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Monday, January 6th, 2020

 

Lancement d’un programme de partenariat de l’enseignement supérieur Maroc-USA

Publié le 07.01.2020 à 01h18 par APA

Un programme de partenariat de l’enseignement supérieur-Maroc (Higher Education partnership- Morocco) a été lancé, lundi à Marrakech, avec pour objectif de réaffirmer l’engagement des deux pays en faveur du développement de cette coopération fructueuse au service de l’amélioration de l’offre éducative.Ce programme se veut le couronnement du partenariat stratégique unissant le ministère marocain de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Il vise, en outre, à promouvoir la qualité des enseignements prodigués dans les différents cycles, à améliorer la formation des enseignants et développer leur parcours professionnel, et à doter les jeunes marocains d’outils nécessaires pour faciliter leur accès et intégration au sein du marché de l’emploi.

Dans ce cadre, l’Université de l’Arizona œuvrera de concert avec les Universités marocaines et les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation, outre une pléiade d’experts pédagogiques, en vue d’élaborer un programme global dédié à la formation des enseignants dans les cycles primaire et secondaire qualifiant et la révision du contenu pédagogique de la licence en éducation.

Selon  le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Driss Ouaouicha, ce programme étalé sur une durée de 5 ans, sera axé notamment sur la formation des enseignants, le développement et la promotion de la recherche scientifique et l’amélioration de la qualité d’éducation et d’apprentissage.

Ce programme permettra également de tirer profit des expériences internationales réussies en la matière, dans la perspective de les adapter au contexte marocain et d’approfondir la recherche au niveau des sciences de l’éducation, a-t-il relevé.

De son côté, le chargé d’affaire de l’ambassade US à Rabat, David Greene a soutenu que ce programme, destiné en principe pour améliorer la qualité de la formation des enseignants marocains, marque le début d’une nouvelle ère en matière de partenariat et témoigne de l’excellence des relations entre les deux pays.

Il a, à cette occasion, réitéré l’engagement de son pays à poursuivre son action en faveur du développement de l’enseignement au Maroc et l’amélioration de l’offre éducative.


L’intervention militaire turque en Libye doit inquiéter ses voisins (experts)

Publié le 07.01.2020 à 01h18 par APA

Des experts expliquent pourquoi les voisins de la Libye ont raison de s’inquiéter suite à l’annonce d’un déploiement militaire turc dans ce pays.Le Président Turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé dimanche soir le début du déploiement de soldats turcs en Libye, conformément au feu vert donné par le parlement la semaine dernière.  L’enjeu de cette intervention est de sauver le régime du Premier ministre, Fayez al-Sarraj reconnu par la communauté internationale, mais contesté par une coalition de forces politico-militaires menées par le maréchal Khalifa Haftar, leader de l’Armée nationale libyenne (ANL)  autoproclamée basée à Benghazi, dans l’est du pays.

Ce militaire aux méthodes parfois violentes et expéditives qui ambitionne d’être l’homme fort de la Libye est activement soutenu par l’Egypte, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, trois puissances farouchement hostiles aux nouvelles ambitions de puissance que manifeste depuis quelques années la Turquie dans le monde arabe et musulman. 

Ce déploiement militaires turc en Libye fait suite à plusieurs déclarations récentes du président turc annonçant sa disposition à soutenir le gouvernement Saraj, s’il en faisait la demande. Il fait surtout suite à la signature fin novembre dernier à Istanbul d’un accord de coopération militaire, sécuritaire et maritime entre la Turquie et le gouvernement Saraj qui permet à ce dernier de faire appel à l’aide militaire turque. 

Selon Ankara, cet accord est censé « renforcer les liens entre les deux armées ». « Nous protégerons les droits de la Libye et de la Turquie dans la Méditerranée orientale », avait notamment déclaré Erdogan dans la foulée de la signature de cet accord à la télévision turque, ajoutant que « nous sommes plus que prêts à apporter tout le soutien nécessaire à la Libye ».

Selon le politologue Jalel Hachraoui, chercheur à l’Institut néerlandais des relations internationales de la Haye, interrogé par APA, cette intervention a des raisons circonstancielles.

« La Turquie a constaté en 2019 que les diplomaties occidentales, en tout cas européennes, étaient excessivement assujetties à leur amitié avec les Etats du Golfe, en premier lieu, les Emirats Arabes Unis qui nourrissent un objectif de suprématie totale en Libye », explique t-il. Selon lui, les Européens et les Etats du Golfe  qui  n’auraient pas réussi militairement en Libye ont manqué de pragmatisme. Ce qui constitue une opportunité pour la Turquie. 

« Le fait de voir un Etat non arabe extérieur à l’Afrique du nord, non occidental et anti-européen arriver et affirmer une présence militaire ouvertement visible en Libye constitue une sorte d’humiliation pour les Européens », estime Jalel Hachraoui.

L’intérêt de la Turquie pour la Libye n’est pas nouveau, soutient le journaliste algérien spécialiste en défense et sécurité Akram Kharief. A son avis, la Turquie et la Libye ont des liens historiques qui remontent à l’époque ottomane, quand ce vaste pays de Afrique du nord était une province de l’empire ottoman. Les deux pays sont aussi liés par des liens commerciaux importants  depuis plusieurs années.

« Depuis l’insurrection en Libye contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi en 2011, la Turquie s’est beaucoup rapprochée du courant des Frères musulmans en Libye. A travers cette proximité, Erdogan qui ambitionne d’étendre l’influence turque là où cela est possible se crée une alliance de taille dans le jeu inter-libyen, les Frères musulmans libyens étant un des soutiens importants du gouvernement de Saraj. Ce qui peut aussi lui servir au plan interne. Il a échappé à un coup d’Etat. En intervenant en Libye, il essaie de renforcer au maximum son pouvoir et une victoire dans ce pays serait pour lui un triomphe qu’il n’hésitera pas exploiter à des fins politiques internes», analyse Hachraoui.

Très critiquée par une bonne partie de la communauté internationale, l’ONU et l’Union africaine en tête, l’intervention militaire turque est suivie avec beaucoup d’inquiétudes par les voisins nord-africains et sahéliens de la Libye. « Le fait d’avoir un pays stable, unifié et doté des attributs d’un État fort peut aider à réduire le phénomène du trafic des armes et empêcher le développement des zones de repli aux groupes armées qui se trouvent au Sahel. La stabilité de la Libye est donc de ce point de vue très importante pour ses voisins. Il est donc normal qu’ils s’inquiètent des conséquences éventuelles d’une intervention militaire dont personne ne peut augurer de l’issue», estime Akram Kharief. 

Pour Jalel Hachraoui, ces inquiétudes sont légitimes aussi, d’autant plus que l’intervention turque en Libye peut provoquer l’entrée en guerre des autres puissances étrangères qui soutiennent le maréchal Haftar:  l’Egypte, l’Arabie Saoudite mais surtout les Emirats arabes dont l’engagement militaire est notoire, avec notamment des frappes aériennes fréquentes  en faveur de leur favori. « Le conflit inter-libyen a déjà profondément divisé le pays. Voir la Libye devenir le terrain d’affrontement des armées suréquipées de pays comme la Turquie ou les Emirats par exemple ne fera qu’aggraver la situation et pourra provoquer une ruée d’acteurs de toute sorte, y compris des groupes jihadistes. Ils sont déjà présents dans le pays et au Sahel voisin et ils pourraient rapidement être tentés par faire de la Libye un nouveau refuge, mais aussi un territoire majeur de jihad comme ils l’ont fait en Syrie et en Irak avant la chute du Califat autoproclamé de l’Etat islamique entre 2014 et 2019 », prévient Jalel Hachraoui.


Le vol inaugural Casablanca-Beijing prévu le 16 janvier

Publié le 07.01.2020 à 01h18 par APA

Le vol inaugural de la nouvelle ligne reliant Casablanca à Pékin est prévu pour le 16 janvier courant, apprend-on auprès de la compagnie marocaine de l’aviation civile, Royal Air Maroc (RAM).Cette nouvelle desserte, dont la durée de vol tourne autour de 12 heures, est la première ligne directe de la compagnie aérienne sur le continent asiatique. Il s’agit du seul et unique service régulier de transport aérien public de passagers desservant la Chine depuis le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest.

Les vols auront lieu trois fois par semaine et seront opérés en Boeing dreamliner 787-9. Les vols au départ de Casablanca seront programmés les lundi, jeudi et samedi. Les vols retour quitteront Pékin les mardi, vendredi et dimanche.

Initialement prévue en juin 2015, avant qu’elle ne soit reportée suite au retard de livraison du dreamliner 789-9, la nouvelle ligne directe Casablanca-Pékin donnera un nouvel élan aux échanges entre le Maroc et la Chine.

Cela évitera notamment aux milliers d’hommes d’affaires Marocains les longs trajets avec correspondance, assurés par d’autres compagnies (Emirates, Air France, Qatar Airways, etc), les seuls disponibles à ce jour pour rejoindre l’empire du milieu depuis Pékin.

Cette liaison aérienne permettra aux touristes chinois, dont l’afflux a pris des proportions inédites depuis la suppression par le Maroc des visas au profit des ressortissants chinois, de se rendre au Maroc via un vol direct.

Le Maroc met le paquet sur le marché chinois, principal émetteur de touristes dans le monde et ambitionne d’attirer au moins 500.000 touristes chinois par an.

Il ne fait plus aucun doute que le marché chinois est devenu une priorité pour le Royaume afin de dynamiser le secteur touristique. C’est pourquoi les initiatives se multiplient afin d’atteindre les objectifs ambitieux que se fixe le royaume dans ce cadre.


Libye: « L’Union africaine doit s’imposer pour résoudre la crise » (éditorialiste)

Publié le 07.01.2020 à 01h18 par APA

L’éditorialiste et spécialiste de la géopolitique africaine, Seidik Abba dénonce l’absence dans la résolution de la crise libyenne.Au moment où la Turquie décide d’envoyer des troupes en Libye, l’Union africaine semble absente. Comment expliquer cela?

Il s’agit clairement d’une démission de l’Union africaine. Là Libye est un pays africain et on ne voit pas l’Union africaine rechercher des solutions à sa crise, même si elle a créé un comité de suivi de cette crise et qui est présidé par le président congolais, Dénis Sassou Nguesso. L’Union africaine rate ainsi une occasion d’assumer son leadership dans une crise majeure qui secoue le continent. 

Qu’est-ce qui explique cela ?

Il y a d’abord le fait que les Africaine n’ont pas la même position. Il y a l’Égypte qui a une position partisane et soutient le général Khalifa Haftar. L’Union africaine devait taper sur la table et s’imposer comme leader comme elle l’a fait au Soudan. Il faut assumer et même arracher le leadership dans cette crise. Cela fera la crédibilité de l’Union africaine. 

Est-ce toujours possible?

Il n’est jamais trop tard. On ne peut pas régler le dossier libyen sans se soucier des pays voisins. Il faut une solution africaine. Tout le monde sait que la crise libyenne a aggravé la situation au Sahel. Les armes sont passées partout, les combattants jihadistes se sont infiltrés en Libye. Il y a aujourd’hui le besoin d’une solution africaine en Libye. Avec une meilleure implication des acteurs africains, on pourrait arriver à une fin de cette crise.

L’Egyptien Abdel Fatah Al Sissi préside l’Union africaine et il soutient l’un des belligérants du conflit libyen, Khalifa Haftar…

La position de l’Égypte dans la crise libyenne pose problème. L’Egypte n’est pas neutre. Elle soutient Haftar. Elle n’est donc pas un acteur crédible. Mais on peut espérer que dès février quand il y aura une nouvelle présidence de l’Union africaine celle-ci pourra faire avancer le dossier. C’est un grand espoir pour tous.

Quelle serait la solution pour vous?

La solution de l’Union africaine, c’est qu’il faut une solution pacifique avec un agenda clair et précis. La solution est quasiment connue. Elle ne pose pas de problème. Mais le fait qu’il y ait une présidence de l’Union africaine avec le président d’un pays qui n’est pas neutre pose problème. C’est pourquoi, il y a Le besoin d’une concertation, que la solution africaine soit réclamée et que les pays voisins soient associés.

Mais avant présidence d’Al Sissi à l’Union, la situation en Libye était déjà assez grave…

C’est vrai que le problème libyen ne date pas de l’élection de l’arrivée du président égyptien à la tête de l’Union africaine. Mais la situation s’est aggravée. Le niveau d’ingérence n’était pas au même niveau. L’offensive de Haftar sur Tripoli date d’avril. Beaucoup de pays ont soutenu cette offensive. Aujourd’hui la situation s’est complètement dégradée. Il y a lieu d’aller vite. Avec un leadership africain, on peut espérer que la magie qui s’est produite au Soudan se reproduit en Libye.


Pourquoi la révolution libyenne a perdu son éclat

Vu les développements survenus dans le conflit en Libye, nous rééditons ce reportage que nous avons initialement mis en ligne le 21 août 2019 et qui rend compte de l’état d’esprit des Libyens.Il y a plus de huit ans que le corps meurtri et ensanglanté de Mouammar Kadhafi a été déposé sur une civière entourée d’une population avide de vengeance. Après avoir résisté durant des mois, son régime s’est finalement effondré en octobre 2011 et a ouvert les vannes aux groupes armés disparates qui se battent pour la suprématie politique.

Kadhafi est mort ? C’était trop beau pour être vrai pour la bande armée qui s’était battue bec et ongles pour arracher la Libye à l’emprise du régime du colonel Mouammar Kadhafi, une emprise qui avait duré 42 ans. 

Dans cette version libyenne du printemps arabe, le mois de février 2011 annonçait le début de la fin pour le charismatique homme fort qui avait son peuple sous sa coupe depuis 1969.

Alors que les célébrations se déroulaient dans toute la Libye, ce changement de cap politique était censé marquer le début de quelque chose de plus excitant que l’autocratie à laquelle les Libyens avaient été habitués sous Kadhafi.

En 2019, le sentiment de désespoir se répand toujours dans toutes les couches de la société libyenne, en particulier à Tripoli, où l’instabilité s’est aggravée avec l’offensive lancée en avril par les forces armées dirigées par le chef de guerre, le Maréchal Khalifa Hafter contre la capitale. 

L’impasse dans laquelle se trouve le conflit a vu la détérioration de la vie dans la ville. Elle a aussi nettement réduit les services sociaux de la part d’un gouvernement faible même s’il est soutenu par la communauté internationale.

Les Libyens comme Ali Almahdi ne sont plus épris de la soi-disant révolution, qui était censée inaugurer une paix et une tranquillité durables, la prospérité économique, le pluralisme politique et une culture de la liberté d’expression à laquelle ils aspiraient depuis toutes ces années sous la main de fer de Kadhafi.

Pour Almahdi, un habitant de la capitale Tripoli interrogé par APA, les difficultés économiques mordantes sont une question plus urgente pour les citoyens que de célébrer un événement qui a perdu son éclat, entraînant son pays plusieurs décennies en arrière.

« Quand l’anniversaire du changement arrivera, je ne sortirai pas fêter ça parce que je n’ai plus d’argent depuis des mois, même si mon salaire est sur mon compte en banque », promet-t-il.

« Tout le temps, ils disent qu’il n’y a pas de liquidité dans les banques », se désole-t-il, le visage peu réjouissant.

Sa mémoire avait depuis longtemps effacé le souvenir de l’époque enivrante de la révolution à l’issue de laquelle la capture de Kadhafi a été confirmée, déclenchant des vagues de coups de feu et d’applaudissements dans plusieurs villes et villages de Libye.

« Je ne retrouverai pas le bonheur tant que je continuerai à demander d’où viendra le prochain repas pour nourrir ma famille », glousse-t-il, en riant pendant que les scènes autour de lui montrent les ruines de la guerre.

Bien que les grandes villes et quartiers de Libye essaient de vivre l’énergie et l’esprit d’une nouvelle réalité, avec des drapeaux nationaux ornant les places, les murs et les réverbères, l’expression sur les visages des gens apparaît triste, feutrée et lointaine.

Dans ce contexte très coloré mais silencieux, des citoyens, dont des personnes vivant avec un handicap, font la queue toute la journée devant les banques, pour retirer de l’argent dont les sociétés de financement hésitent à se séparer du fait de l’inflation galopante, qui déprécie très fortement le Dinar, la monnaie locale.

Suaad Hassan, une mère de six enfants d’âge moyen, a été l’une de celles qui ont bravé la froide nuit libyenne pour faire la queue pendant des heures, espérant récupérer de l’argent pour les vivres dont sa famille a désespérément besoin.

« Révolution ?… Quelle révolution ? Je ne suis pas heureuse de cette révolution et je ne la célébrerai pas parce qu’elle n’a apporté que des difficultés dans ma vie… pas d’argent, pas de sécurité et la vie est chère », se plaint-elle.  Pour cette mère de famille et beaucoup d’autres comme elle, la Libye n’est plus la même depuis que le changement s’est profilé à l’horizon et a apporté une nouvelle réalité troublante dans son sillage.

Les Libyens considèrent leur pays comme un État en déliquescence, un pays où l’État n’existe plus, selon la sagesse populaire. Les milices se battent partout pour le contrôle de petites parcelles de territoire, de la capitale Tripoli à Sabha et Benghazi à l’est. Le pays a deux gouvernements, l’un à Tripoli, l’autre à Benghazi, soutenus par des factions armées qui se battent régulièrement entre elles.

L’intellectuel libyen Waheed Jado estime que l’insécurité dans la vie des gens est une grave préoccupation, en particulier lors d’événements publics qui sont des cibles faciles d’attaques armées et d’attentats-suicides imputés à des factions sympathisants de l’Etat islamique.

« Parce que les gens ne se sentent pas en sécurité après la révolution, ils vont se recroqueviller dans leurs maisons au lieu de célébrer un événement qui ne leur a rien donné de tangible », ajoute Jado.

En tant qu’opposant acharné à Kadhafi, Mohmoud Ali avoue qu’avec la disparition de l’ancien régime, il espérait que la révolution donne aux Libyens un énorme élan vers un avenir plein de progrès avec des améliorations sans précédent dans tous les domaines. Selon Ali, il lui a fallu quelques années avant que la dure réalité ne le rattrape alors que la Libye passait de la débâcle du régime de Kadhafi à un problème encore plus complexe.

« Comme la révolution n’est pas à la hauteur des attentes, des milliers de Libyens s’exilent vers des pays plus sûrs et plus dynamiques sur le plan économique, notamment en Europe et au Moyen-Orient, où ils occupent des emplois subalternes pour survivre au strict minimum », regrette-t-il. 

En repensant aux années Kadhafi avec une certaine réticence, Ali admet qu’il s’agissait d’une période difficile, reconnaissant malgré tout qu’« au moins pendant cette période, la Libye pouvait se permettre de soigner ses malades et de veiller au bien-être des pauvres. Mais maintenant, lE pays ne peut même plus s’occuper de lui-même en tant qu’Etat ».

Mais en dépit d’un sentiment de découragement écrasant, les Libyens comme Khaled Mohamed continuent d’espérer que le cauchemar que vit la Libye s’inscrit dans un rêve qui leur offrira des jours meilleurs. « La Libye se rétablira un jour et les meurtres et les vols à main armée disparaîtront d’une manière ou d’une autre et ses citoyens reprendront le contrôle de leur vie », affirme t-il avec confiance.


Reinvigorate bursary scheme for the needy

EDITORIALBy EDITORIAL
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At the beginning of every year, the media is awash with cases of hundreds of bright but needy students who cannot join high school for lack of fees.

With many programmes targeting such students, it illustrates a dysfunctional bursary system.

This week, Education Cabinet Secretary George Magoha will launch the Elimu Scholarship Programme that is jointly supported by the government, Equity Bank and the World Bank and targets 9,000 students.

Equity Bank and Jomo Kenyatta Foundation are among institutions that have evolved a steady bursary scheme that supports many needy students.

However, the question of bursary remains vexed because of the way it has been managed.

First, the government bursary scheme has been badly handled over the years. In the past, government gave bursaries through schools.

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POOR MANAGEMENT

School managers were entrusted with identifying needy students through a means-tested criteria, giving bursary to the deserving. But that was bungled through corruption and nepotism.

Subsequently, the model was changed and replaced by a constituency-based bursary scheme. But that has also become a veritable mess.

Politicians turned it into a campaign tool. Cases abound where MPs give a flat figure to all applicants, irrespective of their status to justify their claim to paying fees for their constituents.

The net result is that the needy hardly benefit, for even if they get the cash, the amounts are negligible and of little use.

Secondly, the many bursary programmes are not coordinated. The modes of application or identifying deserving cases is unclear.

Not surprisingly, they never benefit the needy. Worse, in some situations, certain students get more than one bursary, which amounts to corruption besides denying others their due.

STREAMLINE PROCESS

Precisely, the issue of the bursary scheme should be revisited. Past and present government models have failed. It is incumbent on the leaders to streamline the processes to serve the needy.

Over the recent years, the government has been developing a database for all learners through the National Education Management Information System (Nemis), which is aimed at streamlining cash disbursement to schools.

This can be expanded and regularly updated to capture personal details, including the socio-economic status of the student’s family and thereafter provide a basis for bursary allocations.

Add to this coordination, so that all organisations giving bursaries are registered and the programmes aligned to eliminate duplication and corruption.

There is a lot of cash to support needy students and what is required is proper coordination and management to avoid this perennial hue and cry of qualified students missing school.


Stop deadly locust invasion

EDITORIALBy EDITORIAL
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As the arid northern region grapples with the consequences of the recent heavy floods that caused deaths and swept away homes and livestock, there is a new grave problem.

A locust invasion is devouring the vegetation that had sprouted and the crops farmers hoped would boost their food supply.

The trouble here is the grip of the vicious cycle of suffering the people perennially have to contend with.

Before the unusually heavy and destructive rains, a prolonged drought had decimated livestock.

And just before the people have recovered from the two harsh weather phenomena, the rapacious locusts have come.

However, the new danger is not confined to the region. The rapacious insects will, unless stopped now, march southwards, destroying even more crops, spelling doom for a country struggling to feed its people.

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FOOD SECURITY

These pests often move at dizzying speeds, leaving a trail of destruction in their wake. The cry of the leaders in the northern counties should be echoed across the country.

It is, therefore, gratifying that the government has launched an onslaught on the desert locusts.

The aerial spraying campaign in Mandera, Marsabit and Wajir counties is being complemented by a ground operation by experts using hand-held sprayers that are more effective than the crude methods of the locals.

A swarm of locusts can contain up to 150 million insects per square kilometre and migrate by up to 130 kilometres in a day.

According to the Food and Agriculture Organisation, 500,000 locusts can eat as much vegetation as 10 elephants or 25 camels, or destroy crops that could feed 2,500 people for a year.

However, there is a need for caution as the use of pesticides can also have adverse effects on human health and the environment.

The campaign must be enhanced and sustained but safe as well.


Consternation au domicile militaire de Wattao à Abidjan après le décès de l’ex-chef de guerre

Publié le 07.01.2020 à 00h18 par APA

Sur le visage des filleuls et collaborateurs du colonel-major ivoirien Issiaka Ouattara dit Wattao, un ex-chef de guerre, décédé des suites d’une maladie à New-York, se lisaient lundi, consternation et tristesse, au domicile militaire du défunt à Marcory, dans le Sud d’Abidjan.Devant le domicile militaire de Wattao, à Marcory, un appartement de standing faisant office de «bureau » de l’officier de l’armée ivoirienne, des éléments de la Garde républicaine, sont postés, certains en civil et d’autres en treillis.

Après l’annonce de la disparition de Wattao, l’un de ses frères d’arme, Chétif Ousmane, un ex-chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), y a fait un tour pour consoler ses proches collaborateurs et éventuellement discuter de leur attachement à un autre service du corps.

Le colonel Morou Ouattara, un autre ex-chef de guerre, est également arrivé sur les lieux. Après avoir posé les pieds sur le sol, l’officier vêtu d’un tee-shirt rouge et d’un pantalon jean, à sa descente de son véhicule 4×4 Cayenne, a apporté son réconfort à l’équipe de garde.

Le domicile militaire de Wattao affiche le décor d’un petit camp militaire et frappe à vue d’œil l’opulence de l’occupant des lieux : une Hammer de troupe, des véhicules militaires, des berlines et des 4×4 de grandes marques sont alignés le long du mur de l’appartement.  

Le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara qui a annoncé officiellement son décès en fin de matinée alors qu’il recevait les vœux des présidents d’institutions et des différents corps de l’armée, à la présidence de la République, a rendu un hommage à cet officier militaire de cran.   


Affi Nguessan reçu à Bruxelles par l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo

Publié le 07.01.2020 à 00h18 par APA

Le président statutaire du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi Nguessan, a été reçu les 3 et 4 janvier 2020, à Bruxelles par l’ex-président Laurent Gbagbo, fondateur du parti, selon un communiqué dont APA a reçu copie.« Le vendredi 03 et samedi 04 janvier 2020, à sa demande, le président du FPI, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’guessan a été reçu à Bruxelles, par l’ancien président Gbagbo », indique le communiqué signé de Issiaka Sangaré, le secrétaire général et le porte-parole. 

Selon la note « cette rencontre a été l’occasion pour le président Affi d’exprimer sa solidarité » à M. Laurent Gbagbo, acquitté et mis en liberté sous condition à Bruxelles, en attendant la décision finale de la Cour pénale internationale (CPI).  

Les deux personnalités ont fait un large tour d’horizon relativement à  l’actualité nationale et à la situation interne du FPI qui connaît actuellement une sorte de bicéphalisme, renseigne le communiqué.  

« Le président du FPI, Affi Nguessan a pris congé de M. Gbagbo sans manquer de lui exprimer ses vifs remerciements pour l’accueil qui lui a été réservé », conclut le texte. Une visite annoncée entre les deux hommes, il y a quelques mois, avaient avorté suite à des conditions imposées par M. Gbagbo.


Maroc : L’ambassade US à Rabat appelle ses ressortissants à la vigilance

Publié le 07.01.2020 à 00h18 par APA

L’ambassade américaine au Maroc a appelé ses ressortissants à la vigilance en raison des tensions accrues en Irak et dans la région.Dans une alerte de sécurité mise en ligne, l’ambassade américaine au Maroc appelle ses ressortissants dans le pays, et dans la région à s’inscrire au programme d’inscription des voyageurs intelligents (STEP).

Ce programme leur permettra de recevoir des alertes de l’ambassade, et d’être localisés facilement en cas d’urgence.

Pour rappel, l’émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes, le puissant général Qassem Soleimani, et un autre leader pro-iranien en Irak ont été tués vendredi dernier dans un raid américain à Bagdad, trois jours après une attaque inédite contre l’ambassade américaine.

Le Hachd al-Chaabi, puissante coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’État irakien, a précisé que son numéro deux, Abou Mahdi al-Mouhandis, faisait également partie des neufs victimes de ce raid américain qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad. Les deux hommes étaient sous le coup de sanctions américaines.