Main Menu

Sunday, February 16th, 2020

 

Maroc : Mise en place d’une fiche sanitaire du passager au niveau des aéroports et des ports  


Troupes américaines en Afrique: Pompeo promet une démarche collective

Publié le 16.02.2020 à 20h50 par AFP

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a assuré dimanche à Dakar que les Etats-Unis veilleraient à faire « ce qu’il faut » en partenariat avec leurs alliés au sujet de la réduction ou non de leur présence militaire en Afrique, notamment au Sahel confronté aux violences jihadistes.

M. Pompeo, qui s’exprimait devant la presse, s’est gardé de tout engagement et a laissé ouverte la question d’une réduction des forces américaines, actuellement à l’examen à Washington.

Peu auparavant, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Amadou Ba, à ses côtés, avait indiqué que les Etats-Unis avaient fait part aux dirigeants sénégalais « de leur volonté de retirer leurs forces combattantes ». Il avait souligné que, pour le Sénégal, cela ne signifiait pas un retrait militaire américain du continent, les Etats-Unis apportant un soutien en renseignement, en logistique et en formation à la lutte contre le jihadisme.

Après trois ans d’administration Trump, M. Pompeo est le plus haut responsable américain à effectuer une tournée en Afrique subsaharienne. Après le Sénégal où il est arrivé samedi après-midi, il partait dimanche pour l’Angola, avant l’Ethiopie jusqu’à mercredi, d’où il se rendra en Arabie saoudite.

M. Pompeo entame sa première visite en Afrique subsaharienne dans les fonctions de secrétaire d’Etat au moment où les Etats-Unis veulent réduire les opérations antijihadistes dans le monde pour concentrer leurs forces sur ce qu’ils considèrent comme les menaces russe et chinoise pour leur suprématie militaire.

L’Afrique, où l’armée américaine est présente avec quelque 6.000 soldats, notamment au Sahel, en Somalie et à Djibouti, est considérée comme pouvant être la première concernée par la redistribution des forces.

Epargné par les violences au Sahel voisin, le Sénégal est communément salué comme une zone de stabilité et un partenaire solide dans la lutte contre l’extrémisme. Il suit avec la plus grande attention la réflexion américaine.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a affirmé l’importance que « l’Afrique puisse monter en première ligne ». Mais il a relevé l’absence de moyens militaires et financiers africains, et rappelé la proposition du président Macky Sall de financer l’effort, en accord avec la communauté internationale, en y affectant 1% du déficit budgétaire des pays africains.

L’Afrique « a besoin des Etats-Unis d’Amérique », a-t-il dit.

– Opportunités économiques –

« Nous ferons ce qu’il faut, nous ferons ce qu’il faut collectivement, j’en suis convaincu », a répondu M. Pompeo en évoquant les partenaires sénégalais, africains, français et européens des Etats-Unis.

Quand l’examen du niveau des forces en cours au Pentagone sera achevé, « nous en discuterons, non seulement avec le Sénégal, mais tous les pays de la région, nous discuterons des raisons de ce que nous faisons, de la manière dont nous le faisons, et nous parviendrons à un résultat qui marche pour tout le monde », a-t-il dit.

Le Pentagone a annoncé mercredi un premier ajustement de ses forces en Afrique avec le remplacement d’une unité de combat par des instructeurs.

M. Pompeo est arrivé en Afrique quelques jours après le durcissement par le président Donald Trump des conditions d’entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de quatre pays africains (dont aucun sur l’itinéraire de M. Pompeo). En 2018, le président Donald Trump avait qualifié de « pays de merde » les Etats africains envoyant des immigrés aux Etats-Unis.

Le département d’Etat a souligné avant la visite de M. Pompeo que les trois pays africains visités étaient des « contributeurs majeurs à la stabilité régionale », à commencer par le Sénégal, qui fournit environ 1.500 hommes à la Mission de l’Onu au Mali.

Cependant, c’est surtout l’engagement économique que Washington comptait mettre en avant, y compris pour contrer la poussée chinoise sur un continent aux forts taux de croissance. Les trois pays sont « particulièrement remarquables » en termes d’opportunités, selon le département d’Etat.

M. Pompeo a résumé l’approche américaine: croissance et sécurité sont « mutuellement bénéfiques ».

Il a assisté dimanche matin à la signature de cinq protocoles d’accord, pour la construction d’une autoroute entre Dakar et Saint-Louis (entre l’Américain Bechtel et le Sénégalais Ageroute), dans les domaines de la santé et la production d’électricité (entre l’Américain General Electric et des agences gouvernementales sénégalaises).


Des milliers d’Algériens défilent à Kherrata, berceau de la contestation

Publié le 16.02.2020 à 20h50 par AFP

Des milliers de personnes ont défilé dimanche à Kherrata dans l’est de l’Algérie, à l’occasion du 1er anniversaire d’une manifestation inédite dans cette ville contre la candidature à un 5e mandat de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, selon des témoins.

La manifestation de Kherrata avait donné le coup d’envoi à une vague de contestation populaire sans précédent contre le pouvoir, qui a poussé à la démission le 2 avril 2019 de M. Bouteflika, lâché par l’armée.

Le 16 février 2019, un rassemblement spontané a réuni des milliers de manifestants contre un nouveau mandat de M. Bouteflika, impotent et aphasique, à Kherrata, à 300 km à l’est d’Alger, la première marche à avoir allumé l’étincelle de la fronde qui devait ensuite gagner toute l’Algérie.

Le lendemain, le 17 février, une marche similaire a eu lieu à Bordj Bou Arreridj (150 km au sud-est d’Alger) et trois jours plus tard, des centaines de personnes ont manifesté à Khenchela dans l’est algérien également.

Durant le rassemblement de Khenchela, certains protestataires sont montés sur le toit de la mairie pour décrocher un portrait géant du chef de l’Etat qui recouvrait une partie de la façade à côté du drapeau algérien.

Quelques jours plus tard, le 22 février, des millions d’Algériens sont descendus dans les rues de toutes les grandes villes du pays pour exprimer leur rejet d’un 5e mandat de M. Bouteflika.

Pour marquer le 1er anniversaire de la marche de Kherrata, des milliers de manifestants ont sillonné dimanche les rues de la ville aux cris de « Les Algériens sont tous des frères » et brandissant l’emblème national ou berbère.

Plusieurs figures du « Hirak » -le mouvement de contestation-, parmi lesquelles le vétéran très respecté de la guerre d’indépendance Lakhdar Bouregaa ou encore Samir Benlarbi, un militant actif de la société civile, ont pris part à la manifestation, selon les témoins.

Les manifestants ont appelé à « une période de transition » devant aboutir à un changement de régime.

Le point de départ de la manifestation de 2019 à Kherrata a été rebaptisé « Place de la Liberté du 16 février 2019 ». Une stèle y a été érigée.

Le président Abdelmadjid Tebboune, élu le 12 décembre lors d’un scrutin boycotté par la majorité des Algériens, a de nouveau tendu dimanche la main à la contestation, lors d’une rencontre entre le gouvernement et les préfets du pays.

« Il y a de cela une année, les citoyens et citoyennes sont sortis dans un +Hirak+ béni pacifique, sous la protection de l’Armée nationale pour revendiquer le changement et rejeter, pacifiquement, l’aventure qui a failli conduire à l’effondrement de l’Etat et de ses piliers pour retomber dans la tragédie des années 1990 », a-t-il dit en allusion à la « décennie noire » de la guerre civile, selon l’agence APS.


RDC: au moins 14 morts à Kinshasa dans un accident de la route (nouveau bilan)

Publié le 16.02.2020 à 20h50 par AFP

Au moins 14 personnes ont été tuées et plusieurs blessées dimanche à Kinshasa dans la spectaculaire collision d’un camion qui a percuté d’autres véhicules et fauché des passants à la suite d’un problème de freins, selon un nouveau bilan.

« Jusqu’à maintenant, il y a 14 décès et plusieurs blessés. On peut avoir plus de 30 blessés », a déclaré le ministre de la Santé, le Dr Eteni Longodo depuis une clinique située à côté des lieux de l’accident.

En début d’après-midi, la police faisait état de dix morts et 41 blessés.

Le chauffeur d’un camion-benne a perdu le contrôle de son véhicule quand il descendait une rue près du campus de l’université de Kinshasa (Unikin).

Une panne de frein est à l’origine de l’accident, selon plusieurs sources. Le camion « a percuté huit véhicules. Il y a tellement de morts que je n’en reviens pas », a déclaré à l’AFP une témoin, Yasmine Lutonadio.

Sur place, l’AFPTV a vu une demi-douzaine de véhicules fracassés, dont deux mini-bus et trois voitures.

« Le gouvernement est là. Nous nous occupons de la population. Nous allons faire en sorte que tout le monde puisse bénéficier de soins de qualité », a promis le ministre de la Santé.

Les Congolais se plaignent souvent de l’absence des pouvoirs publics dans les nombreuses tragédies qui émaillent leur vie quotidienne (accidents de la route et naufrages sur les voies navigables….).

Egalement présent sur place, le ministre de l’Intérieur Gilbert Kokande a envisagé des « mesures préventives que nous pourrions prendre » pour « éviter » des excès de vitesse sur cette rue en pente entre l’université et un croisement très fréquenté.


Iran: Rohani exclut de démissionner, malgré les difficultés

Publié le 16.02.2020 à 20h50 par AFP

Le président iranien Hassan Rohani, dont la coalition politique apparaît menacée aux législatives du 21 février, a exclu dimanche de démissionner avant la fin de son mandat en 2021, même s’il a dit avoir présenté deux fois sa démission par le passé.

« Une démission n’aurait pas beaucoup de sens », a déclaré M. Rohani lors d’une conférence de presse à Téhéran, ajoutant que son gouvernement allait « continuer à réaliser (ses) promesses (malgré) les conditions économiques et la pression de l’ennemi ».

« L’idée de démissionner (à cause de ces problèmes) ne m’est jamais venue à l’esprit », a-t-il insisté.

M. Rohani, élu en 2013 et réélu en 2017, a fait cette mise au point après des rumeurs selon lesquelles il avait l’intention de démissionner avant la fin de son deuxième et dernier mandat.

Le président a néanmoins indiqué avoir proposé sa démission par deux fois au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, une première fois entre sa première élection et son entrée en fonction, et une deuxième fois au cours de son second mandat.

Dans les deux cas, a assuré le président, M. Khamenei a fermement rejeté l’idée. Selon M. Rohani, le guide suprême aurait déclaré: « Je voudrais que vous continuiez à servir jusqu’à la dernière minute, et je soutiens le gouvernement ».

La deuxième fois, M. Khamenei aurait affirmé selon le président qu’il ne laisserait pas « le gouvernement abandonner ses responsabilités ne serait-ce qu’une heure » avant le terme de son mandat.

La coalition des modérés et des réformateurs soutenant M. Rohani apparaît en mauvaise posture à l’approche des législatives de vendredi, qui pourraient être marquées par une forte abstention, censée profiter aux conservateurs et ultraconservateurs.

La République islamique a plongé dans une violente récession, dont elle peine à sortir, après le retrait en 2018 des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 – sous l’impulsion de M. Rohani – entre Téhéran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

A la suite de ce retrait, Washington – qui accuse Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que l’Iran a toujours nié – a rétabli à l’encontre de la République islamique les sanctions économiques que les Etats-Unis avaient suspendues en vertu de cet accord.

Fortement critiqué sur le plan intérieur pour l’échec de sa politique d’ouverture avec l’Occident, M. Rohani a appelé devant la presse les Iraniens « à se rendre aux urnes et à voter » le 21 février malgré l’invalidation des candidatures de milliers de modérés et réformateurs.


Olivier Véran, la fulgurante ascension d’un neurologue macroniste

Publié le 16.02.2020 à 20h50 par AFP

Olivier Véran, nommé dimanche ministre de la Santé, est un neurologue de 39 ans, député de l’Isère et soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, rapporteur depuis janvier du volet organique de la réforme des retraites.

L’Isérois, médecin du CHU de Grenoble, n’entend pas faire de vieux os en politique mais il a accepté la lourde tâche de reprendre en main un ministère sous la pression des personnels hospitaliers en colère et de la menace d’épidémie du nouveau coronavirus, après le départ d’Agnès Buzyn annoncé dimanche.

Ce macroniste de la première heure pourra bénéficier, au moins dans un premier temps, de son statut de médecin comme le furent avant lui à ce poste Bernard Kouchner, Philippe Douste-Blazy, Nora Berra, ou Agnès Buzyn.

Alors jeune suppléant de Geneviève Fioraso (PS), il s’était fait connaître en entrant au Palais Bourbon en 2012 quand celle-ci avait rejoint les gouvernements Ayrault puis Valls jusqu’en 2015.

Il a rencontré Emmanuel Macron cette même année au moment de la discussion à l’Assemblée de la loi Macron. Et avait adhéré au mouvement En Marche! dès sa création, jusqu’à devenir le référent santé du candidat à la présidentielle.

Séduit par le « dépassement des clivages et de la politique politicienne » de celui qui était alors ministre de l’Économie, le neurologue a longtemps ambitionné de « faire prendre le virage de la prévention », parent pauvre des politiques de santé en France.

Au palais Bourbon, Olivier Véran a d’ailleurs été le rapporteur du volet prévention de la loi Santé, avant de devenir l’incontournable rapporteur général de la Commission des affaires sociales en 2017.

Il est aussi Conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016 et a été nommé, en janvier, rapporteur du volet organique de la réforme des retraites, celui sur l’équilibre financier.

– « Le coeur à gauche » –

Ce politique affable, né en 1980 et issu du Parti socialiste, dit avoir « le cœur à gauche ».

Déjà pressenti pour occuper le maroquin de la Santé en 2017, Olivier Véran était qualifié à l’époque de « bosseur », « sympathique », « très bon connaisseur de l’hôpital » par Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, premier syndicat de médecins libéraux (généralistes et spécialistes).

L’intéressé se définit lui-même comme « énergique », y voyant à la fois sa principale qualité et son principal défaut.

Ancien vice-président de l’Inter-Syndicat national des internes (ISNI) durant ses études de médecine à Grenoble, il a financé sa formation en travaillant comme aide-soignant, notamment en gériatrie.

« Tombé amoureux de l’organisation du système de soins », il a suivi un master en gestion et politique de santé à Sciences Po Paris (avec un mémoire sur les déserts médicaux) en parallèle à son clinicat. A cette époque, le jeune chef de clinique en neurologie vasculaire développe également un hôpital de jour pour faire de l’ambulatoire.

C’est en visitant cette structure que Geneviève Fioraso repère l’entreprenant praticien et lui propose d’être son suppléant en 2012.

« Je n’avais jamais été encarté politiquement, même si j’ai ma sensibilité évidemment », avait-il alors déclaré à l’AFP, se présentant comme « progressiste vraiment, très européen convaincu, opposé aux inégalités ».

Parlant anglais et espagnol, marié à une gynécologue-obstétricienne avec qui il a deux enfants, Olivier Véran n’entend pas faire de la politique plus d’un ou deux mandats: « Hors de question que ma femme sacrifie sa carrière ! », assure ce défenseur du non cumul.

Et puis, « la classe politique n’est pas aimée; quand je porte ma blouse blanche, j’ai une cote de confiance de 84%, quand je mets l’écharpe tricolore, ça tombe à 6%! Il faut renouveler la vie politique et être plus proches des gens », soutient ce pianiste amateur.


Bataille au centre chez les démocrates, le milliardaire Bloomberg cible de choix


Syrie: le régime reprend le contrôle des abords de la métropole d’Alep


Coronavirus: des Américains évacués du paquebot où 355 cas ont été répertoriés


Leçon sénégalaise