, selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD) publié le vendredi 14 février dernier.

Bien qu’il existe des programmes gouvernementaux de soutien au logement, le financement du logement même à prix modique, constitue un casse-tête pour les ménages, souligne également ce rapport.

Selon le Affordable Housing Institute, le déficit de logement en Côte d’Ivoire est estimé à 600 000 unités avec un besoin annuel estimé à 50 000 unités. Les besoins de logement neufs sont plus prononcés dans les villes avec un besoin annuel de 200 000 unités pour la seule ville d’Abidjan. 

Les prêts au secteur du logement représentent une très faible proportion des prêts bancaires en Côte d’Ivoire. La proportion de prêts au logement, elle, n’a représenté qu’environ 1% de l’ensemble des prêts bancaires entre 2012 et 2016.

Le ratio prix/revenu élevé a entraîné une baisse du taux d’accession à la propriété immobilière à Abidjan, passant de 18,8% en 2002 à 13,7% en 2015, relève le rapport, qui note que « les logements neufs les plus abordables coûtent 21 739  dollars US (13,16 millions Fcfa)», plaçant la Côte d’Ivoire dans la médiane de ses pairs africains. 

L’un des principaux obstacles à la promotion immobilière tient au manque de fonds pour la gestion des terrains nécessaires à l’officialisation de la propriété foncière, à la constitution de réserves foncières et au développement de l’infrastructure urbaine.

La BAD recommande une amélioration de l’efficacité de l’administration des droits de propriété et de l’administration foncière. Ce qui devrait permettre de réduire les coûts de transaction associés à l’enregistrement des droits de propriété foncière.


Le secteur de transport aérien accuse des pertes de 30 milliards de dollars à cause du Coronavirus

Publié le 21.02.2020 à 22h18 par APA

Le secteur du transport aérien semble être affecté par l’épidémie liée au nouveau coronavirus. En effet, ce secteur pourrait accuser un manque à gagner total de près de 30 milliards de dollars pour les compagnies aériennes en 2020, selon l’Association internationale du transport aérien.Selon le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), Alexandre de Juniac, « 2020 sera une année très difficile pour les compagnies aériennes ». Et pour cause, la baisse nette du nombre de passagers par rapport à 2019. Ainsi, la région Asie-Pacifique accuserait une diminution de 8,2 % des passagers durant cette année, ce qui pourrait entraîner « un manque à gagner de 27,8 milliards de dollars » pour les transporteurs de la région.

En ajoutant l’impact de la faible demande pour les vols des compagnies exerçant leurs activités dans le reste du monde, le manque à gagner global pourrait atteindre 29,3 milliards de dollars. Un revers pour un transport aérien mondial habitué à de fortes croissances et qui a généré 838 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2019.

« Nous entrons dans une période compliquée pour l’industrie mondiale du transport aérien. Arrêter la propagation du virus est la priorité absolue », souligne dans un communiqué Alexandre de Juniac, pour qui les gouvernements ont un « rôle important à jouer » dans cette crise.

L’association internationale redoute ainsi que le Covid-19 n’entraîne une baisse du nombre de réservations aériennes dans le monde, ce qui serait « une première » depuis la crise financière mondiale de 2008-2009. Cette situation aura un impact financier sans doute « sévère » pour les compagnies « particulièrement exposées au marché chinois », prévient Alexandre de Juniac.

L’IATA prévient toutefois que l’ampleur de l’impact de l’épidémie sur le secteur est difficile à anticiper à ce stade, car on ignore quelle sera son évolution, et si celle-ci sera ou non, comparable à celle du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003. En outre, les États vont adapter leurs politiques budgétaires et monétaires pour atténuer cet impact.

D’après l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’épidémie a d’ores et déjà entraîné une baisse de revenus de 4 à 5 milliards de dollars pour les compagnies aériennes mondiales. Les conséquences du Covid-19 pourraient dès lors être « plus importantes que celles causées par l’épidémie de Sras en 2003 ».


Une députée pro-Soro retourne au RHDP, les autres cadres appelés à la résilience

Publié le 21.02.2020 à 21h18 par APA

Le groupe parlementaire Rassemblement qui regroupe des députés proches de Guillaume Soro, l’ex-président du parlement ivoirien, a appelé vendredi ses cadres à faire preuve de résilience en ces «moments troubles» après l’annonce du retour au Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel) de sa présidente Trazéré Célestine.« Ce jour 21 février 2020, le groupe parlementaire Rassemblement apprend par voie de presse le départ de son ex-présidente Trazéré Célestine vers d’autres horizons… Il appelle le reste de ses membres et l’ensemble des membres de Générations et peuples solidaires ( GPS), des partis politiques et mouvements de soutiens proches de M. Soro Guillaume à faire preuve de résilience et de maturité politique en ces moments troubles », a exhorté le député Issiaka Fofana, le vice-président de ce groupe parlementaire dans un communiqué transmis à APA.

 Par ailleurs, le groupe parlementaire Rassemblement a appelé ses membres et l’ensemble des ivoiriens à « persévérer  avec courage et détermination dans le combat combien difficile mais noble du renforcement de la démocratie, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans notre pays».

 « Du fond de mon cœur, je demande pardon au père (Faisant allusion à Alassane Ouattara) pour que ma lampe ne s’éteigne pas dans les ténèbres. Je reviens auprès de mon papa pour lui demander pardon, pour être à ses côtés et prendre toutes ma place. Je demande pardon à mon papa pour toutes les offenses », a entre autres déclaré la députée Trazéré Célestine lors d’une cérémonie marquant son retour au RHDP, son parti d’origine qu’elle avait quitté pour se retrouver dans l’opposition avec Guillaume Soro.


Des étudiants ivoiriens participeront en avril à un concours régional des TIC en Egypte

Publié le 21.02.2020 à 21h18 par APA

Des étudiants ivoiriens de l’Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC Polytechnique) d’Abidjan participeront du 03 au 05 avril prochain à une compétition régionale sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC) dénommée « ITC compétition » dont la finale aura lieu en Egypte, a-t-on appris sur place dans la capitale économique ivoirienne.Selon une note d’information transmise vendredi à APA, les étudiants qui représenteront la Côte d’Ivoire seront connus au terme d’une finale nationale prévue le 26 février prochain à Abidjan qui opposera soixante-neuf candidats au total.

En prélude à cette finale nationale, précise la note, la formation des candidats retenus à l’issue des phases préliminaires, a débuté depuis le 18 février dernier.

Initiée par le géant chinois de la  Télécommunication « Huawei Technologies», cette compétition a pour but de former les étudiants en vue de développer des talents locaux en TIC et améliorer le transfert des compétences.


Soudan du Sud: le chef rebelle Riek Machar a été nommé vice-président


Avec un retrait d’Afghanistan, Trump veut tenir une promesse électorale

Publié le 21.02.2020 à 20h54 par AFP

Donald Trump est souvent accusé de se comporter sur la scène internationale comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais avec l’accord avec les talibans annoncé pour la semaine prochaine, il espère pouvoir tenir une importante promesse électorale, en pleine campagne présidentielle.

« C’est au président que revient le crédit » d’un accord, indiquait récemment un haut responsable de l’administration américaine, avant l’annonce vendredi d’une trêve partielle ouvrant la voie à des discussions inter-afghanes et un retrait des forces américaines du pays.

L’opinion américaine est très favorable à un retrait d’Afghanistan après plus de 18 ans d’un conflit meurtrier qui n’a pas permis d’infliger une défaite aux talibans mais qui continue de faire des victimes, en vain.

Les opposants à Donald Trump estiment que si la guerre prend fin, ce sera malgré la politique étrangère souvent imprévisible du président américain, et non grâce à elle.

Mais Donald Trump et ses partisans pourront argumenter avant les élections de novembre qu’il a tenu sa promesse de mettre fin à une guerre impopulaire.

« Le président appellera ça une victoire et retirera des forces américaines pour montrer qu’il a gagné et sa base applaudira », estime Robert Guttman, professeur à la Johns Hopkins University.

– Déstabilisateur en chef –

Comme il le fait dans son pays, le milliardaire républicain a cherché à déstabiliser ou tout simplement ignorer les dynamiques traditionnelles de la scène internationale. Il a couvert d’insultes les alliances les plus anciennes des Etats-Unis, avec les Européens et l’Otan, et a couvert de louanges les rivaux des Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Avec son bagou de promoteur immobilier new-yorkais, Donald Trump a tenté de remporter des victoires diplomatiques que ses prédécesseurs considéraient comme impossible, avec un succès très mitigé.

Il pensait que sa touche personnelle débloquerait l’impasse avec la Corée du Nord, mais après trois rencontres historiques avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, Pyongyang n’a pas bougé sur son programme nucléaire.

Il pensait que sa campagne de « pression maximum » forcerait l’Iran à négocier: il a imposé des sanctions sévères au régime de Téhéran, s’est retiré d’un accord international qui avait permis de limiter les ambitions nucléaires du régime, et a même fait tuer le responsable militaire le plus influent du pays.

Mais là aussi, c’est l’impasse. Le président Trump a notamment avoué avoir envisager de bombarder des cibles iraniennes avant d’annuler l’opération à la dernière minute.

Il a promis de mettre un terme aux « guerres sans fin », sans succès jusque-là.

Une force réduite a reçu l’ordre de quitter la Syrie, pour ensuite se voir ordonner de rester, donnant un avantage stratégique énorme au régime syrien et à son allié russe.

Mais en Afghanistan, il pourrait enfin avoir trouvé ses marques.

– Des incertitudes –

L’annonce simultanée d’un accord par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et par les talibans est une étape importante.

Les deux parties espèrent signer un accord le 29 février, si la baisse des violences devant s’amorcer samedi et durer une semaine est concluante, ce qui constituerait un pas en avant historique en vue de pourparlers de paix en Afghanistan.

Les choses pourraient encore tourner mal, en partie à cause de la nature imprévisible de Donald Trump.

Pas plus tard qu’en septembre, Trump étonnait le monde entier en tweetant qu’il avait invité les talibans à Camp David. La rencontre avait été annulée.

Ses opposants l’avaient alors accusé d’avoir voulu réussir un coup politique en utilisant les pires ennemis des Etats-Unis.

Mais pour l’exécutif, c’est la décision brutale de M. Trump de suspendre les négociations qui a persuadé les talibans de faire plus d’efforts, pour convaincre les Etats-Unis qu’ils étaient sérieux.

« C’est le tweet du président et la décision qu’il a prise », a indiqué le haut responsable de l’administration.

Mais pour le professeur Guttman, « avec Trump, rien n’est jamais certain, ni 100% vrai ».

Cela constitue néanmoins une belle histoire pour la campagne électorale, ajoute-t-il. « Trump va appeler ça une grande victoire et un super accord diplomatique que personne d’autre que lui n’aurait pu obtenir ».


La campagne démocrate s’emballe dans le Nevada, Sanders en favori

Publié le 21.02.2020 à 20h54 par AFP

Les candidats aux primaires démocrates sillonnaient vendredi le Nevada, à la veille d’un troisième vote qui pourrait donner à Bernie Sanders une impulsion décisive vers l’investiture du parti pour défier Donald Trump, ou propulser un rival capable d’enrayer son ascension.

Organisé dans les casinos de Las Vegas jusque dans les régions désertiques de cet Etat de l’Ouest américain, le scrutin pourrait encore accroître la dynamique du sénateur indépendant avant l’avalanche de votes du « Super Tuesday », début mars, et le rapprocher d’un duel avec le républicain lors de la présidentielle de novembre.

Fidèle à sa nouvelle tradition, Donald Trump s’invitera vendredi dans le Nevada à la mi-journée pour un meeting de campagne juste avant le vote démocrate.

A coup de tweets et de discours moqueurs devant ses milliers de partisans, le président républicain se délecte de la bataille des primaires démocrates, affublant les candidats de surnoms moqueurs.

Mais il était furieux vendredi après la révélation que les Russes étaient à pied d’oeuvre, de façon souterraine, pour l’aider à remporter la présidentielle, selon le renseignement américain. Une « campagne de désinformation », selon lui, des démocrates.

– Sanders contre Bloomberg –

Faisant campagne sur un programme résolument à gauche, Bernie Sanders dispose d’un net avantage dans la moyenne des (rares) sondages portant sur le Nevada: il affiche 30% des intentions de vote, loin devant l’ancien vice-président modéré Joe Biden (16%).

L’ex-maire Pete Buttigieg et la sénatrice Elizabeth Warren suivent dans un mouchoir de poche (autour de 14%), devant le milliardaire Tom Steyer (10%).

L’autre milliardaire engagé dans la course démocrate, Michael Bloomberg, fait l’impasse, dans un choix rarissime, sur les premiers Etats pour entrer en lice lors du « Super Tuesday » le 3 mars, lorsque 14 Etats voteront.

Cet ex-républicain essuyait encore vendredi des critiques nourries après sa piètre performance lors d’un débat mercredi.

« Si cela se passe comme ça pour un débat démocrate, il est assez probable que Trump n’en fera qu’une bouchée », a jugé Bernie Sanders, dans un extrait d’entretien diffusé sur la chaîne CBS.

Comme la plupart de ses rivaux, il s’est encore indigné du montant inédit que dépense le multi-milliardaire pour financer sa campagne: déjà plus de 360 millions de dollars en spots publicitaires, selon Advertising Analytics, tirés de sa fortune.

« Nous sommes en démocratie. Chaque personne vaut un vote. Un type qui vaut 60 milliards de dollars ne peut pas acheter une élection », a lancé M. Sanders.

Mais la fortune de l’ancien maire de New York l’a déjà fait gagner en notoriété et propulsé à la troisième place dans la moyenne des sondages nationaux.

Certains démocrates s’inquiètent donc de voir le parti se déchirer dans un duel entre MM. Bloomberg et Sanders, des candidats aux deux pôles opposés pour les électeurs démocrates.

D’où la tentative frénétique chez les prétendants démocrates à la Maison Blanche de se présenter en candidat du rassemblement, plus au centre.

– Eviter le fiasco –

Déjà plus de 75.000 électeurs démocrates ont voté lors de scrutins anticipés organisés dans le Nevada, selon le parti démocrate, dont une majorité participait pour la première fois à ces primaires, ce qui pourrait laisser attendre une forte mobilisation.

Mais à qui profitera-t-elle?

Derrière le favori Bernie Sanders, la progressiste Elizabeth Warren a retrouvé de l’élan, et des financements, grâce à sa bonne performance lors du débat. La sénatrice a levé quelque cinq millions de dollars après l’émission.

Sur le terrain, le modéré Pete Buttigieg dispose aussi d’une bonne organisation. Pour contrer Bernie Sanders, il tente, lui aussi, de profiter de la controverse qui oppose le syndicat des employés de la restauration, très puissant dans les casinos de Las Vegas, aux partisans du socialiste.

Comme l’Iowa, le Nevada organise des « caucus » pour ses primaires, des assemblées d’électeurs qui exprimeront publiquement leur choix de candidat samedi à partir de la mi-journée.

Après le chaos dans la publication des résultats de ce premier Etat, les démocrates du Nevada cherchent à tout prix à éviter un même fiasco.


Le coronavirus en France: 1 décès, 10 guéris, 1 hospitalisé

Publié le 21.02.2020 à 20h53 par AFP

Sur les douze cas avérés en France d’infection au nouveau coronavirus, un Britannique est toujours hospitalisé à Lyon, un Chinois est mort à Paris et les dix autres patients sont guéris. Plus d’une soixantaine de Français sont par ailleurs encore en quarantaine dans l’Hexagone.

– Un octogénaire décédé

Après plusieurs jours en réanimation à l’hôpital Bichat à Paris, un touriste chinois de 80 ans meurt le 14 février. Son décès annoncé le lendemain est le seul à ce jour en Europe.

Arrivé en France le 23 janvier, cet homme originaire de la province de Hubei avait, dans un premier temps, consulté les urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou le 25 janvier mais n’avait pas été repéré comme un cas suspect car il ne correspondait pas aux critères. Il avait de la fièvre mais ni toux ni signe respiratoire et ne venait pas de Wuhan, épicentre de l’épidémie, mais d’une ville à 400 km au nord.

Il a ensuite développé des problèmes respiratoires qui ont motivé un changement de son classement et le test s’est révélé positif le 28 janvier.

– Dix guérisons

+ La fille de 50 ans du patient décédé, contaminée et hospitalisée à Bichat, a été déclarée guérie.

+ Un couple de Chinois, qui avaient fait partie des premiers cas annoncés le 24 janvier, est sorti de l’hôpital le 12 février. L’homme de 31 ans et la femme de 30 ans originaires de Wuhan étaient arrivés en France le 18 janvier.

+ Le 13 février, un patient de 48 ans a pu sortir à son tour après 22 jours d’hospitalisation à Bordeaux. Cet homme d’origine chinoise était rentré en France le 22 janvier après être notamment passé par Wuhan. Il avait été hospitalisé après s’être présenté à SOS-Médecins avec toux et fièvre. Selon l’équipe médicale, il été traité avec du remdesivir, un antiviral « prometteur ».

+ Un médecin hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, est sorti le 14 février. Ce premier cas avéré de transmission sur le sol français avait été annoncé le 30 janvier: il s’agit d’un médecin libéral qui a été contaminé par un patient chinois, parti ensuite pour Taïwan où il a déclaré la maladie.

Le chef de service des maladies infectieuses de cet hôpital, le professeur Eric Caumes, a indiqué à France 2 que ce patient avait suivi un traitement expérimental, basé sur des molécules utilisées « dans d’autres maladies virales ».

+ Six Britanniques, dont un enfant, avaient été contaminés par un compatriote de retour de Singapour qu’ils avaient côtoyé dans un chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie) où il avait séjourné quelques jours fin janvier avant de repartir dans son pays.

Les six, qui sont les derniers cas avérés en France, avaient été hospitalisés à Grenoble, à Lyon et Saint-Etienne. Cinq d’entre eux ont pu ressortir depuis.

– Un patient encore hospitalisé

« Il ne reste aujourd’hui qu’un seul patient hospitalisé, à Lyon, dont nous attendons la sortie prochaine », a indiqué vendredi le nouveau ministre de la Santé Olivier Véran.

Il s’agit du sixième et dernier Britannique dont l’état de santé « n’inquiète pas les médecins », a commenté vendredi soir le Directeur général de la santé Jérôme Salomon.

– Plus 350 passages en quarantaine

Depuis le début de l’épidémie, plus de 350 personnes ont été placées en quarantaine en France après avoir été rapatriées de Wuhan en quatre vagues: trois avions affrétés par la France sont arrivés les 31 janvier, 2 février et 21 février avec à leur bord ressortissants français et étrangers, et un vol opéré par les Britanniques, via Londres, le 9 février.

Certains passagers étrangers sont repartis directement dans leur pays. Les Français et étrangers restés en France ont été confinés pendant 14 jours, durée maximale d’incubation du virus, dans trois lieux.

Les 225 accueillis dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) sont tous déjà ressortis, d’abord 181 le 14 février puis 44 le 16 février.

Sur les 113 hébergés dans un centre de formation des officiers de sapeurs-pompiers à Aix-en-Provence, 78 sont sortis le 16 février. Les 35 personnes arrivées via Londres ne doivent ressortir que dimanche 23 février.

La quatrième vague de 28 Français est arrivée ce vendredi dans un centre de vacances du village de Branville, dans le Calvados.

– Les Français du Diamond Princess

Quatre Français étaient à bord du paquebot Diamond Princess, placé en quarantaine au Japon et qui reste le plus important foyer de contagion hors de Chine.

Trois d’entre eux ont été testés positifs et hospitalisés au Japon, le quatrième est un membre d’équipage toujours à bord.

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