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Friday, November 8th, 2019

 

Le 11è festival Cine Droit Libre se penche sur la démocratie pour un «débat franc et ouvert»

Publié le 09.11.2019 à 00h19 par APA

La 11è édition du festival Cine Droit Libre, une tribune libre pour la défense des droits humains et de la liberté d’expression, se tiendra du 11 au 16 novembre 2019 à Abidjan autour du thème, «Pourquoi la démocratie? », a annoncé vendredi dans la capitale économique ivoirienne, son coordonnateur général, Yacouba Sangaré au cours d’une conférence de presse.Cette édition placée sous le parrainage de l’Ambassadeur de l’Union européenne (UE), Jobst von kirchmann permettra de revisiter la notion de démocratie et ses implications à travers des conférences, des panels, des ateliers et des projections de films.

« Face à une situation aussi peu reluisante, le festival a décidé, cette année, d’axer sa thématique générale sur la défense et la promotion de la démocratie. Il aura pour thème principal : Pourquoi la démocratie ? », a annoncé M. Sangaré. 

Selon lui, « il s’agira, concrètement, à travers une série d’activités, de susciter d’abord, sans passion,  un débat franc et ouvert sur la problématique de la démocratie en Afrique. Et ensuite, de sensibiliser les populations sur la nécessité d’œuvrer pour l’enracinement de la culture démocratique en Afrique ».

Par ailleurs, trois types de formation sont au menu de cette édition. Il s’agit du master class, une « formation pratique » avec un cinéaste qui partage ses expériences avec des étudiants en cinéma, de l’atelier des médias consacré à l’utilisation des réseaux sociaux pour faire la promotion des droits humains et de l’atelier d’éducation des masses.

Un concours de slam est également inscrit au programme de cette édition 2019 dont les activités sont prévues à l’Institut Goethe, à l’institut français, à la place inchaAllah de Koumassi (Sud d’Abidjan) et au Lycée des jeunes filles de Yopougon (Ouest d’Abidjan).

Outre la démocratie, des films portant sur des thématiques du civisme, de la migration, de la violence contre les femmes, de la liberté d’expression sont prévus de même qu’un village du festival.

« En 10 ans d’existence, le festival a grandi avec des partenaires. Des jeunes réalisateurs ont été formés. Grâce à ce festival, des jeunes font des films documentaires sur les droits humains », s’est félicité Yacouba Sangaré.

Dans le même élan, il a souligné « un impact positif » sur les réalisateurs avec une « confiance des organisations des droits de l’homme ».  

« Les gens ont une perception étriquée des droits humains (…) il y a beaucoup d’efforts à faire », a poursuivi M. Sangaré, ajoutant qu’en matière de droits humains, « l’Afrique est à la traîne en dépit des efforts ». Pour lui, les droits de l’homme doivent être l’affaire de tous.

Le festival  Ciné Droit Libre est un festival alternatif consacré aux films sur les droits humains et la liberté d’expression en Afrique. Créé en 2005, au Burkina Faso, par l’Association Semfilms, il s’est fixé comme objectif de donner une plateforme aux cinéastes et journalistes du monde entier dont les œuvres (des films portant sur les droits humains et la liberté de la presse) sont censurées ou ont eu des difficultés de diffusion à cause de leur contenu dérangeant.

Le principe du festival : « Un film, un thème, un invité, un débat».  En Côte d’Ivoire, le festival Ciné Droit Libre se tient depuis 2008, en partenariat avec le Goethe-Institut, soutien historique de l’événement.   


En Côte d’Ivoire, la grossesse n’est plus un frein à la scolarisation de la jeune fille

Publié le 09.11.2019 à 00h18 par APA

La grossesse n’est plus un frein à la scolarisation de la jeune fille en Côte d’Ivoire, a indiqué vendredi à Abidjan la secrétaire d’Etat en charge des Droits de l’Homme, Aimée Zebeyoux, lors de la dédicace d’un ouvrage intitulé « Les filles de Gagnoa ».Lorsque la jeune fille tombe enceinte ou qu’elle a des problèmes de santé ou de grossesse, elle peut continuer d’aller à l’école, a assuré Mme Aimée Zebeyoux, à l’occasion de la première journée de l’école et de la jeune fille, organisée par le Comité Lire et savoir au tunnel de la fraternité (LISAF).

Le gouvernement ivoirien a entrepris « des réformes qui favorisent l’admission des filles à l’école même lorsqu’elles sont enceintes, les dispositions sont prises pour qu’elles continuent d’aller á l’école,  (car) la grossesse n’est plus un frein à la scolarisation », a-t-elle dit.

Aujourd’hui, soutiendra-t-elle, le taux de scolarisation de la jeune fille est très élevé et est en progression. Dans le primaire le taux net de scolarisation (TNS) est passé de 77,10% en 2015 à 90,10% en 2018, soit une progression de 13%.

Dans le premier cycle du Secondaire ce taux est passé de 29, 90% en 2015 à 39,60 en 2018, soit une hausse de 9,7 %, tandis que dans le second cycle du Secondaire ce chiffre est passé de 8, 80% en 2015 à 15% en 2018, soit une hausse de 6,2 %.

Elle a fait savoir que la réussite d’une fille participe au développement d’un pays. En outre, les filles s’occupent mieux de leurs parents que les hommes, ce qui est une réalité sociologique, même s’il existe encore quelques pesanteurs socio-culturelles. 

Dans cette optique, le secrétariat d’Etat chargé des droits de l’Homme fait des sensibilisations afin que les jeunes filles puissent aller à l’école, car selon Mme Aimée Zebeyoux le principe de l’égalité doit être respecté dans tous les domaines de la vie.  

« L’essentiel, c’est d’arriver » à une formation plus poussée des jeunes filles à l’école,  a-t-elle soutenu. Selon des enseignants, à partir de la seconde les jeunes filles en général, à l’âge de la puberté sont déstabilisées dans leur évolution. D’où les parents devraient les aider à se concentrer.

A travers l’œuvre « les filles de Gagnoa », l’auteur Sylla Yacouba, un petit-fils du richissime homme d’affaires Cheick Yacouba Sylla, montre que des parents qui ont pensé à scolariser leurs filles, à travers un dialogue ouvert, ces dernières ont été une source de fierté pour leurs familles.

A l’époque coloniale, les pesanteurs socio-culturelles et cultuelles étaient très accentuées, indique le récit de l’œuvre, de sorte que la scolarisation de la jeune fille n’était pas évidente. Ce qui posait le problème de l’inexistence de l’égalité entre fille et garçon.

L’Etat de Côte d’Ivoire, faisant de la scolarisation de la jeune fille son cheval de bataille, a pris des réformes qui favorisent « l’admission des filles à l’école, même lorsqu’elles sont enceintes, les dispositions sont prises pour qu’elles continuent d’aller à l’école ».


Législatives à Maurice : large victoire du Premier ministre Jugnauth

La coalition du Premier ministre sortant Pravind Jugnauth a largement remporté les législatives à l’île Maurice, selon des résultats officiels publiés vendredi, offrant à son leader la légitimité populaire qu’il cherchait après avoir succédé à son père en 2017 sans passer par les urnes.

Après dépouillement vendredi de tous les bulletins placés jeudi dans les urnes, la coalition l’Alliance Morisien (AM, centre droit), composée du Mouvement socialiste mauricien (MSM) de M. Jugnauth et du Muvman Liberater (ML), obtient 38 sièges de députés, ce qui lui donne la majorité absolue à l’Assemblée nationale, fixée à 32 députés.

« J’ai reçu un mandat clair et net », a lancé M. Jugnauth devant ses partisans en liesse rassemblés dans une école de Quartier Militaire, une ville de sa circonscription, dans le centre de l’île principale de ce pays de l’océan Indien. « Je serai toujours le Premier ministre de tous les Mauriciens ».

A travers l’île, et notamment dans la capitale Port-Louis, ses partisans vêtus d’orange, la couleur de la coalition, sont descendus dans les rues pour célébrer sa victoire.

Les leaders de la coalition de centre gauche de l’Alliance nationale (14 députés), et du Mouvement militant mauricien (8 députés) ont eux concédé leur défaite.

« Je ne m’attendais pas à cette défaite », a déclaré Navin Ramgoolam, chef de file de l’Alliance nationale, qui n’a pas été élu dans sa propre circonscription, tandis que Paul Bérenger, leader du MMM, a appelé à respecter le résultat « sans amertume ».

Fort de sa majorité absolue, M. Jugnauth reste aux commandes de l’île, qui depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1968 est l’une des démocraties les plus stables d’Afrique, pour un mandat de cinq ans.

– Légitimité –

Pravind Jugnauth, 57 ans, était en quête de légitimité populaire après avoir succédé à son père Anerood Jugnauth en 2017 en tant que chef du MSM, le principal parti de la coalition au pouvoir, sans passer par des élections.

Sir Anerood, un cacique de la vie politique mauricienne (Premier ministre de 1982 à 1995, de 2000 à 2003, et président de la République de 2003 à 2012), avait décidé de passer la main deux ans avant la fin de son mandat, après avoir été élu en 2014.

Le Premier ministre avait mis en avant son bilan social – introduction d’un salaire minimum (environ 215 euros par mois), revalorisation de la pension vieillesse – et la modernisation des infrastructures publiques, symbolisée par la construction d’un métro.

L’opposition, incarnée par deux anciens Premiers ministres, Navin Ramgoolam (1995-2000 et 2005-2014) et Paul Bérenger (2003-2005), avait dénoncé le « clanisme » et la « corruption » du camp Jugnauth.

– Mobilisation –

Les électeurs devaient choisir 62 députés, dont 60 dans l’île principale, Maurice, et deux à Rodrigues, une petite île située quelque 600 km plus à l’est.

Pour la première fois depuis 1976, ces élections mettaient aux prises trois blocs et non deux. Très concernés, les Mauriciens se sont déplacés en masse aux urnes, avec un taux de participation de 76,84%, légèrement supérieur à celui de 2014 (74,11%).

Si le scrutin s’est déroulé dans le calme, 6.813 personnes n’ont pas pu voter, leur nom ne figurant pas sur les listes électorales, a précisé jeudi soir Me Désiré Basset, un membre de la Commission électorale, selon lequel ces électeurs ne s’étaient pas inscrits.

La Commission électorale doit encore nommer huit députés parmi les non-élus ayant obtenu les meilleurs scores, afin de rééquilibrer la répartition des sièges entre partis et communautés.

L’île Maurice est officiellement divisée en quatre groupes ethniques, selon la Constitution de 1968: les hindous – majoritaires -, les musulmans, les Chinois et la « population générale », composée essentiellement de métis dits créoles et de Blancs d’origine européenne.

Ses 1,3 million d’habitants forment une mosaïque de peuples, de cultures et de langues reflétant l’histoire du peuplement de l’île et coexistent pacifiquement.

L’île Maurice, un des pays les plus riches d’Afrique, a connu une croissance de 3,7% en 2018 à la faveur du dynamisme des activités de construction et de services, surtout le tourisme et le secteur bancaire, selon la Banque mondiale.

En octobre, l’île a été retirée de la liste grise des pays considérés comme des paradis fiscaux par l’Union européenne.


Destitution: les pressions sur Kiev inquiétaient à la Maison Blanche avant l’appel de Trump

Publié le 08.11.2019 à 23h50 par AFP

Inquiets d’un chantage exercé sur Kiev par un proche de Donald Trump, des conseillers à la Maison Blanche avaient sonné l’alarme deux semaines avant que le président américain ne demande à son homologue ukrainien d’enquêter sur un de ses rivaux, ce qui lui vaut d’être menacé de destitution.

Fiona Hill et Alexander Vindman, membres de l’influent Conseil de sécurité nationale, ont expliqué lors de témoignages à huis clos au Congrès qu’ils avaient saisi les services juridiques de la Maison Blanche dès le 10 juillet, selon les transcriptions de leurs auditions rendues publiques vendredi.

Ils venaient d’assister à une réunion au cours de laquelle l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, Gordon Sondland, avait annoncé à une délégation ukrainienne que leur nouveau président Volodymyr Zelensky serait reçu à la Maison Blanche s’il annonçait des investigations sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle de 2020.

« L’ambassadeur Sondland a expliqué en présence des Ukrainiens qu’il avait un accord avec le chef de cabinet du président Mick Mulvaney pour une rencontre s’ils avançaient avec des investigations » politiques, a déclaré Fiona Hill, collaboratrice du conseiller à la Sécurité nationale John Bolton.

Ce dernier, qui a été démis de ses fonctions en septembre, s’était « raidi » et « avait mis un terme de manière abrupte à la réunion », selon Mme Hill et M. Vindman.

M. Sondland, un homme d’affaires qui a donné de larges sommes pour la cérémonie d’investiture de Donald Trump, avait poursuivi l’échange avec les Ukrainiens dans une autre salle de la Maison Blanche. Selon M. Vindman, l’ambassadeur avait alors explicitement mentionné Joe Biden, dont le fils Hunter a longtemps fait des affaires en Ukraine.

– « Grenade dégoupillée » –

Furieux, John Bolton avait ensuite demandé à Mme Hill d’aller faire un signalement auprès de l’avocat du Conseil de sécurité. « Dites lui que je ne suis pas dans l’espèce de trafic de drogues que Sondland et Mulvaney préparent », avait-il intimé à sa collaboratrice.

En parallèle, M. Vindman, avait lui aussi « relaté l’incident » à ce juriste, s’inquiétant que des pressions politiques « entrent dans une discussion de sécurité nationale ».

A une autre occasion, John Bolton avait formellement interdit à ses équipes de parler avec l’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, engagé dans une campagne de pressions en Ukraine. « Il a dit: Rudy est une grenade dégoupillée qui va tout faire sauter », a rapporté Mme Hill.

Malgré ces mises en garde, le président Trump a demandé le 25 juillet à M. Zelensky de « se pencher » sur les Biden et de parler avec M. Giuliani.

Le lieutenant-colonel Vindman qui écoutait en direct la conversation téléphonique s’est précipité dès la fin de l’appel « partager ses inquiétudes » avec l’avocat du Conseil de sécurité nationale.

Fiona Hill, qui n’a pas assisté à l’échange, a été « choquée » en lisant sa transcription. « J’ai vu beaucoup d’appels en deux ans et demi à la Maison Blanche et jamais rien de tel », a-t-elle confié aux parlementaires.

– « Abus de pouvoir » –

Ces témoignages viennent affaiblir la défense de Donadl Trump qui assure que son appel était « irréprochable ».

Se disant victime d’une « chasse aux sorcières », il a intimé à ses conseillers de ne pas participer à l’enquête du Congrès. Vendredi, son chef de cabinet Mick Mulvaney, qui aurait pu être un témoin-clé, a donc ignoré une convocation au Capitole.

Outre son rôle dans la promesse d’une visite à la Maison Blanche, Mick Mulvaney a également ordonné à la fin juin le gel d’une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à l’Ukraine. Au détour d’une conférence de presse, il avait lâché l’avoir fait pour des considérations politiques, avant de rétropédaler.

Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir utilisé cette aide pour faire pression sur Kiev, ce qui, selon eux, constitue un « abus de pouvoir ».

La Chambre des représentants, chargée par la Constitution de la mise en accusation du président (impeachment) avant son procès au Sénat, pourrait retenir ce chef contre lui. Si la Chambre à majorité démocrate vote en ce sens, Donald Trump devrait échapper à une destitution, le Sénat restant aux mains des républicains.


« Janja », le nouvel amour de l’ex-président brésilien Lula

Publié le 08.11.2019 à 23h50 par AFP

Rosangela da Silva était aux côtés de l’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva à sa sortie de prison vendredi, posant tendrement La tête sur son épaule quand il a été acclamé par des milliers de militants.

Lula, un veuf de 74 ans, a à plusieurs reprises évoqué ces derniers mois, de sa cellule de Curitiba (sud), sa relation amoureuse avec celle que l’on surnomme « Janja », disant souhaiter l’épouser très rapidement après sa libération.

Quand il a cité son nom pour la remercier dans son discours devant la foule, l’ancien chef de l’Etat (2003-2010) a été interrompu par les cris d’ »un bisou, un bisou ! ». Lula s’est exécuté avec pudeur.

Rosangela da Silva, une souriante brune portant des lunettes et qui aurait 52 ans selon la revue Istoé, a fait partie des nombreux visiteurs qui sont allés voir Lula au siège de la police fédérale de la capitale de l’Etat du Parana, où il était détenu depuis avril 2018.

Cette sociologue de formation vit à Curitiba et est originaire de Sao Paulo. Elle aurait rencontré Lula en 1993, pendant ses « caravanes de la citoyenneté » sillonnant le pays.

« La romance aurait commencé en décembre 2017 » seulement, croit savoir Istoé, au cours d’un match de football avec le compositeur et chanteur Chico Buarque. Elle aurait été entretenue discrètement, jusqu’à ce qu’un visiteur de Lula ne l’évente, il y a quelques mois.

A en croire les mots-clé que « Janja » utilise dans ses tweets, la passion est brûlante et réciproque : #onossoamorvencera (notre amour vaincra toujours), #oamornosaproxima (l’amour nous rapproche) et #teamoprasempre (je t’aimerai toujours).

Sur son compte Twitter @JanjaLula, sur lequel elle est très active, la jeune femme a envoyé un grand nombre de messages d’amour et tendres à Lula. Tel celui célébrant son anniversaire, le 27 octobre dernier : « Aujourd’hui, je veux simplement te serrer dans mes bras et te couvrir de caresses sans fin ! Bon anniversaire, mon amour, Je t’aime pour toujours ».

D’après la revue Epoca, Lula se serait plaint de ne pas avoir eu droit à des visites intimes, mais Janja a été autorisée à aller le voir un soir par semaine, pendant une heure.

En dehors des messages sur Twitter dans lesquels elle exprime son impatience avant les visites qu’elle va rendre à Lula, on voit aussi « Janja » militer activement auprès de cadres dirigeants du Parti des Travailleurs (PT) fondé par le chef historique de la gauche dans les années 80.

La Brésilienne est membre et militante de longue date du PT et jouerait un rôle croissant au sein du grand parti de gauche, selon la revue Istoé.

En février 2017, Lula avait subi une douloureuse épreuve intime avec la mort de son épouse, Marisa Leticia Rocco, qui avait été son soutien indéfectible pendant 40 ans de lutte syndicale et politique.

Quand l’année suivante est venue une autre épreuve, celle de la prison, Lula a été soucieux de maintenir sa forme, à la fois mentale et physique. Il a fait chaque jour quelque 9 km sur un tapis de marche, selon son dernier visiteur français, le député de gauche et chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.


Lula, le guerrier qui porte toujours l’espoir de la gauche au Brésil

Ancien métallo au destin fabuleux et tumultueux, l’ex-président du Brésil Lula, libéré vendredi après plus d’un an et demi de prison, n’a pas renoncé au combat politique et incarne toujours l’espoir d’une gauche orpheline de son chef historique.

Luiz Inacio Lula da Silva a été libéré grâce à un arrêt de la Cour suprême du Brésil qui affecte près de 5.000 détenus.

À sa sortie de prison, acclamé par une marée rouge de milliers de militants de gauche, il a promis de « continuer à lutter » pour le peuple brésilien.

Emprisonné depuis avril 2018 pour corruption et blanchiment, Lula, 74 ans, avait dû renoncer à son rêve de se présenter à un troisième mandat présidentiel en 2018. Il avait laissé la voie à l’arrivée au pouvoir du député d’extrême droite Jair Bolsonaro, dont il a fustigé la politique de précarisation des Brésiliens vendredi.

Un revers d’autant plus amer que, huit ans après son départ du pouvoir avec un taux record de 87% d’opinions favorables, le chef historique du Parti des Travailleurs (PT) était donné grand favori.

Se disant victime d’un complot politique, Lula, avec ses avocats, s’est battu sans succès, du fond de sa cellule du siège de la Police fédérale de Curitiba (sud), pour être blanchi. Sa libération ne lavera pas son honneur.

Lula avait été rattrapé par les méandres de l’enquête sur le plus grand scandale de corruption de l’Histoire du Brésil, « Lavage express », sur un gigantesque réseau de pots-de-vin autour de la compagnie publique pétrolière Petrobras.

Son ennemi intime, le juge anticorruption Sergio Moro, l’avait condamné en 2017 à neuf ans et demi de prison pour avoir obtenu un triplex en bord de mer d’une entreprise de bâtiment en échange de contrats publics. Une peine ensuite réduite à huit ans et dix mois.

Depuis, le juge Moro est devenu le ministre de la Justice de Jair Bolsonaro. Et des soupçons de connivence avec les procureurs, pour accabler Lula, pèsent contre lui.

– « Pourrir en prison » –

Lula reste perçu comme « près du peuple » et est resté très aimé, surtout dans les régions pauvres du Nord-est.

Mais il est aussi farouchement détesté par une partie de la population pour qui il est l’incarnation de la corruption. C’est sur la haine du PT que Jair Bolsonaro a notamment bâti sa victoire électorale.

Un Lula auquel M. Bolsonaro a souhaité de « pourrir en prison ». Mais que le PT, incapable de remplacer, a attendu comme le messie.

Rien ne prédisposait à un tel destin ce cadet d’une fratrie de huit enfants, né le 6 octobre 1945 dans une famille d’agriculteurs pauvres du Pernambouc (nord-est).

Enfant, Lula a arpenté les rues pour cirer des chaussures dans l’espoir de ramener un peu d’argent à la maison. Il a sept ans lorsque sa famille déménage à Sao Paulo pour échapper à la misère.

Vendeur ambulant puis ouvrier métallurgiste à 14 ans, il perd l’auriculaire gauche dans un accident du travail. A 21 ans, il entre au syndicat des métallurgistes et en devient le président en 1975.

Personnage charismatique, il conduit les grandes grèves de la fin des années 1970, en pleine dictature militaire (1964-1985).

Fondateur du PT au début des années 80, Lula se présente pour la première fois à l’élection présidentielle en 1989 et échoue de peu. Après deux nouveaux échecs, en 1994 et 1998, la quatrième tentative sera la bonne, en octobre 2002. Il est réélu en 2006.

Premier chef de l’Etat brésilien issu de la classe ouvrière, il a mis en oeuvre d’ambitieux programmes sociaux, grâce aux années de croissance portées par le boom des matières premières.

Sous ses deux mandats (2003-2010), près de 30 millions de Brésiliens sont sortis de la misère.

Lula a incarné un pays qui s’ouvrait sur le monde, et a conféré au Brésil une stature internationale, lui permettant de décrocher l’organisation des deux plus grands événements sportifs planétaires: le Mondial de football (2014) et les jeux Olympiques (2016) à Rio de Janeiro.

– Échec cuisant –

Idéaliste mais pragmatique, Lula est passé maître dans l’art de tisser des alliances parfois contre-nature ou de se débarrasser d’amis devenus gênants. En 2005, il a décapité la direction PT, impliquée dans un scandale d’achat de votes.

En octobre 2011, il a souffert d’un cancer du larynx après son départ du pouvoir.

Sa tentative de retour aux affaires en tant que ministre de sa dauphine, Dilma Rousseff, en mars 2016 avait été un échec cuisant, tout comme la destitution de celle-ci en août de la même année.

En février 2017, l’ex-président a subi une épreuve intime avec la mort de son épouse, Marisa Leticia Rocco, son soutien indéfectible durant 40 ans de lutte.

Mais Lula a aujourd’hui un nouvel amour, qu’il souhaite épouser rapidement maintenant qu’il est sorti de prison : Rosangela da Silva, surnommée « Janja », une sociologue et militante du PT.


Agronomist notebook: Watch out for these two mango diseases

ANN MACHARIABy ANN MACHARIA
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It is another mango season and as expected, markets are flooded with the fruits, with a majority going for a song.

But as some farmers enjoy the boom, last week I visited a mango farmer in Makueni who feared losing his fruits because of increased disease infestation.

Diseases often lead to lower quantity and quality of fruits, resulting in low profits. In instances where pest and disease infestation are not controlled, post-harvest losses are high.

One of the diseases currently ravaging the mango tree is bacterial black spot, which affects leaves, stems and the fruits.

On leaves, the disease causes black angular greasy spots between the veins, which sometimes have yellow holes.

With time, these spots enlarge and destroy large areas of the leaves, which turn grey and crack, leading to reduction of photosynthetic area and high rate of leaf fall.

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Affected fruits have black oval to irregular raised spots, which develop with greasy margins.

The spots are usually skin deep, but they affect the quality of the mango fruits, leading to rejection or lower selling price.

The flowers, leaf stalk and stems are also attacked, with the affected parts developing cankers, which lead to shoot tip dieback.

The disease is easily spread by windblown rain, splash water and insects. Injuries or abrasion on the plant form the entry point for the micro-organism. Affected seedlings can also spread the disease from one region to the other.

The disease can be severe in both high and low rainfall areas as dew also increases its spread.

During crop establishment, take preventive measures that include buying clean planting materials to curb introduction of the disease on the farm. It is also ideal to select varieties that are resistant and tolerant to the disease.

SEVERE LOSSES

Nurseries for raising the rootstock or the grafted trees should be away from the mango plantation to prevent contamination of the young seedlings.

During nursery establishment, one should select a nursery site that is protected from wind and establish windbreakers.

Overhead irrigation, which entails the use of sprinklers and rain guns, should be avoided as this helps in the spread of the disease. In dry areas, drip irrigation should be used.

Pruning should be done to avoid overcrowded leaves, as this makes it hard to spray. All the pruning shears should be sterilised after pruning each tree.

Besides bacterial black spot, the other disease affecting mangoes is powdery mildew, which is caused by fungi. It attacks the inflorescences, leaves and young fruits.

The leaves appear whitish, and the affected flowers fail to open, resulting in flower abortion. Sometimes the young fruits are also affected, which makes them fall prematurely.

This disease can result in severe losses due to poor fruit set and dense flower abortion.

The disease-causing agent survives from one season to the other as mycelium in the dormant buds and as haustoria on tender leaves.

The wind also spreads the disease from one mango tree to the other or from one canopy to the other.

This is usually common during the cool and dry conditions.

The fungi survives in dense foliage during the off season, hence the need to prune affected leaves.

One should maintain field hygiene as the fungus can survive from one season to the other over the plant’s debris. Weeding should also be well done.

While carrying out management practices, ensure that there are minimal movements from infected to uninfected areas.

To further avoid post-harvest losses, start looking for market early as this will ensure you don’t grapple with storage challenges.


From his office in Switzerland, engineer's dairy venture is just a call away

SAMMY WAWERUBy SAMMY WAWERU
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Maridi in Homa Bay County is a remote village, with most residents engaging in cane and maize farming.

Sweet potato farming and fishing in the nearby Lake Victoria are the other dominant agricultural activities.

Dairy farming is also taking root in the region, and Joseph Oloo, an engineer, is among farmers leading the way.

The engineer, who works in Switzerland as an executive director at Novartis Pharmaceuticals, has invested heavily in dairy farming.

Seeds of Gold recently caught up with him on his farm near Maridi Girls High School during his August-October holiday break.

At the entrance to his farm, which is christened Williberg, is a woodlot, hosting casualina and eucalyptus trees.

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From afar, one also sees fish ponds and the dairy farming project, which sits on a 70-by-20 metres piece of land.

The barn hosts 26 cows, 15 of which are mature animals. He is currently milking 10. Oloo also keeps seven calves and four bulls of the Ayrshire and Friesian breeds.

“There has been a myth that Nyanza in general is not favourable for dairy farming. This region has very conducive climate for milk production, my farm proves it,” says the farmer, who started the venture early last year.

He injected into the business over Sh4 million from his savings. The cash was spent on the barns, five cows that he purchased at Sh100,000 each and labour, among other costs.

“The start was not that easy because the cows I bought were not productive. Some were crossbreeds and were drying off. It was disappointing,” he says, noting that getting quality dairy meal also became a challenge.

Adding to the list of challenges was getting competent workers who had studied animal management including feeding, hygiene and treatment.

“I sought to learn from other farmers. I visited established dairy farms in central and Rift Valley to learn how they were running their entities and the various aspects of management,” he says, adding he bought more animals of Ayrshire and Friesian breeds.

Oloo now grows and makes his own feeds that include silage. “I get between 15 and 20 litres a day from each of the 10 animals I am milking. I sell to neighbours, schools, hospitals and hotels in Homa Bay County at Sh60 a litre. My calculation shows I get a profit of 15 per cent per litre,” he says.

ACCOUNTING AND RECORD-KEEPING

Oloo, 39, says his cows consume about 40 bags of dairy meal per month, each going for Sh2,200.

By producing his own feeds, the farmer says he has reduced operating costs. Williberg Farm sits on 12 acres, with the farmer using four to grow Boma Rhodes, brachiaria and Napier grass.

In addition, he grows maize, which he uses to make silage. He has a chaff cutter that he uses to slice the grasses and maize stalks into tiny pieces.

“The most important thing in growing and producing own feeds is understanding the weather pattern, so that you plant when it rains and have feeds during the dry season,” advises the father of two.

John Momanyi, who works with Sigma Feeds, acknowledges that there are substandard dairy feeds in the market, which result in poor and low milk production.

“Dairy meal should be rich in vital minerals and nutrients for cows. The ratio in which the ingredients are mixed determines the quality and amount of milk produced.”

Williberg Farm also has five fish ponds measuring 20 by 25 metres each, each with a capacity of 2, 000-2,500 tilapia and catfish.

He started with two ponds in October last year and has since harvested over 2,000 pieces, each going for Sh150. The farm is supplied with fresh water from a 30ft deep borehole, which he dug in 2016. The water facility also serves locals.

Oloo, who went abroad in 1999, notes that managing the project from overseas is one of his challenges. “I check on the workers daily, in the morning before reporting to office to find out the amount of milk produced, challenges faced and what each is doing.

During lunch hour, I make a follow-up on how much milk was sold, what has remained and what they have achieved in the first half of the day,” says Oloo, who has four workers, including a manager.

He keeps production, sales, breeding, birth dates and health records of the animals. The farmer has a financial adviser who assists him in accounting and recordkeeping.


Do you want to open a farm shop? Here is how it has worked for me

IRENE MUGOBy IRENE MUGO
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Daniel Wachira’s 10 acres in Chaka, Nyeri County, hosts a variety of vegetables, fruits and livestock.

Wachira has neatly divided the farm into different portions to enable him grow the various plants and keep the livestock that include chickens.

On the pawpaw farm, the trees are sagging with heavy fruits awaiting harvesting. In between the pawpaw plants, grown some three metres apart, are his vegetables.

“I have been a horticulture farmer for the past 10 years, farming mainly capsicum, carrots, coriander (dhania), Chinese cabbages, sukuma wiki, spinach, passion fruit, pawpaw, lettuce, spring onions, tree tomatoes, sweet potatoes and traditional vegetables,” says Wachira, who grows the crops organically and also keeps bees. He uses rabbit urine and manure, crop waste as well as dung from cow, goats and chickens.

“I ensure the manure is well composted before applying it on the crops. I keep 120 rabbits, 300 chickens, 50 goats and 30 dairy cows,” he says.

He has planted Mexican marigold weed on the fringes of his farm; the crop acts as a pest repellent, warding off insect pests such as aphids.

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He makes organic pesticides from a mixture of pepper, garlic, pyrethrum and aloe vera, which he uses to fight common pests such as cutworms and aphids.

“I mash the crops and boil, ending up with a concoction that I mix with water before spraying. It is an effective pesticide,” says Wachira, who also uses tithonia and lantana camara to make foliar fertiliser and pesticide.

GET RID OF BROKERS

“Just like with the other crops, these must also be cut into pieces and then mixed with water and left to mature. They are good for use after 21 days,” he says.

Wachira observes that growing the crops organically has given him a niche market. He sells his produce through his own farm shop.

He runs the shop dubbed Fazenda Organico in Nyeri Town through which he sells all his produce to residents and supplies to markets in the town and in Nairobi.

Daniel Wachira in his farm in Nyeri.Daniel Wachira in his farm in Nyeri. He sells his farm’s produce through his own farm shop. PHOTO | JOSEPH KANYI | NMG

“Through the shop, I have managed to get rid of brokers since I can control the prices depending on demand and supply. Buyers also know where they can get organic produce,” he says.

He sells a kilo of vegetables that include spinach at Sh20 per bunch, noting that the market is dictated by the seasons.

He pasteurises the milk he gets and sells it at Sh50 a litre at the shop, which is equipped with a milk ATM. Rabbit meat is sold at the shop upon order at Sh700 per kilo of meat while eggs sell at Sh15 each. Before opening such a shop, he says one needs to conduct research to understand the market.

“And you should be honest with your products. That is, do not lie that you are not using chemicals whereas you are not farming organically.”

Robert Thuo, an agriculture specialist in Nyeri, says in best farming practice, farmers need to incorporate integrated pest and disease management and safely use chemicals.

“Using one of the methods and leaving out the rest gives room for breeding of pests. Cultural methods including spraying pepper or using ash to protect the crops from being ravaged by aphids or other pests works well but they should also be backed by pesticides,” he notes.

For tomatoes, he observed that planting Sodom apple on the periphery of the farm in a line will help trap pests that attack the crops while to protect maize, a farmer should plant Napier grass or desmodium, which attract pests.


Vet on call: Are you farming goats or just keeping them?

DR JOSEPH MUGACHIABy DR JOSEPH MUGACHIA
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The shrinking land sizes are encouraging more people to keep goats because the animals require less space, feed less and are not labour-intensive, unlike cows.

I have lately been getting more enquiries on goat farming from practising and potential farmers from different parts of the country. Most of the farmers indicate they wish to keep the animals for meat or milk.

A few have indicated they intend to keep goats to sell for ceremonial functions such as dowry and family parties. I am aware of some farmers who already keep goats and Dorper sheep, which they sell at good prices.

Despite the heightened interest, a majority of those who enquire do not have adequate knowledge on goat farming. I always advise them that goat farming and goat keeping are miles apart.

Good goat farming means that the owner takes proper care of the animals and targets to achieve set objectives with them.

The objective could be self-satisfaction, such as farming the animals for show, economic reasons such as producing milk and meat for consumption and sale, selling breeding stock to other farmers, training other farmers and agro-tourism.

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Serious goat farming calls for investment in knowledge on the animal, its production requirements and the market for goats and their products.

Goat keeping, on the other hand, is a hobby where the “farmer” has the animals, rarely understanding and providing their needs. Such animals mainly end up dying or sold without considering whether the owners make a profit or loss.

Unfortunately, most farmers are actually livestock keepers. When they sell their animals, they normally say they made money.

I normally say they actually get money but do not make money. In other words, they do not profit from selling the animals because they never keep records of income and expenditure on the livestock throughout the animals’ lives.

One area that leads to poor performance of goats is housing. Poor housing costs the farmer in many ways that I shall explain later. The simplest way to tell if goats are properly housed is to assess whether their hair coat is in its true colour.

RAINS INTENSIFIED

Last week, I visited a farm in Machakos where the owner wanted me to find out why his goats were always getting sick. I found the goats in the field browsing but I could not even pick out some in the shrubbery a short distance away. Their hair coats ranged from dirty white to almost black.

The colour mix camouflaged them well in the bushes. Mind you these are white Galas that you can pick out in the bushes from kilometres away when in their normal snow-white colour.

Kamuti, the farm manager, said the goats had become soiled with their own dung despite their house having a raised slatted floor.

He was about three weeks old on the farm and he had found the goats all white when he reported for work. He had seen the animals change colour as the rains intensified. Kamuti attributed the soiling to the wet season due to increased intake of plant matter with high water content.

He argued that the goats, therefore, produced more wet dung and urinated frequently and in higher volume than in the dry season. Well, the logic was good but then the seasons would always be there. Furthermore, these animals and their predecessors had gone through other wet seasons and they had retained their colour.

As the goats were driven back to their enclosures surrounding the sleeping shed, I noticed many of them were coughing. A few had their behinds soiled with liquid dung, indicating they had diarrhoea.

I checked the various compartments of the goat house. All of them were still wet with retained dung and urine. The goat pellets, normally seen in a normal goat house, had been mushed into deep green to black dung.

This was the paint that had altered the hair coats of the goats. Attempts had been made to clean the slatted floor but most of the gaps in the slats were clogged with dung. There was also heavy smell of ammonia from decomposing urine.

Upon further inspecting the floor, I found many of the slats were tightly adjoined with no gap in between. Where there were gaps, they were not sufficient to allow free passage of goat droppings as was intended by having a raised floor.

I examined 10 of the coughing goats and found they had low grade pneumonia or inflamed airways. A few others had diarrhoea.

KEPT CLEAN

I treated the coughing goats with long-acting antibiotic injections and left antibiotic boluses to be given to those having diarrhoea.

I also advised Kamuti to give medicine for coccidiosis to the goats with diarrhoea. Finally, I explained to him the goats could not thrive well under the conditions in the house.

The house needed to be kept clean. You see, goats should be held in lots of similar age and size in compartments with sufficient space for each animal.

Currently, they were heavily congested. The congestion caused the mushing up of pellets to create dung that in turn blocked the gaps in the floor slats.

This resulted in retention of urine on the floor and creation of the slurry that coloured the goats when they lay down or mounted on each other.

In addition to the unappealing appearance of the goats, the animals were exposed to bacterial and coccidial infections because inevitably, they consumed the infectious agents from their soiled coats as they groomed themselves.

The heavy concentration of ammonia in the goat house irritated the eyes and airways, causing injury and stress. This encouraged the development of pneumonia.

Under these circumstances, the goats could not perform well because they used a lot of energy to fight diseases and stress instead of building their bodies.

In areas with medium to high rainfall, goat houses should be raised from the ground about 1 to 1.5 metres. The floor should be made of slats with gaps of about 25mm in between to allow goat droppings to fall to the ground and urine to fully drain off the floor. Each goat should have a space of 0.3 to 2.5 square metres depending on its size.