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Tuesday, February 18th, 2020

 

Climat, malbouffe… « Menace immédiate » pour la santé de tous les enfants, alerte l’ONU

Publié le 19.02.2020 à 01h50 par AFP

Dérèglement climatique, malbouffe, marketing des fabricants de tabac… La santé des enfants fait partout face à une « menace immédiate » et aucun pays dans le monde ne protège leur avenir de façon satisfaisante, avertit l’Organisation des Nations unies (ONU).

Des avancées ont été réalisées au cours des 20 dernières années dans le domaine de la santé des enfants et des adolescents, mais « ces progrès sont aujourd’hui au point mort » voire « menacés », estiment les auteurs d’un rapport publié mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à cette conclusion sévère, ce groupe de 40 experts indépendants en santé infantile du monde entier, convoqués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef, a construit un nouvel indice mesurant la possibilité des enfants de s’épanouir, à partir des données de 180 pays (indicateurs de mortalité, d’état de santé, de nutrition, d’éducation…).

Sans surprise, ce sont des pays riches qui arrivent en tête avec la Norvège en première position, suivie par la Corée du Sud, les Pays-Bas et la France. Inversement, le bas du classement est occupé par des pays d’Afrique subsaharienne: République centrafricaine, Tchad, Somalie et Niger.

Mais les auteurs du rapport, intitulé « Un avenir pour les enfants du monde? », mettent en regard de ce classement des mesures de « durabilité » (évolution des émissions de CO2, inégalités de revenus…) et soulignent que « si beaucoup de pays à haut revenu ont un très bon score à l’index d’épanouissement, ils sont proches du bas du classement pour leur contribution à la durabilité écologique ».

Quant aux pays les plus pauvres, si leurs émissions de gaz à effet de serre sont parmi les plus faibles, « beaucoup sont exposés aux effets les plus sévères d’un changement climatique rapide ».

– « Pratiques commerciales néfastes » –

Seuls neufs pays sont à la fois en mesure d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 par habitant fixés pour 2030 tout en étant situés dans les 70 meilleurs scores pour l’index d’épanouissement: l’Albanie, l’Arménie, la Grenade, la Jordanie, la Moldavie, le Sri Lanka, la Tunisie, l’Uruguay et le Vietnam.

« Les pays doivent revoir leur approche de la santé des enfants et des adolescents en faisant en sorte, non seulement de prendre soin d’eux aujourd’hui, mais en protégeant le monde dont ils hériteront », souligne Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et co-présidente de la commission d’experts convoquée par l’OMS et l’Unicef.

Parmi les menaces pesant sur la santé des générations futures, le rapport évoque en premier lieu la pollution de l’air et l’ »intensification des menaces climatiques ».

« Si le réchauffement climatique dépasse 4°C d’ici 2100 comme le prévoient les projections actuelles, cela entraînera des conséquences sanitaires désastreuses pour les enfants, en raison de la hausse du niveau des océans, des vagues de chaleur, de la prolifération de maladies telles que le paludisme et la dengue, ainsi que de la malnutrition ».

Les experts dénoncent aussi des « pratiques commerciales néfastes » pour la santé des enfants, exposés au marketing de marques d’aliments ultra-transformés, de boissons sucrées, d’alcool, de cigarettes électroniques ou de tabac.

De nombreuses études montrent que « l’auto-régulation par les industriels ne fonctionne pas », souligne Anthony Costello, pédiatre et ancien directeur de l’Institute for Global Health (Royaume-Uni), évoquant l’exposition aux publicités pour l’alcool pendant les rencontres sportives et l’explosion de l’obésité infantile et adolescente, multipliée par 11 entre 1975 et 2016.

Aussi, ils appellent les gouvernements nationaux à durcir leur réglementation en la matière.

Ils leur recommandent également de s’attaquer « avec la plus grande urgence » aux émissions de CO2 pour « faire en sorte que les enfants aient un avenir sur cette planète », de prendre en compte la voix des plus jeunes dans les décisions politiques et d’évaluer systématiquement les effets de ces décisions sur la santé infantile.


A Pompéi, des thermes romains tirés de l’oubli avec un petit squelette…

Publié le 18.02.2020 à 23h50 par AFP

Des thermes romains conçus pour être le joyau de Pompéi mais détruits par l’éruption volcanique de l’an 79 ont été ouverts lundi au public, qui a aussi pu découvrir l’émouvante histoire d’un petit squelette…

Piliers et blocs de marbre se trouvent là où ils ont été laissés lorsque la cité antique fut submergée par les coulées pyroclastiques du Vésuve pendant la catastrophe.

Il en est de même du squelette d’un enfant qui y avait cherché refuge en vain et a été sorti de l’oubli par la dernière campagne de fouilles.

Les architectes de l’époque « s’étaient inspirés des thermes de l’empereur Néron à Rome, les salles devaient être plus grandes et plus légères, avec des bassins de marbre », a déclaré à l’AFP le directeur du site archéologique de Pompéi, Massimo Osanna.

« Ce furent des fouilles chargées d’émotion », a déclaré pour sa part Alberta Martellone, l’archéologue qui a dirigé un anthropologue, un géologue et un vulcanologue dans l’étude du squelette de l’enfant, mort entre huit et dix ans.

« Il ou elle cherchait un abri et au lieu de cela a trouvé la mort », raconte-t-elle.

– « Vie interrompue » –

Ces fouilles ont aussi été « émouvantes d’un point de vue architectural, parce qu’il est inhabituel de trouver un bâtiment aussi grand, avec des pièces aussi vastes, dans cette ville construite de manière si dense », explique l’archéologue.

Le chantier avec son petit squelette est « le symbole d’une vie interrompue ».

A l’origine, les bains publics de la ville étaient plus petits, sombres et souvent surpeuplés. Le nouveau complexe aurait fourni un cadre plus luxueux à ceux qui en avaient les moyens, à savoir la plupart des citoyens, mais pas les esclaves.

Des fouilles récentes à Pompéi ont abouti à plusieurs découvertes importantes, y compris une inscription découverte l’an passé qui prouve que la cité a été détruite après le 17 octobre 79 et non le 24 août comme on le pensait jusque-là.

Il y a quelques semaines, les archéologues ont découvert une fresque représentant un gladiateur en armure se tenant debout victorieux alors que du corps de son adversaire terrassé jaillissait le sang.

La fresque se trouve dans ce qui était, il y a 20 siècles, une taverne qui devait accueillir combattants et prostituées.

En plus des thermes, le public peut depuis lundi visiter une petite domus (demeure) avec une fresque représentant l’union du dieu Jupiter transformé en cygne et Léda, l’épouse de l’épouse de Tyndare roi de Sparte.

De l’autre côté de la rue du Vésuve, la surprenante Maison des cupidons d’or a rouvert ses portes après des travaux réalisés sur ses sols en mosaïque.

– Le défi du climat –

Alors que les chasseurs de trésors ont pillé Pompéi à travers les siècles à la recherche de bijoux ou d’objets précieux, des zones entières du site restent aujourd’hui encore inexplorées.

Chaque découverte aide les historiens à comprendre non seulement ce qu’était la vie dans l’antique cité, mais aussi ce qui s’est passé dans ses dernières heures tragiques, lorsque le ciel s’est chargé de feu et de cendres, a expliqué Massimo Osanna.

Le projet Grand Pompéi, financé en partie par l’UE, s’achèvera à la fin de l’année, mais le gouvernement italien a alloué 32 millions d’euros pour la poursuite des fouilles.

Les événements météorologiques violents causés par le changement climatique « sont notre plus grand défi », a ajouté M. Osanna, dont le nouveau livre « Pompéi, il tempo ritrovato » (Pompeï le temps retrouvé, Rizzoli) décrit la course pour préserver ce site vulnérable inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

« Nous avons 50 personnes – restaurateurs, archéologues, architectes, ingénieurs – sur place en permanence, qui effectuent des inspections et interviennent si nécessaire, et ce nombre passera à 70 l’année prochaine », a-t-il précisé.

La cité de ruines, près de Naples, est le deuxième site touristique le plus visité d’Italie, derrière le Colisée de Rome, avec un peu moins de quatre millions de visiteurs en 2019.


Number of Afghan children needing help to survive in 2020 jumps 40%

  • A quarter of Afghanistan’s population – 9.4m people – will require humanitarian assistance this year. More than half of those in need are children.

  • 18 years of conflict has turned Afghanistan into one of the most dangerous places in the world where every single child has known only war.

  • Girls and boys experience conflict differently and face different kinds of risks. This must be reflected in humanitarian interventions to protect them better from harm.

The number of children in Afghanistan who will need humanitarian assistance in 2020 has jumped by 40 percent compared to last year, warns Save the Children[i], meaning an extra 1.5 million children need support to survive.

In 2020, an additional 3.1 million people will need help, more than half of whom are children. That takes the total number of children who need some kind of humanitarian support to 5.26 million[ii], making Afghanistan one of the worst places in the world to be a child.

Moreover, girls and boys experience conflict differently. In this year’s ‘Stop The War On Children’ report which was launched last week, Save the Children found that girls in conflict-affected areas are at far higher risk of sexual and other forms of gender-based violence, including child, early and forced marriage. In all verified cases of sexual violence against children in conflict, girls are the victims nine times out of 10. Boys are much more likely to be exposed to killing and maiming, abductions and recruitment into armed groups.

Security across Afghanistan has deteriorated over the past two years, with record numbers of children killed and maimed. According to the UN, children made up an astonishing 77 percent of civilian casualties from explosive weapons in the first nine months of 2019. This daily deadly risk has a deep impact on the mental health of children, as they witness acts of extreme violence and face traumatic and life-changing injuries. Today in Afghanistan, 1 in 10 people lives with a physical disability.

A recent analysis[iii] by Save the Children found that two-thirds of parents surveyed in parts of Afghanistan said their children are scared of explosions, kidnappings or other forms of extreme violence on their journeys to school, revealing the extent to which children are living in constant fear for their lives and lack support to help overcome their distressing experiences.

Onno van Manen, Afghanistan Country Director, Save the Children, said:

“Afghanistan remains largely forgotten in the shadow of other global emergencies after more than 18 years of conflict, tens of thousands of civilian deaths and multiple failed peace efforts. This is a country where all children who were born and raised here have known nothing but war, where they are scared to go to school and where they risk abuse and exploitation. Afghan children lack access to basic healthcare and quality education, not to mention the professional support they need to help them cope with all they have endured.”

“Save the Children is stepping up its activities throughout Afghanistan in recognition of the dire situation children are facing. They have a right to safety, security and well-being under international law, yet these fundamental rights are regularly threatened. We must give Afghan children a future free from violence and fear.”

#StopTheWarOnChildren

NOTES TO EDITORS

  • In 2019, Save the Children reached over four million individuals in Afghanistan, including over 900,000 children, through programmes in education, health, nutrition, food security, child rights and child protection.
  • Save the Children has field offices in eight provinces and humanitarian activities in 14 (out of 34) provinces in Afghanistan.
  • Save the Children in Afghanistan has a funding target of $25m in 2020, of which $11.5m has been secured, leaving a funding shortfall of $13.5m.
  • Click here for the 2018-2021 UN Humanitarian Response Plan for Afghanistan.
  • Join our campaign to Stop The War On Children.
  • To help the children of Afghanistan, click here.

[i] According to the latest UN assessment, 9.4m people will require humanitarian assistance in 2020, up from 6.3m in 2019. That’s an increase of 3.1m. Nearly half (47.8 percent) of Afghanistan’s population is under the age of 15 which means that of the additional 3.1m in need in 2020, 1.48m are children under 15.

[ii] The UN estimates that 56 percent of people in need in Afghanistan in 2020 are children under 18. This means that of the 9.4m people in need in 2020, 5.26m are children.

[iii] The research was undertaken over a two-week-long period in April 2019 in selected districts of Kabul, Balkh, Faryab and Sar-e-Pul provinces, using a combination of qualitative and quantitative tools. The qualitative research involved 30 interviews with key informants (6 females; 24 males) including relevant government officials at national and sub-national levels and national and international development partners. In addition, eight Focus Group Discussions – two per province – were held with children in the surveyed communities. The quantitative data was collected through a household survey, involving structured face-to-face interviews with 600 parents (50 percent female) and 90 children, 50 percent of whom were girls. The mean age for girls who participated in focus group discussions was 11 and for boys it was ten.


Opening people’s access to life-saving aid in CAR

For the past three years, persistent violence and damaged roads had made Mingala town in Basse-Kotto, a district in the Central African Republic (CAR) inaccessible for aid workers. The affected people of the town had not received humanitarian assistance for a long time and felt abandoned.

That changed in November 2019, when a team of humanitarian workers arrived to assess the condition of the 400 internally displaced persons (IDPs) and their host families in the town. The team had chartered a helicopter to asses flood-affected areas and decided to seize the opportunity to evaluate the needs of people in hard-to-reach areas.

The team not only identified what people most wanted but brought supplies of essential household items, education supplies and dignity kits for girls and women.

Read more on United Nations OCHA.


Congo : une capacité de production renforcée pour exporter de l’électricité

Publié le 18.02.2020 à 21h18 par APA

La troisième (3ème) turbine de la Centrale Electrique du Congo (CEC) d’une capacité de 170 MW a été mise en service ce mardi dans la ville océane de Pointe-Noire, capitale économique du Congo, par le président Denis Sassou N’Guesso en vue de maximiser la capacité énergétique et offrir au pays la possibilité d’exporter l’électricité.« Avec la mise en service de cette troisième turbine, la capacité énergétique de la société CEC fruit du partenariat gouvernement Congolais (80%) et la société pétrolière ENI (20%) passe de 314 MW à 484 MW ce qui consolide le statut de cette société en tant premier producteur d’électricité au Congo », a déclaré le ministre congolais de l’hydraulique et de l’énergie, M Serges Blaise Zonaba.

Selon le ministre congolais, « la CEC dispose à présent de quoi satisfaire les besoins électricité de près 4 millions de congolais et peut en exporter une partie vers les pays de la sous région ». Ceci entre dans la mise œuvre de la politique gouvernementale visant à offrir l’électricité à un plus grand nombre de Congolais. »

Serges Blaise Zonaba a cependant plaidé pour la mise place d’un réseau de distribution fiable à mesure de transporter l’énergie produite vers les usagers.

« Le réseau de distribution, nécessite de grands travaux de réfection pour que l’accès à l’énergie pour tous soit effectif et que soit mis fin aux problèmes de délestage que connait le pays », a-t-il souligné.

Intervenant à son tour, le responsable ENI pour l’Afrique, M Guy de Ruisseau a souhaité que le partenariat entre le Congo et ENI dans ce domaine soit pérennisé. Il a émis le vœu de voir cette usine atteindre la capacité de 1000 MW avec en perspective la construction d’une quatrième turbine dont les études de faisabilité sont déjà disponibles.

Cette Centrale Electrique du Congo (CEC), a vue la pose de sa première pierre en mai 2008. La 1ère turbine (GT1) et la 2ème (GT2) ont été mises en service respectivement les 13 et 20 novembre 2010. Son inauguration officielle avait eu le 23 décembre 2011 par le président Denis Sassou N’Guesso.


Présidentielle en G’Bissau : La CNE campe sur sa position et saisit la CEDEAO

Publié le 18.02.2020 à 21h18 par APA

En réponse à l’arrêté de la Cour Suprême qui demandait un nouveau recomptage des voix, La commission nationale électorale (CNE) a décidé de valider les résultats définitifs du second tour de la présidentielle en Guinée Bissau, estimant avoir fait ce travail sur demande de la CEDEAO.Selon la CNE, cette décision a été exécutée. Mais suite à l’impasse causée par l’interprétation de son arrêté, une délégation du comite de suivi de la mission de la CEDEAO en séjour dans le pays le 30 janvier dernier, avait demandé à titre exceptionnel à la CNE d’effectuer la vérification et la consolidation des données régionales. La CNE, dans l’accomplissement des souhaits de la CEDEAO, a procédé le 4 février dernier à la vérification et la consolidation des données comme l’avait mentionné le point 10 du communiqué final de cette organisation sous régionale validant ainsi les résultats définitifs du second tour.

Dans sa lettre, la CNE a rappelé qu’elle a été notifié le 14 février dernier à travers son avocat de l’arrêté No4/20 à la Cour Suprême de Justice qui exigeait l’application scrupuleuse de l’arrêté No 01/20, c’est à dire le recomptage des voix au niveau national.

Presque deux mois après le second tour, le camp des vainqueurs demande désormais à la CEDEAO d’imposer des sanctions contre ceux qui veulent empêcher l’investiture du nouveau président Umaro Sissoco Embalo le 29 février prochain.

Le candidat du Madem G15 a été déclaré vainqueur par la CNE lors du second tour tenu le 29 décembre dernier avec 53,55% contre 46,45% pour Domingos Simoes Pereira du PAIGC au pouvoir.


Angola: l’ex-président Dos Santos défend son fils et un ancien haut responsable

Publié le 18.02.2020 à 20h50 par AFP

L’ancien président angolais José Eduardo Dos Santos a défendu par écrit son fils José Filomeno ainsi que l’ex-gouverneur de la Banque centrale d’Angola, jugés à Luanda pour corruption.

Dans une réponse écrite à des questions des juges datant du 6 février et présentée mardi au tribunal, l’ex-président – qui vit en Espagne – affirme que son fils et l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Valter Filipe da Silva, ont agi « pour améliorer la vie du peuple » angolais.

Le fils de l’ex-chef de l’Etat, 42 ans, a dirigé sous le règne de son père le fonds souverain angolais, chargé d’investir une partie des revenus du deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne.

La justice l’accuse d’avoir détourné 500 millions de dollars de fonds publics avec la complicité du gouverneur de la Banque centrale de l’époque, transférés en Suisse.

« J’ai autorisé le transfert des 500 millions de dollars qui étaient uniquement destinés à garantir des investissements » de 30 milliards de dollars, écrit l’ex-président angolais. Cela « a été fait pour la situation économique du pays (…) non pour l’intérêt personnel de ceux qui ont exécuté » ce transfert, ajoute-t-il.

Il a affirmé qu’il avait ordonné à M. da Silva de garder ces opérations « top secret », mais qu’il en avait informé Joao Lourenço qui lui a succédé en 2017.

Selon Sergio Raimundo, avocat de l’ex-gouverneur de la Banque centrale, la réponse de José Eduardo dos Santos « confirme que ces opérations faisaient partie du mandat donné par l’ancien président » et que son client n’avait pas cherché « à voler de l’argent ».

Placé en détention provisoire en septembre 2018, Jose Filomeno dos Santos a été libéré six mois plus tard dans l’attente de son procès, qui s’est ouvert en décembre 2019 à Luanda. Le verdict doit être prononcé le 3 mars et le fils dos Santos risque jusqu’à douze ans de prison.

L’ancien chef de l’Etat est accusé par ses détracteurs d’avoir mis le pays et son économie en coupe réglée au profit d’une poignée de membres de sa famille et de proches.

Mais, à la surprise générale, le vent a commencé à tourner dès qu’il a cédé la tête de l’Etat à son ministre de la Défense Joao Lourenço à l’issue des élections de 2017, épilogue de 38 ans de règne.

Son successeur a depuis écarté la garde rapprochée de son prédécesseur des instances dirigeantes du parti au pouvoir, des institutions et des entreprises publiques, au nom de la lutte contre la corruption.

Isabel dos Santos, fille de l’ex-président a été débarquée de la présidence de la compagnie pétrolière publique Sonangol en 2018.

La justice a ordonné le gel spectaculaire de ses comptes bancaires et de ses avoirs dans toute une ribambelle de sociétés qu’elle contrôle, dont les banques BIC et BFA et l’opérateur de téléphonie mobile Unitel.

Elle soupçonne la milliardaire et son mari, l’homme d’affaires congolais Sindika Dokolo, d’avoir détourné un milliard de dollars d’argent public.


Le meilleur journaliste ivoirien «désormais condamné à la qualité et à l’excellence»

Publié le 18.02.2020 à 20h18 par APA

Le journaliste ivoirien Serge Koléa de la Radiodiffusion télévision ivoirienne ( RTI) qui a remporté le prix du meilleur journaliste de Côte d’Ivoire ( Super Ebony) à l’édition 2019 de la nuit de la communication, est « désormais condamné à la qualité et à l’excellence», a estimé Maurice Kouakou Bandaman, le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie.«Vous avez couvert pratiquement toutes nos activités. Je vous félicite et j’étends cela aux autres journalistes culturels qui relayent nos activités auprès des populations. Un prix à son prix et vous êtes désormais condamnés à la qualité et à l’excellence», a dit M. Bandaman à M. Koléa qui lui a présenté sa distinction, lundi, lors d’une cérémonie.

 Poursuivant, il a soutenu que la carrière du « Super Ebony» «vient de commencer » avec cette consécration.

De son côté, M. Koléa en sa qualité de journaliste culturel,  a dédié son prix au ministère de la Culture et de la Francophonie estimant que ce département ministériel a déployé beaucoup de moyens pour la promotion de la culture en Côte d’Ivoire.

Sergé Koléa a été désigné le meilleur journaliste de la Côte d’Ivoire au titre de l’année 2019 au terme de la 21è nuit de la communication qui a au lieu le 18 janvier dernier à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne.


Les premiers bidons d’huile tchadiens mis sur le marché

Publié le 18.02.2020 à 20h18 par APA

L’huilerie de la Société cotonnière du Tchad basée dans la capitale économique, Moundou, au sud du pays, a mis ses premiers bidons sur le marché, a appris, APA, mardi des sources proches de l’entreprise.Après 10 ans de fermeture, les premiers litres de l’huile végétale sont sur le marché depuis le 13 février 2020. L’huilerie produit quotidiennement 300 bidons d’huile de 20 litres et 4500 cartons d’huile raffinée de 15 litres. En plus de l’huile, il est produit 20 000 sacs de tourteaux destinés à la consommation du bétail.

Le chef de service production, l’ingénieur Sougui Allanga se réjouit que « les ménages tchadiens consommeront à satiété de l’huile « made in Chad », ajoutant que les éleveurs bénéficieront aussi de tourteaux pour alimenter leur bétail.

M. Sougui rassure que la matière première est disponible, et l’huilerie de Moundou, dit-il, espère d’ici fin février trouver une production optimale et de qualité pour les marchés tchadiens.

« 63000 tonnes de graines de coton sont escomptées pour la trituration. Nos produits ravitailleront toute l’étendue de territoire », explique l’ingénieur Sougui rassurant par ailleurs sur la qualité de l’huile qui est certifiée par le Centre de contrôle de la qualité des denrées alimentaires (Cecoqda). Cette huile ajoute-t-il est « sans cholestérol donc pas nuisible pour la santé ».

A la sortie de l’usine, le carton de 15 bouteilles d’un litre est vendu à 13 000 FCFA. Sur le marché, le litre est vendu autour de 1 500 FCFA. Par contre l’huile artisanale se vend autour de 1 000 FCFA. Pour le tourteau, le sac de kilogrammes est fixé à 8 000 FCFA. Au delà de 100 sacs, le prix du sac est revu en baisse soit à 750 FCFA


Alstom/Bombardier: nouveau test pour les règles de la concurrence de l’UE

Publié le 18.02.2020 à 19h50 par AFP

Après la fusion avortée Siemens/Alstom, un autre géant européen du rail se profile avec le rachat annoncé lundi du canadien Bombardier par le français Alstom. Un nouveau test pour les règles controversées de la concurrence de l’UE.

Mardi, Bruno Le Maire, ministre français des Finances, partisan de ce rapprochement, s’est félicité d’un « très bon entretien » avec la Commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager. Elle avait interdit il y a un an l’union franco-allemande et s’était retrouvée sous le feu des critiques de Berlin et Paris.

– Un veto de l’UE est-il probable ? –

De l’avis général, l’acquisition par Alstom de Bombardier (tramway, métro, train) devrait être moins difficile que le mariage Siemens/Alstom.

Comme l’a souligné lundi le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, le principal problème il y a un an reposait sur la signalisation ferroviaire: le français et l’allemand étaient très présents sur ce marché stratégique, qui garantit la sécurité des voyageurs tout en permettant d’augmenter les cadences sur des lignes de train et métro frôlant la saturation dans les grandes villes. Or, ce n’est pas le cas de Bombardier.

De plus, le canadien est très peu actif dans le train à grande vitesse. C’était le deuxième écueil à l’union Siemens/Alstom identifié par la Commission européenne: l’allemand fabrique en effet les ICE et Alstom les TGV.

« Les chevauchements sont beaucoup moins grands », résume une source à Bruxelles.

– Un rival chinois, plus menaçant ? –

En février 2019, le veto de la Danoise Vestager à l’union Siemens/Alstom avait mis en rage M. Le Maire et son homologue allemand Peter Altmaier, qui avaient brandi en vain l’épouvantail de la puissante entreprise publique chinoise CRRC.

« A l’époque, la Commission européenne avait estimé ne pas voir de perspective d’entrée des chinois dans un avenir proche dans l’UE », rappelle à l’AFP Emmanuel Durand du cabinet De Pardieu Brocas Maffei.

Depuis, ils ont acquis en août 2019 un fabricant de locomotives, racheté à l’allemand Vossloh, et ils ont décroché à la fin de l’année le tramway de Porto, au nez et à la barbe de Siemens.

« C’est la preuve que cette possibilité théorique de pénétration du marché européen s’est concrétisée », constate M. Durand.

D’ailleurs, alors que le Royaume-Uni vient de quitter l’UE, CRRC négocie aussi avec le gouvernement britannique pour le gigantesque projet de ligne à grande vitesse HS2 (High Speed 2) qui doit relier Londres au centre et au nord de l’Angleterre.

– Réforme de la concurrence, un atout ? –

Le veto de Bruxelles à Siemens/Alstom avait poussé Berlin et Paris à réclamer une réforme de la concurrence dans l’UE pour tenir tête notamment aux rivaux chinois subventionnés.

Début décembre, Mme Vestager avait reconnu qu’il « était temps d’actualiser les règles afin de mieux tenir compte de la mondialisation ».

Elle avait toutefois précisé que si c’était à refaire, elle ferait encore dérailler le projet Alstom-Siemens. L’UE ne doit pas aider à la constitution de champions industriels « biberonnés et chouchoutés » mais laisser la concurrence stimuler leur création, avait-elle prévenu.

Et pour l’instant, la Danoise n’a donné aucun calendrier sur ces projets de réforme. « L’analyse par Bruxelles de la fusion Alstom/Bombardier sera tout aussi rigoureuse que celle faite pour Siemens/Alstom. Ce ne sera pas un laboratoire d’essai d’une réforme du droit de la concurrence », a jugé M. Durand.

– Quel recours en cas de veto de l’UE ? –

Si Bruxelles se montrait sceptique, Bombardier et Alstom pourraient tenter d’arracher son feu vert en proposant des solutions telles que des sessions de sites de production à des rivaux.

En cas de veto, Bombardier et Alstom pourraient déposer un recours auprès de la justice européenne de Luxembourg. La fusion serait certes interdite, mais ils pourraient réclamer des dommages-intérêts à Bruxelles.

Une procédure qui durerait entre trois et cinq ans et à l’issue très incertaine. En 2007 toutefois, la Commission européenne avait été condamnée à indemniser « partiellement » le groupe français Schneider pour avoir empêché à tort en 2001 sa fusion avec son compatriote Legrand.