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Monday, January 13th, 2020

 

Sahel: : Quand la France convoque les présidents du Sahel

Publié le 14.01.2020 à 01h18 par APA

Agacé par la montée du sentiment anti-français dans les pays du Sahel, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron avait annoncé, le 04 décembre dernier, une rencontre dans la ville de Pau avec ses homologues sahéliens pour « à clarifier » leur position quant à la présence militaire française dans la région. Finalement reporté, le sommet s’est ouvert lundi 13 janvier 2020.« J’attends d’eux qu’ils clarifient et formalisent leur demande à l’égard de la France et de la communauté internationale. Souhaitent-ils notre présence ? Ont-ils besoin de nous ? Je veux des réponses claires et assumées sur ces questions », avait lancé, le ton ferme, le 4 décembre dernier, le président français à l’occasion du sommet de l’OTAN qui tenait alors à Londres.

La rencontre de Pau dont l’objectif principal est de « redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement » de la lutte commune contre les groupes djihadistes, selon le président Emmanuel Macron, verra la participation du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki et le président du Conseil européen, Charles Michel.

Pas plus tard que le 10 janvier dernier, une manifestation contre la présence des forces étrangères, et notamment françaises, au Mali a réuni, selon les organisateurs, au moins un millier de personnes à la place de l’Indépendance de Bamako.

«  Malgré cette présence massive des plus grandes armées du monde, les groupes terroristes continuent à sévir et montent même en puissance. Il faut donc se méfier de ces pyromanes nocturnes qui, dès le lever du jour, se transforment subitement en pompiers. Ces puissances étrangères utilisent le terrorisme pour contrôler les immenses richesses de la région  », expliquait, ce jour, un porte-parole des manifestants, Gabin Korbéogo, cité par l’AFP.

Cet état d’esprit de Korbéogo est largement partagé au sein des manifestants en témoignent les pancartes qu’ils brandissaient et où on pouvait lire : « Le gouvernement français est un frein à notre développement. » « À bas la France, Barkhane doit partir. » « La France dehors, les FAMa [Forces armées maliennes] peuvent sécuriser le Mali »… 

Les réseaux sociaux, principal terrain d’expression des opposants aux forces étrangères

Face à la recrudescence des attaques terroristes, les thèses impliquant la France inondent la toile notamment Facebook et Whats’App où les vidéos montrant l’assaut des djihadistes ou les dégâts qu’ils ont causés font des millions de vues.

Mais pour le président nigérien, Mahamadou Issoufou, interrogé par Radio France international (RFI), ceux qui s’expriment sur les réseaux sociaux ou dans la rue ne constituent pas la base populaire. « Ils sont très, très minoritaires. Je ne vois pas de foules en train de contester les alliances que l’on veut mettre en place pour lutter contre la menace terroriste, qui est une menace planétaire », avait-il précisé.

Pour le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, l’engagement des forces étrangères aux côtés de celles du Sahel « ne saurait être confondu avec une minorité d’activistes, de francs-tireurs ou de forces centrifuges qui cherchent à faire feu de tout bois, y compris le jeu des terroristes ».

Se disant « convaincu » que les Maliens éprouvent majoritairement un « sentiment de gratitude » envers les pays alliés, il a qualifié, lors de son discours à la nation du 31 décembre dernier, de « décisive » la rencontre Pau, arguant qu’elle sera l’occasion « de mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions ».

A en croire le ministre nigérien des Affaires étrangères,  Kalla Ankourao, interrogé par RFI,  « Il y aura, (à Pau), une déclaration commune entre les chefs d’État du G5 Sahel et la France pour réaffirmer la nécessité de poursuivre cette lutte-là en commun et même d’élargir les forces qui devraient participer à cette lutte contre le terrorisme ».

« D’après tout ce que nous avons fait depuis quatre semaines, les choses ont été bien clarifiées. Nous savons désormais les décisions que nous allons prendre à Pau et, croyez-moi, les choses ne seront plus comme avant. Les difficultés vont être derrière nous, surtout qu’il y a des repères, un agenda. Il y a un tableau de bord pour mettre en œuvre tout cela », a ajouté Kalla Ankourao.


Sahel; « il faut laisser l’initiative au Sahéliens » (Expert)

Le général à la retraite, Bruno Clément-Bollée, ancien directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère français des affaires étrangères estime qu’il ne « faut pas essayer de trouver une solution » au Sahel sans les Sahéliens.Entretien réalisé par Lemine Ould M. Salem.

L’armée française s’est initialement engagée contre les groupes jihadistes au Sahel le 11 janvier 2013. Jour Sept ans plus tard, le président français Emmanuel Macron reçoit  lundi 13 janvier 2020 à Pau, les cinq chefs d’Etat des pays sahéliens où l’armée transie est engagée. Est-ce la preuve d’un chef de l’engagement grandis au Sahel? 

La France est dans l’impasse au Sahel et elle besoin de trouver une solution urgente pour éviter un échec total de l’opération Barkhane qui depuis 2014 a pris le relais de Serval qui en 2013 avait inauguré, au Mali, l’engagement militaire français actuellement en cours dans cette région. Serval puis Barkhane ont permi d’obtenir des succès indéniables sur le terrain: la libération des villes du nord du Mali qui jusqu’en janvier 2013 étaient occupées par les groupes jihadistes liés à Al Qaida et l’élimination de certains chefs importants de ces groupes. Mais à mesure que cette présence se prolonge, les groupes jihadistes se sont reconstitués, adaptés et arrivent même aujourd’hui à imposer leur agenda aux soldats français et leurs alliés africains sur le terrain. La plupart des grandes attaques les plus spectaculaires et meurtrières leur reviennent. Désormais, ce sont les jiahdistes qui décident de quand, où et comment frapper sur les armées engagés au Sahel. 

Quand l’armée française était arrivée au Mali en 2013, les Maliens et les opinions sahéliennes de manière général avaient largement apprécié et soutenu ce déploiement des militaires français. L’incapacité de Barkhane et de ses alliés africains a venir à bout des groupes jihadistes et l’extension de la menace djihadiste un peu partout dans la région a conduit à un changement dans la perception des opinions locales sur cette présence militaire étrangèren. D’une armée de libération en quelque sorte, les soldats français au Sahel sont de plus en plus considérés comme une armée d’occupation. 

Comment interpréter, selon vous, ces critiques de plus en plus hostiles à la présence française et étrangère dans le Sahel?

Quand on se met à la place de populations qui chaque jour voient la violence s’amplifier et s’étendre dans toute la région ou presque alors que des milliers de soldats étrangers et locaux sont engagés sur le terrain, il est normal qu’on se pose des questions. Les sahéliens ont largement approuvé l’intervention française au Mali en 2013 pour chasser les groupes jihadiste qui avaient occupé la moitié nord du pays et qui menaçaient les pays voisins. Sept ans plus tard, ces mêmes sahéliens voient leur sécurité menacée quotidiennement. Or, cette présence massive de militaires étrangers parmi les meilleurs du monde ne parvient pas à prévenir ou empêcher les attentats, les assassinats, les massacres de civils et les attaques de garnisons. Comment ne pas comprendre ce changement de perception chez les populations locales? Si une amélioration notable n’est pas enregistrée rapidement sur le terrain, il ne faut pas s’étonner que ces critiques actuellement limitées, se transforment en une pression populaire massive réclamant le départ des forces étrangères, françaises en tête. 

Le sommet de Pau organisé lundi 13 et mardi 14 janvier, par’le président français autour des cinq chefs d’Etat du Sahel peut-il être l’occasion de calmer les opinions africaines critiques à l’égard de la présence militaire française au Sahel?

La manière avec laquelle ce sommet a été décidé a été maladroite. Cette rencontre a été décidée au lendemain de la mort de treize soldats français au Mali en décembre dernier. En l’annonçant, le président français, Emmanuel Macron, avait déclaré qu’il voulait obtenir des chefs d’Etat du Sahel une clarification de leur position sur la présence française dans la région alors que les critiques se multiplient dans ces pays contre Barkhane. Le ton utilisé par Macron  a donné à ses propos des allures de convocation qui passe très mal au sein des opinions africaines. Il fallait certes rendre hommage au militaire français qui ont perdu la vie en décembre au Mali. Mais il fallait adopter un ton moins arrogant que celui avec lequel avait parlé le président Macron dont les propos ont été ressentis comme très arrogants au Sahel où les populations civils et les militaires locaux sont les premières victimes des groupes jihadistes. 

Tenir ce sommet à Pau est aussi une erreur. La guerre contre les groupes  jihadistes se déroule au Sahel et pas en France. Le sommet devait donc avoir lieu dans un des pays du Sahel. 

Le contexte international actuel ne plaide pas non plus pour la tenue de cette rencontre en France. S’il y a un message à adresser à l’opinion française ou internationale, la date n’est pas la bonne. Le monde entier est aujourd’hui préoccupé par la situation au Moyen-Orient où un risque de guerre entre les Etats-Unis et ‘Iran est perceptible, l’Australie aussi  où les incendies  gigantesques menacent de ravager ce pays-continent et enfin les grèves qui paralysent la vie des français sans qu’un solution en soit visible pour le moment.

Le sommet de pau risque donc de passer inaperçu en France alors qu’en Afrique il est très suivi, commenté et surtout très critiqué.

Que faut-il faire alors?

La situation au Sahel concerne avant tout les Sahéliens. Il ne faut pas essayer de trouver une solution sans eux. Les concepts élaborés à New York, Paris ou Bruxelles ne peuvent pas être appliqués au Sahel sans que les Sahéliens eux-mêmes aient leur mot à dire. Ils connaissent mieux l’environnement local, les problèmes et  les populations. 

L’idée d’une force conjointe sous-régionale imaginée dans le cadre du G5 Sahel constitue un dispositif sur lequel la France et ses alliés peuvent s’appuyer quitte à pousser à un remodelage du concept originel. Au lieu de bataillons qui patrouillent le long des frontières entre deux des des cinq pays, il faudrait envisager des unités sahélienne composé de soldats des divers pays intégrés et opérationnels sur le terrain. Le mode actuel qui est essentiellement bilatéral a prouvé ses limites. 

Mais cela ne peut marcher sans certaines prérequis: faire confiance au africains, les aider sérieusement à élever le niveau de leurs armées pour qu’elle puisse être aussi professionnelles que les armées étrangères, cesser de leur imposer des solutions conçues ailleurs, et enfin donner le temps à ces armées pour se mettre à niveau et être opérationnelles  La situation s’est tellement dégradée au Sahel, qu’il faut au moins une génération pour que la stabilité y reviennent. Croire qu’une solution rapide est possible, est illusoire. 

Comment faire confiance à des pays dont les gouvernements sont presque tous considérés par leurs propres opinions comme peu vertueux ? 

Le déficit de confiance qui existe entre certains régimes et leurs opinions est un problème urgent a résoudre. Comment faire confiance à un gouvernement dont le pays est amputé de sa moitié, avec une armée en cours de reconstruction,  qui se permet d’acheter un avion présidentiel et en plus dans des conditions jugées obscures par tous? 

Le silence sur ce genre de pratiques des partenaires internationaux, dont la France, crée une situation très gênante. En se taisant sur ce genre d’actes, la France paraît aujourd’hui aux yeux de certains africains comme complice, ne serait-ce que selon l’adage « qui ne dit mot consent ».

Il faut absolument que la France et des alliés au Sahel se montrent plus regardants sur la qualité de la gouvernance et le respect des lois. La France n’a pas intérêt à être accusée une nouvelle fois d’avoir failli à son devoir moral comme elle l’a été au Rwanda en 1994 lors de l’opération Turquoise. 

Des initiatives locales émanant d’africains sont en cours dans la régio. Elles méritent ‘être appuyées par la communauté internationale. Au Mali, la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage du professeur Clément Dembélé fait un excellent travail qui doit être soutenu. Au Sénégal, la société Transvie qui propose des couvertures médicales très adaptées aux pratiquants des petits métiers en Afrique de l’Ouest est à encourager. Au Tchad et en Mauritanie, les forces de défense et de sécurité ont montré qu’elles sont capables d’inventer des solutions adaptées aux réalités sahéliennes en matière militaires. Ces deux pays disposent aujourd’hui d’outils sécuritaires qui ont fait leur preuves avec les unités méharistes mobiles dotées de dromadaires et de véhicules légers très efficaces pour la collecte du renseignement sur le terrain et même le combat. Ce genre d’initiatives locales montre que les sahéliens sont capables de proposer des solutions adaptées au terrain. Il suffit de les encourager et de leur fournir les moyens nécessaires pour qu’ils puissent être plus performants. Ce qui n’est pas le cas, hélas. C’est scandaleux aujourd’hui, sept ans après le début de la guerre contre les jihadistes au Sahel de voir les chefs d’états-majors des armées sahéliennes obligés de mendier auprès de la communauté internationale du matériel et des armes. 


Sahel: une année noire pour les armées locales

Publié le 14.01.2020 à 01h18 par APA

Les armées des pays du G5 Sahel, dont les dirigeants sont réunis lundi 13 et mardi 14 janvier (sud-ouest de la France) ont enregistrés de lourdes pertes depuis le début de l’année 2019. Voici la liste des attaques les plus meurtrières- Niger: 9 janvier 2020, 89 soldats sont tués  dans l’Ouest du pays lors d’une attaque ayant visé le camp militaire de Chinégodar, dans la région de Tillabéri,non loin de la frontière malienne. C’est l’attaque jihadiste la plus meurtrière à ce jour ayant eu lieu au Niger. 77 jihadistes y auraient été « neutralisés », selon le gouvernement nigérien. .

-Niger: 10 décembre 2019, 71 militaires sont tués dans une opération impliquant plusieurs centaines de jihadistes contre le camp d’Inates dans l’ouest du pays.  L’opération est revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) dont la branche sahélienne (Etat islamique dans le Grand Sahara) dirigée par Adnan Abou Walid Sahraoui est très active dans la zone dite des « trois frontières » entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. 

-Niger; 14 mai, 28 militaires’sont tués dans cette même zone des « trois frontières ». L’attaque a été revendiquée par l’EI..

– Mali: 18 novembre 2019, 43 militaires’maliens sont tués lors de l’attaque à Tabankort, dans la région de Ménaka au nord-est, non loin du Niger. Ils menaient une opération conjointe avec les forces nigériennes.

-Mali; 1er novembre dans la même

Région en territoire malien, 49 soldats sont tués dans l’attaque de leur camp à Indelimane, près de Ménaka. L’opération a été revendiquée par’l’EI. 

-Mali: 30 septembre, 40 soldats sont tués dans des attaques contre deux camps militaires situés à la frontière avec le Burkina Faso à Mondoro et Boulikessy. L’attaque a été revendiquée par le  Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM),, affilié à à Al-Qaïda et dirige par le touareg malien Iyad Ag Ghali. 

– Mali; 17 mars, 26 militaires sont tués dans une attaque du GSIM contre  le camp militaire de Dioura dans le centre du pays. 

– Burkina Faso: 24 décembre 2019, 200 individus lourdement armés attaquent la base militaire et la ville d’Arbinda dans le nord, près de la frontière malienne, Cette attaque la plus meurtrière depuis cinq ans au Burkina a fait 42 morts, dont sept militaires et 35 civils. 

-Burkina Faso: 19 août, l’attaque contre une base militaire à Koutougou dans le nord du pays  près de la frontière malienne, fait 24 morts parmi les militaires. 

– Tchad: 22 mars 2019, à Dangdala, dans le sud-ouest du pays, une attaque attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, affilié à l’EI fait 24 morts dans les rangs des militaires. C’est une des plus plus meurtrières attaques  contre l’armée tchadienne depuis le début de l’engagement du pays dans la guerre contre les groupes jihadistes. 


Les avocats européens de Soro dénoncent la violation des droits de leur client

Publié le 14.01.2020 à 00h18 par APA

Les avocats européens de Guillaume Soro, l’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire ont dénoncé dans une lettre adressée au président ivoirien Alassane Ouattara et parvenue lundi à APA, une violation des droits de M. Soro et de ses proches, menaçant de saisir la justice internationale. Depuis le 23 décembre dernier, la justice ivoirienne a lancé un mandat d’arrêt international contre M. Soro pour atteinte à l’autorité de l’État, recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

« La procédure initiée au préjudice de M. Soro et de ses proches s’inscrit dans un contexte de violations graves, manifestes et insoutenables des droits et libertés fondamentaux, en particulier, des droits à la liberté d’opinion, d’expression, de réunion et d’association pacifique», dénoncent les avocats  Charles Consigny et  Robin Binsard.

« C’est donc en votre qualité de gardien des institutions ivoiriennes, du principe de légalité de la constitution et du respect des engagements internationaux que nous sollicitons votre intervention afin de faire cesser sans délai l’ensemble des atteintes aux droits et libertés fondamentaux ci-avant énoncés, d’assurer la remise en liberté des proches de notre mandant et de permettre à M. Soro de présenter sa candidature et d’exercer sa campagne en perspective des élections présidentielles du 31 octobre 2020», plaident les avocats de M. Soro, s’adressant au président ivoirien.

 A défaut de cette intervention de M. Ouattara, menacent-ils, « nous avons reçu mandat d’engager toutes les voies de droits adéquates, en ce compris devant les juridictions internationales».

La justice ivoirienne a lancé  le 23 décembre dernier un mandat d’arrêt international contre M. Soro pour atteinte à l’autorité de l’État, recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. Par ailleurs, plusieurs de ses proches dont des parlementaires  sont  en prison pour trouble à l’ordre public.


Match 100 per cent transition with funds

EDITORIALBy EDITORIAL
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The government’s policy of progressing all Standard Eight candidates to Form One is a major turning point in the education sector.

It is a crucial step in achieving universal basic education — internationally, a minimum of 12 years in school.

For years, the country had to contend with a depressing situation where slightly more than half of primary school leavers transited to secondary education.

Thus, a large chunk of learners were left out, resulting in high wastage rates.

Worse, there were few opportunities since options such as technical and vocational education and training was moribund.

Moreover, primary school leavers are pretty young, just in early teenage, and not mentally, physically, psychologically or legally ready for the world of work.

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On Monday, Form One admissions began with a high turnout. This is the chance to critically interrogate the 100 per cent transition and crucially, the secondary education subsector.

INFRASTRUCTURE WOES

Secondary schools face acute congestion and overcrowding. Classrooms, hostels, dining halls and other infrastructure are stretched to the limit.

Schools are understaffed as the government has restricted teacher recruitment, replacing only those who exit while not factoring in increased student population and expansion of schools.

Put together, secondary schools are in dire straits and the prevailing conditions present severe challenge to quality of teaching and learning as well as student welfare.

This is a matter that cannot be wished away. The government must confront the matter and provide practical solutions.

On a positive note, Education Cabinet Secretary George Magoha announced the government’s disbursement of funds to all schools to ease the cash crunch.

CAPITATION

Under the subsided secondary education, the government allocates Sh22,244 annually to every student.

Primary school learners are entitled to Sh1,420. This will obviate the financial challenges. But several issues remain.

First, the government capitation is never given in full and it delays, forcing schools to procure goods and services on costly credit. Second, the fee structure for secondary schools is unrealistic.

Parents pay an average Sh53,554 annually, especially for national and extra-county schools, onto which the government puts in Sh22,444, totalling to Sh75,798.

This figure has been in place since 2014, yet the price of commodities and utilities, like electricity, have risen by several times.

Provisions for capital development hardly exist and school infrastructure is strained and dilapidated.

Thirdly, bursary programmes are poorly coordinated and for that reason, many deserving cases never get the cash.

Government’s aggressive expansion of enrolment of students to secondary schools has to be matched with adequate financial resourcing and proper management systems to guarantee quality.


Boost anti-terror campaign

EDITORIALBy EDITORIAL
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In an apparent resurgence of attacks by Somalia-based Al-Shabaab terrorists, three teachers have been killed in Garissa County.

Barely a week ago, four primary school pupils were killed, bringing the death toll in the past six weeks to nearly 20.

There have been bus attacks, kidnappings and detonation of improvised explosive devices (IEDs).

It would appear that there are small cells of armed extremists, whose mission is to disable communications and attack police posts in the remote areas near the Kenya-Somalia border.

Of course, they are helped by the fact that there’s a nearly 900-kilometre largely porous border through which insurgents smuggle weapons into the country.

The northeastern region has been prone to terror attacks. Bands of armed criminals are also behind the planting of the IEDs that have blown up motor vehicles used by security personnel, claiming lives. Indeed, we have a grave threat on our hands.

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LEARNING AFFECTED

Al-Shabaab is also behind attacks in towns and other regions. The terror threat hangs over the heads of Kenyans at all times like the Sword of Damocles.

We cannot go on like this forever. Security personnel deserve praise for doing their best to confront a devious enemy, but more needs to be done.

Attacks on teachers two years ago, in which two were killed, led to a mass exodus of teachers from the region.

This does not augur well for the education system, and could in the end badly disadvantage youth from the region in accessing opportunities.

Local leaders have denounced the attacks and urged the government to intensify security operations.

They claim there was intelligence before the attacks, but it was not acted upon. Wajir, Garissa, Mandera and Lamu counties are the most affected.

It is imperative that all rally together in the anti-terror campaign.


Financement du secteur privé: la BAD ne peut investir plus de 33% dans les projets

Publié le 13.01.2020 à 23h18 par APA

La Banque africaine de développement (BAD), selon ses règles, ne peut investir plus de 33% dans les projets du secteur privé, a fait savoir lundi Amadou Souley, chef de division au département des services légaux-secteur privé, lors d’un panel au siège de l’institution à Abidjan.« Quand vous présentez un projet à la banque (BAD), si elle trouve que le projet est viable, elle dit qu’elle ne pourra le financer qu’à hauteur de 33%, ce qui suppose qu’on attend de vous promoteur du projet d’amener au moins 20 ou 25% du financement », a dit Amadou Souley.

M. Souley s’exprimait lors d’un panel, à l’occasion d’un atelier de dissémination de la politique sur les opérations non souveraines de la Banque africaine de développement, devant des acteurs du monde économique, des diplomates et des organisations socio-professionnelles.      

Une fois que la BAD atteste que le projet est viable, la banque « recherche un certain nombre de partenaires avec lesquels nous cofinançons le projet qui peut venir très facilement pour couvrir le reste du financement », a ajouté M. Amadou Souley.  

Intervenant au panel, Ralph Olayé, directeur du développement et du management des projets à Eranove, a indiqué que sur certains projets, l’entreprise confie à la BAD « un mandat d’aller chercher des financements », une opération facturée mais souvent couronnées de succès.  

Selon «les règles de la banque, elle-même, ne peut pas investir plus de 33% de ses fonds dans la transaction, ça ne veut pas dire qu’elle ne peut pas couvrir 100% de la transaction, (car) avec ses équipes elle peut y emmenant d’autres prêteurs à ses côtés », a souligné M. Olayé.  

Pour sa part, Mme Kodeidja Diallo, directrice du département des opérations non souveraines et du secteur privé de la BAD, a fait observer que « dans le privé, il est très difficile de trouver des sponsors directement qui financent les projets ».

Elle a toutefois fait savoir que pour les industries pharmaceutiques, l’institution finance le secteur ainsi que celui de « la santé, les hôpitaux, les cliniques » à travers six ou sept fonds non-africains, mais « le problème c’est qu’eux ils ont besoin d’une plateforme médicale, un consortium de médecins ».  

« L’éducation, la santé, la nutrition, le logement est très difficile, il faut des plateformes pour pouvoir approcher la banque », a-t-elle renchéri, tout en relevant que l’accès aux financements reste le nœud gordien dans l’accompagnement des PME africaines.  

Aujourd’hui, dira-t-elle, la banque a «63 fonds d’investissement dont le but est de développer les entreprises locales ». Ceux-ci ont permis de financer 692 entreprises. Dans la dynamique d’accompagner les PME, elle a accordé des micro-crédits.  

Dans l’imagerie populaire, la BAD est perçue comme une entité faisant la macro-économie, car ses seuils d’entrée sont élevés. Selon M. Souley, la banque n’as pas été créée pour faire la concurrence aux banques commerciales. Sa mission première est de financer les projets qui ne peuvent pas trouver des financements auprès des banques commerciales à des taux raisonnables.

Etant donné la taille qu’il faut pour avoir accès à ses guichets, la BAD a défini une politique visant à faire des lignes de crédit aux acteurs financiers, qui leur permet à leur tour d’aller financer des opérations plus modestes prenant en compte les PME qui bénéficient de financements avec des taux d’intérêts encadrés.

Le groupe de la BAD est composé de trois entités, la BAD en tant qu’organisation faîtière, créée en 1964, représentant le Guichet pour les prêts commerciaux, la deuxième entité est le Fonds africain de développement crée en 1972, un Guichet concessionnel de la BAD (32 pays contributeurs, 37 pays Africains bénéficiaires) et la troisième entité le Fonds fiduciaire nigérian qui est utilisé pour financer les projets jusqu’à 10 millions de dollars.   

La BAD a été créée en 1964 et comprend 80 pays membres dont 54 pays Africains qui sont les pays membres régionaux et 26 pays non-Africains qui sont les pays membres non-régionaux, provenant de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.


Maroc : Le Souverain préside la signature de la convention-cadre pour la réalisation du programme d’approvisionnement en eau potable

Publié le 13.01.2020 à 23h18 par APA

Le Roi Mohammed VI a présidé, lundi à Rabat, la cérémonie de signature de la convention cadre pour la réalisation du programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, qui mobilise des investissements de plus de 10 milliards d’euros (115,4 milliards DH).Cette convention définit les conditions et modalités d’exécution et de financement de ce programme qui vise la consolidation et la diversification des sources d’approvisionnement en eau potable, l’accompagnement de la demande pour cette source inestimable, la garantie de la sécurité hydrique et la lutte contre les effets des changements climatiques.

Dans son allocution prononcée à cette occasion, le ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, a souligné que ce programme intégré s’articule autour de cinq principaux axes.

Il s’agit, selon le ministre, de l’amélioration de l’offre hydrique notamment par la construction de barrages (61 milliards DH) (1 euro= 10,7 DH), de la gestion de la demande et la valorisation de l’eau notamment dans le secteur agricole (25,1 milliards DH), du renforcement de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural (26,9 milliards DH), de la réutilisation des eaux usées traitées dans l’irrigation des espaces verts (2,3 milliards DH), et de la communication et la sensibilisation en vue de renforcer la conscience liée à l’importance de la préservation des ressources en eau et la rationalisation de son utilisation (50 millions de dirhams).

Le financement de ce programme est finalisé, a précisé le ministre, ajoutant qu’il sera assuré à hauteur de 60% par le Budget général de l’État, 39% par les acteurs concernés et le reste dans le cadre du partenariat public-privé.

Au sujet de la question de l’amélioration de l’offre hydrique, le programme prévoit la construction de 20 grands barrages d’une capacité de stockage de 5,38 milliards de m3, avec une enveloppe budgétaire de 21,91 milliards DH, a poursuivi le ministre, notant que la construction de ces nouveaux barrages permettra de porter la capacité de stockage globale du Royaume à 27,3 milliards de m3.

Le ministre a, en outre assuré, qu’il a été procédé au recensement au niveau des différentes régions du Royaume de 909 sites susceptibles d’abriter des petits barrages et des barrages collinaires, rappelant que le Royaume dispose actuellement de 130 petits barrages et que 20 barrages de ce type sont en cours de réalisation.

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch a affirmé que le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 concernera, dans son volet relatif à l’approvisionnement en eau d’irrigation, une superficie globale de 510.000 hectares et bénéficiera à 160.000 agriculteurs.

Ce volet, qui mobilise des investissements de l’ordre de 14,7 milliards DH, porte notamment sur la poursuite de la réalisation du programme national d’économie d’eau d’irrigation qui devra mobiliser une enveloppe budgétaire de près de 9,5 milliards DH, et vise la conversion des systèmes d’irrigation traditionnels en systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, partant en cela des résultats positifs enregistrés par le Plan Maroc Vert, qui a permis de porter à 585.000 Ha les superficies équipées en système d’irrigation goutte-à-goutte (100.000 agriculteurs bénéficiaires).

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, a souligné que le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 ambitionne la généralisation de l’approvisionnement du monde rural en eau potable et la lutte contre la précarité que connaissent certaines régions notamment lors des périodes de sécheresse.

Il a indiqué que les mesures relatives à cet axe concernent les centres ruraux, soulignant qu’il sera procédé dans ce cadre à la programmation de 659 centres, pour un coût de 5 milliards DH, ce qui permettra la généralisation des raccordements individuels à tous les centres ruraux.


L’ONU satisfaite que l’étape du rallye « Africa Eco Race » ait traversé Guergarat « paisiblement »

Publié le 13.01.2020 à 23h18 par APA

L’organisation des Nations-Unies (ONU) s’est dite satisfaite que l’étape du rallye « Africa Eco Race » reliant le Maroc et la Mauritanie ait traversé « paisiblement » la zone tampon de Guergarat lundi.« Nous sommes heureux de constater que l’Africa Eco Race a traversé Guergarat paisiblement aujourd’hui », a indiqué Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, lors de son point de presse à New York, cité par la presse marocaine.

M. Dujarric a rappelé, à cet égard, que le chef de l’ONU avait appelé samedi à « la plus grande retenue et à désamorcer les tensions » suite aux menaces et aux gesticulations du polisario et de ses relais visant à entraver le passage de l’Africa Eco Race à Guergarat.

En effet, M. Antonio Guterres a exigé le « maintien de la circulation civile et commerciale régulière » à Guergarat et a appelé à s’abstenir de toute action susceptible d’altérer le statu quo dans la zone tampon.

« Il est important de permettre le maintien de la circulation civile et commerciale régulière et de s’abstenir de toute action susceptible de modifier le statu quo de la zone tampon » de Guergarat, a-t-il insisté.

Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU a également réitéré, lundi, « l’engagement des Nations-Unies à aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable au conflit du Sahara conformément aux résolutions du Conseil de sécurité ».

Pour rappel, le rallye « Africa Eco Race », qui relie Monaco à Dakar en traversant le Maroc est à sa douzième édition cette année.

Le coup d’envoi de cette édition a été donné la semaine dernière au port Tanger Med avec la participation de 688 concurrents et 266 véhicules. Le rallye connaît cette année la participation de 34 nationalités représentant les cinq continents.


Front uni du G5 Sahel et de la France contre les jihadistes, Macron s’indigne des discours anti-français

Publié le 13.01.2020 à 22h50 par AFP

Confrontés à une escalade des attaques jihadistes, les présidents de cinq pays sahéliens et Emmanuel Macron ont convenu lundi de renforcer leur coopération militaire contre les jihadistes, tandis que le président français dénonçait avec colère des discours « indignes » anti-français portés notamment par des « puissances étrangères ».

Comme le leur réclamait le président français, les dirigeants des pays G5 Sahel qu’il avait conviés à Pau (sud-ouest de la France) ont signé une déclaration commune où ils ont « exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel ».

Une réponse très attendue par Paris à la montée du sentiment anti-français en particulier au Mali et au Burkina. Lors de leur conférence de presse commune lundi soir, ces derniers n’ont cependant fait aucun commentaire sur le sujet.

Les participants ont aussi convenu des évolutions stratégiques de la lutte anti-jihadiste, concentrant leurs efforts sur certains points, augmentant les efforts de formations des armées du Sahel et appelant tous les pays et partenaires souhaitant contribuer à participer à une « Coalition pour le Sahel ».

Alors que les Etats-Unis envisagent un désengagement de leurs troupes en Afrique, les pays du G5 Sahel ont aussi « exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité ».

« C’est un allié important que nous devons sauvegarder, a insisté le Burkinabè Roch Kaboré, président en exercice du G5 Sahel. Leur désengagement « serait une mauvaise nouvelle pour nous », a renchéri Emmanuel Macron. « J’espère pouvoir convaincre le président Trump que la lutte contre le terrorisme se joue aussi dans cette région », a-t-il déclaré.

Pour démontrer la détermination de la France, Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de 220 hommes supplémentaires, qui viendront renforcer les troupes françaises de Barkhane, déjà fortes de 4.500 hommes.

Lui qui avait évoqué un possible retrait des soldats français dans la région, critiqués par une partie des opinions publiques africaines, a assuré avoir été pleinement rassuré sur ce point par ses homologues africains.

Interrogé par un journaliste malien qui rapportait les doutes d’une partie de la population de son pays sur les raisons de la présence militaire française, Emmanuel Macron a dénoncé avec colère les discours antifrançais.

« Les discours que j’ai pu entendre ces dernières semaines sont indignes » parce qu’ils servent d’autres intérêts, « soit ceux des groupements terroristes, soit ceux d’autres puissances étrangères qui veulent simplement voir les Européens plus loin, parce qu’elles ont leur propre agenda, un agenda de mercenaires », a dénoncé le président français, dans une possible allusion notamment à la Russie.

« Moi je sais qui est tombé pour la sécurité des Maliennes et des Maliens, des Nigériens et des Burkinabè: des soldats français », a-t-il martelé, en référence aux 41 militaires français tués au Sahel depuis 2013.

– « Commandement conjoint » –

Le président français et ses homologues africains – Roch Marc Christian Kaboré (Burkina), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie), Mahamadou Issoufou (Niger) et Idriss Déby (Tchad) – ont surtout décidé de davantage coordonner leur action militaire en la concentrant sur la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina), et en visant en priorité l’EIGS (Etat islamique au Grand Sahara).

Cette coordination s’effectuera « sous le commandement conjoint de la force Barkhane et de la force conjointe du G5 Sahel », précise la déclaration commune, qui évoque aussi des mesures pour restaurer la présence de l’Etat, des administrations et des services publics dans de vastes zones où elle n’est plus, notamment au Mali, et la poursuite des efforts en matière d’aide au développement, un des autres axes stratégiques du G5.

Le sommet se concluait par un dîner de travail auquel s’est joint le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

L’occasion pour les Africains et leur allié français de plaider pour un appui renforcé des Européens encore frileux à s’investir pleinement dans la lutte anti-jihadiste au Sahel.

Ce sommet s’est tenu au lendemain de l’annonce des pires pertes subies par l’armée nigérienne jeudi dans une attaque jihadiste: 89 soldats tués, dans le camp de Chinégodar, près du Mali.

Selon l’ONU, plus de 4.000 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

Un nouveau sommet associant les Etats du G5 Sahel et la France se tiendra en juin 2020 à Nouakchott, « rendez-vous » pour faire le point sur la stratégie annoncée.

« Il nous faut des résultats probants et rapides, nous jouons tous la crédibilité de chacun de nos pays et de la coalition », a conclu le président Kaboré.