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Wednesday, February 5th, 2020

 

Casablanca : La Mauritanie invitée d’honneur du Salon international de l’édition et du livre

Publié le 06.02.2020 à 01h18 par APA

La République Islamique de Mauritanie sera l’invitée d’honneur de la 26ème édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), dont le coup d’envoi est prévu jeudi 6 février à Casablanca.Pour les organisateurs, « cet hommage culturel constitue une occasion propice pour les visiteurs du SIEL d’approcher la culture mauritanienne et échanger avec les chercheurs et écrivains de ce pays». 

Pour sa part, le chargé d’affaires à l’ambassade de Mauritanie au Maroc, Mohamed Mouloud Ouled Mohamed Salem, a exprimé la fierté de son pays de participer en tant qu’invité d’honneur à cette « manifestation culturelle de longue date, accueillie par un pays séculaire, culturellement et intellectuellement diversifié et doté d’un riche patrimoine civilisationnel».

Il a souligné que la présence conjointe du Maroc et de la Mauritanie dans les manifestations culturelles reflète l’importance des relations bilatérales et leur diversité, notant que les deux pays ont de forts liens historiques et culturels.

Le diplomate mauritanien a, par ailleurs, salué l’interaction du public marocain avec les activités culturelles programmées dans le cadre du SIEL et le taux de participation important qui reflète l’engouement vis à vis de ce salon.

Le SIEL qui, depuis sa création, dresse le bilan du monde de l’édition marocaine, rassemble les professionnels marocains et internationaux du livre, à travers un programme riche et varié qui se décline cette année en  plus de 100 activités, comprenant des tables rondes thématiques, des rétrospectives axées sur la pensée et la création de certains symboles culturels disparus et des rencontres directes entre les créateurs et leur public.

Ces rencontres verront la participation de nombreux intervenants dont des conférenciers, des créateurs, des intellectuels et des encadrants.

Le Salon prévoit, également, des moments forts, tels que la cérémonie de remise du prix Ibn Battouta de la littérature de voyage, la cérémonie de remise du prix national de la lecture et une cérémonie honorant des personnalités intellectuelles et créatives de diverses régions du Royaume.

Cette édition connaîtra, ainsi, la participation de 703 exposants, dont 267 directs et 436 indirects, venus du Maroc, d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique, qui présenteront un fond documentaire riche et varié, couvrant plusieurs champs de connaissance, avec plus de 100.000 ouvrages.

Pour rappel, l’édition précédente a  enregistré un nombre important de visiteurs, qui a atteint les 560.000, de différents âges, enregistrant ainsi une évolution de 62% en comparaison avec l’édition 2017, témoignant d’une attractivité accrue pour cette manifestation auprès du grand public.

Le Salon international de l’édition et du livre 2019 avait  accueilli le Royaume d’Espagne en tant qu’invité d’honneur.

La première édition du Salon international de l’édition et du livre fut organisée du 30 octobre au 8 novembre 1987. Elle avait alors connu la participation de 300 maisons d’éditions et institutions représentant 15 pays.

La seconde édition eut lieu l’année d’après en 1988; le salon fut, par la suite, organisé tous les deux ans jusqu’en 2004, année où, grâce à l’expérience accumulée et au statut international acquis, il devint un rendez-vous annuel.

Au cours des dix dernières années, le salon maintient un taux de participation moyen de plus de 700 exposants, et un nombre de pays participants d’environ 45 pays.


CAN-Futsal 2020 : Le Maroc et l’Egypte s’affrontent en finale

Publié le 06.02.2020 à 00h18 par APA

Le Maroc, tenant du titre, et l’Egypte s’affronteront en finale de la 6ème Coupe d’Afrique des Nations de Futsal Total 2020, qui se déroule dans la ville de Laayoune.Le Maroc a assuré sa qualification après sa large victoire mercredi soir face à l’Angola (4-0). Les réalisations des Lions de l’Atlas ont été l’oeuvre de Achraf Mohamed Saoud (2 buts), Soufiane Mesrar et Mohamed Jaouad.

Pour sa part, l’Egypte s’est qualifiée pour la finale de la Coupe d’Afrique de Futsal 2020, en écrasant la Libye (5-1).

Une fois en finale, le Maroc et l’Egypte ont obtenu leur ticket pour la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA qui se tiendra du 12 septembre au 4 octobre 2020 en Lituanie. Ils seront accompagnés par l’équipe classée 3ème du tournoi de Laâyoune.


Le prince Édouard d’Angleterre en visite en Côte d’Ivoire les 6 et 7 février (officiel)

Publié le 06.02.2020 à 00h18 par APA

Le prince Édouard d’Angleterre effectue une visite les 6 et 7 février 2020 en Côte d’Ivoire, où il participera à une remise de médailles d’Or à des récipiendaires du mérite international de la jeunesse, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement ivoirien Sidi Touré, après un Conseil des ministres.« Le Conseil a adopté une communication relative à la visite du prince Édouard d’Angleterre du 6 au 7 février 2020 en Côte d’Ivoire », a dit M. Sidi Touré, lors d’une conférence de presse, à l’issue d’un Conseil des ministres à la présidence de la République. 

 Le prince Édouard prendra part à une remise de médailles d’Or à des récipiendaires du mérite international de la jeunesse, à la salle de conférence des Affaires étrangères à Abidjan, a fait savoir le porte-parole du gouvernement ivoirien. 

En marge de la cérémonie le principe Édouard sera reçu en audience par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara. Il devrait aussi effectuer une visite à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan où seront exposés les stands matérialisent les quatre secteurs du programme du mérite international de la jeunesse. 

La Grande-Bretagne est le pays initiateur du mérite international de la jeunesse. Le prince Édouard d’Angleterre séjourne en Côte d’Ivoire afin de prendre part à cette cérémonie de distinction des jeunes récipiendaires du mérite international de la jeunesse.


Retraite complémentaire par capitalisation: création d’une Commission paritaire CGRAE et partenaires sociaux

Publié le 06.02.2020 à 00h18 par APA

L’Institution de prévoyance sociale caisse – générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE) et ses partenaires sociaux ont approuvé mercredi une Commission paritaire, regroupant les deux entités, en vue du suivi et la mise en œuvre du régime de retraite complémentaire par capitalisation. Cette mesure a été arrêtée à l’issue d’une rencontre annuelle entre les partenaires sociaux et l’IPS-CGRAE à l’agence principale de l’IPS-CGRAE à Cocody, dans l’Est d’Abidjan. La réunion a regroupé les représentants des centrales syndicales et des faîtières d’organisations syndicales, ainsi que ceux d’associations et des regroupements de fonctionnaires et agents de l’Etat.   

La Commission paritaire CGRAE et Partenaire sociaux est une instance de concertation chargée, entre autres, du suivi l’évolution de la mise en œuvre du régime et d’émettre un avis sur les grandes orientations. Les parties ont ainsi convenu de se réunir à fréquence régulière. 

Cette Commission paritaire CGRAE et Partenaire sociaux se veut en outre un think-tank ayant un impact sur les caractéristiques techniques du régime, afin d’apporter une aide sur toute question de sécurité sociale ayant trait au régime de retraite complémentaire par capitalisation.

Le directeur général de l’IPS-CGRAE, Abdrahamane Berté, a assuré que « le mécanisme de recouvrement des cotisations obligatoires ne subira aucun changement par rapport au processus actuel de prélèvement au titre du régime de base ».

Sur les cotisations additionnelles et versements libres, dira-t-il, dès lors que le fonctionnaire ou agent de l’Etat manifeste son souhait de cotiser davantage, les équipes de l’IPS- CGRAE, sur la base du mandat signé par l’assuré social, s’adresseront directement à la solde et à la DRH de son organisme employeur pour la mise en place du précompte.

La solde devra alors fournir une liste nominative des cotisants afin de permettre une alimentation automatique des comptes cotisants des assurés sociaux, a-t-il poursuivi, avant d’ajouter qu’il s’agit de ici de faire suite dans les meilleurs délais et conditions aux souhaits du fonctionnaire ou agent de l’Etat.

L’IPS-CGRAE a au cours de la séance tenu à mettre un point d’honneur sur le respect de son engagement auprès de ses partenaires sociaux en maintenant la collaboration née du dialogue social et en les associant à la démarche de sensibilisation à venir.

La commission paritaire est composée de représentants des partenaires sociaux et de l’IPS-CGRAE. La réunion a par ailleurs décidé de la mise en place d’un plan de tournée de sensibilisation avec la contribution et l’appui des partenaires sociaux.

Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec les partenaires sociaux. Des ateliers préparatoires se sont également tenus avec la direction de la solde dont l’objectif était d’aborder les conditions de mise en place des différents prélèvements ou précomptes prévus, en l’occurrence la cotisation obligatoire de 5%, les cotisations additionnelles et les versements libres.

Ces ateliers ont notamment permis de faire ressortir plusieurs points majeurs. La direction de la solde, elle, procédera au terme des discussions, entérinées par les parties, à un prélèvement automatique du montant sur le salaire indiciaire brut soumis à cotisation.

Ces sessions, qui se sont tenues d’octobre 2019 à janvier 2020, avaient pour objectif d’une part, de faire connaître le produit et de l’expliquer au personnel et d’autre part, de leur faire comprendre les enjeux de ce nouveau régime.

A l’issue d’un dialogue social clôturé le 07 juin 2019, sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la protection sociale, est intervenue la signature de la déclaration portant consensus sur les caractéristiques définitives du régime de retraite complémentaire par capitalisation des fonctionnaires et agents de l’Etat (RCFAE).

Il avait été à cette occasion, convenu de maintenir un cadre collaboratif construit durant le dialogue social avec l’ensemble des parties prenantes. La rencontre de ce mercredi 5 février 2020 s’inscrit ostensiblement dans le cadre de cette approche collaborative et participative.


Irak: sept morts dans des affrontements entre manifestants rivaux à Najaf

Publié le 05.02.2020 à 22h50 par AFP

Les tensions entre manifestants antipouvoir et partisans du leader chiite Moqtada Sadr, qui a fracturé la contestation en Irak en soutenant le Premier ministre désigné alors que le reste des protestataires le rejette, ont dégénéré mercredi soir dans la ville sainte chiite de Najaf, faisant sept morts.

Depuis que le très versatile Sadr, dont les partisans défilaient depuis début octobre avec les autres protestataires, a fait volte-face, les deux camps en étaient venus aux mains dans diverses villes d’Irak et un manifestant avait été tué à coup de couteaux lundi à al-Hilla, au sud de Bagdad.

Mais cette fois-ci, à Najaf, les sept manifestants tués ont été mortellement touchés par balles, à la tête et au torse selon des sources médicales, provoquant une volée de protestation à travers le pays.

Les « casquettes bleues », les partisans de Moqtada Sadr qui ont adopté ce couvre-chef comme signe de ralliement, mais aussi les forces de l’ordre étaient accusées. Les premiers de violence, les seconds de ne pas les faire cesser.

Le Premier ministre désigné Mohammed Allawi, qui ne prendra ses fonctions qu’une fois que son cabinet aura obtenu la confiance du Parlement sous moins d’un mois, a aussitôt appelé sur Twitter le gouvernement démissionnaire à « jouer son rôle qui est de protéger les manifestants ».

– Feu de critiques –

Mercredi en fin d’après-midi à Najaf, des sadristes ont déferlé sur le campement des manifestants antipouvoir qui, depuis début octobre, réclament une refonte du système politique et continuent de refuser ses hommes –dont M. Allawi–, selon des journalistes de l’AFP.

Il y a eu ensuite des affrontements alors que des tentes où dorment depuis des mois des contestataires ont été incendiées.

Plus tard, même si les forces de l’ordre ont tenté de s’interposer, sept manifestants ont été tués par balles dans la ville sainte chiite, ont indiqué des sources médicales, faisant également état de dizaines d’autres blessés.

Alors que les « casquettes bleues » sont sous le feu des critiques des manifestants depuis plusieurs jours, Sadr les avait appelés mardi à appuyer les forces de l’ordre qui tentent de faire rouvrir écoles et administrations fermées durant des semaines par un mouvement de désobéissance civile, « pacifiquement ».

« Le devoir des casquettes bleues (…) n’est pas de me défendre et de réprimer les voix qui scandent des slogans qui me sont hostiles », avait-il écrit.

Mais dans la nuit, à Diwaniya ou Nassiriya, deux autres villes du sud, des centaines de manifestants étaient dans les rues, scandant des slogans hostiles aux partisans de Moqtada Sadr, qui ont adopté la « casquette bleue » comme signe de ralliement, ont rapporté des correspondants de l’AFP.

« Les manifestants se font tuer sous le regard des forces de l’ordre qui continuent à jouer les spectateurs », a encore accusé l’un d’eux à Nassiryia, Mohammed Hussein.

– « Où sont les forces de l’ordre? » –

« Où sont les forces de l’ordre? », a lancé sur Twitter Assaad al-Nasseri, un dirigeant du mouvement sadriste qui a récemment fait défection, dénonçant « une effusion de sang sauvage ».

Déjà, depuis le 1er octobre, plus de 480 personnes ont été tuées et quelque 30.000 blessées dans les violences liées à la contestation, en majorité des manifestants, selon un bilan compilé par l’AFP à partir de sources de sécurité et médicales.

M. Allawi a promis cette semaine des compensations pour les victimes à des groupes de représentants de la contestation qu’il a rencontrés, a indiqué mercredi à l’AFP un expert présent à ces rencontres.

Sur les places de Bagdad et des villes du sud de l’Irak, secoué par une révolte inédite depuis octobre, la majorité des manifestants ont exprimé leur refus de la nomination de M. Allawi. Ce dernier a été à deux reprises ministre au sein d’un système politique qu’ils rejettent en bloc.

Depuis le début de la semaine, M. Allawi tente de donner des gages face à des représentants de la contestation qui dénoncent la corruption et le népotisme en Irak, le 16e pays le plus corrompu au monde selon Transparency International.

Il a promis de « proposer un ou deux ministres issus de la contestation » et de « laisser les représentants du mouvement populaire avoir un droit de regard sur trois à cinq nominations au futur cabinet ».

Tant que son gouvernement n’a pas obtenu la confiance du Parlement, M. Allawi n’est autorisé à prendre aucune décision et c’est le gouvernement démissionnaire d’Adel Abdel Mahdi qui est toujours en charge des affaires courantes.


Les quatre enseignements du procès en destitution de Trump

Publié le 05.02.2020 à 22h50 par AFP

Donald Trump a été acquitté mercredi à l’issue de plus de deux semaines d’un procès en destitution qui a divisé l’Amérique et ses institutions, confirmé la mainmise du président républicain sur son parti et, de manière plus anecdotique, révélé les talents du démocrate Adam Schiff.

– Les deux Amériques –

Deux ailes dans l’hémicycle du Sénat, deux camps irréductibles. Le procès en destitution de Donald Trump a confirmé la profonde fracture entre les élus républicains et démocrates, mais aussi dans la société américaine sous la présidence de l’impétueux milliardaire.

A la Chambre des représentants, les élus s’étaient écharpés pendant des heures avant de voter selon des lignes quasi strictement partisanes pour ou contre la mise en accusation du président pour abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès.

Cette fois, les sénateurs sont restés cois, contraints au silence par les strictes règles encadrant les procès en destitution. Mais à chaque pause, ils se sont rués vers les caméras ou sur leurs comptes Twitter pour se faire l’écho de deux visions irréconciliables de la procédure.

Donald Trump est un président « dangereux » qui se croit au-dessus des lois, ont martelé les démocrates sur tous les tons; il est la victime d’un « coup monté » politique ourdi par son opposition pour l’empêcher de briguer un nouveau mandat, ont asséné avec la même conviction les républicains.

Loin de Washington, les Américains interrogés par l’AFP affichaient des opinions largement liées à leurs affiliations partisanes. Selon les sondages, environ la moitié des Américains souhaitaient la destitution du président. C’était le cas de 85% des électeurs démocrates et de moins de 10% des républicains.

– Un parti républicain au garde-à-vous –

Donald Trump, qui a remporté les primaires républicaines en 2016 malgré l’hostilité affichée par plusieurs cadres du parti, exerce désormais un contrôle total sur ses troupes, à qui il réclame une loyauté sans faille.

Armé de son compte Twitter, il décerne de bons points à ses défenseurs les plus fervents, ou épingle les (rares) voix dissonantes.

Sa popularité auprès des électeurs républicains lui offre un puissant levier auprès des élus de son parti: si l’un d’eux se montre trop critique envers lui, il risque de perdre le soutien déterminant du président pour les élections locales à venir.

Au Congrès, Donald Trump peut compter sur le leader du Sénat Mitch McConnell pour faire rentrer dans le rang les élus tentés de s’émanciper. Malgré la défection de deux sénateurs républicains, cet habile stratège a réussi à bloquer la convocation de témoins, qui aurait repoussé le verdict.

Lors du vote final, une seule voix républicaine, celle du sénateur de l’Utah Mitt Romney, a jugé le président coupable.

– Des institutions abîmées –

Le procès a également révélé à quel point les divisions partisanes compromettent le fonctionnement du Congrès. Depuis que les démocrates ont repris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier 2019, plusieurs lois adoptées dans cette enceinte sont bloquées au Sénat.

L’ouverture de la procédure de destitution a accentué le phénomène, rendant quasi impossible un compromis entre les partis.

L’amertume entre les deux camps a empêché d’organiser un « procès équitable », a par ailleurs déploré la sénatrice républicaine Lisa Murkowski. « C’est triste à admettre, mais le Congrès en tant qu’institution a échoué », a-t-elle encore estimé.

– Les talents oratoires d’Adam Schiff –

L’élu démocrate Adam Schiff, qui a porté l’accusation contre Donald Trump, a réussi l’exploit de maintenir ses auditeurs suspendus à ses propos pendant de longues heures, grâce à un savant dosage d’énoncé méthodique des faits et d’envolées dramatiques.

Une de ses tirades — Donald Trump « doit être destitué car le bien et la vérité comptent, sinon nous sommes perdus » — prononcée avec beaucoup d’émotion est devenue virale sur internet.

L’actrice Alyssa Milano, qui a suivi une partie des débats depuis le balcon réservé au public, a salué sa performance. « Il était dans son élément », a-t-elle noté. « On avait vraiment l’impression d’assister à un one-man-show sur Broadway ».

Même le sénateur républicain Lindsey Graham, un défenseur fervent du président, l’a félicité pour son « bon travail » et son « éloquence ».


Scandales, impairs, procès: l’insubmersible M. Trump

Publié le 05.02.2020 à 22h50 par AFP

Inculpé… puis acquitté au Congrès: comme un navire ballotté entre les écueils d’une mer déchaînée, Donald Trump a souvent frôlé le naufrage. Mais, chaque fois qu’on l’a dit coulé, il est revenu à la surface.

– La vidéo choc de 2005

Le 7 octobre 2016, un mois avant la présidentielle, le Washington Post publie une vidéo explosive remontant à 2005. Donald Trump y tient des propos extrêmement dégradants envers les femmes. On l’entend se vanter d’utiliser sa célébrité pour les « choper par la chatte ».

Des ténors républicains lui retirent instantanément leur soutien. On lui prédit de perdre le vote des femmes. Cela ne se produit pas. Selon un sondage sortie des urnes, le milliardaire rassemble finalement 52% des voix des femmes de l’électorat blanc. Il a depuis été accusé de multiples gestes constitutifs d’agressions sexuelles. #MeToo a précipité la déchéance de dizaines de puissants, pas la sienne.

– Feuilles d’impôt invisibles

Début octobre 2016, le New York Times révèle que Donald Trump, qui a toujours refusé de rendre publiques ses déclarations fiscales, avait déclaré près d’un milliard de dollars de pertes en 1995, échappant peut-être ainsi à l’impôt sur le revenu pendant près de 20 ans.

Une fois élu, il continue à se démarquer de ses prédécesseurs en refusant de publier ses feuilles d’impôt. Une position jugée intenable de la part de quelqu’un qui a tant dénoncé le niveau de taxation imposé par l’administration Obama. Mais, au prix d’une intense guérilla judiciaire, il tient bon.

– L’affaire russe

L’ingérence des services secrets russes dans la présidentielle américaine de 2016 et les apparentes tentatives de Donald Trump pour cacher la vérité déclenchent l’ouverture en mai 2017 d’une enquête exceptionnelle confiée à un procureur spécial.

Au cours de ses investigations, Robert Mueller révèle les turpitudes des conseillers de l’ancien homme d’affaires. Les inculpations pleuvent, la liste des collaborateurs déchus s’allonge: Paul Manafort, Roger Stone, Michael Flynn, Michael Cohen…

Le président sent le vent du boulet. Mais, après 22 mois d’enquête, Donald Trump se déclare « blanchi ». Pourtant, dans ses conclusions, Robert Mueller ne l’a pas disculpé des soupçons d’entrave à la bonne marche de la justice.

– L’affaire Stormy Daniels

L’affaire Stormy Daniels, du nom de scène d’une actrice de films pornographiques qui affirme avoir couché avec Donald Trump il y a une douzaine d’années, éclate en janvier 2018. Au fil de ses rebondissements, elle se révèle très embarrassante pour le président, qui nie en bloc.

L’avocat du magnat de l’immobilier a versé en 2016 130.000 dollars en échange du silence de Stormy Daniels. Mais, signe des temps qui changent, ces soupçons d’adultère semblent finalement avoir peu érodé la base électorale conservatrice du milliardaire.

– La polémique de Charlottesville

Le 12 août 2017, des groupuscules d’extrême-droite, parmi lesquels des membres du Ku Klux Klan, se donnent rendez-vous dans une paisible bourgade de Virginie, Charlottesville. Emaillé de violences, le rassemblement vire au drame quand un néonazi percute en voiture des militants antiracistes, tuant une femme de 32 ans.

L’émotion nationale est grande. Mais, dans un premier temps, M. Trump renvoie les parties dos à dos, précisant voir « des gens très bien » dans les deux camps. Cette ambiguïté suscite une vague d’indignation, y compris au sein de son propre parti républicain. Après quelques jours, l’émoi retombe.


G’Bissau : recours du PAIGC à la Cour suprême pour l’annulation de la présidentielle

Publié le 05.02.2020 à 22h18 par APA

Domingos Simões Pereira, le candidat du PAIGC a déposé ce mercredi un recours d’annulation du second tour de la présidentielle du 29 décembre à la Cour suprême de justice qui avait consacré la victoire de Umaro Sissoco Embalo.Le parti majoritaire en Guinée-Bissau invoque des irrégularités, fraude électorale et non-respect par la Commission nationale électorale (CNE) des ordonnances judiciaires pour justifier son recours.

Mário Lino da Veiga, membre de l’équipe juridique de Domingos Simões Pereira a déclaré à la presse que la demande d’annulation avait été déposée auprès de la Cour suprême de justice ce mercredi avec « toutes les preuves d’irrégularités produites au deuxième tour de l’élection présidentielle ».

Interrogé sur les faits reprochés à la CNE, l’avocat cite en exemple le fait que l’organe électoral « n’ait pas respecté les exigences de la Cour suprême sur le décompte national des résultats des élections selon la loi électorale bissau-guinéenne ».

Mário Lino da Veiga dit avoir confiance à la Cour Suprême et  attend  « que justice et loi soient appliquées ».

Contestant les résultats du second tour pour une fraude présumée, le candidat du PAIGC Domingos Simões Pereira avait fait appel à la Cour suprême de justice, qui, à son tour a avait demandé à la Commission électorale « un apurement [une vérification] des résultats »,  du second tour du 29 décembre

Mais la CNE a déjà soutenu avoir épuisé toutes ses activités dans le processus électoral avec la publication des résultats définitifs. Les résultats donnés par la CNE confirment la victoire du candidat du Madem G15 Umaro Sissoco Embaló avec 53,55% des voix contre 46,45% des voix à son concurrent Domingos Simões Pereira. 


GM et Ford frustrés par la flambée boursière de Tesla

Publié le 05.02.2020 à 21h50 par AFP

Que faire de plus pour se faire entendre ? General Motors et Ford ne cachent plus leur frustration face à la flambée boursière de Tesla, qui n’a jamais été rentable depuis sa création en 2003 et construit 20 fois moins de voitures qu’eux.

Les dirigeants des deux constructeurs automobiles ont mis à profit la publication de leurs résultats annuels 2019, mardi et mercredi, pour réitérer qu’ils sont les mieux placés, au vu de la transformation qu’ils ont engagée, pour jouer les premiers rôles dans l’avenir de l’automobile, qui sera dicté par les technologies autonome et électrique.

« Ford dispose d’un portefeuille de produits pour tous les consommateurs », a défendu le PDG, Jim Hackett, lors d’une conférence téléphonique mardi avec des analystes.

Ajoutant que l’offre du groupe était « plus large » que celle de Tesla, M. Hackett a répété avoir lancé une vaste restructuration comprenant des fermetures de sites, des suppressions d’emplois et l’abandon de la production de citadines et berlines aux marges faibles.

Il a mis en avant l’offensive dans l’électrique, avec le lancement de la très attendue Mach-E, version électrique de la Mustang. « La société devait changer, elle est en train de le faire », a souligné M. Hackett.

– Le vent dans le dos –

Le coeur de l’automobile américaine s’est déplacé lors des dernières semaines de Detroit vers la Silicon Valley: la valeur boursière de Tesla, le constructeur californien de véhicules électriques, s’est en effet envolée, atteignant mardi soir les 160 milliards de dollars. C’est plus de quatre fois la capitalisation de Ford et plus de trois fois celle de GM.

Dans le même temps, l’action GM a pris à peine 5% comparé à son cours d’introduction de 33 dollars lors du retour du groupe à Wall Street en 2010.

Le titre Tesla a toutefois chuté mercredi, jusqu’à 20% en séance, tiré vers le bas par des craintes de bulle et l’impact du coronavirus sur sa production en Chine, premier marché automobile mondial.

Les investisseurs estiment de façon générale que Tesla, qui a représenté 78,5% des 245.000 véhicules électriques vendus en 2019 aux Etats-Unis, a pris une avance quasi irrattrapable dans l’électrique et le véhicule autonome.

Une conclusion que conteste GM, qui dispose d’un modèle, la Bolt, capable de rivaliser avec le Model 3 de Tesla, le véhicule électrique le plus vendu l’an dernier aux Etats-Unis.

La PDG, Mary Barra, et ses lieutenants sont passés à l’offensive mercredi, lors d’une journée de présentation de l’entreprise à New York. Ils ont affirmé que la transition de GM vers un « zéro émissions de CO2, zéro accident, zéro bouchons » était en bonne voie.

« Etant donné notre taille, nous sommes persuadés que nous allons gagner cette bataille », a asséné Mark Reuss, le numéro 2 de GM. « Nous avons fait d’énormes avancées », avait clamé peu avant lui Mme Barra.

Le géant de Detroit investit des dizaines de milliards de dollars dans le développement des voitures électriques, dont la construction d’une usine de batteries, en partenariat avec le sud-coréen LG Chem, dans l’Etat de l’Ohio.

Cette usine devrait avoir une capacité de production annuelle de plus de 30 gigawatts par heure (GWh/an) de packs de batterie, ce qui serait davantage que la production de la méga usine 1 de Tesla dans le Nevada (ouest). Cette dernière avait produit 20 GWh/an en 2018, un niveau de production qualifié alors par le groupe d’Elon Musk de « plus gros volume de production d’une usine de batteries dans le monde ».

GM prévoit de commercialiser également prochainement des camionnettes à plateau (pickup) et des SUV électriques. Il est même allé jusqu’à ramener à la vie le 4X4 à tout faire de l’armée américaine Hummer, symbole de tous les excès automobiles américains. Une version civile et électrique du Hummer sera commercialisée à partir de 2021.

En parallèle, la filiale de technologie autonome Cruise est en train de construire le Cruise origin, sa nouvelle navette autonome, sans pédale ni volant.

Le gros des ventes et des bénéfices de GM et Ford repose encore toutefois sur les gros 4X4 de ville et les pickup, gros consommateurs de carburant aux émissions polluantes élevées, vendus aux Etats-Unis. Une situation qui ne devrait pas changer au moins jusqu’en 2030.


Joe Biden en difficulté dans les primaires démocrates

Publié le 05.02.2020 à 20h50 par AFP

Touché mais pas coulé: Joe Biden a mal commencé la saison des primaires démocrates en arrivant quatrième lundi dans l’Iowa selon des résultats partiels, mais l’ancien vice-président espère rapidement rebondir grâce à son avance dans les sondages nationaux.

« Je ne vais pas embellir la réalité, on a pris un coup à l’estomac dans l’Iowa, tout le processus en a pris un coup », a admis ce vétéran de la politique américaine mercredi dans le New Hampshire, deuxième Etat à voter mardi prochain.

Grand favori depuis son entrée dans la course, il avait l’avantage de l’expérience et, avec son image de modéré, semblait le seul à pouvoir rassembler les démocrates pour barrer la route à Donald Trump en quête d’un second mandat.

La claque est donc sévère, à peine atténuée par le chaos ayant entouré la soirée électorale lundi soir, qui se rajoute aux doutes récurrents sur son état de santé, lui qui a 77 ans.

Avec près des trois-quarts des bulletins dépouillés mercredi, il pointe en quatrième position, loin derrière le jeune modéré Pete Buttigieg, le sénateur autoproclamé « socialiste » Bernie Sanders, et la sénatrice progressiste Elizabeth Warren.

Il devance toutefois une autre candidate modérée, la sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar.

Joe Biden sillonnait pourtant le petit Etat du Midwest depuis plusieurs semaines, alors que ses principaux adversaires potentiels – Sanders, Warren et Klobuchar – étaient bloqués à Washington pour cause de procès en destitution de Donald Trump.

Mais malgré une avance conséquente dans les sondages au niveau national, sa campagne semblait s’essouffler avec des contributions financières en baisse et un manque d’enthousiasme de ses troupes.

– « Nouvelle campagne » –

Pour Larry Sabato, professeur de sciences politiques à l’Université de Virginie, il est toutefois trop tôt pour éliminer l’ancien numéro deux de Barack Obama de la course à la nomination.

« C’est une toute nouvelle campagne présidentielle pour lui » après deux précédentes aventures « où il a échoué », dit-il en référence à 1988 et 2008 quand, alors sénateur du Delaware, il avait raté l’investiture démocrate.

« Il va aussi probablement perdre dans le New Hampshire » où Bernie Sanders fait la course en tête loin devant Joe Biden qui est désormais talonné par Pete Buttigieg, 38 ans.

Et la primaire du Nevada, le 22 février, pourrait aussi rimer avec « démontada » malgré le soutien des syndicats et des ouvriers blancs, qui font partie de sa base électorale.

Le syndicat des ouvriers électriciens (IBEW), fort de ses 775.000 adhérents en Amérique du Nord, lui a ainsi apporté son soutien mercredi.

« Les syndicalistes voteront peut-être pour Biden mais les hispaniques ne semblent pas trop enthousiastes, ils sont plus en faveur de Bernie Sanders », estime M. Sabato.

Même s’il a admis sa contre-performance dans l’Iowa, Joe Biden a affirmé à ses supporteurs que au New Hampshire ou ailleurs, le combat est loin d’être fini.

« Rien n’est joué ici, mais je souhaite que vous me propulsiez de façon à garantir que les choses vont bien tourner, d’accord? », a-t-il lancé mercredi à Concord.

« Parce que si je m’en tire bien ici, vous allez donner le ton de tout le reste de la course », a-t-il expliqué.

Pour l’ancien « VP », la courbe pourrait s’inverser à partir de la fin février. Les primaires auront lieu dans plusieurs Etats du sud où il compte un large soutien parmi la communauté afro-américaine.