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November, 2019

 

Namibie: le président Hage Geingob réélu avec un score en forte baisse

Publié le 30.11.2019 à 23h50 par AFP

Le président namibien sortant, Hage Geingob, a été réélu avec 56,3% des suffrages exprimés, un score en très nette baisse par rapport aux 86% qu’il avait obtenu il y a cinq ans.

Le chef de la Swapo (Organisation du peuple du Sud-Ouest africain), parti au pouvoir depuis l’indépendance de la Namibie en 1990, devance largement lors du scrutin du 27 novembre Panduleni Itula, candidat dissident de la Swapo qui a obtenu 30% des suffrages, selon les chiffres de la commission électorale publiés samedi soir.

Le chef de l’opposition, McHenry Venaani, n’obtient que 5,3%. La proximité passée de son parti, le Mouvement démocratique populaire (PDM), avec l’Afrique du Sud de l’apartheid, continue à rebuter une large part de l’électorat.

« La démocratie est le véritable vainqueur », s’est félicité Hage Geingob, pour qui « les élections ont été âprement disputées ».

Panduleni Itula et le responsable d’un nouveau parti d’opposition, le Mouvement des sans-terre (LPM) de Bernadus Swartbooi, ont toutefois dénoncé des fraudes électorales. M. Itula a notamment fait état d’une « multitude d’irrégularités sans précédent ».

Cet ex-dentiste de 62 ans, qui accuse le président d’avoir bradé les richesses du pays aux étrangers, particulièrement populaire chez les jeunes, est notamment arrivé en tête dans la capitale, Windhoek.

« Il a servi de tremplin aux frustrations et il a rassemblé tous les gens mécontents du président », a noté Graham Hopwood, du principal centre de réflexions namibien, l’Institute for Public Policy Research.

La Namibie a été le premier pays africain à introduire le vote électronique en 2014. Ces équipements ont été critiqués par l’opposition, qui affirme que l’absence de bulletins de vote sur papier augmente la possibilité de fraude.

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a estimé pour sa part que les élections « s’étaient généralement déroulées dans le calme, étaient bien organisées (…) permettant aux électeurs d’exercer leur devoir démocratique ».

– Majorité réduite à l’Assemblée –

La commission électorale a également indiqué samedi soir que la Swapo avait obtenu 65% des sièges à l’Assemblée nationale, échouant à obtenir une majorité des deux tiers. Elle détenait dans la législature précédente 80% des circonscriptions.

La participation était de 60% pour le scrutin présidentiel.

Hage Geingob, âgé de 78 ans, dirige la Namibie, pays désertique d’Afrique australe, depuis 2014. Il est réélu mais obtient le plus mauvais score jamais réalisé par le candidat du parti au pouvoir.

Malgré un sous-sol regorgeant de ressources naturelles, dont l’uranium, des fonds marins riches en poissons et en diamants, et l’essor de son tourisme, la Namibie est plongée depuis plusieurs années dans la récession.

La chute des cours des matières premières et une sécheresse persistante depuis plusieurs saisons ont fait reculer son produit intérieur brut deux ans de suite (2017 et 2018) et le chômage frappe un tiers (34%) de sa population.

Le régime du président Geingob est en outre éclaboussé par un scandale de corruption.

Il y a quelques semaines, Wikileaks a publié des milliers de documents qui accusent des responsables de son gouvernement d’avoir touché l’équivalent de 10 millions de dollars de pots-de-vin de la part d’une entreprise de pêche islandaise.

Deux ministres mis en cause dans cette affaire ont été contraints de démissionner à quelques jours seulement du scrutin, l’un d’eux a même été brièvement détenu.

Le chef de l’Etat a nié toute implication dans cette affaire.

strs-mgu/thm/pg


Italie: des milliers de « sardines » à Florence contre l’extrême droite

Publié le 30.11.2019 à 23h50 par AFP

« Les consciences politiques se réveillent ». Des milliers de « sardines », sympathisants d’un mouvement civique fondé il y a 15 jours à Bologne, ont manifesté samedi à Florence (centre-nord de l’Italie) contre l’extrême droite et les idées souverainistes de Matteo Salvini.

« Nous sommes 40.000, plus qu’à Bologne », se sont félicités les organisateurs de la manifestation qui a littéralement envahi la Place de la République de la capitale toscane. La police a fait état de 10.000 participants.

Le mot d’ordre des manifestants – beaucoup d’étudiants, de jeunes professionnels et des familles avec des enfants – était apolitique et une banderole portant la faucille et le marteau, emblèmes communistes, a été huée.

« Nous ne voulons pas de symboles sur un si beau rassemblement. Nous sommes fatigués de la haine, ne nous combattons pas entre nous », a lancé à la foule un des organisateurs, Danilo Maglio, un jeune étudiant, un étudiant en arts et spectacles de 20 ans, organisateur de la manifestation.

Le mouvement des « sardines » n’a pas de programme ni de structure centrale.

Mais pour l’un de ses fondateurs à Bologne, Mattia Santori, 32 ans, « c’est super de voir des consciences politiques qui se réveillent. Il y a beaucoup de gens qui n’étaient jamais descendue dans la rue et ils sont là aujourd’hui ».

Interrogé par l’AFP-TV, il a rappelé que Matteo Salvini tenait un meeting à quelques dizaines de kilomètre de là.

« Il y a une différence énorme: ici il y a des individus qui occupent un espace, qui lancent des message pacifiques et revendiquent une autre idée de communauté », a noté ce jeune diplômé en économie qui travaille aussi comme enseignant en athlétisme pour handicapés.

Au début du rassemblement, les manifestants ont entonné le chant des partisans italiens anti-fascistes de la Seconde guerre mondiale, « Bella Ciao ».

« Nous voulons une politique de qualité. Nous en avons marre d’une dialectique violente, populiste et surtout à matrice souverainiste », a expliqué Danilo Maglio.

– « Faire quelque chose » –

Il a critiqué l’utilisation des réseaux sociaux par l’extrême-droite: « On en a marre de la haine et de la violence ».

Comme au cours de la dizaine de manifestations qui ont déjà eu lieu dans toute l’Italie depuis 15 jours, les manifestants brandissaient des pancartes en forme de sardines ou d’autres clamant des slogans comme: « Chaque sardine a le droit d’exister ».

Alice Stefani, une étudiante de 29 ans est venue spécialement d’Arezzo, à l’autre bout de la Toscane: « On en a assez de cette politique, avec sa mauvaise communication ».

Selon elle, le rassemblement « n’est ni contre Salvini, ni personne ». « Nous voulons une politique différente, qui parle aux jeunes aussi », ajoute-t-elle estimant qu’il « faut des idéaux véritables ».

Sur la place, il y avait aussi quelques tempes grises comme Marco Goffi, un retraité de Florence de 65 ans: « Il fallait faire quelque chose et dès que j’ai vu cela je me suis dit qu’il fallait y aller ».

Le mouvement est né en réaction à la victoire inattendue de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, fin octobre, pour diriger l’Ombrie, région qui était à gauche depuis plus de 50 ans.

Depuis, l’ex-ministre de l’Intérieur mène campagne tambour battant pour s’emparer de la riche région d’Emilie-Romagne, un autre bastion de la gauche, lors des régionales prévues le 26 janvier.

Salvini, après avoir fait éclater son alliance avec le Mouvement 5 Etoiles (anti-établissement) début août et quitté le gouvernement, affirme vouloir conquérir une à une les régions pour provoquer la chute de la nouvelle coalition au pouvoir entre M5S et le Parti démocrate (centre-gauche) et obtenir un scrutin législatif anticipé.

La Toscane, également un fief historique de la gauche, votera après l’Emilie-Romagne, au printemps 2020.

Election après élection, la Ligue s’est renforcée dans les régions du centre et du nord de l’Italie. Et les candidats de la coalition menée par la Ligue et le gouverneur sortant de centre-gauche sont donnés au coude à coude en Emilie-Romagne.

gio-pho-str-fka/thm


Bolivie: « Nous devions agir face à l’ingérence vénézuélienne », assure la cheffe de la diplomatie

Publié le 30.11.2019 à 22h50 par AFP

« Nous devions agir face à l’ingérence vénézuélienne », a déclaré dans un entretien à l’AFP la cheffe de la diplomatie bolivienne, Karen Longaric, pour expliquer les premières mesures du gouvernement par intérim de La Paz contre le Venezuela, en rupture avec les pratiques sous l’ancien président Evo Morales.

« Nous ne pouvions pas rester les bras croisés face à l’ingérence évidente du Venezuela. Dans les derniers jours qui ont précédé la transition constitutionnelle, il a été constaté que des diplomates du Venezuela étaient sérieusement et activement impliqués dans des actes de déstabilisation. Nous devions agir », a dénoncé Mme Longaric, juriste spécialisée en droit international.

Le président socialiste bolivien Evo Morales, qui a démissionné le 10 novembre au plus fort de la crise post-électorale et s’est depuis réfugié au Mexique, avait privilégié pendant ses près de 14 ans de présidence les relations avec l’Iran, la Chine, la Russie, Cuba et le Venezuela.

Rapidement reconnue par Washington comme présidente par intérim, la sénatrice de droite Jeanine Añez, 52 ans, a immédiatement redessiné la politique étrangère du pays andin.

Sa première décision en la matière a été de reconnaître l’opposant vénézuélien Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, à l’instar d’une cinquantaine de pays, Etats-Unis en tête.

Le nouveau gouvernement a également démis tous ses ambassadeurs, nommés sous la présidence Morales, à l’exception de ses représentants au Pérou et au Vatican. Les diplomates vénézuéliens ont également été renvoyés.

Mardi, un ambassadeur bolivien aux Etats-Unis a été nommé pour la première fois depuis onze ans et la Bolivie a également annoncé jeudi qu’elle allait rétablir ses relations avec Israël.

Quand on lui demande si le tournant pris par La Paz en matière de politique étrangère ne va pas trop loin pour un gouvernement par intérim dont le rôle est avant tout de convoquer de nouvelles élections, Mme Longaric répond qu’il s’agit « d’un gouvernement constitutionnel, dont la marge de manœuvre n’est aucunement limitée ».

« Nos agissements sont fondés sur la Constitution bolivienne. Nous ne voyons pas pourquoi nous aurions dû paralyser le pays durant les trois mois que va durer la transition », a-t-elle ajouté. « Nous prenons les bonnes décisions, nous faisons ce qui est juste », a jugé la ministre qui entend « faire perdre son caractère idéologique » à la relation de La Paz avec les autres capitales.

« La relation avec le Brésil était assez limitée, assez dévaluée. Il est dans l’intérêt de la Bolivie de renforcer les liens, d’activer la coopération internationale et d’ouvrir des marchés également avec les Etats-Unis », a conclu Mme Longaric.


Les principaux attentats jihadistes en Europe depuis 2015

Rappel des principaux attentats jihadistes depuis 2015 dans l’Union européenne, après la revendication samedi par le groupe Etat islamique (EI) de l’attaque ayant fait deux morts à Londres la veille.

– Grande-Bretagne –

Le 22 mars 2017, un Britannique converti à l’islam lance sa voiture dans la foule sur le pont de Westminster, à Londres, avant de poignarder un policier. L’attaque fait cinq morts.

Le 22 mai, un jeune Britannique d’origine libyenne se fait exploser avec une bombe à la sortie d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande à Manchester (nord-ouest). 22 tués et 116 blessés.

Le 3 juin, une camionnette fonce sur la foule sur le London Bridge. Puis ses trois occupants poignardent des passants dans le Borough Market avant d’être abattus par la police. Huit morts et une cinquantaine de blessés.

Le 15 septembre, un engin artisanal explose dans le métro londonien à la station de Parsons Green: 30 blessés.

Le 29 novembre 2019, une attaque au couteau fait deux morts à Londres. L’auteur est abattu par la police.

Toutes ces attaques ont été revendiquées par l’EI.

– Lourd tribut en France –

Depuis janvier 2015, une vague d’attentats, pour la plupart revendiqués par l’EI, a fait plus de 250 morts en France.

La première attaque, menée par deux frères se réclamant d’Al-Qaïda, provoque la mort de 12 personnes le 7 janvier 2015 au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. Deux jours plus tard, quatre personnes périssent au cours de la prise d’otages dans un supermarché casher. L’assaillant, se revendiquant de l’EI, avait tué la veille une policière.

Le 13 novembre 2015, la France est frappée par les pires attaques terroristes de son histoire, revendiquées par l’EI. Les attentats, contre la salle de concerts du Bataclan, plusieurs bars et restaurants de Paris et près du Stade de France, font 130 morts et plus de 350 blessés.

En 2016, lors de la fête nationale du 14 juillet à Nice (sud-est), un Tunisien, au volant d’un camion, fonce dans la foule: 86 morts et 450 blessés. L’attaque est revendiquée par l’EI.

Parmi les principales autres attaques, un prêtre est égorgé dans son église à Saint-Etienne-du-Rouvray (ouest), le 26 juillet 2016 par deux jihadistes se réclamant de l’EI.

En 2018, le 23 mars, plusieurs attaques à Carcassonne et dans un supermarché de Trèbes (sud), perpétrées par un même homme et revendiquées par l’EI, font quatre morts et 15 blessés.

Le 11 décembre, à Strasbourg, cinq personnes sont tuées sur le marché de Noël par un homme ayant prêté allégeance à l’EI.

Le groupe jihadiste a par ailleurs revendiqué plusieurs meurtres de policiers.

– Espagne –

Le 17 août 2017, un homme fonce dans la foule au volant d’une camionnette sur les Ramblas, l’avenue la plus touristique de Barcelone, tuant 14 passants, puis un automobiliste auquel il dérobe une voiture.

Quelques heures plus tard, cinq de ses complices commettent un attentat à la voiture-bélier dans la station balnéaire de Cambrils, à 120 km plus au sud.

Ces attaques, revendiquées par l’EI, font au total 16 morts et 125 blessés.

– Belgique –

Le 22 mars 2016, des attentats suicide, revendiqués par l’EI, font 32 morts et plus de 340 blessés à l’aéroport de Bruxelles et dans la station de métro de Maelbeek.

Le 29 mai 2018, à Liège (est), un délinquant radicalisé tue deux policières et un étudiant. L’attaque est revendiquée par l’EI.

– Allemagne –

Le 19 décembre 2016, un Tunisien fonce à bord d’un camion sur un marché de Noël de Berlin, faisant 12 morts et 48 blessés. L’attaque est revendiquée par l’EI.

– Danemark –

Le 14 février 2015, un Danois d’origine palestinienne, qui avait prêté allégeance à l’EI, ouvre le feu sur un centre culturel de Copenhague, tuant un cinéaste. Dans la nuit, il abat un fidèle devant une synagogue.

– Pays-Bas –

Le 18 mars 2019, un homme originaire de Turquie tue quatre personnes dans un tramway à Utrecht. Il est poursuivi pour homicides à des fins terroristes.

– Finlande –

Le 18 août 2017, deux Finlandaises sont tuées et huit personnes blessées à Turku (sud-ouest), par un homme signalé pour radicalisation.

– Suède –

Le 7 avril 2017, un camion lancé sur une voie piétonne de Stockholm fait cinq morts. Le chauffeur, un ressortissant ouzbèke, revendique « un acte terroriste ».


Kenya retains its global maritime seat

AGGREY MUTAMBOBy AGGREY MUTAMBO
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Kenya has retained its seat on the Council of the International Maritime Organisation.

The country now has a chance to continue playing a role in global shipping rule making.

The vote on Friday evening in London saw 174 member states take part with Kenya retaining its seat under Category C of 20 countries usually reserved for those with special interest in maritime transport or navigation. In Africa, Morocco, South Africa, Liberia and Egypt are the other members of Category C.

SPECIAL INTERESTS

Kenya holds special interests in maritime transport and navigation as the coastal, port and flag state “whose strategic location along the Eastern Africa coast makes it a most important cog in the wheel of steering global shipping,” according to Maritime PS Nancy Karigithu who led the delegation to the polls.

“Our re-election to the council will ensure continued representation of a major geographic area in Eastern Africa and the Great Lakes region consisting of Burundi, Democratic Republic of Congo, Djibouti, Eritrea, Ethiopia, Kenya, Rwanda, Somalia, South Sudan, Tanzania and Uganda,” she said on Saturday.

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Kenya’s High Commissioner to the UK Manoah Esipisu, also the Permanent Representative to the IMO, said he was delighted by the vote result.

“It confirms the world’s confidence on our leadership around maritime transport and safety, and our commitment to the Blue Economy,” he said.

HEAVY LOBBYING

Kenya joined the IMO in 1973 and was first elected to the Council under Category “C” in 2001 and has been re-elected in subsequent elections to date, the last being in 2017.

It is one seat at a UN agency where Kenya has dominated lately. But this election saw heavy lobbying.

Some marine and shipping giants like Sweden, Nigeria and Liberia lost their bids. Qatar, a wealthy oil producer as well as Qatar and Saudi Arabia also lost out.

The IMO is the specialised agency that determines rules on shipping safety and environment.

With more than 80 per cent of global trade running on seas, the IMO’s regulatory framework determines how shipping lines and ports operate.


Soudan: des manifestants demandent justice pour leurs camarades tués

Publié le 30.11.2019 à 21h50 par AFP

Des centaines de Soudanais ont manifesté samedi à Khartoum pour réclamer que justice soit rendue à leurs camarades, tués dans la répression du mouvement de contestation ayant abouti à la destitution d’Omar el-Béchir.

Selon les Forces pour la liberté et le changement, fer de lance du mouvement, plus de 250 personnes ont été tuées et des centaines blessées durant la contestation, de décembre 2018 à août 2019.

« Sang pour sang », a scandé la foule, tapant des mains et sifflant, devant le bureau du Premier ministre dans la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des dizaines de policiers ont été déployés autour du rassemblement.

« Nous voulons que justice soit rendue aux martyrs, nous avons peur que les criminels ne soient pas jugés », a déclaré Nizar ben Soufiane, un manifestant.

Selon lui, les protestataires saluent la dissolution de l’ancien parti du président Béchir, annoncée deux jours auparavant par les autorités de transition.

« Mais nous n’avons pas vu beaucoup d’initiatives du gouvernement pour trouver les (manifestants) disparus ou pour amorcer les procès des responsables de la mort des protestataires », a regretté M. ben Soufiane.

Comme d’anciens hauts responsables de son régime, M. Béchir est actuellement emprisonné. Le verdict de son procès pour corruption est attendu le 14 décembre.

A la suite d’un accord conclu en août entre l’armée et les meneurs de la contestation, un Conseil souverain formé de civils et de militaires est chargé d’assurer la transition vers un régime civil, l’une des principales revendications des manifestants.

Un gouvernement civil dirigé par Abdallah Hamdok, un économiste, est chargé de la gestion quotidienne du pays et de s’atteler à résorber une crise économique aigüe, élément déclencheur du mouvement de contestation en décembre 2018.


Mali: un chef jihadiste libéré en février à nouveau capturé par Barkhane

Publié le 30.11.2019 à 21h50 par AFP

Un chef jihadiste du nord du Mali, condamné à dix ans de prison puis libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers selon son avocat, a été arrêté vendredi par la force française Barkhane, a appris l’AFP samedi de sources maliennes concordantes.

« Aliou Mahamane Touré, ex-commissaire de la police islamique de Gao (2012-2013), a été arrêté vendredi dans le nord du Mali par la force Barkhane », a indiqué une source militaire malienne.

Une autre source sécuritaire malienne a confirmé sa nouvelle arrestation, ajoutant que les forces françaises « vont le remettre bientôt aux services compétents maliens ». Aucun détail n’a été fourni sur les circonstances de sa capture.

A Paris, aucun commentaire n’a été fait samedi à ce propos par l’état-major français.

En août 2017, peu après son arrestation dans le Nord par l’armée malienne, Aliou Mahamane Touré avait été jugé et condamné par la cour d’assises de Bamako à dix ans de réclusion pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes, atteinte à la sûreté intérieure et coups et blessures aggravés.

Véritable chef de Gao lors de l’occupation de la ville par les jihadistes, Aliou Mahamane Touré, au nom de la charia, avait coupé les mains de présumés voleurs.

Il avait été libéré en février 2019 selon son avocat, en même temps que 17 autres jihadistes en échange d’un préfet et d’un journaliste maliens enlevés en 2018. Aliou Mahamane Touré était opposé à sa libération dans ces conditions, selon son avocat.

Le gouvernement malien a toujours affirmé ne pas négocier par principe avec les « terroristes », une position soumise à l’épreuve des réalités, estiment des experts.

Quand le préfet et le journaliste avaient été libérés en 2019, le gouvernement avait déclaré que leur libération était le « fruit d’un long processus », sans plus de précision.


Soudan du Sud: campagne en faveur de l’utilisation du préservatif

Publié le 30.11.2019 à 21h50 par AFP

Les autorités du Soudan du Sud et l’ONG Okay Africa Foundation ont lancé une campagne en faveur de l’utilisation du préservatif, dans le cadre d’une campagne d’éducation sexuelle dans ce pays ravagé par six ans de guerre civile.

Dans le village sud-soudanais où habite Andrew Makech, près de Rumbeck, dans le centre du Soudan du Sud, peu de personnes ont entendu parler de l’existence des préservatifs et aborder ce sujet serait considéré comme tabou.

Andrew Makech, 35 ans, s’est donc joint samedi à plusieurs centaines de personnes à Juba, la capitale, pour un effectuer un test de dépistage du sida et apprendre à utiliser les préservatifs afin de lutter contre la maladie, à l’occasion d’une campagne qui précède la journée mondiale du sida, dimanche.

Dans le pays, environ 200.000 personnes sont infectées par le VIH sur une population de 12 millions d’habitants. Mais peu de personnes se protègent contre le sida ou effectuent des tests de dépistage. Seuls 10% des Soudanais du Sud infectés par le virus bénéficient des traitement antirétroviraux, selon l’Organisation mondiale de la santé.

« Les gens qui utilisent des préservatifs sont considérés comme des prostituées, » a déclaré Andrew Makech à l’AFP. « Dans mon village, les gens ne connaissent pas le préservatif. Si vous dites (…) à votre petite amie que vous avez besoin d’un préservatif, vous venez peut-être déjà de l’insulter ».

Lors du lancement de la campagne à l’Université Kampala de Juba, des membres de l’ONG expliquent comment utiliser des préservatifs masculins et féminins. Les étudiants écoutent attentivement les explications et prennent des photos avec leurs téléphones portables. Cinq mille préservatifs ont été distribués.

Au Soudan du Sud, « l’utilisation du préservatif est synonyme d’immoralité. Les gens pensent qu’on utilise les préservatifs pour (…) des relations sexuelles extra-maritales », a souligné Data Emmanuel Gordon, de la Okay Africa Foundation, qui espère changer les mentalités.

Lors de récents tests de dépistage, cinq soldats sur cent ont été testés positifs au VIH, selon Chris Isa, de la commission sud-soudanaise contre le sida.

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en 2013, deux ans après son indépendance du Soudan, lorsque le président Kiir, un Dinka, a accusé son ancien vice-président Riek Machar, membre de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.

Le conflit, marqué par des atrocités de masse, a fait selon une estimation quelque 380.000 morts et contraint 4 millions de personnes à fuir leurs foyers.


Italie: des dizaines de milliers de « sardines » à Florence contre l’extrême droite

Publié le 30.11.2019 à 21h50 par AFP

Des dizaines de milliers de « sardines », les membres d’un mouvement civique fondé le 14 novembre par quatre jeunes inconnus à Bologne, ont manifesté samedi à Florence (centre-nord de l’Italie) contre l’extrême droite et les idées souverainistes de Matteo Salvini.

« Nous sommes 40.000, plus qu’à Bologne » quand un premier rassemblement avait réuni 15.000 personnes, se sont félicités les organisateurs de la manifestation qui a littéralement envahi la Place de la République de la capitale de la Toscane.

Le mot d’ordre des manifestants – beaucoup d’étudiants, de jeunes professionnels et des familles avec des enfants – était apolitique et une banderole portant la faucille et le marteau du parti communiste a été huée.

« Pas de banderoles, nous ne voulons pas de symboles sur un si beau rassemblement. Nous sommes fatigués de la haine, ne nous combattons pas entre nous », a lancé à la foule Danilo Magli.

Comme au cours de la dizaine de manifestations qui ont déjà eu lieu dans toute l’Italie depuis 15 jours, les manifestants brandissaient des pancartes en forme de sardines ou d’autres clamant des slogans comme: « chaque sardine a le droit d’exister ».

Au début du rassemblement, les manifestants ont entonné le chant des partisans anti-fascistes italiens, « Bella Ciao ».

Le mouvement est né en réaction à la victoire inattendue de la candidate de la Ligue (extrême droite, le parti de Matteo Salvini), fin octobre, pour diriger l’Ombrie, région qui était à gauche depuis plus de 50 ans.

Depuis, l’ex-ministre de l’Intérieur Matteo Salvini mène campagne tambour battant pour s’emparer de la riche région d’Emilie-Romagne, un autre bastion de la gauche, lors d’élections régionales prévues le 26 janvier.

Matteo Salvini, après avoir fait éclater son alliance avec le Mouvement 5 Etoiles (anti-establishment) début août et avoir quitté le gouvernement, affirme vouloir conquérir une à une les régions italiennes pour provoquer la chute de la nouvelle coalition au pouvoir entre M5S et le Parti démocrate (centre-gauche) et obtenir un scrutin législatif anticipé.

La Toscane, également un fief historique de la gauche, votera après l’Emilie-Romagne, au printemps 2020.

Election après élection, la Ligue s’est renforcée dans les régions du centre et du nord de l’Italie. Et les candidats de la coalition menée par la Ligue et le gouverneur sortant de centre-gauche sont donnés au coude à coude en Emilie-Romagne.

Sur sa page Facebook, « L’archipel des sardines » explique vouloir rassembler tous ceux qui s’opposent aux discriminations, à l’exclusion et aux idées souverainistes et populistes.

gio-pho-str-fka/thm


Joseph Muscat, un politicien habile, à l’étoile ternie par l’affaire Daphne Caruana

Publié le 30.11.2019 à 21h50 par AFP

Ambitieux et habile, Joseph Muscat, poussé vers la sortie par l’enquête sur la mort de Daphne Caruana, avait connu une ascension fulgurante à Malte, devenant Premier ministre à 39 ans en 2013 et il s’était maintenu au pouvoir en 2017, malgré des scandales de corruption touchant son entourage proche.

Blondinet naturellement souriant, M. Muscat, 45 ans, a démarré sa vie professionnelle comme journaliste de 1992 à 1997 dans des médias du Parti travailliste où il est entré tout jeune, tout en travaillant comme consultant financier.

Né le 22 janvier 1974 à Pieta, ce fils unique issu d’une famille modeste et rurale qui dit « apprécier sa propre compagnie », après des études chez les Jésuites, obtient un diplôme à l’Université de Malte en politique publique et questions européennes. Puis un doctorat en management à l’Université de Bristol au Royaume-Uni.

Il est élu député européen en 2004 lors des premières élections européennes tenues dans l’archipel, qui vient alors de rejoindre l’Union. Mais il démissionne de son mandat après avoir été propulsé chef du Parti travailliste en 2008. Il devient Premier ministre en 2013 après la victoire de son parti aux législatives, alors qu’il n’a que 39 ans.

Considéré parfois comme « trop jeune et trop sûr de lui », ce proche de l’ancien Premier ministre Alfred Sant, a réussi à conquérir la vieille garde et la jeune, en évitant de les opposer, apportant un bol d’air dans la politique maltaise, selon les journaux de l’époque. Il connaît par coeur les arcanes du Parti dont il sera nommé trésorier à 20 ans (de 1994 à 1997).

Peu marqué idéologiquement, il se positionne dans l’aile progressiste modérée, tout en se montrant « déterminé, pragmatique et doté de bon sens » quand il s’agit de changer les statuts du parti, son adjoint ou le secrétaire général de la formation, selon les éditorialistes maltais.

Très populaire, ce père de deux jumelles de 12 ans aux prénoms poétiques (Etoile Ella et Soleil Sophie) est réélu magistralement en juin 2017, surfant sur la réussite économique de l’archipel, qui a connu un taux de croissance trois fois plus élevé que la moyenne de l’Union européenne en 2018 (6,6%).

– Pari gagné en 2017 –

Pour la première fois depuis l’indépendance de la Grande-Bretagne en 1964, les travaillistes maltais gagnent deux élections consécutives. Les électeurs le plébiscitent malgré des accusations de corruption, grâce aussi au vote homosexuel, après avoir promulgué une législation autorisant les unions du même sexe.

Pourtant à l’époque la campagne électorale se focalise sur la publication des Panama Papers, la colossale enquête journalistique, qui révèle l’existence au Panama de nombreux comptes offshore ouverts par des personnalités du monde entier.

La journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia, tuée dans l’explosion de sa voiture piégée quelques mois plus tard (octobre 2017) creuse la partie maltaise des Panama Papers.

Le chef de cabinet de M. Muscat, Keith Schembri et l’un de ses ministres, Konrad Mizzi, sont contraints de reconnaître avoir ouvert des comptes au Panama, après les révélations contenues dans les milliers de documents du cabinet Mossack Fonseca. M. Muscat est à l’époque très critiqué parce qu’il refuse de les obliger à démissionner.

L’enquête rejaillit aussi à l’époque sur sa femme Michelle, qui est soupçonnée d’avoir ouvert un compte au Panama pour y dissimuler des pots-de-vin en provenance d’Azerbaïdjan. M. Muscat décide alors de convoquer des législatives anticipées, un an avant la fin de son mandat, dans l’espoir de retrouver une légitimité – avec succès, le Parti travailliste conserve sa majorité absolue.

Ces dernières semaines, l’affaire Daphne est revenue sur le devant de la scène après l’arrestation d’un intermédiaire du meurtre, un chauffeur de taxi et usurier. Ce dernier a obtenu une immunité en échange d’informations et dès le lendemain, les magistrats maltais ont intercepté l’homme d’affaires Yorgen Fenech, alors qu’il tentait de fuir Malte.

M. Fenech qui est considéré comme le principal suspect dans l’assassinat, était le propriétaire de la 17 Black, une société de Dubaï qui aurait versé 2 millions d’euros à l’ex-chef de cabinet de M. Muscat et à son ministre de l’Energie de l’époque Mizzi pour des services non précisés.