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Tuesday, November 12th, 2019

 

Incendies en Australie: le niveau d’alerte reste élevé

Publié le 13.11.2019 à 01h50 par AFP

Le niveau d’alerte restait élevé mercredi dans la région de Sydney, dans l’est de l’Australie, où de violents incendies ont détruit la veille des dizaines de maisons et ravagé des centaines d’hectares à quelques kilomètres de la grande métropole australienne et de ses cinq millions d’habitants.

Des dizaines de feux de brousse continuaient mercredi à brûler mais les centaines de pompiers mobilisés sont parvenus à éviter le pire mardi.

Quelque 300 nouveaux foyers d’incendies attisés par des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche, avaient été identifiés mardi, dont certains à quelques kilomètres seulement du centre de Sydney, capitale de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud (sud-est).

Des milliers de pompiers, mobilisés sur le terrain, sont toutefois parvenus à limiter le bilan, avec « seulement » 21 personnes blessées et 50 maisons détruites.

« Les pertes, les dommages et les conséquences auraient tout simplement pu être énormes dans cette immense zone géographique », a relevé Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de Nouvelle-Galles du Sud.

Un temps plus frais dans le cours de la journée de mardi a finalement permis une amélioration des conditions au départ jugées « catastrophiques » et « hors normes ». Des températures atteignant 40 degrés et des vents soufflant à 60 km/h étaient initialement attendus mardi sur la côte est de l’Australie.

Des feux de brousse continuaient toutefois à faire rage dans l’est du pays, dont 73 identifiés en Nouvelle-Galles du Sud et 62 dans l’Etat du Queensland, où de fortes températures et des vents violents préoccupent les autorités.

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l’Australie ont fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d’habitants à fuir.

La situation pourrait également empirer ce weekend en Nouvelle-Galles du Sud où plus d’un million d’hectares ont déjà été détruits par les flammes.

« Tous les foyers ne seront pas sous contrôle avant cette date », a d’ores et déjà averti M. Fitzsimmons.

« Malheureusement, ce dont nous avons besoin c’est de la pluie, une forte pluie. Et il n’y a absolument rien dans les prévisions métérorologiques qui soit susceptible de changer de façon significative les conditions que nous subissons actuellement », a-t-il ajouté.

De tels incendies se produisent chaque année sur l’immense île-continent pendant le printemps et l’été australs. Mais cette année, la saison des feux a été particulièrement précoce et violente et pourrait être l’une des pires connues par le pays.


Pédophilie: La Haute cour d’Australie déclare recevable le pourvoi du cardinal Pell

Publié le 13.11.2019 à 01h50 par AFP

La Haute cour d’Australie a annoncé mercredi qu’elle acceptait d’examiner le pourvoi formé par le cardinal George Pell, naguère un des prélats les plus puissants du Vatican, contre sa condamnation pour pédophilie.

L’ex-secrétaire à l’Economie du Saint-Siège, âgé de 78 ans, avait été débouté en août par la Cour suprême de l’Etat de Victoria (sud) de l’appel contre sa condamnation en mars à six ans de prison pour l’agression de deux adolescents en 1996 et 1997 dans la cathédrale de Melbourne.

Mgr Pell avait formé en septembre un ultime recours devant la Haute cour, plus haute juridiction du pays, basée à Canberra, qui a déclaré mercredi ce pourvoi recevable. Aucune date n’a été fixée pour l’audience, qui ne devrait pas se tenir avant 2020.

C’est par deux voix contre une que la Cour suprême de Victoria avait rejeté en août l’appel du cardinal australien, qui a toujours clamé son innocence et est actuellement détenu. Cette voix discordante d’un des trois magistrats est au coeur du recours de l’ancien archevêque de Melbourne et Sydney.

L’affaire oppose un ancien enfant de choeur aujourd’hui trentenaire à Mgr Pell, un homme qui a participé à l’élection de deux papes, qui a été un des proches conseillers du pape François et qui a même été impliqué dans la réponse de l’Eglise face aux scandales de pédophilie.

La deuxième victime du prélat est décédée en 2014 d’une overdose, sans jamais avoir fait état de l’agression.

Deux des magistrats de la Cour suprême de Victoria avaient décrit le plaignant comme quelqu’un de « très convaincant » qui « n’est clairement pas un menteur, pas un fantaisiste et qui a été témoin de la vérité ».

Mais le troisième juge avait estimé que le témoignage de la victime comportait des « incohérences » et qu’il existait une « possibilité importante » pour que Mgr Pell n’ait pas commis de crime.

Plus haut représentant de l’Eglise catholique condamné pour viol sur mineur, le cardinal a été reconnu coupable en première instance en décembre 2018 de cinq chefs d’accusation, notamment d’avoir imposé une fellation en décembre 1996 à un garçon de 13 ans et de s’être masturbé en se frottant contre un autre.

Les faits avaient eu lieu dans la sacristie de la cathédrale St Patrick de Melbourne, dont Mgr Pell était l’archevêque, où les deux victimes s’étaient cachées pour y boire du vin de messe.

Deux mois plus tard, Mgr Pell avait poussé un des adolescents contre un mur et lui avait empoigné les parties génitales.

Le cardinal Pell avait connu une ascension fulgurante avant d’entrer en 2013 dans le conseil de neuf cardinaux (C9) chargé d’aider le pape à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican. En 2014, il était devenu secrétaire à l’Economie.

Depuis sa condamnation, le cardinal a été relevé de sa fonction de responsable financier du Vatican et a perdu sa place dans le C9.


En visite en Autriche, Loukachenko veut rapprocher le Bélarus de l’UE

Publié le 13.11.2019 à 00h50 par AFP

Le président du Belarus Alexandre Loukachenko, qui dirige cette ancienne république soviétique sans partage depuis 25 ans, s’est défendu mardi à Vienne de toute atteinte aux libertés démocratiques, cherchant à se rapprocher de l’Union européenne dont il reste isolé.

Pour sa première visite en plus de trois ans dans un pays de l’UE, le dirigeant du pays jadis qualifié de « dernière dictature » en Europe par les Etats-Unis, a choisi l’Autriche, l’un de ses principaux partenaires commerciaux. Ce pays fermé de 9,5 millions d’habitants, où domine l’économie étatique, est toujours largement dépendant de la Russie.

Après avoir accueilli en mars dernier l’ancien chancelier Sebastian Kurz à Minsk, Alexandre Loukachenko a été accueilli à Vienne par le président Alexander Van der Bellen. Il a également rencontré M. Kurz, qui a été chargé de former un gouvernement.

Lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue autrichien, un écologiste libéral, M. Loukachenko a décrit le Bélarus comme « un pays absolument ouvert », contestant toute atteinte aux libertés démocratiques et aux droits de l’homme.

« Nous sommes aujourd’hui coincés entre l’Est et l’Ouest comme dans une paire de pince et pourtant nous allons bien (…) », a estimé le président bélarusse.

« Pour survivre, nous avons mis en oeuvre différentes méthodes mais personne ne peut nous dire qu’elles ne sont pas démocratiques ou ont porté préjudice à notre peuple », a-t-il encore assuré.

Le Bélarus, à la frontière extérieure de l’UE, applique toujours la peine de mort.

L’association Reporters sans frontières situe cet Etat au 153e rang sur 180 pays concernant la liberté de la presse et il est le seul sur le vieux continent à ne pas faire partie du Conseil de l’Europe.

– Législatives en vue –

Répondant à une question sur la peine de mort, M. Loukachenko a estimé qu’elle ne pouvait être abolie que par référendum et a fait référence à une consultation de 1996 qui avait rejeté un changement de législation.

Il a estimé que ce n’était « pas la peine » d’organiser un nouveau référendum dont la réponse serait de nouveau négative selon lui.

Aucun scrutin organisé en Biélorussie n’a été jugé libre ou équitable depuis 1995 par les observateurs internationaux. Des élections législatives anticipées se tiendront dans le pays le 17 novembre.

Le chef de l’Etat autrichien a reconnu des « différences de point de vue » avec son interlocuteur, en particulier sur la questions de la peine de mort.

Il y a toutefois de la part de ce pays « un certain rapprochement avec l’UE », a estimé M. Van der Bellen qui s’était rendu au Bélarus en 2018.

« L’UE devient un partenaire politique et un partenaire d’investissement important pour nous », a fait écho M. Loukachenko.

L’Union européenne avait levé en 2016 la plupart des sanctions prises contre le Bélarus après la libération d’opposants accueillie comme un signe d’ouverture de la part d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994.

Ce voyage en Autriche représente un « succès diplomatique » pour Alexandre Loukachenko avant les élections législatives, selon le politologue bélarusse Artiom Chraïbman.

L’Autriche n’appartient pas à l’Otan et cultive des relations bilatérales approfondies avec l’ensemble des États issus de la disparition de l’URSS. Sa neutralité lui permet de se présenter en facilitateur de dialogue entre l’Est et l’Ouest

Deux groupes autrichiens (Raiffeisen et A1) sont actionnaires majoritaires, respectivement, de l’un des établissements bancaires les plus importants à Minsk et de l’opérateur national de télécoms bélarusse Velcom.

Alexandre Loukachenko est passé maître dans l’art de louvoyer entre les Occidentaux et la Russie, avec qui il discute depuis des années d’une hypothétique unification des deux pays.

Ses relations avec Vladimir Poutine traversent régulièrement des périodes de frictions. Le Bélarus s’est ainsi récemment brouillé avec Moscou sur une question de modification de la politique fiscale russe et M. Loukachenko avait critiqué l’annexion de la Crimée par Moscou.

En août, il avait proposé « l’ouverture d’un nouveau chapitre » dans ses relations avec les Etats-Unis, en recevant à Minsk le conseiller d’alors pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton.

Sa dernière visite dans l’UE avait eu lieu en Italie et au Vatican, où il a rencontré le pape en 2016.


Cameroun: Wafa Assurance boucle le rachat de Pro Assur SA

Publié le 13.11.2019 à 00h18 par APA

La compagnie Wafa Assurance annonce avoir finalisé l’acquisition de 65% du capital de Pro Assur SA au Cameroun, indique un communiqué de la compagnie marocaine.Cette opération, réalisée à travers une acquisition d’actions et une augmentation de capital, après l’obtention des différentes approbations réglementaires au Maroc et au Cameroun, permet à la filiale du groupe Attijariwafa bank de renforcer sa présence au Cameroun où elle opérait déjà à travers Wafa Assurance Vie Cameroun.

Elle permet aussi à l’assureur de se renforcer dans les principaux marchés de la zone CIMA (Conférence interafricaine des marchés d’assurance) que sont la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Sénégal où il couvre 65% du marché estimé à environ 18 milliards de DH (1 euro = 10,7 DH).

Ainsi, l’ambition de Wafa assurance pour Pro Assur est de renforcer son offre dans l’automobile, la maladie et les risques techniques, de développer les liens avec les réseaux de distribution opérant au Cameroun et d’étudier des transferts de savoir-faire en faveur de la compagnie camerounaise, notamment dans la bancassurance ou dans l’inclusion financière.


Soudan: nouvelles poursuites contre Béchir pour son rôle dans le coup d’Etat de 1989

Publié le 12.11.2019 à 23h50 par AFP

Les autorités soudanaises ont émis mardi un nouveau mandat d’arrestation à l’encontre de l’ex-président Omar el-Béchir, déjà en prison, pour son rôle dans le coup d’Etat de 1989 qui l’a amené au pouvoir, ont indiqué des sources politiques et judiciaires.

« Des mandats d’arrêts ont été émis contre tous les responsables militaires et civils qui ont comploté et mis en oeuvre le coup d’Etat de 1989 », a annoncé dans un communiqué le mouvement des Forces pour la liberté et le changement (FFC), fer de lance de la contestation qui a mené à la chute de Béchir en avril dernier.

Une source du bureau du procureur a confirmé à l’AFP ces nouveaux mandats d’arrêt.

Selon le FFC, ces mandats visent des responsables de premier plan de l’ancien régime soudanais. Selon la loi soudanaise, ces chefs d’inculpation sont passibles de la peine de mort ou de la prison à perpétuité.

M. Béchir, arrivé au pouvoir en 1989 par un coup d’Etat soutenu par les islamistes, a dirigé le Soudan d’une main de fer pendant 30 ans. Destitué par l’armée le 11 avril dernier après des mois d’un mouvement de contestation populaire inédite, il est actuellement emprisonné et jugé à Khartoum, mais uniquement sur des accusations de corruption.

L’ancien président soudanais fait aussi l’objet de deux mandats d’arrêts émis par la Cour pénale internationale pour « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité » et « génocide » au Darfour. Cette province occidentale soudanaise a été le théâtre d’une guerre sanglante entre rebelles et forces loyales au pouvoir de Khartoum. Le conflit, qui a éclaté en 2003, a fait 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l’ONU.

Après la destitution de Béchir, les procureurs de la CPI ont eux aussi demandé à ce qu’il soit jugé pour les tueries de masse commises au Darfour.

Mais les militaires, qui avaient pris le pouvoir après sa chute, ont refusé de le remettre à la CPI.

Il faut pour cela que les autorités de transition, mises en place en août à la suite d’un accord entre militaires et contestation, ratifient le Statut de Rome –le traité fondateur de la CPI– pour permettre à M. Béchir d’être transféré à La Haye, où siège la cour.


Maison Blanche: Buttigieg grimpe dans les sondages, Bloomberg à l’affût

Le jeune maire américain Pete Buttigieg s’est hissé jusqu’aux sommets de la primaire démocrate dans l’Etat-clé de l’Iowa, menaçant l’ancien vice-président Joe Biden qui fait aussi face à la perspective inquiétante de l’entrée en lice du milliardaire Michael Bloomberg dans la course à la Maison Blanche.

La lutte est rude pour prendre, ou garder, sa place dans le peloton de tête alors qu’il reste encore près d’une vingtaine de candidats à l’investiture démocrate, tous désireux de défier le républicain Donald Trump en novembre 2020.

A l’échelle nationale, l’ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, reste en tête mais son avantage s’est réduit. Et à ce stade de la campagne, tous les regards se tournent vers les premiers Etats à organiser des primaires en 2020 car ils pourront profondément influencer la suite de la course.

Or dans l’Iowa, premier à voter le 3 février, le jeune modéré Pete Buttigieg, 37 ans, a dépassé les poids lourds dans un sondage publié mardi.

C’est la première fois qu’il arrive en tête, tous Etats confondus.

Le maire enregistre 22% des intentions de vote dans l’Iowa, selon ce sondage de l’institut de Monmouth University, devant Joe Biden (19%), la sénatrice progressiste Elizabeth Warren (18%) et le sénateur indépendant Bernie Sanders (13%).

La marge d’erreur est importante, à 4,6 points, mais ce nouveau sondage vient confirmer l’ascension de M. Buttigieg dans l’Iowa depuis plusieurs semaines.

Encore inconnu du grand public il y a un an, le maire de South Bend, dans l’Indiana, s’est depuis forgé un nom en se posant en modéré capable de rassembler l’Amérique pour battre Donald Trump.

Ancien militaire, polyglotte et utra-diplômé, M. Buttigieg a récemment déclaré à l’AFP être « aussi différent de ce président qu’il est possible de l’être ».

Marié depuis 2018 à un enseignant, Chasten, il est le premier candidat homosexuel avec de réelles chances dans la course à la Maison Blanche.

Dans l’Iowa, « Buttigieg émerge comme un choix de premier plan pour un large éventail de démocrates », quel que soit leur niveau d’ »éducation ou leur idéologie », a écrit Patrick Murray, directeur de l’institut de sondage Monmouth University.

– « Battre Trump » –

Sur les 17 candidats encore en lice pour l’investiture démocrate, Joe Biden reste favori au niveau national mais est en perte de vitesse (26,8%), suivi par Elizabeth Warren (20,8%), Bernie Sanders (17%), avec, loin derrière, Pete Buttigieg (7,5%).

Un nouveau venu pourrait bouleverser la course: l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, qui a franchi mardi un nouveau pas en direction d’une candidature à la Maison Blanche.

« Nous devons battre Trump », a tweeté le milliardaire de 77 ans, tandis qu’il déposait en personne sa candidature à la primaire démocrate dans l’Arkansas.

Fondateur de l’agence d’informations financières portant son nom, maire de New York entre 2002 et 2013, Michael Bloomberg est l’une des dix plus grandes fortunes du monde, avec plus de 50 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.

Son entrée tardive en lice viendrait surtout menacer les candidats modérés, avec en premier lieu Joe Biden.

« S’il se présente, il va aller dans des Etats où les démocrates ne vont jamais lors de la campagne des primaires », a déclaré au New York Times son porte-parole Jason Schechter.

M. Bloomberg avait déjà déposé vendredi sa candidature dans l’Alabama, parmi les premiers Etats à clore les listes de candidats. L’Arkansas et l’Alabama organiseront leurs primaires lors du « Super Tuesday », avec une autre douzaine d’Etats le 3 mars prochain.

Très actif dans la lutte contre le changement climatique, M. Bloomberg s’est par le passé revendiqué indépendant et républicain, et pourrait avoir du mal à rallier les suffrages des électeurs plus à gauche.

Septuagénaire et milliardaire comme lui, Donald Trump avait réagi vendredi avec dédain à l’annonce de sa possible candidature.

« Le petit Michael échouera », avait-il assuré en référence à la taille de l’ex-maire, environ 1,70 mètre, avant d’estimer qu’il risquait surtout de « nuire à Biden ».

Joe Biden, 76 ans, s’était lui montré confiant, souhaitant la « bienvenue » à Michael Bloomberg, tout en se présentant comme le meilleur rempart contre Donald Trump.


RDC: « la souffrance du peuple continue » après l’alternance, dénonce le nouveau cardinal congolais

Publié le 12.11.2019 à 22h50 par AFP

« La souffrance du peuple continue » malgré la première alternance politique en République démocratique du Congo, a déploré mardi le nouveau cardinal congolais, l’archevêque de Kinshasa Fridolin Ambongo, qui apporté un soutien sous conditions au président Félix Tshisekedi malgré « le mensonge spectaculaire des élections ».

« Le peuple s’est exprimé pour le changement. Dix mois après, est-ce que ce souhait du peuple a été respecté? Ce souhait reste intact: la misère du peuple, la souffrance du peuple continuent », a déclaré Mgr Ambongo lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

Toutefois, il considère qu’il « il y a des choses positives qui se font sous Félix Tshisekedi, comme la gratuité de l’enseignement ».

« Nous voulons une vraie gratuité qui ne va pas fragiliser le système éducatif tel que ça existe maintenant », a-t-il ajouté, plaidant pour une revalorisation du salaire des enseignants au-delà de « 120.000 francs congolais (75 dollars) » par mois.

« Nous avions dénoncé le mensonge spectaculaire des résultats des élections du 30 décembre 2018. Mais l’histoire évolue. Nous n’allons pas rester accrochés à la vérité des urnes. Nous devons évoluer », a ajouté le cardinal Ambongo.

Ce message semble s’adresser au candidat de l’opposition, Martin Fayulu, de plus en plus seul à revendiquer la victoire à l’élection du 30 décembre.

A l’époque, les observateurs de l’Eglise catholique lui avaient donné raison en émettant des doutes sur la victoire de l’autre opposant, Félix Tshisekedi, qui gouverne depuis en coalition avec les forces de son prédécesseur, Joseph Kabila.

« Ne passez pas votre temps à vous déchirer. Ce que le peuple attend de vous, c’est servir », a lancé le cardinal, alors que des proches du président Tshisekedi sont à couteaux tirés avec leurs « partenaires » pro-Kabila de la coalition ces derniers jours.

Mgr Ambongo avait été nommé archevêque de Kinshasa en novembre 2018. Il fait partie des treize nouveaux cardinaux créés par le pape François en octobre.


Inondations en Grande-Bretagne: l’armée, et les candidats, auprès des sinistrés

Publié le 12.11.2019 à 22h50 par AFP

Le gouvernement britannique va dépêcher 100 militaires pour venir en aide aux populations du nord du pays touchées par les inondations, auprès desquelles se sont rendus les principaux candidats aux élections législatives du 12 décembre.

A l’issue d’une réunion d’urgence mardi, le gouvernement a décidé d’envoyer 100 militaires dans le Yorkshire du sud (nord de l’Angleterre) en plus des secours déjà sur place, a annoncé Downing street dans un communiqué. Des fonds ont également été débloqués afin de venir en aide aux sinistrés, à hauteur de 500 livres sterling (580 euros) pour les ménages et jusqu’à 2.500 livres (2.900 euros) pour les petites et moyennes entreprises qui ne pourraient pas être prises en charge par les assurances.

« Les inondations récentes ont eu un effet dévastateur sur les habitants et les entreprises et il est essentiel pour la population d’avoir le soutien dont ils ont besoin pour se rétablir », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué.

En pleine campagne électorale, le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn avait appelé le Premier ministre conservateur à organiser une réunion d’urgence, critiquant la réponse du gouvernement.

Après Boris Johnson vendredi dernier, Jeremy Corbyn s’est rendu mardi auprès de sinistrés dans le nord du pays, tout comme la cheffe du parti Libéral-démocrate, Jo Swinson. Tous deux ont reproché au gouvernement de ne pas avoir pris la mesure de l’ampleur de ces inondations.

Les inondations ont provoqué la semaine dernière la mort d’une femme dont le corps a été repêché dans le Derwent, un fleuve du nord de l’Angleterre, vendredi, jour où certaines parties du centre et du nord du pays ont vu tomber en un jour l’équivalent d’un mois de pluie.


Cocaïne: comment expliquer la marée blanche sur les plages françaises?

Publié le 12.11.2019 à 22h50 par AFP

Plus d’une tonne de cocaïne échouée au gré des vagues sur les plages, des Landes au Finistère: depuis près d’un mois, le littoral atlantique subit une mystérieuse marée blanche. Un phénomène rare, qui rappelle que les trafiquants privilégient le transport maritime.

– Une tempête en cause ? –

La déferlante, qui arrive sur le sable par paquets remplis de cocaïne, est exceptionnelle. Mardi, les autorités ont annoncé que la quantité retrouvée ces dernières semaines dépasse désormais la tonne.

A titre de comparaison, 17,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en France sur l’ensemble de l’année 2018, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Accident de transport, délestage volontaire ? Les circonstances restent encore inconnues, mais les enquêteurs privilégient la piste d’ »un délestage à la suite d’une avarie ou d’une tempête », d’après le procureur de Rennes.

« Statistiquement, l’hypothèse maritime est la plus probable », explique à l’AFP David Weinberger, spécialiste des drogues à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).

« Les services de renseignements européens considèrent qu’environ deux tiers de la cocaïne qui arrive en Europe vient du trafic maritime », détaille l’expert, sans toutefois exclure un éventuel crash de jet privé clandestin en haute mer.

Peu cher et peu surveillé, le fret maritime est privilégié par les narcotrafiquants. « Les douanes mondiales ne contrôlent qu’environ 1 à 2% des conteneurs », rappelle l’expert.

– D’où vient la cocaïne consommée en Europe ? –

L’essentiel de la cocaïne provient des trois grands pays producteurs: la Colombie, le Pérou et la Bolivie. Le Vieux continent est le deuxième marché mondial, derrière l’Amérique du Nord. Les trafiquants doivent donc trouver des moyens efficaces pour traverser l’Atlantique.

« La première porte de sortie de la cocaïne c’est le Brésil », reprend M. Weinberger. « La plupart des grosses cargaisons de cocaïne partent des grands ports brésiliens, comme celui de Santos ».

D’autres pays comme le Venezuela, voisin de la Colombie, dont la frontière est poreuse, sont également utilisés pour exfiltrer la drogue du continent sud-américain.

La marchandise transite ensuite « par les Caraïbes ou par l’Afrique de l’Ouest », avant d’arriver dans les grands ports européens, résume le spécialiste. Ceux de Rotterdam (Pays-Bas), Anvers (Belgique), Barcelone (Espagne) et Le Havre (France) sont les plus touchés.

Dans ce grand port français, les saisies de cocaïne ont quintuplé en deux ans et ont atteint 3,5 tonnes en 2017, selon l’OFDT. Depuis 2014, le trafic aérien depuis la Guyane vers l’Hexagone, avec des vols saturés de « mules » – des passeurs qui cachent de la cocaïne dans leur corps ou leurs bagages contre rémunération – s’est également « fortement développé », d’après l’organisme.

– Quel est l’état du trafic mondial ? –

Le narcotrafic est en plein essor, grâce à une production mondiale record, qui a « plus que doublé » en quatre ans, pour atteindre quasiment 2.000 tonnes en 2017, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Une hausse principalement attribuée à l’augmentation de l’offre en Colombie, principal producteur.

Le premier pays producteur a arrêté en 2015 ses épandages de glyphosate, utilisé jusque-là pour détruire les champs de coca, mais nocif pour la santé des populations locales. Et le récent accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) s’est révélé être un succès en demi-teinte. Une partie des ex-guérilleros d’extrême gauche « a abandonné la politique et se concentre désormais uniquement sur le trafic de cocaïne », selon M. Weinberger.

Plus globalement, « les trafiquants ont amélioré leur production en développant des nouvelles variétés de feuilles de coca plus performantes », explique l’expert.

Résultat, les saisies européennes volent de record en record (140 tonnes en 2017, selon l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies) et la cocaïne interceptée est de plus en plus pure.

Le taux de pureté de la marchandise qui s’échoue actuellement en France dépasse ainsi les 80%. Très peu coupée, cette drogue « vient très certainement directement d’Amérique latine », avance M. Weinberger.

Déterminer son origine précise « reste compliqué », selon lui. Mais la présence de logos sur les emballages ou la collaboration avec les autorités américaines (DEA), qui disposent des bases de données recensant les différents types de cocaïne, pourrait aider les enquêteurs.


IASC launches new guidelines on inclusion of persons with disabilities in humanitarian action

The guidelines set out essential actions that humanitarian actors must take in order to effectively identify and respond to the needs and rights of persons with disabilities who are most at risk of being left behind in humanitarian settings.

The recommended actions in each chapter place persons with disabilities at the centre of humanitarian action, both as actors and as members of affected populations. They are specific to persons with disabilities and to the context of humanitarian action and build on existing and more general standards and guidelines.

These are the first humanitarian guidelines to be developed with and by persons with disabilities and their representative organizations in association with traditional humanitarian stakeholders. Based on the outcomes of a comprehensive global and regional multi-stakeholder consultation process, they are designed to promote the implementation of quality humanitarian programmes in all contexts and across all regions, and to establish and increase both the inclusion of persons with disabilities and their meaningful participation in all decisions that concern them.