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Tuesday, February 4th, 2020

 

Pete Buttigieg, le jeune outsider qui se voit à la Maison Blanche

Même s’il semble convaincu que son destin passe par la Maison Blanche, Pete Buttigieg aime répéter qu’il n’a rien à voir avec l’establishment de Washington.

Au contraire, ce technocrate ouvertement homosexuel de 38 ans s’applique à citer autant que possible son expérience de maire de South Bend, une petite ville de l’Etat de l’Indiana. Là, assure-t-il, il a développé une connexion avec les Américains bien plus authentique que celle des élites de la capitale fédérale.

Positionné au centre, il s’est lancé l’an dernier dans la bataille pour être celui qui sera le grand rival de Donald Trump à la présidentielle de novembre. Il doit pour cela affronter des candidats démocrates plus connus du grand public, mais également deux fois plus âgés.

« Pete », ainsi qu’on l’appelle volontiers en raison de son nom imprononçable, a su surmonter son jeune âge, son manque d’expérience nationale et son déficit de notoriété pour créer l’exploit dans la primaire démocrate de l’Iowa, dont il a pris la tête selon des résultats portant sur deux tiers des bureaux de vote

Excellent orateur, il s’est démarqué par son ton calme et confiant, son apparente connaissance des dossiers, même les plus sensibles comme la géopolitique, mettant en avant son expérience d’engagé militaire, lui qui a passé sept mois en Afghanistan.

Il est parvenu à apparaître comme un outsider crédible face à ses rivaux démocrates, parmi lesquels l’ancien vice-président Joe Biden, qui a longtemps caracolé en tête des sondages, et le sénateur Bernie Sanders, grand espoir de l’aile gauche du parti.

Ces deux vétérans de la politique n’ont pas su contenir Pete Buttigieg, qui n’a eu de cesse d’affirmer aux électeurs que son statut de nouveau venu n’était pas unique dans l’histoire des élections présidentielles.

« Chaque fois que mon parti est entré à la Maison Blanche ces cinquante dernières années, cela s’est fait grâce à un candidat novice en politique nationale, axé sur le futur, non façonné par le mode de vie de Washington et ouvrant la voie à une nouvelle génération », a-t-il déclaré lors d’un rassemblement le week-end dernier à Waterloo dans l’Iowa.

« C’est comme ça qu’on gagne ».

Le point fort de M. Buttigieg est son éligibilité.

Il a mis en avant certaines positions progressistes mais pense que ses vues plus modérées sur la couverture santé et les impôts pourraient convaincre les électeurs centristes, notamment les indépendants et les républicains ayant voté pour Donald Trump mais souhaitant une option pour sortir de cette présidence marquée par la division.

Pete Buttigieg a aussi profité de son passage dans l’Iowa pour séduire des comtés s’étant prononcés en faveur de Barack Obama en 2012 puis pour M. Trump en 2016.

« Nous accueillons beaucoup de futurs anciens républicains déterminés à tourner la page », a-t-il expliqué à Ottumwa dimanche.

– Le partisan de l’unité post-Trump –

La traduction de sa victoire dans l’Iowa en un succès électoral plus large sera une tâche monumentale.

Malgré sa capacité impressionnante à lever des fonds, les sondages nationaux ne le placent qu’en cinquième position. La faute à un déficit de notoriété comparé à des candidats plus établis.

Il souffre, par ailleurs, d’un soutien très faible chez les électeurs noirs, un électorat clé pour les démocrates.

L’orientation sexuelle de M. Buttigieg, qui s’est affiché dès le début de la compétition aux côtés de son mari Chasten, semble cependant avoir relativement peu d’impact sur le choix des électeurs.

Ces derniers mois, le jeune diplômé d’Harvard, qui parle sept langues, a préféré mettre l’accent sur sa foi chrétienne plutôt que son mariage avec un homme.

Chasten Glezman, 30 ans, deviendrait le premier « first gentleman » si son mari était élu président.

En tant que maire, Pete Buttigieg, qui s’est marié à l’église à l’été 2018, a régulièrement réagi à des propos du conservateur religieux Mike Pence, ancien gouverneur de l’Indiana devenu aujourd’hui vice-président des Etats-Unis.

Pour beaucoup d’Américains, M. Buttigieg était un parfait inconnu jusqu’à ce qu’il qualifie Mike Pence de « pom-pom girl » de la présidence Trump, une présidence « de stars du porno » selon lui.

A mesure que sa campagne s’est étoffée, il s’est présenté comme un partisan de l’unité après les divisions de l’ère Trump.

Il s’est positionné en faveur d’une couverture santé étendue à tous les Américains mais propose qu’ils puissent choisir entre une option publique et une assurance privée.

Il est aussi pro-syndicats et propose d’augmenter le nombre de juges à la Cour suprême.


Maroc : La ville d’Agadir sera érigée en un pôle économique compétitif

Publié le 04.02.2020 à 23h18 par APA

La ville d’Agadir, capitale de la région Souss-Massa sera érigée en un pôle économique compétitif, attractif et capable de relever le défi de la régionalisation avancée et de conforter son rayonnement national et continental.Pour ce faire,  le Roi Mohammed VI a présidé, mardi, la cérémonie de lancement du Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024), un projet structurant qui amorce une nouvelle étape dans la promotion du rôle de la ville.

Mobilisant des investissements de l’ordre de 6 milliards de dirhams (1 euro = 10,7 DH), le programme de développement urbain d’Agadir vise la consécration du positionnement de la ville et le renforcement de son attractivité en tant que destination touristique nationale et internationale, l’amélioration des indices de développement humain, la promotion des conditions de vie des populations, notamment des habitants des quartiers sous-équipés, le renforcement des infrastructures de base et la consolidation du réseau routier de la ville pour une mobilité meilleure.

Selon, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit a fait savoir que le programme de développement urbain de la ville d’Agadir (2020-2024) se fera conformément aux mécanismes de la bonne gouvernance, afin d’assurer un suivi rigoureux et transparent des projets programmés, en respectant les délais et les objectifs fixés.

Le ministre de l’Intérieur a, en outre, affirmé qu’un projet de contrat programme de développement régional entre l’État et la région Souss-Massa était en phase d’élaboration selon une approche participative, notant que la priorité est donnée aux projets de développement régionaux qui favorisent le développement durable, la diversification et le renforcement de l’économie et l’amélioration de l’attractivité des espaces territoriaux.

De son côté, le Wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji, a souligné que le nouveau programme procède d’une approche participative systématique ayant associé les différents acteurs de la ville et qu’il s’articule autour de six principaux axes.

Il s’agit de la réalisation de la première ligne du bus à haut niveau de service de la ville d’Agadir sur un linéaire de 15,5 km, du renforcement des infrastructures et au décongestionnement de la ville, de l’aménagement urbain de la zone touristique d’Agadir et le renforcement de son attractivité, de la préservation de l’environnement et l’aménagement des espaces verts de la ville, de la promotion de la chose religieuse et de la protection et la valorisation du patrimoine de la ville, et la promotion culturelle ainsi que du renforcement des équipements sociaux de base.

Pour assurer plein succès à ce programme et son exécution dans les délais impartis, deux sociétés de développement local « Agadir Souss Massa Aménagement » et « Grand Agadir de transport et de mobilité urbaine » superviseront la réalisation des différents projets prévus au titre du nouveau programme, a-t-il conclu.


Coronavirus : Aucun cas n’a été enregistré au Maroc (ministre)

Publié le 04.02.2020 à 23h18 par APA

Le ministre d’État chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, Mustapha Ramid a affirmé qu’aucun cas d’infection au coronavirus n’a été enregistré jusqu’à présent au Maroc.Le système national de veille et de surveillance épidémiologique a permis le suivi des cinq cas suspects, dont les résultats des analyses ne correspondaient pas au nouveau coronavirus, a souligné le ministre qui s’exprimait lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, précisant que parmi ces cinq cas, trois sont en fait liés à la grippe saisonnière.

Le ministre a assuré que toutes les mesures préventives ont été adoptées afin de parer à tout risque de propagation de la maladie, évoquant à cet égard la mise sur pied d’une commission mixte pour la surveillance épidémiologique et la prise de mesures nécessaires.

Le dispositif de vigilance et de surveillance sanitaire a été renforcé dans les aéroports internationaux en ce sens que tous les passagers en provenance de Chine via des vols directs ou indirects sont soumis au contrôle par caméras thermiques.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce mardi que les kits nécessaires au diagnostic du nouveau Coronavirus sont disponibles en quantité suffisante au Maroc.

Selon l’OMS, les kits nécessaires ont été pourvus en quantités suffisantes, et un approvisionnement plus conséquent est prévu dans deux à trois semaines.

Le Maroc dispose des compétences techniques nécessaires à l’établissement du diagnostic du nouveau coronavirus, le 2019-nCoV, et ce, dans plusieurs de ses laboratoires, assure l’OMS.

Dimanche dernier, 167 ressortissants marocains, dont 52 femmes, qui se trouvaient dans la ville de Wuhan, ont été rapatriés de Chine. Ces ressortissants marocains sont placés à l’isolement à l’hôpital de Meknès et à l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat.

L’OMS soutient le Maroc dans ses efforts pour faire face à une éventuelle expansion de l’épidémie sur son sol. Elle fournit des tests de détection du nouveau coronavirus, sous la forme de kits, et apporte d’autres formes d’appui technique, en vue de mettre en œuvre son plan national de veille et de riposte à la grippe virale due au 2019-nCoV.


Mauritanie : les personnes en provenance de la Chine mises en quarantaine

Publié le 04.02.2020 à 22h18 par APA

Les personnes en provenance de la Chine sont mises en quarantaine pendant deux semaines dans des centres loin des populations, a déclaré le ministre de la Santé mauritanien, Nedhirou Ould Hamed.Ces deux semaines sont la période requise pour s’assurer que les suspects ne portent pas le coronavirus, a expliqué le ministre dans un point de presse mardi à Nouakchott.

Il a affirmé qu’au terme de la mise en quarantaine, les personnes au nombre de 12 ne présentaient pas les symptômes du virus mais qu’elles ont été isolées par précaution.

Ould Hamed a ajouté que son pays ne contient aucun porteur de coronavirus tout comme d’ailleurs le continent africain et qu’il n’y a rien d’inquiétant à ce sujet.

Il a souligné que des contrôles ont été mis en place au niveau des frontières dans les aéroports, les ports et les points de passage terrestres en vue de vérifier qu’aucune personne ne porte le virus.

Selon lui, le seul cas suspecté jusqu’à présent, concerne un citoyen étranger (NDLR : chinois) qui a été mis en quarantaine et soumis à un examen envoyé aux laboratoires sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui ont établit qu’il ne porte pas le coronavirus.

Le ministre a fait savoir que son département s’est doté des équipements et moyens nécessaires à la prévention de l’épidémie

Il a révélé qu’à ce jour, le coronavirus a touché 17.238 personnes dans 23 pays et donné lieu à 361 décès.


When Supreme Court judges boycotted work

RICHARD MUNGUTIBy RICHARD MUNGUTI
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Supreme Court judges boycotted work for almost a month in 2015 over the contentious issue of retirement age, former Chief Justice Willy Mutunga told the High Court Tuesday.

Dr Mutunga said judges downed their tools between September 29 and October 25, 2015, in protest against the Judicial Service Commission’s (JSC) decision to fix their mandatory retirement age at 70. There was no quorum to handle court business, he added.

The judges were against the ‘early’ retirement of the then deputy CJ Kalpana Rawal and Justice Philip Tunoi, although they had attained the constitutionally mandated age of 70.

Despite negotiations, the judges remained adamant and filed a case even after they had been promised to be paid full emoluments of the remaining four years.

Dr Mutunga told Justice Weldon Korir that relations became frosty and three judges wrote to the JSC expressing their mind on the issue, saying it amounted to interference with operations of the Supreme Court.

JSC treated the letter as a strike notice. When it leaked, lawyer Apollo Mboya commenced a case seeking to have the dissenting judges removed from office.

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Constitutional requirement

Afterwards, they downed their tools. The former CJ said he was informed of the boycott by the deputy registrar of the Supreme Court, Ms Anne Asuga.

“The deputy registrar of the Supreme Court informed me there were no judges to handle court business. They were on strike,” said Dr Mutunga. The court had to order the deputy registrar not to list any cases for hearing “as there were no judges”.

The former CJ said 38 judges were affected by the JSC letter, adding that “it caused hue and cry in the Judiciary”. “Was it a decision of the JSC, which you were the chair, that judges exit at 70?” JSC lawyer Charles Kanjama posed.

“It was a constitutional requirement being implemented by the JSC. A majority of judges were for 74 (retirement age),” said Dr Mutunga.


Moi: Brain behind institutions, projects

NATION TEAMBy NATION TEAM
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The North Rift region was Tuesday plunged in mourning following the death of former President Daniel Toroitich arap Moi, at the age of 96.

He was eulogised as the brain behind many development projects in the region, including famous institutions and churches.

One of the key projects initiated during Moi’s rule is the Moi Teaching and Referral Hospital (MTRH), which is a lifeline to the East African Community.

A sombre mood yesterday MTRH as workers mourned the demise of the retired President.

“We have a lot to associate with the former President. We wish to send our sincere condolences to the family and the whole nation,” MTRH Chief Executive Officer Wilson Aruasa said.

Other projects include Moi University, which was established following the recommendation of January 1981 Presidential Working Party chaired by Canadian academic, Dr Colin B. Mackay. Moi inaugurated the institution on December 6, 1985 as the second public chartered University.

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He was also board chairperson of many schools in the region among them Moi Girls Eldoret, where he served from 1965-2007. Others are Kabarnet Boys, Tambach High and Kapropita Girls. He also founded Sacho High School in Baringo County and Kabarak High School.

Perhaps another legacy project that Moi is credited for is the famous Kimalel Goat Auction in Baringo County, which started in 1986.

The project sought to improve the livelihoods of Baringo County residents, and by the time Moi relinquished power in 2002, more than Sh50 million had been raised from the sale of 31,863 goats, 2,518 sheep and 180 cows.

West Pokot Governor John Lonyangapuo said the nation had lost a selfless leader, who will forever remain in the hearts of many with his Nyayo philosophy of peace, love and unity.

“Mzee Moi was not only an icon, but a true son of Africa and Kenya,” Governor Lonyangapuo said.

North Rift Kanu coordinator Paul Kibet described the fallen leader as visionary. He initiated various development projects, which have transformed the region into an economic hub, he said.

Uasin Gishu Governor Jackson Mandago lauded Mzee Moi for various development projects he initiated in the region during his 24-year rule.

“As a county, we’re privileged to have projects like the MTRH and the Eldoret International Airport all of which were initiated by Mzee Moi. As we speak today, the projects are having a very big impact to the development of this country,” he said.

In a statement, Nandi Governor Stephen Sang said his county was deeply saddened by the passing on of the former President.

“Mzee Moi was a very kind-hearted leader, whom we revere for many development projects and especially founding many schools in the country,” Governor Sang said.

Baringo County Governor Stanley Kiptis said Mzee Moi will be forever remembered for the Nyayo philosophy of peace, love and unity that made our land an island of peace.

Moi University Vice-Chancellor Isaac Kosgey said Mzee Moi contributed to decentralising higher education from Nairobi to rural areas.

Reported by Wycliff Kipsang’, Dennis Lubanga, Stanley Kimuge, Oscar Kakai, Onyango K’Onyango, Barnabas Bii and Florah Koech


L’expérience d’Ebola permet « une meilleure riposte » contre coronavirus (infectiologue)

Publié le 04.02.2020 à 21h18 par APA

L’épidémie du coronavirus, partie de Wuhan en Chine, réveille en Afrique les démons du virus Ebola dont l’expérience acquise permettra « forcément une meilleure riposte » contre cette nouvelle maladie.L’infectiologue sénégalais, le professeur Moussa Seydi qui a été au cœur de la riposte et de la prévention contre Ebola au Sénégal, estime qu’Ebola est contagieux que le nouveau virus 2019-nCoV qui a déjà tué 425 personnes sur 20.400 cas recensés dans le monde (en date du 4 février).

« Les moyens peuvent être efficaces (pour le continent), parce qu’Ebola est beaucoup plus contagieux et on a pu faire face. (…) L’expérience acquise de la lutte contre Ebola permet forcément une meilleure riposte contre coronavirus », a déclaré à APA le chef du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier et universitaire de Fann.

Même si la comparaison est prématurée d’après lui, les chiffres montrent qu’Ebola est « plus dangereux » que le coronavirus pour avoir touché plusieurs pays en Afrique, notamment dans sa partie ouest.

« Avec Ebola, c’était en moyenne 50% de décès et parfois jusqu’à 90%. Avec le coronavirus, c’est un peu plus de 17.000 cas et un peu plus de 400 décès », a dit le professeur Seydi.

C’est moins risqué cependant que l’épidémie se soit déclarée dans des « pays où les moyens existent ». Car si elle « avait commencé en Afrique, la propagation serait beaucoup plus inquiétante », a indiqué Moussa Seydi.

Par ailleurs, constate-t-il, les pays africains ont mis en place « de bonnes mesures ». Mais quelles que soient « leur importance », elles ne peuvent pas empêcher à 100% l’arrivée d’un cas ». « L’essentiel est de le détecter à l’aéroport (pour l’isoler et le prendre en charge) », comme l’a fait le Botswana qui a détecté et mis en quarantaine cinq cas suspects en provenance de Wuhan, au centre de la Chine où le coronavirus est apparu en décembre dernier.

Le coronavirus et ses inconnus

Ainsi d’après le spécialiste, les risques sont « réels partout dans le monde » à cause des mouvements internationaux que font les gens. Et les mesures prises depuis le début « vont être réadaptées en fonction des nouvelles données », parce qu’il y a encore « beaucoup de choses qu’on ne connait pas par rapport à ce virus ».

 Mais « il n’y a pas lieu de se stresser », tempère Pr Seydi, soulignant que « le système de surveillance mondiale est efficace. Ce système n’est pas seulement africain, parce que même ce qu’on fait au Sénégal va concerner l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ».

Pour lui, « on viendra à bout de cette épidémie même si ça va prendre quelques temps ».

Comme d’autres pays du continent, le Sénégal a pris des mesures de précaution sanitaires supplémentaires. A l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) par exemple, les autorités ont installé des caméras thermiques pour prendre la température des passagers au contrôle des passeports.

« On a les moyens et les équipements. On est formé et bien organisé par rapport à tout ça. Il y a beaucoup de structures qui sont impliquées et on tient régulièrement des réunions », a confié le chef du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier et universitaire de Fann.


Coronavirus : La Chine mise en quarantaine

Publié le 04.02.2020 à 21h18 par APA

La propagation de l’épidémie du coronavirus (425 morts sur 22 400 cas en date du 4 février) a poussé plusieurs compagnies aériennes africaines à suspendre ou réduire leurs vols vers la Chine.Face au nombre croissant de personnes contaminées, des compagnies africaines ne desservent plus la Chine à l’instar de plusieurs compagnies aériennes comme AIr France-KLM (jusqu’au 9 février), American Airlines 31 janvier au 27 mars), Qatar Airways (à partir du 3 février).

La Royal Air Maroc a été la première à annoncer le 30 janvier dernier, la suspension de ses vols à destination de Pékin. La RAM évoque « une forte baisse de la demande sur les vols Casablanca-Pékin-Casablanca » et promet une reprise du trafic le 29 février prochain.

D’autres compagnies ont interrompu voire réduit leurs dessertes vers la Chine à cause du coronavirus.

C’est le cas d’Ethiopian Airlines qui a décidé de réduire ses vols en direction de l’Empire du Milieu ce mardi 4 février. La première compagnie aérienne africaine avait pourtant décidé dans un premier temps de maintenir ses vols en direction principalement dans cinq villes (Pékin, Shanghai, Guangzhou, Chengdu et Hong Kong) soulignant que la Chine est un « marché stratégique » pour son développement ».

Plusieurs autres compagnies africaines comme Egyptair, Air Madagascar, Rwandair, Air Mauritus ont suspendu leurs dessertes jusqu’à « nouvel ordre » vers la Chine à cause de l’épidémie de coronavirus.

Air Algérie, qui avait maintenu ses liaisons, s’est résolue ce mardi 4 février à suspendre ses vols vers les grandes villes chinoises.

Kenya Airways a pris la même mesure vers la ville chinoise de Ghangzhou « jusqu’à nouvel ordre », en accord avec les recommandations du ministère kenyan de la Santé. En revanche, elle a souligné la poursuite de ses activités vers Bangkok, la capitale de la Thaïlande, le deuxième pays le plus touché par l’épidémie après la Chine.

De son côté, l’Association internationale du transport aérien (IATA) affirme qu’elle « suit de près les développements liés à l’épidémie coronavirus à Wuhan (Chine), et collabore activement avec le Secrétariat de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et les Centres de contrôles et de préventions des maladies des Etats-Unis ».

Le 30 janvier dernier, l’OMS a qualifié l’épidémie de coronavirus venue de Chine, « d’urgence de santé publique de portée internationale ».


Côte d’Ivoire: une grille salariale «compétitive et attrayante» pour les agents de l’ONECI

Publié le 04.02.2020 à 21h18 par APA

L’Office national de l’Etat civil et de l’identification (ONECI) qui est une structure étatique aura un «fonctionnement plus proche d’une entreprise privée» avec une grille salariale plus «compétitive et attrayante» que celle de l’ex-Office national d’identification (ONI), a annoncé, mardi à Abidjan, le nouveau Directeur général de cette agence d’exécution, Sitioni Gnenin Kafana.« Notre organisation quoi que étatique aura un fonctionnement plus proche de celui d’une entreprise privée. Cela vient donc régler de fait la question de grille salariale. La nouvelle grille salariale est plus compétitive et attrayante que celle de l’ONI » a expliqué M. Kafana au cours d’une cérémonie d’échanges de vœux de nouvel an avec le personnel de l’ONECI.

Quant aux avancements, ils seront conformes aux textes en vigueur. Pour ce qui est des nominations en interne, a poursuivi M. Kafana, « je pu vous assurer que cela se fera au mérite », prenant « l’engagement de s’attaquer rapidement » aux conditions difficiles dans lesquelles les agents travaillent.

« Je ferai tout ce qui est de mes possibilités pour vous doter de moyens adéquats pour mener à bien vos missions », a-t-il ajouté sous une salve d’applaudissements des agents.

Par ailleurs,  Sitioni Gnenin Kafana a relevé les enjeux des missions de l’ONECI. « Le gouvernement et les populations attendent de nous, (des) sacrifices (…) pour mener à bien l’opération de masse qui consistera à produire en un temps relativement court, des millions de titres d’identité pour les ivoiriens », a-t-il dit.

En plus de la carte nationale d’identité, l’état civil et l’identification fiable et sécurisée figurent sur la liste des nouvelles missions de l’ONECI ainsi qu’une stratégie de gestion des flux migratoires.

« J’en appelle à votre mobilisation totale, votre sens du civisme et de la responsabilité pour satisfaire nos concitoyens », a poursuivi le nouveau patron de l’ONECI, rassurant qu’il « n’y aura pas de chasse aux sorciers ».

Cependant, a-t-il regretté, « je note certains comportements que je ne trouve pas acceptable ». A ce propos, le directeur général de l’ONECI a appelé ses collaborateurs au « changement, à adhérer aux valeurs d’une entreprise famille fondée sur la productivité, la motivation et la cohésion sociale ».

« Lorsque vous décidez de travailler avec une structure qui a une mission de service public, il faut non seulement la faire, mais bien la faire », a insisté M. Kafana, invitant les agents à s’approprier les objectifs qui leur sont assignés.

« Je vous invite à cultiver un comportement professionnel en abandonnant l’absentéïsme, le laxisme, le retard et j’en passe », a ajouté le directeur général de l’ONECI.  Pour lui, les nouveaux défis qui sont assignés à cette structure, « appellent à un changement de mentalité et à plus d’abnégation dans le travail ».

« Je demande à ceux qui ne veulent pas prendre le train du changement en marche d’en descendre dès maintenant» a prévenu M. Kafana, lançant un « appel au sens du devoir bien fait ».

L’ONECI qui compte 628 agents composés de 121 fonctionnaires et 507 contractuels est l’institution chargée de mettre en place la politique nationale de l’état-civil et de l’identification en Côte d’Ivoire, notamment le Registre national des personnes physiques (RNPP).

Sa mise en œuvre  par l’ONECI, créé à la suite de la réforme institutionnelle de l’état civil permettra une bonne maîtrise de la production des titres d’identité et la gestion des flux migratoires.

Le RNPP est une base de données qui centralise l’ensemble des informations sur l’état civil des personnes. Il s’agit d’un système intégré, global, fiable et sécurisé qui associe à chaque citoyen ivoirien et à tout étranger résident ou de passage en Côte d’Ivoire un numéro national d’identification (NNI). Ce numéro devra figurer sur tous les actes de la vie de chaque individu.

L’opérateur belge Semlex a signé une convention avec l’Etat ivoirien afin d’appuyer l’ONECI en matière d’identification.


Poursuites contre des députés ivoiriens: rejet de la requête de l’opposition, une plénière prévue

Publié le 04.02.2020 à 21h18 par APA

Le Bureau de l’Assemblée nationale ivoirienne a rejeté à l’unanimité à l’issue d’un vote au scrutin secret, la requête de l’opposition parlementaire demandant la suspension des poursuites contre des députés accusés d’atteinte à l’autorité de l’État, annonçant que cette décision sera soumise à une prochaine plénière pour délibération, a appris APA mardi de source officielle.« Par la présente, je vous informe qu’en raison de la clôture des travaux de la session parlementaire intervenue le 27 décembre dernier et conformément aux dispositions de l’article 47 alinéa 2 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, j’ai donc soumis l’examen de votre requête au bureau de notre institution parlementaire convoqué spécialement à cette fin le lundi 06 janvier 2020. Après examen de votre requête, celle-ci a été rejetée à l’issue du vote au scrutin secret à l’unanimité des membres du bureau présents», rapporte un courrier d’Amadou Soumahoro, le président du parlement ivoirien adressé aux groupes parlementaires Vox Populi, Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI) et Rassemblement.

«Les conclusions du bureau de l’Assemblée nationale seront soumises à une prochaine plénière pour délibération conformément aux dispositions de l’article 92 alinéa 3 précité», a-t-il ajouté. Selon M. Soumahoro, la requête de l’opposition parlementaire a été réceptionnée par son cabinet le 27 décembre 2019, « toute chose qui a rendu impossible l’examen en session ordinaire de la demande présentée ».

Par ailleurs, il a justifié que constituer une commission pour l’examen du dossier, lui donner le temps de se réunir pour recevoir et analyser votre rapport circonstancié et présenter ses conclusions en séance publique « était irréalisable ».

Depuis le 23 décembre dernier, des proches de Guillaume Soro, l’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne dont cinq députés,  sont en prison pour « atteinte à l’autorité de l’État et trouble à l’ordre public ». 

Il s’agit de MM. Alain Lobognon, Yao Soumaïla, Soro Kanigui, Camara Loukimane et Kando Soumahoro.  Le 20 janvier dernier, le bureau de l’Assemblée nationale ivoirienne a levé l’immunité parlementaire de Guillaume Soro et de cinq autres députés accusés d’atteinte à l’autorité de l’État. L’opposition parlementaire  s’était insurgée contre cette décision l’estimant « nulle parce que mal fondée et illégale ».