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Friday, September 8th, 2017

 

Somaliland:VC4A Startup Academy: Learning resource for Africa’s rockstar entrepreneurs

AMSTERDAM, Netherlands, September 8, 2017-The VC4A Startup Academy(https://VC4A.com/academy) is offering direct access to expertise proven to work for successful entrepreneurs and investors operating across Africa. Founders can take their business to the next level by learning about the latest insights, download tools and listen to advice from 35 experts active in the emerging African startup ecosystem.The VC4A Startup Academy, launched today and part of online community platform VC4A.com, is broken down into three learning courses, each focused on a different life-stage of a starting business.

The first course is called, ‘Start your business’, and introduces participants to main themes to consider during the founding stage of a startup. Course two is ‘Grow your business’, and covers what’s needed after a startup finds its feet and is ready to scale up. And course three, is ‘Finance your business’, introducing different funding concepts and tips on how to raise capital.

Theory and expert insights

The theoretical content is presented by Andile Masuku (African Tech Roundup), and among the experts are the likes of Tomi Davies of the Lagos Angel Network, Rebecca Enonchong of the African Business Angel Network, Brett Commaille of AngelHub Ventures, Fatoumata Ba of Jumia, Emeka Afigbo of Facebook and Wim van der Beek of Goodwell Investments.

We are committed to helping entrepreneurs enhance their capabilities by providing knowledge and expertise that will empower them to successfully grow their business

The content is available free of charge and can be accessed by members registered on VC4A.com. After each module, participants can test their learning by taking a quiz and unlock a personalized certificate that can be downloaded, and to recognize the entrepreneur for successfully completing the course. Graduates from the VC4A Startup Academy gain access to the VC4A Mentorship Marketplace, select startup opportunities and fundraising tools.

Next level
The VC4Africa Startup Academy is designed to empower founders to take their business to the next level. VC4A founder Ben White explains: “We are committed to helping entrepreneurs enhance their capabilities by providing knowledge and expertise that will empower them to successfully grow their business. Industry insiders pass on wisdom earned over the course of their careers as they’ve built companies, invested in startups, and raised venture capital. With this Academy we are working to unlock this knowledge in a way that makes it more accessible to a new generation of founders coming up across the continent.”

Each learning module contains:

  • Theoretical breakdowns where concepts are introduced – relevant to the African context,
  • Video clips of leading business professionals, entrepreneurs and investors, sharing practical expert advice,
  • Transcripts of theory videos in English, French, Arabic and Somali,
  • Quizzes where you’ll be challenged to apply what you have learnt,
  • Useful downloadable templates and documents.

The VC4A Startup Academy has been developed as a fundamental pillar of the ‘Work in Progress!’ program funded by the Dutch Ministry of Foreign Affairs.

Blended learning

The VC4A Startup Academy is designed as a self-learning tool, but at the same time VC4A is working with a pan-African network of partners to integrate the online curriculum into incubator and accelerator programs to make sure participants start with the same business foundation. Ultimately, these programs can use the VC4A Startup Academy to combine the online content with face-to-face discussions and in-person sessions hosted at the local startup hubs.

Access the VC4A Startup Academy here: https://VC4A.com/academy.


La relance économique des femmes et des jeunes soutenue par le PNUD et le Japon

La relance économique des femmes et des jeunes soutenue par le PNUD et le Japon

Par RJDH Centrafrique – 08/09/2017

Ce projet vise les zones affectées par le conflit notamment Bangui et ses environs, Bossangoa au nord du pays, Bambari au centre

Pour subventionner la relance économique des femmes et jeunes à risque du 3e arrondissement de Bangui et Bimbo 3, un micro projet axé sur les activités génératrices de revenu, l’élevage et la culture maraîchère a été soutenu par le PNUD et le gouvernement japonais. Ledit projet est lancé ce 7 septembre à Bangui.

Ce projet vise les zones affectées par le conflit notamment Bangui et ses environs, Bossangoa au nord du pays, Bambari au centre. Relancer l’économique en période de soudure est l’un des objectifs contenus dans le plan de consolidation de la paix. L’intervention du PNUD et de Japon intervient 10 mois après les promesses faites par les partenaires de la Centrafrique à Bruxelles.

Le coût du projet est de 70 mille dollars américains selon le PNUD-RCA. « Le projet lancé pour lequel nous avons remis des kits aujourd’hui a été financé par le gouvernement japonais à hauteur de soixante-dix mille dollars américain soit environ 42 millions de franc CFA. Il a pour but de répondre aux besoins de relèvement des communautés après les évènements que le pays a traversés » a expliqué l’expert du relèvement au PNUD Bienvenu Dianga.

C’est la première phase du projet selon le PNUD-RCA, « nous avions sélectionné 10 groupements et associations qui ont reçu chacun une subvention liquide de 1,5 millions de franc CFA qui vont leur permettre de démarrer des microprojets dans les domaines de petit élevage, de maraîchage, d’agriculture et du commerce. Et 13 femmes qui ont bénéficié des kits de petits commerces, de saponification et de couture et cela n’est qu’une première étape avec 132 bénéficiaires sur 312», a précisé Bienvenu Dianga.

Les bénéficiaires se disent reconnaissant envers le PNUD-RCA et le Japon, « nous remercions le PNUD et l’ambassade du Japon pour leur appui qui va nous permettre de reprendre nos activités économiques que nous avons perdu pendant la crise. Nous comptons en faire bon usage afin d’aboutir à un bon résultat. Il y va de la vie de notre famille respective et de nos associations », s’est félicité Firmin Mongbaziama, l’un des chefs des associations bénéficiaires.

Ce projet s’exécute simultanément à travers les sous bureaux du PNUD qui sont dans les zones concernées. Plusieurs organisations s’intéressent à la résilience après la crise.


Les déplacés et retournés du 3ème arrondissement à l’école de la cohésion sociale

Les déplacés et retournés du 3ème arrondissement à l’école de la cohésion sociale

Par RJDH Centrafrique – 08/09/2017

Plusieurs retournés et déplacés du Km5 apprennent dans une session de formation le vivre ensemble

Plusieurs retournés et déplacés du Km5 apprennent dans une session de formation le vivre ensemble. Une activité de l’Union des Jeunes Musulmans Centrafricains (UJMC) sur financement du consortium des partenaires pour la paix à Bangui.

Cette session a ouvert ses portes dans un contexte de retour des déplacés externes revenant du Tchad, du Congo Démocratique et du Cameroun et intervient alors que les déplacés internes ont regagné chez eux de suite de l’opération Noël à la Maison lancée par le gouvernement et le HCR. Durant trois jours, les participants auront à aborder le volet comptabilité-gestion et la cohésion sociale.

Cette formation vise à préparer le terrain pour un vivre ensemble durable « après cette formation, les participants seront nos relais dans leurs localités respectives pour conseiller et sensibiliser leurs frères et sœurs à la cohésion sociale pour un retour définitif de la paix dans le pays », a expliqué Ousmane Djida, président de l’Union des Jeunes Musulmans Centrafricains (UJMC).

L’un des objectif est de créer un espace d’échange regroupant toutes les sensibilités de la communauté, « nous cherchons la cohésion sociale, le vivre ensemble et aussi créer un cafeteria qui sera un espace d’échange pouvant regrouper toute la population sans exception. Et dans cet espace les pairs éducateurs y seront aussi pour parler aux gens des valeurs de paix», a poursuivi le président Ousmane Djida.

Cette formation a pour slogan exprimé sur les affiches dont on peut lire « Oublions les difficultés passés, adoptons la cohésion sociale et le vivre ensemble ».


La sous-préfecture Boganangone menacée par la recrudescence de la maladie coqueluche

La sous-préfecture Boganangone menacée par la recrudescence de la maladie coqueluche

Par RJDH Centrafrique – 08/09/2017

Beaucoup d’enfant de moins de cinq ans dans les villages Békaghoumi, Djoumélé dans la sous-préfecture de Boganangone au sud du pays sont atteints de coqueluche

Beaucoup d’enfant de moins de cinq ans dans les villages Békaghoumi, Djoumélé dans la sous-préfecture de Boganangone au sud du pays sont atteints de coqueluche. Information confirmée au RJDH par des sources hospitalières du district de Boda.

Plusieurs enfants font la crise de coqueluche dans un contexte de réactivation des formations sanitaires fermées du fait de la crise. Le plan de contingence de la maladie repose sur la volonté des partenaires pour faire face à cette maladie qui menace la vie des enfants. La coordination de la prise en charge se fait entre les responsables sanitaires et le comité de gestion pour barrer la route à cette maladie, mais beaucoup restent à faire.

Dr Rodrigue Romuald Elian Gayanzaoutou, chef du district sanitaire de Boda présente les pathologies dominantes de l’heure dans la région, «nous sommes en saison des pluies et les maladies qui prédominent dans la localité sont le paludisme, les infections respiratoires, les maladies diarrhéiques et la maladie de la peau. Grâce à l’appui des partenaires et des programmes nationaux de lutte contre les maladies, le district sanitaire a bénéficié des donations en médicaments ce qui a permis à la prise en charge gratuite des patients comme nous sommes en période de la gratuité des soins ciblés qui concerne les enfants de zéro à 5 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes », a-t-il précisé.

Il a en outre ajouté que des dispositions sont déjà prises « le district sanitaire avec le comité de gestion et les autorités locales sont en train de mettre en place des stratégies de la prise en charge gratuite des indigents qui seront identifiés par les leaders communautaires notamment les maires et le comité des soins de santé primaire », a-t-il ajouté.

Dr Rodrigue Romuald Elian Gayanzaoutou a expliqué les raisons de la montée de coqueluche dans ces villages en ces termes : « la gratuité est l’un des facteurs de hausses de fréquentations dans les formations sanitaires. Par contre dans les contrées éloignées qui ne disposent pas de formations sanitaires, nous observons en ce moment une recrudescence de certaines maladies. Un fort taux d’infection respiratoire aigüe nous a été signalé à Békagoumi et à Djoumélé surtout dans la sous-préfecture de Boganangone ».

Les responsables sanitaires ont annoncé la réponse du gouvernement « on a vu que ces cas répondaient aux définitions opérationnelles de coqueluche. Des prélèvements ont été faits et envoyés à l’Institut Pasteur. Nous avons saisi la hiérarchie à travers le rapport. Une réponse est en train de se préparer au courant de la semaine prochaine. Une équipe viendra dans ces localités pour prêter mains fortes contres ces phénomènes » a-t-il précisé.

Le District Sanitaire de Boda est appuyé par l’ONG Alima et dispose de 27 formations sanitaires dont deux ne sont pas opérationnelles après la crise.


Vers la relance des productions agricoles dans la Lobaye

Vers la relance des productions agricoles dans la Lobaye

Par RJDH Centrafrique – 08/09/2017

Le gouvernement entend orienter les grandes lignes de la production agricole à quelques semaines de la journée internationale de l’agriculture

Le gouvernement entend orienter les grandes lignes de la production agricole à quelques semaines de la journée internationale de l’agriculture. C’est l’objectif d’une mission qu’a conduit Honoré Féïzouré, ministre de l’agriculture et du développement rural ce 6 septembre dans la Lobaye au sud du pays.

Il s’agit pour le gouvernement de rappeler les agriculteurs, caféculteurs et planteurs des mesures indispensables pour la relance de la production et l’amélioration de vie en milieu rural et les grandes lignes contenues par le Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix (RCPCA).

L’approche du gouvernement est de faire un constat et de répondre au besoin de l’heure «nous sommes préoccupés par la relance des activités agricoles. C’est pourquoi il est important pour nous de nous approcher de vous et au besoin apporter les besoins qu’il faut pour une meilleure production », a expliqué le ministre Honoré Féïzouré.

Il a par ailleurs précisé ces attentes après cette mission « cette mission me permet de côtoyer la population, les écouter et savoir quels sont leurs problèmes. Egalement, informer les producteurs sur comment s’organiser et corriger les erreurs commises suite aux différentes crises » s’est-il confié au RJDH.

Les producteurs revendiquent du gouvernement un appui « nous avons écouté ce que le ministre vient de nous dire, mais notre préoccupation majeure c’est de nous appuyer sur le plan technique, matériel et financier afin que l’agriculture ne soit pas abandonnée et délaissée » a indiqué un agriculteur interrogé par le RJDH.

Cette mission gouvernementale s’est effectuée dans l’Ouham, la Mamberé-Kadei, la Sangha-Mbaéré et enfin la Lobaye.


Centrafrique : La tension toujours vive entre deux branches rivales FPRC à Bria

Centrafrique : La tension toujours vive entre deux branches rivales FPRC à Bria

Par RJDH Centrafrique – 08/09/2017

Un affrontement armé s’est déroulé hier à Bria au centre du pays entre deux factions rivales du FPRC-Séléka

Un affrontement armé s’est déroulé hier à Bria au centre du pays entre deux factions rivales du FPRC-Séléka. Ce combat a fait fuir la population civile qui a trouvé refuge autour de la base de la Minusca dans la localité.

La Minusca a confirmé que les tensions sont encore vives à Bria, chef-lieu de la Haute Kotto au centre-est du pays. Difficile d’établir un bilan suite au combat d’hier, mais des sources locales et non officielles ont indiqué au RJDH qu’un proche d’Abdoulaye Issène serait tué lors de l’affrontement et une dizaine d’autres personnes.

La Minusca se réserve du bilan de cette attaque, mais dit avoir pris des dispositions sécuritaires autour de l’Hôpital de Bria, « hier y a eu un affrontement entre la faction du FPRC à Bria et depuis ce matin le calme est revenu sauf que la tension reste toujours tendue. Nous avons pris des dispositions sécuritaires pour protéger la population autour de la base de la Minusca et l’hôpital de la ville », a fait savoir Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Selon les informations du RJDH, une tendance du FPRC dirigée par Abdoulaye Hissene, voulait s’en prendre à l’autre groupe qui se coalise avec les Anti-Balaka pour des raisons qui ne sont pas encore biens connues.

Cette crise à Bria au centre du pays intervient alors que le gouvernement est dans la dynamique de mise en œuvre du projet pilote du désarmement. Elle confirme davantage la fragilité des accords dont le FRPRC est signataire.


Yaoundé : un réfugié centrafricain menacé d’expulsion de sa propre maison

Yaoundé : un réfugié centrafricain menacé d’expulsion de sa propre maison

Par Abdoul-Aziz Sali (Stagiaire) – 08/09/2017

Coffi Sarcy a été agressé jeudi par Mardochey, jeune homme qu’il hébergeait à contrecœur dans sa chambre, au quartier Omnisports.

Le jeudi 07 septembre, aux environs de 7 h du matin, Goffi Sarcy est chassé de sa maison, une chambre construite en terre battue située au quartier Omnisports à Yaoundé. Depuis plusieurs mois, il héberge un certain Mardochey, de nationalité camerounaise. Les deux hommes n’ont apparemment pas de lien, pas même amical.

En fait, Coffi Sarcy aurait accepté d’accueillir Mardochey dans sa chambre à contrecœur. Le Centrafricain aurait cédé aux menaces de son hôte, réputé violent dans le quartier. Cependant, même accueilli sous le toit de Coffi Sarcy, Mardochey ne la met pas en veilleuse. Il continue de menacer le réfugié, en lui tenant des propos xénophobes. «Comme il a vu que je suis un étranger et je suis très obéissant envers lui, il menace toujours de me chasser de ma chambre. Il me dit toujours que je suis un centrafricain et que doit rentrer chez moi », raconte Goffi Sarcy.

Au réveil, jeudi, les choses se gâtent complètement entre les deux hommes qui ont pourtant dormi sous le même toit. « Il tenait un couteau et me poursuivait. Si les voisins n’étaient pas intervenus, ma situation serait critique », dit le jeune centrafricain, qui garde des chantiers pour gagner sa vie. La réaction excessive de Mardochey n’a pas encore véritablement trouvé d’explication mais, en plus d’avoir menacé Coffi d’un couteau, il a mis ses affaires en sens dessus-dessous.

Agressé, Coffi Sarcy a déposé plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Ngousso. Il a aussi engagé une procédure au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Dans sa bataille pour obtenir justice, il pourra compter sur son voisinage, qui conforte sa version des faits. « En fait, ce n’est pas la première fois qu’il [Mardochey, Ndlr] menace Coffi. Il a l’habitude de vouloir le chasser de sa propre maison », témoigne Yannick Enock, ami à Goffi Sarcy. « Comme il a vu que l’enfant-ci est seul et qu’en plus il est même étranger, il veut accaparer sa chambre. Mais cette fois-ci, il va voir», ajoute Chantal Abouem, voisine de la victime.


Bruno Ben Moubamba démis : « Tant va la cruche à l'eau qu'elle finit par se casser »

L’homme était un illustre inconnu, du moins dans la classe politique gabonaise, jusqu’à ce qu’il vienne s’illustrer par des notions comme celle de la « sorcellerie politique » après qu’il eut essuyé un cuisant échec à une élection présidentielle, et par une grève de la faim au cours de laquelle les plus anciens lui rappelaient que l’environnement n’était que très peu sensible à ce type de geste. Certes intelligent, puisque sollicité par feu Pierre Mamboundou pour venir grossir les rangs de ses lieutenants dans l’Union du Peuple Gabonais, UPG, offre qu’il refusa, avant que de se glisser dans la formation politique devenue orpheline de son leader charismatique et en proie à des divisions internes, Bruno Ben Moubamba a peut- être manqué de discernement, serait- ce à cause d’une absence d’idéologie ou parce que, comme beaucoup d’autres avant lui, il a cédé aux caprices du ventre ? Idéologie, B.B.M. n’en n’a certainement cure, car au Gabon, les problèmes sont tous connus, ce pourquoi le travail des politiques ne devrait en réalité pas poser de réels soucis, sauf pour qui manque de vision et d’ambition pour le terroir. Serait- ce aussi le cas de Bruno Ben Moubamba ? Qui a passé le temps à s’illustrer dans des attitudes ambivalentes consistant tantôt à avancer qu’il était au gouvernement pour sauver Ali Bongo Ondimba, tantôt, ce qui est contradictoire à première vue, qu’il n’est pas l’ami du président gabonais, avant que de réclamer, on ne sait au nom de qui ou de quoi la dissolution du Parti Démocratique Gabonais, PDG, au pouvoir. Dans un parcours fait d’amalgames, le sort qui devait lui être réservé quand on sait la haine que lui vouent de nombreux hiérarques de la formation politique n’était autre qu’un débarquement du gouvernement pour permettre au moins aux autres membres de l’écurie, non habitués aux sorties aussi bien surprenantes que fracassantes, de souffler. Comme un vase en argile qui a de tout temps été au contact de l’eau, celui que l’on présentait désormais comme le nouveau « zombie » du chef de l’Etat a fini par laisser des plumes.

Qu’est- il allé faire dans cette galère ?

La question que se sont toujours posés ceux chez qui la logique revêt encore un sens, même si en politique, elle n’existe chez nous que de nom. Présenté par plus d’un comme un opposant réformiste, Bruno Ben Moubamba n’était pas pressenti dans un gouvernement dont les méthodes étaient combattues par lui- même. Et pourtant, il y a débarqué avec tambours et trompettes, narguant au passage ses « amis » de l’UPG avec lesquels il avait maille à partir. On se souviendra toujours de sa première sortie dans une salle de spectacle de Libreville, quartier « Awendjé », au cours de laquelle il bombait le torse, passant fièrement devant le siège de l’Union du Peuple Gabonais où trônait Mathieu Mboumba Nziengui, fraîchement débarqué du gouvernement, comme pour lui signifier que, lui, était plus fort, puisqu’ayant été bombardé vice- Premier- ministre en charge de l’Habitat. Oubliant ou feignant d’oublier qu’il tombait là sur un os dur, exemple pour exemple : les mouvements des occupants des cités d’Angondjé et de Bikélé. Avait- il prit la mesure de la chose ? Pas si sûr ! Lui, « intellectuel » comme il s’en vantait, n’a-t-il pas su qu’il existait « la solidarité gouvernementale » ? Et que pour cela, il fallait se taire et s’en mettre, comme l’ont compris les autres, plein les poches. Que croyait- il faire dans un gouvernement où son parti n’était représenté que par lui seul ? A quel miracle rêvait- il ? Tant que le Gabon reste aux mains de ceux qu’il dit combattre et dont il n’empruntera jamais le chemin, ce pourquoi il s’oppose à eux.

Bruno…aime-t-il le Gabon ?

Cette question mérite d’être posée non seulement à tous ceux qui sont aux affaires, mais aussi à ceux qui ont servi le pays depuis les indépendances, auprès de Léon Mba et d’Omar Bongo Ondimba, à ceux qui le servent maintenant et bien sûr aux populations qui semblent trop vite se dédouaner, alors qu’elles portent en elles les germes de la destruction. Mais comme le cas qui nous intéresse aujourd’hui est Bruno Ben Moubamba, penchons- nous exclusivement sur celui-ci. Pour commencer par dire que ses ambitions, s’il en avait, n’ont pas été atteintes, pas par la faute d’autrui, bien que « l’enfer soit les autres », et que ses états de service se limiteront au déguerpissement de quelques compatriotes qui lui en voudront toute leur vie et se moquent actuellement royalement de lui. Comment n’a-t-il pas réfléchi à la manière dont un département ministériel doit être géré, lui, qui a eu pour habitude de se réclamer d’une certaine orthodoxie ? Ne savait- il pas que ses collaborateurs connaissaient mieux que lui le département et que pour cela travailler en étroite collaboration avec eux au lieu de les combattre au point de les démissionner, était plus qu’impérieux si jamais l’idée qu’il caressait était celle, comme il le clamait haut et fort, d’offrir un toit à chaque Gabonais pour répondre au vœu cher au président Ali Bongo Ondimba qui promettait en 2009, 5000 logements par an aux Gabonais et continue de déclarer « je ne serais heureux que lorsque chaque Gabonais sera heureux » ? S’il obéissait à une idéologie, ne fallait-il pas qu’il la rende publique et qu’il la pratique, plutôt que de fondre comme beurre au soleil dans un conglomérat auquel le porte- parole de la majorité, Guy- Christian Mavioga, demande de se déterminer, en d’autres termes d’affirmer clairement son appartenance au parti du président de la République. Pour, avec lui, défendre les idéaux de dialogue, de tolérance et de paix si chers à feu Omar Bongo Ondimba. Si Bruno Ben Moubamba aimait le Gabon, il aurait décliné l’offre de faire partie du gouvernement dont il disait combattre les orientations, si l’on en croit ses propres propos. Car, a-t-il toujours avancé, il est l’homme qui ne rêve que de sortir les Gabonais des « mapanes ». Il aurait gagné à se taire dans le contexte actuel et à penser son avenir politique si tant est qu’il croit comme beaucoup d’autres compatriotes à l’alternance qui ne viendra que lorsque la majorité regardera, comme cela s’est déjà vu au Sénégal, au Burkina Faso, en Gambie, pour ne citer que ces exemples, du même côté, dans la même direction allions- nous dire. Pensait- il qu’en allant au gouvernement, il opérerait des miracles au point de s’attirer à lui seul la sympathie des Gabonais ? Qu’il retourne à ses chères études, au besoin qu’il aille en hibernation, ce qui lui permettrait de se refaire une santé, de suivre lentement, mais sûrement le mouvement de l’histoire et d’enfin se déterminer par rapport à l’avenir, à son avenir à lui, mais peut- être pas à celui du Gabon avec lequel la relation restera, jusqu’à preuve du contraire, le « je t’aime, moi non plus »


La chronique de l'Agitateur : Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Deux faits d’actualité largement commentés par la presse locale. Le nouveau gouvernement érigé dans l’esprit du dialogue d’Angondjé qui entendait calmer les ardeurs des uns et des autres et décrisper un climat social assez tendu hérité du contentieux postélectoral, a vu l’entrée de quelques opposants controversés et qui ne pèsent pas grand-chose sur la scène politique nationale. De parfaits inconnus au bataillon, cooptés par des parents, ils ont été intronisés ministres ou sous-ministres. Des fils et filles à papa, ont été faits ministres.

Même s’il s’agit de cancres, le fait de leur filiation fait d’eux des méritants dont les promotions honorent le nom de leurs géniteurs qui devient telle une marque de fabrique à protéger. Ainsi les Biendi Maganga Moussavou, Ndaot, Berre, Mboumbou Miyakou… ont été promus à des postes ministériels. Il est ici question de perpétuer une dynastie, une espèce, une lignée d’individus. En marge de ce gouvernement, on a vu l’érection scandaleuse d’un certain Pierre Claver Maganga Moussavou au poste de Vice-président de la République, poste qu’il a longtemps voulu occuper. Sa posture politique ambigüe faisait de lui une sorte d’équilibriste écartelé entre le pouvoir et l’opposition. Mais cet homme traine un boulet : il est vomi dans la province de la Ngounié qu’il prétend être son fief politique. Le porter au poste de Vice-président est perçu comme l’injure suprême faite à la province qui s’accommode que très mal de son impopularité et de son arrogance de petit merdeux.

Dernier fait en date aussi cocasse que jouissif, c’est l’éviction de Bruno Ben Moubamba qui, outrageusement, occupait le poste de ministre de l’Habitat. Cet homme très guindé et aux allures baroques était de trop dans les différents gouvernements Issoze Ngondet. Il aura beau justifier ses coups de gueule, son indiscipline et le manque de solidarité gouvernementale au point qu’il évoluait en électron libre, rien ne pouvait expliquer ses écarts de conduite et de langage. Il était comme un cheveu dans la soupe gouvernementale. Sur ses différents ‘’posts’’, il affirme que toutes les réformes initiées dans le secteur dont il avait la charge étaient torpillées de l’intérieur par un groupe d’individus aux yeux desquels il apparaissait comme un empêcheur de tourner en rond. Des réformes étaient pourtant adoptées en Conseil des ministres, avoue l’homme, mais balayées par des mains noires dans l’obscurité des coulisses de la présidence de la République. Bruno Ben Moubamba est sans doute assez naïf pour ne pas se douter des mœurs du milieu surtout qu’il s’était érigé en redresseur de torts et s’était mis à dos de nombreux sorciers hostiles au développement. Pauvre petit Moubamba, juste un petit détour au gouvernement et le voilà sur la brèche. Ejecté du gouvernement, va-t-il, pour sa revanche, radicaliser son discours contre le président de la République pour avoir été jeté tel un kleenex ou, va-t-il entamer une énième grève de la faim jusqu’à ce que mort s’ensuive ?


Gunmen kidnap 19 from bus near Nigeria oil hub

Port Harcourt, Nigeria | AFP | Gunmen kidnapped 19 bus passengers near Nigeria’s southern oil hub, Port Harcourt, police said on Friday, in the latest of a series of abductions in recent weeks.

Rivers state police spokesman Nnamdi Omoni said the attack happened on Thursday and that police had so far managed to rescue 12 of the victims.

“Security operatives are still combing the bush the victims were taken into,” he told reporters.

Kidnapping for ransom has long been a problem in southern Nigeria and has typically targeted prominent individuals or their families.

Victims are usually released after money is paid.

But there have now been at least three attacks against commercial buses in the past four weeks, suggesting sustained economic hardship is making anyone a target.

The latest incident involved an 18-seater bus operated by the state-owned Rivers Mass Transit Company, which had 19 people on board, said Chukwdumebi Lucky, a colleague of the driver.

The bus was travelling from Port Harcourt to Owerri, the capital of neighbouring Imo state, when it was intercepted, he added.

Gunmen previously kidnapped 16 people from a bus on the same road on August 28.

A spokesman for the bus operator said no-one was seriously injured in the latest abduction.