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10ES JIOI—RÉUNION EXTRAORDINAIRE CIJ: La confiance pour un heureux dénouement aujourd'hui

L’avenir des Jeux des îles se joue sans doute depuis ce matin à l’hôtel Hennessy Park à Ébène. Mis à part ceux de Mayotte, les délégués de Maurice, de La Réunion, de Madagascar, des Seychelles, des Comores et des Maldives auront une journée de travail dans le cadre de la réunion extraordinaire du Conseil International des Jeux (Cij). En marge de la 10e édition des JIOI prévue à Maurice en 2019, cette réunion placée sous la présidence du Seychellois Antonio Gopal débat des amendements apportés à l’article 7.2 de la Charte des Jeux concernant l’égibilité des sportifs à représenter leur pays.
La Réunion, qui a proposé de garder le principe des cinq années de licence dans l’île, non sans une prise en compte au moins dans la catégorie minimes de la même discipline à laquelle le sportif est inscrit, est représentée par Monique Cathala, Adolphe Pépin et Thierry Grimaud. Ce dernier se dit confiant que cet amendement sera adopté par les autres pays membres. « Je suis de nature optimiste et entre sportifs, cela devrait aller. Il est vrai que nous voulons être présents pour les 40 ans des Jeux en 2019 comme une vraie famille. Toutefois, tout le monde devra être logé à la même enseigne. »
Si Thierry Grimaud plaide également pour l’institution d’une Commission arbitrage et éthique, un certain climat de confiance régnait ce matin quant à un heureux dénouement. D’autant que la partie réunionnaise avait menacé de se retirer des Jeux en cas de deadlock. Reste que Philippe Hao Thyn Voon, président du Comité olympique mauricien (COM), affichait une certaine confiance ce matin. « Réfléchissons et analysons ensemble comment nous pouvons améliorer cet article afin que tout le monde puisse être à l’aise pour fêter nos 40 ans d’existence en 2019 », avait-il déclaré lors de son allocution. Et de plaider également pour un esprit de consensus afin « que l’esprit de participation aux Jeux prenne le dessus sur le côté compétitif. »
De son côté, Stephan Toussaint, ministre de la Jeunesse et des Sports, a souhaité que tout le monde travaille main dans la main afin que les prochains Jeux « soient une expérience mémorable. » Il a ainsi évoqué la construction d’un complexe sportif de norme internationale et le fait que les sportifs seront logés dans des hôtels cinq étoiles.
Interrogé quant à d’éventuelles retombées positives de cette réunion extraordinaire, le président du Conseil International des Jeux des îles affiche une certaine confiance. Il admet que les propositions d’amendements seront maintenues dans leur globalité, sauf la partie touchant aux trois années civiles en aval de l’ouverture des Jeux prévue le 19 juillet 2019 qui complémente l’éligibilité des sportifs à représenter leur pays.
« Avant l’article 7 ne concernait que La Réunion et Mayotte. Désormais, tous les sportifs des îles bénéficieront des mêmes droits. Je suis content que La Réunion ait fait une proposition en ce sens. Donc, pour l’heure, nous allons garder le principe des cinq ans de licence dans l’île, être natif de l’île, ainsi que d’être licencié auprès du mouvement sportif de l’île durant les trois années civiles continues. Il paraît qu’il y a consensus sur ces points. Pour le reste, nous allons en débattre, notamment la prise en compte au moins dans la catégorie minimes de la même discipline à laquelle le sportif est inscrit », a déclaré Antonio Gopal.
Concernant justement les trois années civiles proposées, on émet le souhait que cela ne soit pas réduit à moins de trois ans dû au fait que les Jeux des îles 2019 débuteront en juillet. Par contre, les cinq années de licence du sportif dans l’île pourraient être avancées à l’âge de 11-12 ans de manière à se rapprocher le plus possible de l’année de Jeux. Reste à savoir si ces propositions seront accueillies unanimement. « De toute façon, il faudra trouver une solution. Ça, c’est clair », a laissé entendre Antonio Gopal.
Pour Vivian Gungaram, secrétaire général du Cij, « tout dépend de l’interprétation qui sera donnée à ces amendements. Mais nous ne pouvons pas organiser les Jeux des îles sans La Réunion. Il faudra que nous mettions de l’eau dans notre vin. » Ahmed Marzooq, secrétaire général du Comité olympique des Maldives, est lui aussi du même avis. « Nous sommes prêts à relever le défi. Cela n’a que trop duré. Car notre pays sera présent en 2019 avec plus de deux cents sportifs, soit la plus grande délégation qu’elle n’ait jamais présentée. »