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Monday, September 11th, 2017

 

Performance: les gendarmes mis sous pression

L’idée d’élaborer un contrat de performance pour les bérets noirs trouverait sa genèse dans un discours prononcé par le général Girard Randriamahavalisoa, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, à Amba­tonampoaka, le 7 août.

Les responsables des bérets noirs, à tous les niveaux seront soumis à un contrat de performance. Le comportement, ou encore le respect des procédures et la confiance de la population seront parmi les indicateurs pris en compte.

De proximité, adaptée, durable et palpable. En matière de sécurité, tels sont les objectifs affirmés par la gendarmerie nationale. Pour y parvenir, les bérets noirs, à tous les niveaux de la chaîne de commandement, seront soumis à un contrat de performance.

Selon les explications du général Nicolas Tsirivelo, directeur de cabinet du secrétariat d’État à la gendarmerie nationale, il s’agit d’une compilation d’indicateurs de performance que tous les responsables à tous les niveaux, devront respecter. « Ceux qui n’atteindront pas les objectifs fixés seront remplacés. À quoi bon les garder en place durant deux ou trois ans dans ce cas », a déclaré l’officier général, durant un entretien, à son bureau, à Betongolo, vendredi.

L’idée d’élaborer un contrat de performance pour les bérets noirs trouverait sa genèse dans un discours prononcé par le général Girard Randriamahavalisoa, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, à Amba­tonampoaka, le 7 août. D’après son directeur de cabinet, les propos du membre du gouvernement se résument en trois points. Le premier serait que les gendarmes ayant un mauvais comportement s’évincent eux-mêmes des rangs.

Confiance à reconquérir

Le second point aurait été de reconnaître que s’il y a encore des vols de bovidés, cela signifie que nous n’avons pas encore accompli notre mission. La troisième partie de l’allocution du secrétaire d’État à la gendarmerie nationale serait que les bérets noirs à tous les niveaux du commandement descendront désormais, sur terrain, pour s’enquérir des problèmes de la population.

À entendre les explications du général Tsirivelo, le but du contrat de performance sera d’abord de reconquérir la confiance de la population. « Nous avons pris conscience que les relations entre la gendarmerie nationale et la population ne sont pas bonnes. Avoir la confiance des citoyens facilite la gestion de la sécurité », affirme-t-il.

Un des indicateurs fixés concerne, ainsi, le niveau de confiance des habitants envers les éléments locaux et leur responsable. « Le respect des citoyens et ses relations avec eux seront évalués », a indiqué le directeur de cabinet. Les bérets noirs devront ainsi, désormais faire preuve d’exemplarité. Outre le comportement, le respect des procédures et de la méthodologie de travail sera, aussi, pris en compte dans les évaluations de performance.

L’usage adéquate d’outil de travail comme le cahier de service mensuel et bulletins de service, des registres de plainte ou encore, la pratique assidue de la tournée de police générale, seront, aussi, suivie de près. « Si l’on a décidé de suivre de près ce genre de chose, c’est parce que nous avons constaté des relâchements », a soutenu le général Tsirivelo. L’officier général a ajouté que dorénavant, chaque officier devra obligatoirement, faire une descente sur terrain, deux fois par mois. Ceci pour qu’ils puissent être au fait des réalités locales.

Après une remise en question interne, la mise en œuvre du projet d’établir un contrat de performance au sein des bérets noirs, a démarré par une descente sur terrain des hauts responsables, du 28 août, au 4 septembre. Le commencement de l’opération de charme pour reconquérir la confiance de la population. Une mission de mobilisation de l’ensemble du corps de la gendarmerie pour l’arrêt des écarts de conduite et le retour à sa mission traditionnelle, sera, ensuite, lancée du 11 au 25 septembre.

En parallèle aux opérations coups de poing pour lutter contre les dahalo, le contrat de performance que devra suivre les bérets noirs, « s’inscrit sur le court, le moyen et le long terme. Cette méthode de travail est à pérenniser », affirme le directeur de cabinet. « Il n’y a rien de nouveau. Nous faisons juste une mise au point pour que nous parlions le même langage et que nous fassions la même chose », ajoute-t-il. Pour l’heure, toutefois, il n’y a pas de délai prévu pour les évaluations.

Garry Fabrice Ranaivoson


Remaniement ministériel : BBM tire à boulets rouges sur le Premier Ministre !

Malgré son éviction du Gouvernement, BBM a tenu à réaffirmer son soutien à Ali Bongo Ondimba, tout en dénonçant l’attitude de son ancien supérieur hiérarchique, Emmanuel Issoze-Ngondet. Le conférencier du jour a fustigé le manque de cohésion au sein du Gouvernement. « Depuis ma nomination, j’ai déjoué et bloqué de nombreux trafics fonciers. Il a donc tenté, en vain, de me faire sortir du gouvernement lors du récent remaniement n’ayant pas pu se débarrasser du gêneur que je suis, le seul moyen de continuer le pillage foncier était de retirer au Ministre de l’Habitat sa capacité de protection du territoire national », a d’entrée de jeu déclaré Bruno Ben Moubamba.

Il est d’avis que la note circulaire 14-49 signée du Premier Ministre Emmanuel Issoze-Ngodet le 6 septembre dernier est en parfaite violation avec l’article 29 de la Constitution. Lequel article, à en croire BBM, définit le rôle du chef du gouvernement.

Une note qui, selon le limogé, « dépouille le Ministère de l’habitat d’une grande partie de ses prérogatives que le Premier Ministre a attribué à un Ministre délégué dépendant directement de lui ». D’où la surprise de BBM qui s’interroge sur la portée d’une note circulaire comparativement à un décret présidentiel accordant au Ministère de l’Habitat certaines prérogatives.


Education/ Prix jeunes Francophonie 35

Lancée en février dernier au grand bonheur des acteurs de l’éducation gabonaise, « Scientia », cette application qui veut mettre un terme à l’échec scolaire et qui a déjà bonne presse à l’international. Désigné parmi les 35 jeunes innovateurs dont les réalisations ont marqué la catégorie Technologie, Edouard Claude Oussou vient de décrocher le Prix jeunes Francophonie 35<35. De quoi provoquer la joie et fierté de l’intéressé. « Je suis très honoré de recevoir cette récompense et cette reconnaissance pour le travail accompli qui pourtant n’est encore qu’à son commencement. Je suis heureux de voir que nos efforts ne sont pas vains et cela nous encourage à faire davantage. Nous avons fait le pari de révolutionner l’éducation au Gabon dans un premier temps et en Afrique et nous croyons qu’avec l’aide de Dieu nous y arriverons », a lancé le primé.

Bon à savoir, la cérémonie de remise de prix se tiendra ce vendredi 16 septembre à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Pour la circonstance pas moins 600 convives sont attendus à cette soirée dénommée « Inspiration francophone ».

« Scientia », la fin des cloisons scolaires ?

Mettre en connexion parents, élèves, enseignants et autres acteurs de l’administration scolaire par le biais d’une application, « Scientia ». La plateforme de renseignement ou d’information c’est selon, consiste à lutter contre l’échec scolaire. « C’est un système qui permet à chaque parent de suivre en temps réel ce que son enfant fait à l’école, de sorte à ne pas être surpris à la fin du trimestre », expliquait son promoteur lors du lancement en février dernier.

Une idée de génie d’un gabonais accompagné par Junior Achievement Gabon (JA Gabon). Un pari aujourd’hui gagné, à la fois pour l’incubateur JA Gabon qui a fait de l’entreprenariat au niveau national, son cheval de batail mais également pour le jeune entrepreneur.


Coopération militaire : 800 militaires belges au Gabon à partir du 15 septembre

Baptisé « Tropical Storm 2017 », « l’exercice se déroulera en étroite collaboration avec les autorités civiles et militaires gabonaises. Durant l’exercice, des instructeurs belges formeront des parachutistes gabonais. Ils réaliseront leur premier saut depuis des C-130 belges. D’autres militaires gabonais, intégrés dans les compagnies belges, participeront à nouveau à des exercices tactiques », explique le Porte-parole militaire de l’agence Belga.

Le dernier exercice « Tropical Storm » s’est déroulé en 2015 simultanément au Gabon et en République démocratique du Congo. Durant cette nouvelle formation, les deux bataillons para-commandos de la brigade légère, indique le communiqué, s’entraineront en alternance dans différentes localités gabonaises avec l’appui d’hélicoptères de la composante Air et d’unités médicales. « Une attention particulière de l’exercice se focalisera autour des opérations spéciales et des tactiques spécifiques des para-commandos dans les conditions climatologiques propres à l’Afrique », a précisé le Porte-parole militaire à l’agence Belga.


Handball/Visite de chantier : Mathias Otounga Ossibadjouo au Palais des Sports

Accompagné des membres de son cabinet, Mathias Otounga Ossibadjouo s’est rendu hier au Palais des Sports sis au quartier Petit Paris pour s’imprégner de l’avancée des travaux du Palais des Sports, d’une capacité de 6000 et qui va abriter la CAN de handball Gabon 2018. Quatre mois après le début des travaux, l’installation du chantier est estimée à 100%, l’étude d’exécution à 90%, le nettoyage, l’implantation, le coffrage et coulage de béton à 100%, le bêton armé RDV à 100%, le bêton armé 1er et 2e étage 100 et 90%, maçonnerie 1er et 2e étage 2 et 90%, la fabrication des briques pour la maçonnerie à 90% …

Selon les responsables de la société chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC), les retards enregistrés ont été causés par la grève de la douane. Pour l’heure l’avancement global du chantier est de 40%. « D’abord rappeler que nous sommes dans le septennat de la jeunesse comme indiqué par le Chef de l’Etat et l’événement phare de ce septennat de la jeunesse va être la CAN qui sera organisé dans la 2ème semaine du mois de janvier 2018. Je viens donc visiter le palais de sports pour voir comment les choses avancent. Je sors de là satisfait, l’entreprise nous rassure que tout est dans les délais », a déclaré le Ministre qui a tout de même constaté le retard dans les travaux de réseaux (électricité, plomberie, climatisation).

En attendant la livraison totale du chantier en début décembre, quelques jours avant le match test de l’infrastructure, une délégation de la Confédération Africaine de Handball (CAHB) est attendue à Libreville du 27 au 30 septembre courant.

Conduit par Lin Kaicheng de China State Construction Engineering Corporation (CSCEC), le Palais des Sports est financé par l’état gabonais à hauteur de 46 millions de dollars.


Les coopératives agricoles à l'école du savoir

Répondant à un besoin exprimé par la jeunesse entreprenante, le projet PFLES organise une formation à l’endroit des jeunes entrepreneurs agricoles gabonais. Laquelle formation ambitionne d’améliorer et développer leur activité. Objectif : améliorer les conditions de vie de la jeunesse. Sous forme de modules, les thèmes abordés portent sur les « réalités des structures associatives locales », a déclaré un participant.

Une formation qui permettra à ses jeunes leaders de cerner les contours des engagements gouvernementaux dans sa politique agricole. « Une initiative salutaire ! », a déclaré M.Obiang, membre d’une coopérative agricole.


PAVI RAMOTA, anthropologue, chercheur et “social scientist” : « Tout est politisé sur une base partisane à Maurice »

L’anthropologue, chercheur et social scientist Pavi Ramota estime que la politique « est une bonne chose qui ne peut être dissociée des autres éléments de notre vie ». Mais, dit-il, la politique partisane « s’immisce trop dans notre vie et on le voit bien à Maurice ». Le pays va à la dérive et il y a, considère notre interlocuteur, beaucoup à faire pour trouver un bon équilibre entre le développement économique et social.
 
Quelle est votre évaluation de la société mauricienne ? Où va-t-elle ? Prend-elle, selon vous, la bonne direction ?
Le monde d’aujourd’hui passe par une crise sociale, culturelle et économique. Il passe par des moments de transition qui amènent des changements fondamentaux au sein de nos sociétés. Le changement est important et Maurice est actuellement affectée par ce qu’on appelle la globalisation de même que par des forces externes. Notre société n’est pas encore prête pour ce changement, mais nous sommes forcés de le faire parce que d’autres le font. Nous apportons un changement forcé dans notre pays. Nos politiciens contribuent beaucoup à la détérioration de notre société car ils veulent tous faire de Maurice un pays phare. C’est un mot à la mode ces jours-ci. Nous voulons dépasser Singapour et tel ou tel autre pays. Or, notre mode de vie refuse d’accepter de tels changements. Nous sommes forcés de changer parce que les autres le font. Il y a changements qui opèrent au niveau de toutes les institutions, soit familiale, éducative et culturelle, mais chacune travaille de son côté sans consulter les autres. D’où le conflit entre ces différentes parties. Une partie dit une chose, une autre dit le contraire sur le même sujet.
 
Avez-vous des exemples ?
 
Tenez, le ministère de la Santé nous dit que les boissons gazeuses sont mauvaises pour la santé. Pourtant, elles sont en vente libre. Pourquoi ? Il faut les interdire et promouvoir la vente des jus frais. Il y a des profits dans cette affaire et on ne va pas interdire la vente des produits de consommation qui sont néfastes à notre santé. La santé doit rester notre priorité.
 
Vous dites que la globalisation nous force à apporter des changements dans notre pays. Y a-t-il une alternative à cela ?
Oui, nous avons une alternative. Pourquoi notre petite population d’un peu plus d’un million de personnes devrait-elle vivre comme les Européens et les Américains ? Nous sommes dans l’océan Indien, pourquoi ne pouvons-nous pas vivre comme les autres îles ? Ces dernières ont toutes les mêmes caractéristiques et nous ne devons pas importer des modes de vie d’aussi loin que Singapour. Pourquoi essayons-nous toujours de comparer notre petit pays à la Norvège, à Singapour ou à d’autres grands pays ? Il faut cesser de le faire. Et aussi, pourquoi comparer l’économie seulement ? Voyons l’étendue de la corruption dans ces pays-là et dans le nôtre ? Maurice est supposément un pays développé, mais il existe encore des salaires de Rs 5 000 à Rs 10 000. Je ne comprends pas comment nous éradiquerons la pauvreté. Dans les grands pays, on parle de l’allégement de la pauvreté, et non de son éradication.
 
On parle beaucoup de la bonne gouvernance à Maurice. Qu’avez-vous à dire à ce propos ?
Peut-on comparer la bonne gouvernance de Singapour à celle de Maurice ? Nos lois sont différentes, et nos façons de penser également. En plus, la drogue entre facilement dans notre pays et la corruption bat son plein. La bonne gouvernance à Maurice li zis lor papie sa. Il n’y a rien de concret. On vous dit de ne pas vous engager dans des activités illicites, que vous aurez des problèmes avec l’ICAC, me sa zis pou ti-dimounn sa. Amassez une somme de Rs 220 M dans votre maison et vous allez voir. Que fait-on dans cette affaire, et aussi dans d’autres pour punir les coupables ?
 
Nos politiciens sont-ils coupables de cette situation ?
Évidemment. De même que les avocats politiciens qui sont en train de pourrir la politique. Prenons le cas du projet Metro Express : que font les politiciens, surtout ceux de l’opposition ? Ils interviennent dans cette affaire pour leurs propres gains, for name and fame. Ils essayent de montrer au peuple qu’ils travaillent en sa faveur. Tout est politisé dans notre pays. Je veux dire “party politics”. La politique en soi est une bonne chose, on ne peut pas l’éloigner des autres éléments de notre vie. Or, à Maurice, la politique partisane entre dans toute notre vie. Tous nos groupes socioculturels sont contrôlés par des politiciens. Ils ne peuvent opérer par eux-mêmes. Beaucoup de nos politiciens vinn kouyonn nou. Ils ne connaissent rien, ils sont des « parlementeurs ». On accorde des millions de roupies de subvention aux organisations socioculturelles, pour quoi faire ? Juste pour organiser la fête de Maha Shivaratree, une fois l’an, le Holi, et le Divali, Eid ou autres. J’entends dire que le ministère de la Femme “canvass” actuellement les femmes pou ki li gagn boukou fam dan fet de la fam an 2018. C’est ça leur agenda. Quel travail concret fait-on dans ce ministère ? Le nombre de cas de divorce, de femmes battues, de “gender-based crime” augmente. Que font nos politiciens ? Y a-t-il un programme de sensibilisation pour dire aux hommes kifer li pa bizin bat so fam ?
 
Pour cela, il y a des lois…
Oui, il y a des lois, des written laws mais ces lois nous disent-elles “how to become a good father”, “a good husband”, “a good mother”, “a good wife” ? Ce sont des valeurs humaines que nos organisations socioculturelles doivent nous enseigner. C’est cela qu’il faut expliquer aux gens sur le terrain. Beaucoup de choses ne figurent pas dans les textes de loi, c’est au ministère concerné de les promouvoir. Kot sa dir nou kouma nou vinn enn bon dimounn ? Un enfant qui doit jouer son rôle d’enfant joue celui du père et de la mère à 13 ans. Le travail ne se fait pas comme il le faut. D’où la hausse enregistrée du taux de criminalité.
 
Quel est le rôle des parents ? N’est-ce pas de sensibiliser les jeunes aux maux de la société ?
Les rôles sont renversés maintenant. Auparavant, les parents enseignaient les valeurs humaines à leurs enfants, mais aujourd’hui, les enfants montrent la technologie à leurs parents qui, en retour, n’enseignent rien à leurs enfants. Ils suivent la tendance mondiale, d’où le fossé intergénérationnel. Longtemps, les enfants enterraient leurs parents après leur décès ; aujourd’hui, les parents “bury their children”. Kot nou pe ale ? Dan ki pei nou pe viv ? Pour moi, un père doit jouer son rôle, pas celui d’un enfant ou encore d’un ami. Je ne suis pas l’ami de mon enfant, je suis son père et il est mon enfant. Lorsqu’un parent devient l’ami de son enfant, il ne peut lui enseigner les valeurs humaines. Aujourd’hui, il y a la “Facebook depression” qui nous affecte tous ou encore ce “mental disorder” nommé selfie qui rendent malade la société en général. Nous rendons notre vie plus difficile. Je vous rappelle qu’à notre époque en STD II, nous devions apprendre les tables de 2 à 12 par cœur. Aujourd’hui, des étudiants de l’université ne savent même pas calculer 8 fois 7 ou 9 fois 6.
 
Le monde a changé…
Oui, les parents accordent trop de liberté à leurs enfants qui, eux, contrôlent leurs parents. Jamais ils ne s’asseyent autour d’une table pour prendre un repas ensemble. Pire, nous sommes devenus une nation de “zougader”.
 
Que faut-il faire, d’après vous ?
Il ne fallait pas accorder des permis d’opération à toutes sortes de maisons de jeux à travers tout le pays. Il faut qu’il y ait un contrôle sur ces maisons et aussi sur la vente de produits alcoolisés au public. Le gouvernement a interdit la vente de ces boissons aux mineurs, mais qui respectent cette interdiction ? Allez voir sur le terrain. Où sont nos parents à la retraite ? Ils sont à la plage emmenés par les soins du ministère de la Sécurité sociale. Ne peut-on pas les utiliser pour éduquer les jeunes ? Ils ont de l’expérience, du moins ceux qui sont encore lucides. On peut faire appel à eux pour façonner notre société. Je dis qu’il faut utiliser les enseignants à la retraite pour aider dans cette tâche et ne pas les laisser dormir. Eux aussi en bénéficieront.
 
Comment visionnez-vous l’avenir de notre société ?
Nous avons beaucoup à faire, mais je vois que beaucoup de personnes hésitent à parler de tous ces maux qui rongent notre société. Le progrès d’un pays est le résultat d’un bon équilibre entre le développement économique et le social. On ne peut continuer à progresser sur le plan économique en laissant le côté social aller à la dérive.


Menace de déstabilisation de la Côte d’Ivoire: Ouattara parle de preuves contre des pro-Gbagbo

La Côte d’Ivoire est depuis plusieurs moi, le théâtre de mutineries qui crée un climat d’insécurité. La semaine dernière, le gouvernement ivoirien avait accusé des pro-gbagbo d’être à l’origine de cette situation qui préoccupe beaucoup d’observateurs.

Dévaluation du FCFA: Macky Sall et Ouattara accusés d’être dans un deal avec la France

Le gouvernement voit derrière les récentes attaques une tentative de déstabilisation en Côte d’Ivoire. Deux noms de proches de l’ancien président Laurent Gbagbo actuellement à la Haye sont cités parmi les commanditaires par le ministre de l’intérieur, Sidiki Diakité, dans cette affaire qui fait déjà grand bruit.

Il s’agit Stéphane Kipré, gendre de Laurent Gbagbo et de l’ex-leader des jeunes du Front Populaire Ivoirien Damana Pickass. A en croire le ministre de l’intérieur Sidiki Diakité, des responsables politiques à l’intérieur comme à l’extérieur du pays seraient impliqués dans ces attaques répétitives. Il poursuit en affirmant qu’ils arment des démobilisés et des militaires déloyaux selon des informations reçues pendant les enquêtes menées.

Ouattara menace

S’adressant sur la question de l’insécurité grandissante en Cote d’ivoire le Président Allassane Ouattara n’a pas mâché les mots. Il n’a pas hésité à menacer ceux qui troublent « la sérénité des populations vivant en Côte d’Ivoire ». Pour lui, c’est terminé. Il a cependant invité les “déstabilisateurs” à à rentrer pour se mettre à la disposition de la justice de leur pays en leur promettant que rien ne leur arrivera. Dans le cas contraire, il assure détenir des preuves concrètes qu’il transmettra aux pays dans lesquels ceux-ci se trouvent et des mandat d’arrêts internationaux seront émis contre eux.


LIFELINE FOR NTOUBA

Tedious Manyepo Sports Reporter—
HIGHLANDERS coach Erol Akbay says ZIFA’s decision to rescind the red card shown to Dynamos’ Cameroonian striker Christian Epoupa Ntouba at Rufaro on Sunday for head-butting defender Peter Muduhwa was “confusing and not football-related”. The top-flight’s leading goalscorer, on 12 goals, lost his temper in the Battle of Zimbabwe and headbutted the Bosso defender in an off-the-ball incident as the Harare giants were preparing to take a corner three minutes from the end of regulation time.

Referee Arnold Ncube, who had a poor game, flashed a straight red on Ntouba after the incident.

But, in a dramatic twist of events, ZIFA yesterday announced the nullification of Ntouba’s dismissal with the Association’s Referees Committee saying this was from a review of the game and the poor showing by the referee.

“The Zimbabwe Football Association Referees Committee has made a ruling on the 87th minute sending off of Christian Joel Epoupa Ntouba during a Castle Lager Premier Soccer League match between Dynamos and Highlanders at Rufaro Stadium on 10 September 2017.

“ZIFA president and Referees Committee Chairperson, Dr Philip Chiyangwa announced the decision following extensive deliberations with members of the referees’ committee and several important football stakeholders.

“We will not issue any further statement at this stage,” read a statement from ZIFA.

Chiyangwa said they were going to take disciplinary action against the referee for questionable performance on the afternoon.

Akbay, who has maintained Ntouba deserved to be sent off, said the new developments were disturbing.

“That Dynamos player (Christian Epoupa Ntouba) hit my player and from the way we reviewed the incident, I actually thought he was supposed to serve more than four games on the sidelines,’’ said the Dutchman.

“I think the referee (Arnold Ncube) did the right thing when he flashed a red card to the Dynamos player.

“He (Ntouba) headbutted my player off the ball and according to the rules and regulations of the game, obviously, he was supposed to be dismissed, which the referee did.

“To be then told that the red card has been nullified makes me laugh. It is confusing and I don’t think that (nullification) has anything to do with football.

“Why is it that every time a decision goes against Dynamos, something strange happens? Are they not equal to other teams?

“I don’t understand this, after my player has been head-butted and the referee does the right thing then one day later you hear the decision has been nullified. So, where are we going when something which has been done correctly is treated like that?”

Dynamos team manager Richard Chihoro said as far as he knew, his team had not appealed against that decision.

“We spent the whole of today (yesterday) locked in a meeting with the executive,’’ he said

“Nothing to do with the red card was discussed and I only heard that the red-card has been nullified late in the afternoon after the meeting.

“I don’t know if any member of our executive had made an appeal, but I can confirm that nothing to that effect was discussed in the meeting we had the whole afternoon.

“On Sunday, I did not see what actually transpired in that box because I was concentrating on looking at the player who was about to take the corner kick. I only saw the referee (Ncube) flashing the card to our striker (Ntouba).

“So, on the nullification of the card, hear me right, I have no comment,” said Chihoro.

Social media exploded last night following ZIFA’s announcement of the card nullification.

Zimbabwe Soccer Supporters Association board member Eddie Chivero said if the ZIFA Referees Committee felt the referee had erred horribly on the day, they also should have pronounced judgment on the Bosso penalty which the match official didn’t give.

‘’The referee was simply poor and for a fair ruling, so that it is not seen as if this is an attempt to help Dynamos, the committee should also tell us what they think about the Bosso penalty that wasn’t given,’’ said Chivero.

‘’I think Dynamos should not use the Cameroonian for two games as a way of respecting the other teams who might feel they are getting a favour.

‘’Remember, Dominic Chungwa was missing, after being suspended, from the other Derby.’’

A replica of the Zidane World Cup case

Ntouba’s dismissal was a repeat of France captain Zinedine Zidane’s expulsion during the 2006 FIFA World Cup final for head-butting Italian defender Marco Materazzi.

The referee who gave Zidane his marching orders, Horacio Elizondo, told Goal.com four years ago the decision was difficult but not the most important moment in his career.

“(I am remembered) for the sending off as it was the World Cup final and because of the importance of the player, who was the captain of France and the best player in the world,” Elizondo said.

“It was a difficult decision to send him off, but one cannot fail to recognise that the right decision was made.

“Soon there will have been two World Cups since then, but everyone still asks me about that moment. It was a very significant event, but not the most important decision I made in my career.”

ZIFA Referees Committee Point To Gabriel’s Case

Braziian defender, Gabriel Paulista, was last year granted a reprieve by the Football Association after his expulsion in the match against Chelsea was nullified by English football authorities.

He was playing for Arsenal then and has now moved to Spanish side Valencia.

Gabriel faced a three-match ban after referee, Mike Dean, gave him a red card for what he deemed to have been violent conduct following a clash with Chelsea striker Diego Costa.

Dean had already booked Gabriel for his part in a fracas with Costa and when the defender flicked his foot at the Spain international, Dean ruled that it merited a straight red.

Arsenal appealed on two counts — on the legitimacy of the dismissal itself and against the severity of the three-game punishment — and submitted video evidence in support of their case to the FA’s independent panel.

The panel, essentially, took their side and they deemed Dean to have made an error of judgment.

Gabriel was cleared to play against Tottenham Hotspur in the Capital One Cup.


EDITORIAL COMMENT: Govt, business interface progressive

WE hail the interface between President Mugabe and Business, who last week met to exchange views on the challenges facing the nation and how they can be overcome. The Presidential-Business Interface, the first of its kind in recent years, was providential in that — in the absence of regular meetings of the Tripartite Negotiating Forum — it enabled political and business leaders to find each other and in the process strive for common goals in the quest for speedy socio-economic turnaround.

Such engagement are integral to the economic turnaround we all aspire for. In fact we urge Government to organise more such sector-specific interfaces to promote the spirit of dialogue pursuant to resolving the multi-faceted challenges facing the nation.

There is no doubt that the interface presented a practical opportunity for mutually beneficial, frank exchanges and networking that are vital to finding common ground for speedy economic recovery.

We are encouraged by the positive signals that came from business through captains of industry, some of whom are on record decrying the effects of the economic sanctions regime on the economy.

Previously, captains of industry had stood aloof as if economic sanctions were a purely political issue.

Politicians and business leaders need each other. Political leaders formulate policies that foster an enabling environment for business to flourish while business provides the much needed taxes to the fiscus to drive Government programmes.

It is, therefore, in both parties interests to pursue a mutually beneficial relationship

The enormity of the challenges to be overcome requires collective efforts from all sectors for even where different viewpoints prevail as it is only through dialogue that we can identify the supreme view that can be translated into policy for the betterment of the nation.

Once again we stress the importance of using the institutional forums at our disposal to discuss and resolve differences.

To this end we urge the Tripartite Negotiating Forum to shake off the cobwebs and buy into the prevailing spirit of all stakeholder consultation.

TNF has been the missing link in the ongoing spirit of all-stakeholder co-operation and commitment towards people-centred socioeconomic transformation.

It is only under the auspices of the TNF that a sustainable social contract, which would help to remove the artificial investment risk tag foisted on the country by forces opposed to the adoption of people-centred programmes by Government, can be revived and developed.