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Wednesday, February 12th, 2020

 

L’ONU réclame « un cessez-le-feu durable » en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé mercredi, pour la première fois depuis la relance en avril d’un conflit en Libye, une résolution réclamant qu’ »un cessez-le-feu durable » succède dans ce pays à la trêve fragile observée depuis janvier.

Le texte, rédigé par le Royaume-Uni, a été approuvé par 14 voix sur 15, la Russie s’abstenant.

Il a fait l’objet d’âpres discussions pendant plus de trois semaines, illustrant des divisions internationales persistantes malgré l’unité affichée lors d’un sommet à Berlin le 19 janvier impliquant les présidents russe et turc qui soutiennent chacun un des deux camps opposés en Libye.

La résolution « affirme la nécessité d’un cessez-le-feu durable en Libye, à la première occasion et sans pré-conditions ».

Londres a choisi de maintenir dans le texte la mention de la « préoccupation (du Conseil) devant l’implication croissante de mercenaires en Libye », objet la semaine dernière d’un blocage des négociations par la Russie, Moscou réclamant de remplacer le mot « mercenaires » par « combattants terroristes étrangers ».

La Russie est accusée depuis plusieurs mois d’avoir soutenu l’acheminement en Libye de plusieurs milliers de mercenaires du groupe privé Wagner réputé proche de la présidence russe, au profit du maréchal Khalifa Haftar qui cherche depuis le 4 avril 2019 à s’emparer militairement de Tripoli où siège le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par l’ONU.

Moscou a nié tout rôle dans le déploiement en Libye de mercenaires russes.

– « Groupe Wagner » –

Lors des négociations, les Etats-Unis ont réclamé l’identification claire du groupe Wagner dans le texte, avaient confié à l’AFP des diplomates. Avant d’accepter la seule mention de « mercenaires ».

L’ambassadrice américaine adjointe à l’ONU, Cherith Norman Chalet, a regretté après le vote que le Conseil de sécurité n’ait pas été uni. « Il est également très regrettable que des mercenaires étrangers, y compris du groupe Wagner lié au Kremlin, rendent plus difficile une solution politique inclusive » en Libye, a-t-elle ajouté.

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a expliqué l’abstention de son pays par des « doutes » à Moscou sur la possibilité de faire appliquer cette résolution alors que les modalités d’un cessez-le-feu ne sont pas encore arrêtées par les belligérants.

La résolution réclame la poursuite des négociations de la commission militaire conjointe créée en janvier et réunissant les deux camps, pour aboutir à un « cessez-le-feu permanent » incluant un mécanisme de contrôle, une séparation des forces et des mesures de confiance. Réunie à Genève, cette commission s’est séparée samedi sans parvenir à un accord, l’ONU proposant de reprendre les discussions à partir du 18 février.

– « Scandale » –

Selon une source diplomatique requérant l’anonymat, la Russie a voulu faire traîner les discussions à New York pour limiter les pressions de l’ONU sur le maréchal Haftar. « Certains sur le terrain continuent de penser qu’une solution militaire est possible », précise cette source.

Dans une déclaration commune, les membres de l’Union européenne siègeant au Conseil de sécurité (Estonie, Belgique, France, Allemagne et la Pologne, ex-membre non permanent) – sans le Royaume Uni – ont souligné que pour eux « il est clair qu’il n’y a pas de solution militaire en Libye ».

La résolution demande au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de soumettre des propositions sur le contrôle d’un cessez-le-feu « dès que possible, une fois (que celui-ci) sera décidé par les parties libyennes ».

Le texte invite aussi les organisations régionales, « notamment l’Union africaine, la Ligue des Etats Arabes et l’Union européenne », à voir « de manière coordonnée et harmonieuse » comment elles « pourraient soutenir l’ONU » dans sa recherche d’une solution politique et d’une supervision d’un cessez-le-feu.

Le texte entérine enfin les conclusions du sommet de Berlin qui demandait aux Etats membres de s’abstenir de toute interférence dans le conflit libyen.

En dépit d’un embargo sur les armes imposé pour ce pays depuis 2011, les violations à cette mesure se sont poursuivies encore très récemment, qualifiées de véritable « scandale » encore ce week-end par Antonio Guterres.

Fin 2019 un rapport onusien avait ciblé à ce sujet les Emirats Arabes Unis, la Turquie et la Jordanie et identifié plusieurs groupes armés du Soudan et du Tchad.

L’embargo sur les armes a été prolongé mardi par l’ONU jusqu’au 30 avril 2021, sans que son application ait été renforcée. L’Union européenne a promis en janvier de s’y atteler, sans résultat concret à ce jour.

Le maréchal Haftar est soutenu surtout par les Emirats, l’Egypte, la Jordanie ou la Russie, son adversaire Fayez al-Sarraj par la Turquie et l’Italie.

Les affrontements ont causé la mort de plus de 1.000 personnes tandis que 140.000 ont été déplacées, selon l’ONU.


Ouverture à Abidjan de la 6è Convention et exposition mondiale du cajou

Publié le 12.02.2020 à 22h18 par APA

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, a procédé mercredi à l’ouverture de la 6è Convention et exposition mondiale du cajou, qui se tient du 12 au 14 février 2020 à Abidjan, conjointement avec les Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire.La convention a réuni des producteurs, des organisations de la filière anacarde, des opérateurs économiques et acteurs mondiaux du cajou autour du thème « Bâtir un écosystème durable pour l’industrie mondiale du cajou ». 

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial des pays producteurs de noix de cajou abrite cette rencontre de partage d’expériences. Les acteurs mondiaux discuteront au cours de cette session des enjeux pour une filière durable et innovante.

Dans ce contexte, la transformation s’affiche comme un défi majeur. La Côte d’Ivoire,  elle, a un taux de transformation inférieur à 10% de sa production. Ainsi, le pays a mis en œuvre un programme visant à octroyer aux unités industrielles des subventions à la transformation locale du cajou.

Sur la période 2016-2019, l’Etat de Côte d’Ivoire a payé aux industriels du cajou une subvention d’environ 11 millions d’euros soit 7,2 milliards Fcfa. Une mesure d’encouragement à la transformation de la production locale.

En outre, l’Etat ivoirien s’est engagé à investir 200 millions de dollars US pour la compétitivité de la chaîne de valeur du cajou, en partenariat avec la Banque mondiale jusqu’en 2023, afin de renforcer la productivité et l’implantation des unités de transformation dans les différentes régions du pays.

En juillet 2019, le gouvernement ivoirien a également adopté des mesures additionnelles d’incitations fiscales et non fiscales au bénéfice des industriels du cajou, en vue d’accélérer la transformation de la production locale du cajou, qui demeure une problématique pour le pays. 

La production mondiale du cajou s’est établie en 2018 à près de 3,6 millions tonnes avec une contribution de la Côte d’Ivoire d’environ 24%. Au niveau de l’Afrique de l’Ouest, le pays arbore une production d’environ 49%, tandis que sur le continent africain il est autour de 59%. 

A la même période (2018), le Vietnam et l’Inde ont atteint un taux de transformation de 90%, alors que sur le continent africain celui-ci demeurait faible. La consommation mondiale, elle, est estimée à près de 700 000 tonnes en 2018 avec 36% pour l’Inde, 25% pour l’Amérique du Nord et 18% pour l’Europe. 

L’enjeu pour les pays Africains est de réussir la transformation de leur économie vers davantage de transformation locale tout en assurant l’approvisionnement en noix brute de leurs partenaires commerciaux historiques.

Harouna Kaboré, ministre burkinabé du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, président en exercice du Conseil international consultatif du cajou (CICC), organisation dont l’objectif est la promotion de la filière cajou au sein des pays membres, était présent à cette session. 

Le CICC est confronté à un défi de mobilisation de financement. M. Harouna a appelé à l’aide des partenaires financiers pour accompagner les pays membres : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée Conakry, Guinée-Bissau, Mali, Nigéria, Togo et le Sénégal.  

Le nombre de pays membres du CICC, créé le 17 novembre 2016, est passé de 7 à 11 avec l’entrée du Nigéria à l’occasion de la 3è édition du Conseil des ministres tenu le 20 décembre 2019 à Ouagadougou.  La 5è édition de la convention s’est tenue à Abou Dabi, aux Émirats Arabes unis du 24-26 janvier 2019.  


Ebola en RDC: l’OMS prolonge l’urgence internationale, malgré des progrès 

Publié le 12.02.2020 à 21h50 par AFP

L’OMS a prolongé mercredi la qualification de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo comme une urgence internationale, malgré une chute récente du nombre de cas jugée « extrêmement positive » et une révision en baisse du niveau de la menace.

« L’épidémie doit continuer d’être une urgence de santé publique internationale », a déclaré à la presse le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Gebreyesus, à l’issue d’une réunion de spécialistes de la maladie à Genève.

« Tant qu’il y aura encore un seul cas d’Ebola dans une région dangereuse et instable comme l’est de la RDC, le potentiel existe pour une épidémie bien plus grande », a ajouté le Dr Tedros.

Il a espéré que ce statut d’urgence puisse être levé dans trois mois, à l’occasion d’un nouvel avis du comité d’experts internationaux de cette maladie.

Le président de ce comité, Robert Steffen, a indiqué de son côté que la menace constituée par l’épidémie en RDC et dans la région était passée du niveau « très élévé » à « élevé » en raison des progrès enregistrés, même si l’urgence internationale était maintenue.

L’OMS avait adopté cette qualification d’urgence de portée internationale en juillet dernier pour cette épidémie, un décision régulièrement soumise à un comité de spécialistes.

Elle permet à l’OMS de prendre des mesures renforcées en matière de restrictions aux voyages ou de levée de fonds.

L’épidémie d’Ebola s’est déclarée en août 2018 dans la localité de Mangina, et sévit dans les régions du Nord-Kivu et de l’Ituri. Environ 2.300 décès ont été enregistrés.

Le Dr Tedros s’était déclaré mardi « très encouragé » par « la tendance à la baisse » des cas enregistrés au cours des derniers jours tout en restant prudent sur l’avenir.

« Tant que nous n’avons pas de cas pendant 42 jours, ce n’est pas fini », avait-t-il souligné, en référence à la période de sûreté correspondant à deux fois la durée d’incubation.

Le chef de l’OMS a indiqué qu’il se rendrait en RDC jeudi pour rencontrer le président Félix Tshisekedi et parler notamment du renforcement du système de santé du pays.

– Insécurité –

La qualification en juillet avait été décidée après le diagnostic d’un patient atteint du virus dans la ville de Goma, premier cas dans un grand centre urbain.

La lutte contre la maladie est régulièrement perturbé par l’insécurité due à des violences armées dans les provinces de Beni et de l’Ituri.

En novembre, l’OMS avait annoncé avoir dû retirer 49 de ses personnels de la région de Beni en raison de l’insécurité.

La résistance d’une partie des populations (déni de la maladie, refus de la vaccination, de l’hospitalisation des proches contaminés et des enterrements) complique également la tâche des travailleurs humanitaires.

Cette épidémie en RDC est la plus grave de l’histoire d’Ebola depuis celle ayant touché l’Afrique de l’Ouest – principalement la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone – entre fin 2013 et 2016.

Le virus a été identifié en 1976 en Afrique centrale.

Transmissible par le sang, les fluides corporels, les sécrétions ou les organes d’un malade où d’une personne récemment décédée, son taux de mortalité est particulièrement élevé, jusqu’à 90% pour certaines épidémies selon l’OMS .


En avance sur son temps ou trop extrême? Forces et faiblesses de Bernie Sanders

Publié le 12.02.2020 à 21h50 par AFP

Battu de justesse dans la primaire de l’Iowa, puis premier dans le New Hampshire, Bernie Sanders est l’un des grands favoris pour la course à l’investiture démocrate.

A 78 ans, après bientôt 30 ans comme élu au Congrès, ce sénateur farouchement indépendant, socialiste revendiqué, a prouvé qu’il pouvait enthousiasmer la jeunesse et terroriser Wall Street. Voici ses principales forces et faiblesses.

+FORCES

– En avance sur son temps

Bernie Sanders défend les droits des travailleurs et dénonce un système conçu pour les riches depuis les années 70. Il a fait des inégalités, de l’augmentation du salaire minimum, d’une sécurité sociale sur le modèle européen un leitmotiv depuis 40 ans, alors que ses rivaux et le parti démocrate ne se sont emparés de ces thèmes que récemment.

« Il attire l’attention sur des inégalités économiques croissantes et les lie à des principes basiques d’équité qui clairement résonnent chez les gens », dit Costas Panagopoulos, professeur à Northeastern University.

-Base dévouée

Cette constance vaut au sénateur indépendant du Vermont le soutien d’une base « très dévouée », souligne David Barker, politologue à l’American University de Washington, comparable au noyau de fidèles dont bénéficie Donald Trump, selon M. Panagopoulos.

Faite surtout de jeunes blancs lors de sa première campagne présidentielle en 2015-2016, cette base s’est diversifiée depuis pour inclure beaucoup plus d’électeurs noirs ou hispaniques, très importants pour le camp démocrate.

Ses partisans peuvent être redoutables, comme lorsqu’ils attaquent les critiques de Bernie Sanders sur les réseaux sociaux. Ou très généreux, eux qui ont permis à Bernie Sanders de bénéficier d’un record de donations individuelles depuis le début de sa campagne (121 millions de dollars).

– Débatteur aguerri

Depuis 40 ans qu’il défend ses idées « socialistes », dont près de 30 ans comme élu au Congrès, Bernie Sanders a peaufiné ses arguments.

Avec sa dénonciation de Wall Street et de l’élite des « 1% », son appel à changer « un système corrompu », sa présentation pédagogique du coût du système de santé privé américain ou de la dette étudiante, il est un débatteur aguerri et un bon communicateur qui ne reculera pas devant Donald Trump, soulignent M. Panagopoulos et M. Barker.

+FAIBLESSES

– Trop extrême

Donald Trump a beau jeu de traiter ce socialiste revendiqué de « communiste », un épouvantail pour beaucoup d’Américains.

Même si ses idées ont gagné du terrain, Bernie Sanders, qui défendit les régimes sandiniste et castriste dans les années 80 avant de les qualifier de dictatures, est « idéologiquement beaucoup plus à gauche que l’électeur moyen » américain, souligne David Barker. « Il ne peut pas gagner dans un duel contre un modéré », sauf « si plusieurs candidats modérés divisent cet électorat », affirme cet analyste.

S’il emportait l’investiture, les démocrates auraient « plus de mal » à se rassembler autour de lui qu’autour de n’importe quel autre candidat, estime aussi M. Panagopoulos.

– Rigide

Il est aussi perçu comme « absolutiste », « rigide » et réfractaire aux compromis, ce qui laisse douter de sa capacité à obtenir des résultats s’il est élu, dit M. Panagopoulos.

Si son indépendance – il n’a jamais été membre du parti démocrate – est un atout pour sa base, cela « passe mal auprès d’une partie de l’électorat démocrate », dit cet analyste.

Tous ceux qui le connaissent le décrivent aussi comme bougon, volontiers irascible. « Son tempérament colérique est rebutant pour de nombreux électeurs indécis », affirme M. Barker.

-78 ans et cardiaque

S’il est élu, Bernie Sanders aurait 79 ans le jour de son arrivée à la Maison Blanche, ce qui en ferait le plus vieux des présidents américains à sa prise de fonctions.

Son âge a été mis en évidence malgré lui en octobre lorsqu’il a été victime d’une crise cardiaque, qui l’a forcé à temporairement suspendre sa campagne.

Depuis, le sénateur a repris les meetings à un rythme soutenu et semble en pleine forme. Mais si le modéré Pete Buttigieg, ancien maire de l’Indiana de 38 ans, s’imposait comme son rival principal pour l’investiture, beaucoup pensent que le contraste ne serait pas à son avantage.


Plaidoyer à Abidjan pour l’accès au logement des femmes rurales africaines

Publié le 12.02.2020 à 21h18 par APA

Le séminaire régional de haut niveau sur l’autonomisation politique, socioéconomique et culturelle des femmes africaines s’est achevé mercredi à Abidjan après 72h de conclave avec pour résolution majeure un plaidoyer pour l’accès des femmes rurales africaines au logement en présence de Moussa Diabaté, Directeur de cabinet adjoint du ministre ivoirien de la fonction publique, a appris APA sur place. « On a proposé une formule qui sont des logements sociaux à moindre coût mais adaptés suite à une étude que nous avons eu à faire dans des localités rurales. Il  s’est avéré que dans cette étude les femmes demandaient aussi bien  les logements que les hommes. Et donc un schéma sera proposé aux gouvernements», a dit à APA la Conseillère économique, sociale, environnementale et culturelle ivoirienne Dr Fatoumata Traoré Diop.

« Il faut que les femmes occupent leur place dans le processus d’émergence des pays africains, a-t-elle soutenu, estimant que « un pays ne peut être émergent que quand les femmes émergent aussi ».  

Poursuivant, Dr Traoré Diop, également membre du Comité consultatif international du Centre africain de formation et de recherche administrative pour développement (CAFRAD), a  plaidé pour l’accès des femmes rurales à des logements décents.

«Si on veut avoir une émergence efficace, il faut également que les femmes participent à cette émergence et si les femmes doivent participer à cela,  on ne peut pas oublier celles du monde rural», a ajouté Dr Traoré Diop qui a coordonné ce séminaire organisé par le CAFRAD.

Avant elle, Dr Binaté Fofana Namizata qui représentait la ministre ivoirienne de la femme, de la famille et de l’enfant, a soutenu dans la même veine que « avoir un toit, c’est une sécurité » pour les femmes rurales.

« Il  a été question de l’accès des femmes au logement en milieu rural. L’accent a été mis sur les femmes qui vivent en milieu rural. Nous savons que nos mamans qui vivent en milieu rural font beaucoup pour nos populations. Mais elles sont confrontées à beaucoup de problèmes», a fait remarquer la représentante de la ministre Ly Ramata Bakayoko.

Poursuivant, elle a fait savoir que plusieurs autres résolutions ont sanctionné ces assises au-delà de la   problématique du logement des femmes rurales. Au nombre de celles-ci, il a cité entre autres, l’accès à l’éducation des femmes et le regroupement des femmes rurales en association pour faciliter leur accès au crédit.

« L’accès au financement des femmes est un élément très important. Donc nous avons invité les femmes à se regrouper pour pouvoir bénéficier facilement des financements », a indiqué Mme Binaté plaidant également pour un engagement plus accru de l’État aux côtés des femmes.

Pour sa part, Stephane Monney Mouandjo, le directeur du Centre africain de recherche administrative pour le développement (CAFRAD), organisme intergouvernemental qui a co-organisé ce conclave avec ses partenaires, a annoncé l’institutionnalisation  de cet événement qui sera baptisé désormais Forum panafricain des femmes. 

Ce séminaire régional de haut niveau portant sur l’autonomisation des femmes a réuni des participantes venues du Bénin, de la Gambie,  du Sénégal, du Gabon,  du Maroc, de la France et de la Côte d’Ivoire.


Solar energy helps Yemeni hospitals save lives

Public health services in Yemen have worsened significantly due to the conflict, which has been ongoing for five years. According to the UN, about half of health facilities in the country are non-functional or only partially functioning. One of the main reasons are long-lasting power outages that have become all too regular in the country since the star of the war. Over the past five difficult years, and due to outages in remote and rural communities in particular, Yemenis have been unable to access vital healthcare services to acceptable standards. Some health professionals reported that they sometimes have to work with candlelight. And economic hardship and lack of transport options caused by fuel shortages has prevented people from reaching the few functional clinics remaining to seek better health services.

Before the conflict, only around two thirds of Yemenis had access to public electricity grid (with around 12% who had access to private electricity networks), which was already one the lowest access rates across the MENA region. In 2017, two years after the onset of the war, this number had dropped to below 10%.

One solution presented itself to solve the energy crisis in Yemen: harnessing the abundant supply of sunlight. The World Bank Yemen Emergency Electricity Access Project began installing solar systems in hard-to-reach areas, in particular in schools and health facilities. The World Bank’s International Development Agency, in partnership with the United Nations Office for Project Services (UNOPS), is working with local providers with the objective to support hundreds of health facilities across Yemen.

As a result, millions of Yemenis will have access to reliable health facilities powered by solar energy, especially in rural areas. Clinics will be able to maintain the cold-chain necessary for immunization to help with access to essential vaccines, as well as other medicine and basic health services.

Poor and vulnerable women in remote areas are generally the least likely to receive adequate health care in Yemen, in particular for pregnancies. But the Yemen Emergency Electricity Access Project also helps ensure that health care workers can reach them.

The Al-Salam Hospital in the Lahj Governorate was one of these facilities that had to close after the start of the war. It recently received new solar installations and is now able to receive patients again. Before the intervention, the lack of electricity prevented medical staff from providing vital health services, in particular at night. In particular, the hospital could not admit patients for emergency and critical cases, child delivery, or obstructed labor cases. After receiving modern and efficient solar power systems, Al-Salam Hospital now operates 24 hours a day, seven days a week. It has also recently opened a special wing for child delivery and newborn care services.

Health workers in the Al-Salam hospital reported that they no longer see electricity as an issue. They are enthusiastic to see the women in their community being able to deliver their babies in much safer conditions.

Aminah Hassan, one of the women who directly benefitted from the World Bank’s solar project, explains what having a local clinic equipped with solar power means to her family: “I used to give my children homemade herbal recipes as medicine when they got sick because the health center in our village had to close years ago.* We could not afford to take them to a private hospital. But now that the clinic is working again, I can go there whenever I need without having to travel a long distance to get the health services* me and my family need.”

The World Bank and the Yemen Emergency Electricity Access Project is also installing solar energy systems in schools and other public facilities to provide reliable and affordable access to clean water, lighting, and other primary services in the communities affected by the ongoing humanitarian crisis. This solar power project aims at increasing resilience in rural areas, where around 70% of Yemen’s population lives and where electricity remains a major part of the current development crisis.


Libya’s cities left ‘re-contaminated’ by months of fighting, warn landmine clearance experts

Ongoing hostilities in Libya have left numerous cities severely “re-contaminated” with unexploded ordnance, threatening schools, universities and hospitals, the UN Mine Action Service (UNMAS) said on Wednesday.

The warning about hazardous military hardware – often referred to by the acronym UXO – came during a meeting of mine action experts at the UN in Geneva.

It follows months of conflict in the suburbs of Tripoli between the UN-recognized Government of National Accord (or GNA) and the self-styled Libyan National Army (LNA), led by commander Khalifa Haftar, who laid siege to the capital last April.

At UN-led talks earlier this month between the two sides aiming to secure a lasting ceasefire, UN negotiator Ghassan Salamé noted that there were at least 20 million “pieces of ordnance” in Libya.

“Expenditure of ordnance and the threat posed by explosive remnants of war has increased, and sadly, many of the areas that were previously cleared of UXO have now been re-contaminated as a result of the fighting”, said Bob Seddon, a Threat Mitigation Officer with UNMAS in Libya.

“Libya has the world’s largest uncontrolled ammunitions stockpile”, he added. “It is estimated that there are between 150,000 to 200,000 tonnes of uncontrolled munitions across Libya.”

Weapons stores abandoned

This vast – and in some cases abandoned – weapons store has created massive insecurity inside the country and beyond its borders.

“It has taken the Libyan security forces out of the war in terms of the fight against Al Qaeda and Daesh (ISIL) in the south of the country,” Mr. Seddon explained, on the sidelines of the United Nations International Meeting of Mine Action National Directors and UN Advisers.

“It’s causing a problem right across Africa now”, he said, noting that he had never seen such high levels of weapons contamination in his 40-year career.

With the number of internally displaced in Libya estimated at around 343,000 last year – an 80 per cent increase on 2018 – the UNMAS expert insisted that “it’s the Libyan people that are facing the full impact” of protracted insecurity that has followed the overthrow of former President Muammar Gaddafi, in 2011.

So far this year, at least 647 civilians have been killed or injured in Libya, the majority in Tripoli, according to the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA).

Because of the current hostilities, only a limited number of UNMAS staff remain active in Libya.

Broader approach

An important part of UNMAS’s work also involves a much broader approach to mine and improvised explosive device (IED) awareness, than simply taking out of the ground.

“To be really effective in dealing with IEDs …it’s not just about digging up the IEDs that have been laid,” Mr. Seddon said. “It requires effective police forces, effective responses to IED incidents, good forensics..It’s not just a military problem, it’s a police problem too.”

He added: “I don’t see the IED threat diminishing at any stage, if anything, it will increase because it’s such an effective form of attack. If you look at those States that have been effective in dealing with IEDs, they’ve taken this broader approach.”

UN staff obstructed

In a related development, the UN Mission in Libya (UNSMIL) announced that staff were no longer able to land in Libya, after being denied permission by the LNA.

“The United Nations in Libya regrets that its regular flights, which transport its staff to and from Libya, are not being granted permission by the LNA to land in Libya”, UNSMIL said in a statement, noting that this “has been repeated on several occasions in the past weeks”.

Preventing UN flights from travelling in and out of Libya “will severely hinder its humanitarian and good offices effort at a time when all its staff are working relentlessly to push forward the ongoing three-track intra-Libyan dialogue and to provide the much-needed humanitarian assistance to the most vulnerable conflict-affect civilians”, the statement continued.


L’ex-étoile montante Warren lutte pour sa survie dans les primaires démocrates

Publié le 12.02.2020 à 20h50 par AFP

Un temps favorite des primaires démocrates, portée par son image de candidate munie d’un programme très étoffé sur une multitude de sujets, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren était mercredi en périlleuse position après son résultat très décevant dans le New Hampshire.

Son discours n’a même pas été retransmis en direct par les grandes chaînes câblées américaines.

Mardi soir, alors qu’elle venait d’apprendre qu’elle n’arrivait que quatrième dans ce petit Etat qui a un grand pouvoir d’influence dans la longue course à l’investiture présidentielle, Elizabeth Warren a cherché à faire taire ceux qui la voyaient jeter l’éponge en se projetant rapidement vers le futur.

« Nous nous dirigeons peut-être vers une de ces longues batailles de primaires qui durent des mois », a déclaré la sénatrice âgée de 70 ans devant ses électeurs, en félicitant les trois rivaux arrivés loin devant elle: le sénateur indépendant Bernie Sanders, vainqueur, talonné par l’ex-maire Pete Buttigieg devant la sénatrice modérée Amy Klobuchar.

En saluant la performance surprise de cette dernière, Elizabeth Warren a lancé une phrase qu’elle semblait bien vouloir s’appliquer: elle a « démontré à quel point les commentateurs pouvaient se tromper quand ils pensent qu’une femme n’a plus aucune chance ».

Reste que son avenir proche semble bien compromis.

Depuis quarante ans, personne à l’exception de Bill Clinton n’a remporté la présidentielle après avoir perdu le New Hampshire et l’Iowa, où elle était arrivée troisième le 3 février.

Et le revers est d’autant plus cuisant que beaucoup lui prédisaient un avantage dans le New Hampshire, en raison de sa proximité avec son Etat du Massachusetts, qu’elle représente au Sénat.

Avec 9% des suffrages, Elizabeth Warren n’est même pas parvenu à passer la barre des 15% qui lui aurait permis de décrocher des délégués. Or ce sont eux qui détiennent le sésame de l’investiture démocrate: le premier candidat à obtenir la majorité absolue, de 1.991, représentera le parti face à Donald Trump en novembre.

La sénatrice ne peut pas tabler sur des victoires évidentes dans les deux prochains Etats qui voteront. Elle n’arrive que troisième dans la moyenne des rares sondages portant sur le Nevada (22 février), et quatrième en Caroline du Sud (29 février).

– « Rêver en grand » –

Commentant, moqueur, la course des démocrates, le président républicain Donald Trump a jugé qu’elle avait passé une « très mauvaise soirée ».

« Je pense qu’elle signale qu’elle veut sortir de la course », a-t-il estimé, en la surnommant, encore une fois, « Pocahontas », en référence à la polémique sur les origines amérindiennes très lointaines mais longtemps revendiquées par la sénatrice.

C’est l’une des controverses qui pèsent depuis le début sur sa candidature.

Ancienne électrice républicaine, née de parents modestes dans un Oklahoma marqué par la conquête de l’Ouest et la culture amérindienne, Elizabeth Warren avait grimpé à l’automne jusqu’aux sommets des sondages en se targuant d’avoir un programme déjà très étoffé sur tous les sujets.

« J’ai un projet pour cela » est devenue la phrase emblématique de la campagne de cette ancienne enseignante pour enfants handicapés puis professeure de droit à Harvard et sénatrice depuis 2013.

Mais elle a dérapé à l’automne sur la question, fondamentale aux Etats-Unis, de la réforme de la santé, en laissant un temps flotter le doute avant de finalement se ranger du côté de Bernie Sanders, en faveur d’une refonte du système.

D’apparents revirements qui ont entamé son image de candidate au programme bien défini.

Elle veut toutefois croire à une « remontada », en s’appuyant sur le maillage de volontaires ultra-motivés déjà déployés dans les prochains Etats qui voteront, notamment pour le « Super Tuesday », avec une avalanche de scrutin le 3 mars.

Selon ses calculs portant sur le nombre de délégués, seuls trois candidats pourraient rester en lice après l’avalanche de votes du « Super Tuesday »: Bernie Sanders, Joe Biden et elle.

Forte d’un message de rassemblement, elle sera alors « la mieux placée pour (…) battre Donald Trump », veut croire son équipe.

Mais la dynamique portant celle qui appelle ses partisans à « rêver en grand » pourrait bien s’être enrayée. Quelques jours après l’Iowa déjà, elle avait été obligée de retirer 500.000 dollars de publicités télévisées qui devaient être diffusées dans le Nevada et la Caroline du Sud, les deux prochains Etats à voter en février.


Le Nigeria et l’Éthiopie signent un accord d’exemption de visa

Publié le 12.02.2020 à 20h18 par APA

Le Nigeria et l’Ethiopie ont signé un accord d’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et officiels, ainsi qu’un protocole d’accord sur la coopération dans le domaine de la défense.Mallam Garba Shehu, le conseiller spécial en communication du président qui a confirmé les accords dans un communiqué reçu mercredi à APA, a déclaré que le président Muhammadu Buhari et le Premier ministre Abiy Ahmed ont assisté à la signature de l’accord à Addis-Abeba.

La signature a été effectuée par les ministres des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, et son homologue éthiopien, Gedu Andargachew, lors de la visite d’État du dirigeant nigérian.

Auparavant, lors de sa rencontre avec le Premier ministre éthiopien, le président Buhari avait discuté de la manière d’explorer de nouveaux domaines de collaboration afin de renforcer et d’étendre la coopération bilatérale entre le Nigeria et l’Éthiopie, dans l’intérêt mutuel des deux pays.

L’accord d’exemption de visa devrait faciliter les déplacements des fonctionnaires et contribuer à renforcer davantage les relations bilatérales.

Le protocole d’accord sur la coopération en matière de défense est important pour les deux pays dans la coordination des efforts de lutte contre le terrorisme et pour garantir la paix et la stabilité dans leur sous-région respective, ainsi que sur le continent africain.

Le protocole d’accord renforcera également la coopération militaire bilatérale dans les domaines de la formation et de l’éducation, de l’assistance technique, de l’échange de visites et du transfert de technologies de défense.

Il prévoit également une coopération sur les questions relatives aux opérations de soutien de la paix dans le cadre des lois respectives des parties et sur une base réciproque.

« Les deux parties ont convenu de conclure rapidement les négociations sur l’accord bilatéral révisé sur les services aériens et le protocole d’accord sur la coopération culturelle. La conclusion de ces deux accords fournira de véritables plateformes pour approfondir les services de transport aérien existants, le tourisme et les échanges culturels entre les deux pays », souligne le communiqué.


Patrick Balkany, la chute de l’élu flamboyant

Publié le 12.02.2020 à 19h50 par AFP

Jusqu’à son incarcération en septembre, il était le tout-puissant maire de Levallois-Perret, surnommé « le baron des Hauts-de-Seine ». Après cinq mois de détention, Patrick Balkany sort de prison considérablement affaibli et a fait une croix sur son destin politique.

Début décembre, du fond de sa cellule de la Santé, l’édile de 71 ans faisait part de son souhait de se représenter pour un sixième mandat à la tête de Levallois, commune cossue de l’ouest parisien.

Une volonté inébranlable malgré deux condamnations: à quatre ans de prison pour fraude fiscale, puis à cinq ans pour blanchiment aggravé avec à chaque fois un mandat de dépôt.

Patrick Balkany avait prévenu. Il utiliserait jusqu’au bout tous les recours possibles en justice. Car, disait-il, « quand un homme politique s’arrête, il meurt ».

Mais tout cela, c’était avant ses deux procès en appel, lors desquels le parquet général a requis des sanctions légèrement inférieures mais demandé l’exécution provisoire d’une infamante peine complémentaire de dix ans d’inéligibilité.

Avant également son hospitalisation le 12 décembre, pour plusieurs semaines, pour des douleurs dans le dos et un « infarctus digestif » comme l’a révélé sa femme Isabelle Balkany.

Non sans accuser la justice de « confisquer le suffrage universel », le couple jette l’éponge et renonce à se représenter en mars. Et c’est un homme qui a « déjà un genoux à terre », selon son avocat, que la justice a libéré pour raisons médicales mercredi.

Quittant la prison, il salue de la main, très amaigri, et d’un faible sourire la foule de caméras.

Loin de l’image du tribun pugnace qu’il renvoyait lors de ses deux premiers procès au printemps 2019, alternant coups de sang et bons mots au public, fidèle au style bravache de ses quatre décennies de vie politique.

– Dernier conseil municipal –

Elu pour la première fois en 1983 à Levallois, Patrick Balkany est indissociable de sa femme, Isabelle, avec qui il est marié depuis 1976. En 31 ans de mandat, elle a toujours été sa première adjointe et l’a remplacé dans le rôle de maire pendant qu’il était en prison.

Ensemble, ils ont fait de Levallois, l’ancienne banlieue rouge tenue par les communistes, une commune résidentielle aisée où les friches industrielles ont laissé la place aux résidences de standing.

Ce fils d’immigré hongrois survivant d’Auschwitz et ayant fait fortune dans le textile, a régné en maître sur Levallois grâce à une offre de service hauts-de-gamme (crèches, conservatoire, piscine avec sauna et jacuzzi), dispensant généreusement cadeaux et voyages aux seniors et aux enfants.

Une politique plébiscitée par certains et dénoncée par d’autres, qui critiquent endettement et clientélisme. Ses opposants ont souvent brocardé les méthodes peu démocratiques d’un maire qui n’hésitait pas à couper le micro de ses opposants pendant le conseil municipal.

Patrick Balkany, très proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy, a toujours véhiculé l’image d’un élu haut-en-couleur, sulfureux et ami des stars comme Johnny Hallyday ou encore Michou, récemment décédé. Avant de se lancer dans la politique, il a d’ailleurs brièvement tenté d’embrasser une carrière d’acteur.

Patrick Balkany a également été député (1988-1997 et 2002-2017) mais a été contraint de mettre sa carrière politique entre parenthèse en 1996. Il est à l’époque condamné avec sa femme à 15 mois de prison avec sursis, 30.000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité pour avoir affecté trois employés de mairie à l’entretien de leurs domiciles de Levallois et Giverny (Eure).

Il sera réélu à la mairie en 2001, après s’être exilé pendant quelques années dans les Caraïbes, notamment à Saint-Martin, où il a dirigé une radio.

Après cinq mois de détention, l’ancien édile est sorti de prison à la veille du dernier conseil municipal de Levallois-Perret avant les élections. Il y a peu de chance de l’y apercevoir: « J’irai au conseil municipal et Patrick se reposera », a tranché son épouse Isabelle.