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Monday, September 2nd, 2019

 

Résurgence des actes de rançonnement: Les policiers rappelés à l’ordre

Les policiers sont avertis de probables actes de rançonnement sur les axes routiers dans le cadre de leur mission de patrouille. Le directeur général de la Police républicaine met en garde ses éléments et instruit la hiérarchie à prendre des mesures pour y remédier.

Le directeur général de la Police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla A. Yaya, rappelle ses éléments à l’ordre. Dans une note de service en date du 27 août 2019, ce dernier a informé que certains fonctionnaires de police s’adonnent à des actes de rançonnement, notamment au cours des patrouilles de sécurisation des axes routiers. « De tels comportements contraires à l’éthique et à la déontologie, qui portent atteinte à l’honneur et à l’image de marque de la police républicaine ne sauraient continuer », prévient le directeur général de la Police républicaine. Il a par ailleurs instruit les responsables à divers niveaux de la hiérarchie de prendre des mesures idoines pour faire cesser ces agissements.
« Le fonctionnaire de police qui sera dénoncé par les usagers ou surpris par les missions de contrôle diligentées par la direction générale se verra sévèrement sanctionné conformément aux textes en vigueur sans préjudice des poursuites judiciaires », détaille la note de service.


Audiences du président du Parlement: Louis Vlavonou reçoit le Conseil national du dialogue social

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, vendredi 30 août dernier, à la suite des centrales et confédérations syndicales et la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh), deux autres délégations. Il s’agit de la délégation du Conseil national du dialogue social (Cnds) et de celle de l’Association des hommes d’affaires de plein évangile.

La délégation du Cnds est allée présenter la mission et les attributions de cet organe au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes en démocratie, pour qui connaît l’importance du Parlement par rapport à la mission qui est assignée à l’organe que je dirige, nous avons intérêt à nous rapprocher de l’Assemblée nationale », a expliqué le président du Cnds, Guillaume Attigbé. Selon lui, le Conseil national du dialogue social souhaite accompagner le Parlement comme il le fait déjà avec toutes les structures de l’Etat. Dans ce cadre,  il veut que le Parlement associe le Cnds en amont au vote de toutes les lois sociales. « Nous sommes dans un Etat démocratique. Les lois doivent être respectées et appliquées. Mais dans le même temps, le Conseil national du dialogue social travaille sur la base du consensus, l’entente entre les protagonistes. En d’autres termes, nous l’appelons la loi des parties. Donc il y a la loi qui doit être respectée dans un Etat de droit, mais à côté il y a l’entente qui peut résulter des échanges entre des protagonistes », poursuit Guillaume Attigbé. Selon lui, à partir de ce moment, le Cnds est à la croisée des chemins. « Il y a le respect de la loi et le travail que nous devons faire pour établir le consensus. Nous avons également le rôle d’anticiper sur ce que nous faisons.  Anticiper c’est prévenir, or pour prévenir, il vaut mieux que par rapport aux lois sociales qui sont votées par le parlement, que nous nous portions devant les élus du peuple. Dans le cas par exemple de l’étude d’une loi, si nous avons connaissance du projet de loi, nous devons faire connaître l’approche que nous avons », détaille le président du Cnds. Cette approche, à l’en croire,  peut permettre une meilleure applicabilité des textes qui touchent surtout le monde du travail.
Guillaume Attigbé félicite le président de l’Assemblée nationale qui a trouvé la pertinence de sa préoccupation et a promis que quelque chose sera fait pour qu’à l’avenir, le Cnds donne aussi son point de vue sur les projets et propositions de lois avant leur adoption. Ceci, afin d’anticiper et de prévenir par rapport aux problèmes éventuels qui peuvent être posés suite à l’application de ces textes de lois.
La délégation des hommes d’affaires de plein évangile, quant à elle, est  allée inviter le président de l’Assemblée nationale à prendre part au 30e anniversaire de son association qui s’est déroulé, le samedi 31 août dernier, pour qu’il apporte le message de la Nation à cette célébration. La délégation dit avoir saisi l’occasion de cette audience pour faire de Louis Vlavonou, un membre d’honneur de l’organisation.

Th. C. N.


Assemblée générale 2019 du Consortium Alafia: Les rapports financier et d’activités 2018 adoptés

Les membres de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd) du Bénin ont tenu, vendredi 30 août dernier, leur assemblée générale ordinaire 2019 à leur siège à Vodjè à Cotonou. Au cours des assises ouvertes par le représentant du ministère de l’Economie et des Finances, ils ont examiné et adopté les rapports  d’audit de comptes, d’activités  des organes et financier au titre de l’exercice 2018.

L’assemblée générale ordinaire 2019 de  Consortium Alafia, a adopté, après examen, différents rapports de l’exercice 2018.
Dans son mot de bienvenue, Ignace Dovi, directeur de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd)  dénommée Consortium Alafia, a souligné que les efforts des Sfd contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables et exclues du système financier classique.  Faisant un bilan sommaire de l’exercice 2018, il a retenu que la mise en œuvre du plan annuel de travail du Consortium Alafia a abouti à certaines réalisations. Au nombre de celles-ci figurent la formation de deux nouvelles promotions d’agents de crédit diplômés avec des taux de réussite d’environ 100%, l’organisation de plusieurs ateliers de formation au profit des dirigeants et agents des Sfd en assistance technique, l’accompagnement des Sfd membres sur la finance digitale. Sur le plan institutionnel, il a signalé l’adhésion de trois nouveaux Sfd à l’Apsdf, l’organisation des actions favorisant la coopération entre les Sfd. Sur le plan régional, a-t-il poursuivi, l’Apsfd a administré et géré la fédération des Apsfd de l’Uemoa pour 2018.
Au regard des enjeux liés au secteur, Emmanuel Gahou, président du conseil d’administration du Consortium Alafia, a partagé quelques préoccupations avec l’assistance sur l’inclusion financière. A l’en croire, l’inclusion financière est décidée non seulement au Bénin mais aussi au niveau mondial. « Les Etats s’intéressent de plus en plus à la promotion de l’inclusion financière. Plus de 45 pays ont élaboré des stratégies  d’inclusion financière et plus de 100 pays suivent l’évolution d’indicateurs d’inclusion stratégique », rapporte-t-il avant d’ajouter que les institutions gouvernementales de 78 pays ont adhéré à l’Alliance pour l’inclusion financière. Il n’a pas manqué de signaler l’intérêt du G20 pour l’inclusion financière. Selon lui, le G20 a reconnu en 2010 que l’inclusion financière est l’un des piliers du développement mondial. Dès lors, a déduit Emmanuel Gahou, l’importance de l’inclusion financière implique l’adhésion obligatoire de l’Apsfd. Il a perçu à travers cet écosystème, d’autres défis tels que la digitalisation, l’assainissement du secteur, la croissance économique, la lutte contre la cybercriminatilé, etc.
Ouvrant les travaux, Abou Bakary Issiaka, représentant du ministre de l’Economie et des finances, a relevé la  régularité de la tenue des assemblées générales au niveau du Consortium et qui indique, selon lui, la vitalité et la bonne gouvernance dont fait preuve l’association. Après avoir rappelé les tâches à accomplir au cours des travaux, il a livré quelques chiffres. Ainsi, Abou Bakary Issiaka a mentionné qu’au 31 mars dernier, les statistiques disponibles sur le secteur indiquent un encours de crédit d’environ 159 milliards de F Cfa  contre un encours de dépôt de près de 120 milliards de F Cfa et un taux de créances en souffrance d’environ 6,2% contre une norme de 3% admise dans le secteur. « Ces chiffres traduisent un développement important que connaît le secteur de la microfinance mais cachent aussi certaines difficultés », a-t-il retenu. Au titre des difficultés, il a cité les impayés et la mal gouvernance. A la lumière de ces réalités, il a invité les acteurs à s’engager dans un processus d’amélioration continue qu’il a qualifié de seul gage de la pérennité du secteur. A cela, il a ajouté le renforcement des capacités du personnel, le respect des textes. Il a promis l’appui du ministère de l’Economie et des Finances pour toutes actions visant le développement et l’assainissement du secteur.